Communiqué sur le délibéré du procès du squat Chez Roger

Une nouvelle fois le verdict tombe: une expulsion dans six mois pour « Chez Roger ». Le 5 juillet, on recommence. Une cinquantaine de personnes vont se retrouver à nouveau dans une situation d’extrême précarité, d’instabilité sociale, d’insécurité physique.

Une nouvelle fois, on est plongé dans une situation schizophrénique. Un État, une mairie, incohérents, qui soutiennent une expulsion sans proposer de solution et légitiment donc l’occupation de tels lieux. Conséquences de l’absence de considération et du cercle vicieux enclenché depuis 2016. Maison Cézanne, Cesaï, Chez Roger, et après ?

Une nouvelle fois, monsieur le Maire nie la question des exilé·es sur le territoire en refusant de réagir à la fois à titre privé et à la fois à titre d’élu. Estimant que c’est « une affaire privée », Roger Didier refuse également en tant que Maire de répondre à nos sollicitation de coopération face à cette situation et ne se souci donc pas des conséquences d’une telle inconsidération et irresponsabilité. Monsieur le Maire a récemment communiqué qu’il se « souciait de ces concitoyens », mais a priori pas de tous.

Une nouvelle fois, le problème de fond n’est pas traité, aucun solution d’accueil pérenne n’est envisagé. Être logé, nourrit, dans des conditions dignes d’existence n’est toujours pas possible à Gap. Des enfants de trois ans vont commencer leur scolarisation en septembre et vont donc se retrouver dans un contexte incertain.

Des jeunes mineurs vont certes terminer leur année scolaire mais leur scolarisation n’est pas terminée et se retrouver à la rue juste avant la rentrée n’est pas une solution.

Certains majeurs travaillent, certains ont besoin d’être accompagnés pour leur demande d’Asile, au niveau de la santé et de leur droits. Les femmes présentes sur le lieu s’y sentent en sécurité (au regard de l’accueil proposé par le 115), c’est encore une nouvelle insécurisante et instable que de s’imaginer encore sans toit sur la tête.

Une nouvelle fois, il n’y a pas non plus de prise en compte que c’est une situation globale aux frontières qui est gérée de manière inhumaine. Que dans le contexte mondial politique, social, économique et écologique, les exilé·es tentent de trouver de meilleurs conditions de vie, et qui ne ferait pas la même chose ? La situation à Gap n’est que la conséquence d’une gestion inhumaine de l’État à la frontière, qui est reproduite à l’identique de manière locale.

Une nouvelle fois le collectif de soutien et les habitants de « Chez Roger » n’ont pas de raison d’être satisfait de cette décision. On appelle encore à la solidarité, à l’humanité, à la mise à disposition de logements vides, à considérer et protéger toutes les personnes dans le besoin sans conditions, ni discrimination, à trouver une solution pérenne d’accueil et hébergement pour tous et toutes.

Signer la pétition

Mobilisation des assistant.e.s d’éducation dans les collèges et lycées ACTE 2 à partir du 19/01

Communiqué de presse

Gap, le 15 janvier 2021

Le 1er décembre dernier, dans les Hautes-Alpes comme partout en France, les assistant.e.s d’éducaton (AED) ont fait grève et se sont mobilisé.e.s très largement. Avec près de 700 vies scolaires fermées ou perturbées au niveau natonal, le mouvement eut une ampleur inédite. Signe du caractère indispensable des AED dans les établissements scolaires, plusieurs collèges du département avaient été contraint de demander aux parents de ne pas envoyer leurs enfants en classe ce jour-là (Veynes, Guillestre) ou avaient fermé leurs portes (La Bâte).

Cete mobilisaton organisée par les AED eux-mêmes se poursuit en ce mois de janvier 2021. D’ores et déjà, les 19 et 26 janvier sont deux journées pendant lesquelles les revendicatons des AED vont être portées par la grève, par des rassemblements ou des manifestatons. Parce qu’illes font parte des personnels les plus précaires dans les établissements scolaires, qu’ils n’ont aucune perspectve de professionnalisaton et de poursuite de leur carrière après 6 ans dans l’Éducaton natonale, qu’illes sont souvent sur des temps partels subis et sous-payé.e.s, qu’illes sont en première ligne depuis le début de la crise sanitaire et les plus exposé.e.s à l’épidémie de Covid-19, la situaton des AED est inadmissible. Alors que sans AED, les établissements ne fonctonnent pas, illes sont maintenu.e.s dans la précarité et l’invisibilité par leur instituton. Par le jeu de l’annualisaton de leur temps de travail et de la non reconnaissance du travail de nuit, certain.e.s peuvent être présent.e.s près de 50h par semaine sur leur lieu de travail pour un salaire qui ne dépasse pas le SMIC.

C’est pourquoi les AED revendiquent notamment :

• la créaton d’un statut d’éducateur.trice scolaire et la ttularisaton sans conditon de tou.te.s les AED qui le souhaitent

• l’augmentaton des salaires des AED et la baisse de leur temps de travail

• le recrutement massif de nouveaux.elles AED pour renforcer les vies scolaires

SUD-Solidaires éducaton 05 soutent la mobilisaton des AED et appelle l’ensemble des personnels de l’Éducaton natonale à les soutenir dès le 19 janvier !

Contact : 06-17-96-46-31 — sudeduc05 (at) gmail.com

Marche des libertés contre la loi sécurité globale

samedi 16 janvier 2021 à 14h, départ devant la préfecture de Gap

Communiqué de plusieurs collectifs

Pas de trêve dans la lutte pour retrouver nos libertés. Retrouvons nous dans toutes les villes de France pour cette nouvelle grande marche des libertés, pour dire non à la Loi Sécurité globale mais également la loi séparatisme, pour refuser l’impunité face aux violences policières et toutes les dérives liberticides du pouvoir. En jaune, en noir, en arc en ciel, en rose… soyons tous présents et solidaires ! Ne laissons pas l’autoritarisme et la terreur gagner.

 

Recherche Traduteur-ices

HELLO! Si tu parles une langue étrangère (italien,anglais,all…)et que,tu veux te faire un kiff ou juste si tu as la motive pour traduire quelques textes,ce texte que nous partageons et pour toi.

https://bureburebure.info/appel-a-traductions-bureburebure/

Salut à toi qui lis le français !

Afin de rendre le site, ses articles et la lutte contre CIGEO (!) plus
accessibles à celleux qui ne parlent/lisent pas le français, nous
lançons un appel à traductions des articles de bureburebure.info vers
l’anglais, l’allemand, l’italien et le castillan. Si tu maîtrises
couramment l’une de ces langues ainsi que le français, n’hésite pas à
traduire les articles non-traduits dans les pages en anglais, allemand,
italien et castillan.

Si tu souhaites te lancer dans des traductions régulières vers une autre
langue, c’est bienvenu aussi ! En plus des articles, il existe des
brochures qu’il est possible de traduire! Si tu veux nous envoyer des
ressources antinucléaires dans d’autres langues, n’hésite pas. Toute
aide, même ponctuelle, est bienvenue, afin de rendre les informations
plus accessibles sur le long terme.

Comment faire ? Il te suffit de choisir un article que tu souhaiterais
traduire (après avoir vérifié qu’il n’est pas déjà publié dans la langue
où tu souhaiterais le traduire), tu le traduis, et tu envoies le texte
(titre compris) à traductions-bureburebure[a]riseup.net ; Une fois le
mail reçu, l’article sera publié dans sa catégorie linguistique.

Merci !

Collecte de nourriture au squat « chez Roger »

Mercredi 23 décembre de 14h à 17h.
Au squat « chez Roger » à Gap, entre la pépinière et le supermarché leclerc.

Venez passer un après midi festif avec les habitants du squatt chez Roger. On pourra discuter autour d’un verre chaud ou froid selon la météo, jouer au foot dans la cour, s amuser avec des jeux géants, apprendre la poterie….

Ça sera aussi l occasion d aider les habitants, qui n ont pas accès au travail légal a cause des procédures de ( non) acceuil des étrangers, à faire face à la galère. Merci d apporter :

– de quoi préparer des repas : riz, sauce tomate, conserves de poisson, oeufs, thé, café, sucre, biscuits, huile, mayonnaise et autres

– de quoi entretenir le bâtiment : sacs poubelle 130 l, éponges, produit vaisselle, javel, serpillières…

– de quoi se chauffer : bouteilles de gaz, argent pour le fioul, bois de chauffage.

A bientôt !

Prison ferme pour un membre du collectif « Désarmons les » !

Depuis des années, le collectif Désarmons les mène un travail précieux de documentation, de recensement et de partage de savoir autour des violences policières et des armes du maintien de l’ordre. Désarmons-les est intervenu plusieurs fois à Nantes, et a toujours apporté son soutien aux blessés dans notre ville.

L’un de ses membres, Ian, qui avait été violenté et arrêté lors d’une manifestation à Montpellier, vient de prendre une peine de prison ferme pour l’exemple.*Nous appelons à soutenir Ian et partageons le communiqué de Désarmons-les* :

« Communiqué suite à la condamnation d’un membre de Désarmons-les !

Ce jeudi 3 décembre au tribunal de Montpellier, ian, membre de Désarmons-les, se faisait juger sur la base d’un faux en écriture publique réalisé par un agent des Compagnies départementales d’intervention, Jean-Charles Notolan. Ce dernier, après avoir maltraité une observatrice de la LDH au cours de la manifestation du 28 septembre 2019 [1], en lui assénant des coups répétés de bouclier (affaire faisant l’objet d’une plainte IGPN de la part de ladite observatrice), s’était plaint de violences imaginaires de la part de ian, mais aussi d’outrage (il faut bien arrondir sa paie), avant que ses collègues n’ajoutent un délit de groupement en vue de commettre des violences, prétextant la présence dans sa sacoche d’un résidu de grenade lacrymogène percutée [2]

Le déroulé des faits avait été publié ici : https://desarmons.net/2019/10/01/ianb-membre-de-desarmons-les-revient-sur-son-arrestation-a-montpellier-le-28-septembre-2019

Une affaire somme toute banale qui ne laissait pas présager un coup de massue comme celui qui est tombé sur la tête de ian en fin d’audience : *8 mois de prison ferme et 600 euros* au titre des dommages et intérêts !

L’audience s’est avérée être une farce, dans laquelle le procureur Lionel Sabater Bono, la juge Gisèle Bresdin et l’avocat du policier Panis Guilhem se sont livrés à des simagrées digne d’un tartuffe. Dans leurs certitudes bourgeoises, le policier est couvert d’un blanc-seing qui l’absout par avance de tout mensonge et de toute violence sous prétexte qu’il a prêté serment (la réalité des abus et violences dénoncée à corps et à cris par l’ensemble de la société leur est indifférente) : malgré les évidences criantes, leur prisme d’analyse totalement binaire et manichéen les amène à considérer toute personne critique envers l’action des forces de l’ordre comme un parasite à écraser sous sa botte, à réduire au silence. Et c’est ainsi que ian a été traité tout au long de l’audience, avec un violent mépris, sans retenue.

Dans une ambiance d’abattage caractéristique des audiences de comparution immédiate, ian s’est d’abord vu reprocher les deux renvois antérieurs de l’affaire, alors que la justice, débordée en raison du zèle agressif de la police, n’avait pas su trouver elle-même le temps de le juger lors de la précédente audience. Ian devenait soudainement responsable de leur propre incurie, alors même qu’il aurait préféré être jugé lors de la précédente audience, renvoyée à 20h30 après un après-midi d’attente.

La juge Bresdin a eu son moment d’éructation primitive, vociférant à qui voulait bien l’écouter que ian avait déployé ce 28 septembre une “violence inouïe contre les policiers”. Brandissant les captures d’écran d’enregistrements de vidéosurveillance que la cour a étrangement refusé de visionner, elle s’est mise à annoner “Votre visage est déformé ! Regardez là, et là, votre visage est déformé !” tandis que ian tentait de l’interrompre en lui enjoignant de se calmer et pour lui rappeler que la capture d’écran d’un visage ne pouvait être extraite comme ça de son contexte et ne caractérisait pas des violences. Inutile, car la raison n’était à l’évidence pas au rendez-vous.

Le procureur Lionel Sabater Bono, d’une médiocrité rhétorique assourdissante, s’est ensuite empêtré dans un réquisitoire honteux, présentant ian comme un complice du terrorisme, du fait qu’il prenait l’initiative de réagir aux injustices au lieu de laisser faire la police : “Si Mohammed Merah se faisait interpeller par la police, vous le sauveriez aussi ?” (SIC). Dans son argumentaire scabreux, il s’est également retrouvé involontairement à comparer les policiers avec des chiens enragés : “Si des chiens attrapaient quelqu’un par les crocs, vous iriez vous jeter dans leurs griffes pour le libérer ?” Au delà de l’ineptie de la question, le pire est sans doute que la réponse normale devrait être “oui”. Au vu du pâle personnage, on se doute qu’il fait plutôt partie de ceux qui laissent faire les pires injustices. Et si l’on devait ici énumérer les autres imbécilités prononcées par ce serviteur de la police (comme il l’a bien dit lui-même en introduction de sa prise de parole), ce texte ne trouverait sans doute pas de fin. Au final, il a requis 5 mois de prison ferme comme on commande une glace à la vanille au kiosque voisin. Ces gens là détruisent des vies avec une facilité déconcertante.

L’avocat du policier Panis Guilhem ne fut pas en reste, déblatérant sans conviction le discours coutumier d’un avocat de policier : la pression, la fatigue, le terrorisme, les méchants gilets jaunes, le malaise, blablabla. Il s’est même pris à inventer la présence de “gants de protection et de tout un attirail” dans la sacoche de ian, avant d’être contredis dans la foulée (NB : ce qui n’est pas dans la fouille n’existe pas, il ne faut pas l’inventer). Pour défendre son menteur de client (l’argent n’a pas d’odeur), le mauvais avocat a donc menti lui aussi (c’est si facile quand on est du côté du pouvoir) et s’est contenté de demander la peine la plus sévère pour ian, qui avait commis à n’en pas douter les pires des méfaits.

Il est inutile d’énumérer toutes les élucubrations prononcées lors de cette audience, tant l’indécence des acteurs de cette mascarade est caractérisée. La connivence entre les un-es et les autres sautait aux yeux. Tous les acteur-ices contre laquelle Ian se bat y étaient réuni-es : une police violente, mensongère, faisant régner la terreur au nom de lois iniques, et une institution judiciaire et ses valets, dont les verdicts dépendent de l’humeur d’un-e procureur-e « au service » et d’un-e juge partiale du fait de sa position sociale, prompt à envoyer en prison tout-es celles et ceux qui sont traîné-es devant ell/eux.

Ce qu’on retient, c’est que le déroulement d’une telle audience témoigne de la manière dont se passent la plupart des procès au pénal. On sait pourquoi les prisons sont saturées…

En définitive, Ian a été condamné à 8 mois de prison ferme pour une paume de main sur un bouclier, un outrage non caractérisé (“putes à Macron”), un cadavre de grenade lacrymogène emballée dans un sac en papier et un refus de prélèvement ADN. Notolan, lui, reçoit 600 euros au passage pour payer des cadeaux de Noël à ses enfants… Gosses de menteur ! [3]Pour ses proches et ami-es il est une évidence, au vu des faits et des poursuite engagées, que Ian subit un acharnement policier et judiciaire lié à son combat politique, contre les violences d’Etat, à son soutien aux familles de victimes de crimes policiers, aux mutilé-es, aux blessé-es et aux victimes de violences judiciaires; ainsi qu’à son implication tant au niveau local que national, et international. Ce n’est en effet pas la première affaire au cours de laquelle ian est poursuivi sur la base de procès verbaux mensongers établis par des policiers et d’accusations affabulatoires de violences. Dans ce dossier, les mentions au TAJ et l’identité politique de ian sont encore une fois venues donner à l’affaire une couleur politique, transformant une affaire anodine en procès politique.

Ian a 10 jours pour interjeter l’appel, avec le risque que les institutions judiciaires engorgées de Montpellier sanctionnent cet appel d’une peine plus lourde encore. *Justice expéditive, sur-judiciarisation et frénésie policière s’associent dans une fuite en avant, une politique de la “tolérance zéro” *qui conduit à la construction de nouvelles prisons, un machine à enfermer, briser des vies pour préserver aveuglément et autoritairement une “tranquillité publique”. La tranquillité au prix des libertés, on a compris le message : l’Etat policier et judiciaire avance à pas de géants avec des politiciens, des juges, des procureurs, des cadres de police qui n’ont pas de yeux, pas d’oreilles, mais une grande bouche qui vocifère et légifère frénétiquement derrière ses murailles barbelées, bardées de caméras et gardées par une horde policière aux abois, débridée et incitée à mordre sans retenue. Présomption de culpabilité, délit d’intention, justice expéditive, préventive et punitive, partialité politique des magistrats, droits de la défense piétinés, procès inéquitables, le système judiciaire, encouragé par une politique revancharde, anxiogène et xénophobe, montre chaque jour davantage le masque grimaçant d’une grande imposture.

Il est toujours temps de réagir.

Le collectif Désarmons-les !

NOTES :

[1] Les observateur-ices de la LDH de Montpellier subissent eux-mêmes un harcèlement policier dans leur travail : https://lepoing.net/ligue-des-droits-de-lhomme-de-montpellier-2-police-0-camille-halut-encore-relaxee <https://lepoing.net/ligue-des-droits-de-lhomme-de-montpellier-2-police-0-camille-halut-encore-relaxee/?fbclid=IwAR3GzvkfbDei_7XvXfLaoLg085LVflUOYymEfJhsF2N81ErIUevPc0R5gjk>

[2] Le collectif Désarmons-les collecte notoirement des restes de grenades pour ses travaux d’information sur les armements du maintien de l’ordre.

[3] A ce sujet, lire l’article ancien mais plus que d’actualité à propos du business juteux des outrages et rebellions pour des flics et leurs avocats : https://paris-luttes.info/outrage-et-rebellion-un-bon-filon <https://paris-luttes.info/outrage-et-rebellion-un-bon-filon?lang=fr&fbclid=IwAR31xjnxDqJxCqjy7q1REXLReIx-T8F0NTOiLE5vEz5mbscMGJzKbCIo7v8>

Source : https://desarmons.net/2020/12/04/communique-suite-a-la-condamnation-dun-membre-de-desarmons-les <https://desarmons.net/2020/12/04/communique-suite-a-la-condamnation-dun-membre-de-desarmons-les/?fbclid=IwAR31xjnxDqJxCqjy7q1REXLReIx-T8F0NTOiLE5vEz5mbscMGJzKbCIo7v8>

Lu sur: https://www.nantes-revoltee.com/prison-ferme-pour-un-membre-du-collectif-desarmons-les/

Manifestation mardi 15 décembre à 14h30 à Gap devant le Conseil départemental

La Covid et les mensonges de la politique gouvernementale

« On ne va pas créer des postes et des lits parce que la « Covid  » est là, c’est impossible (…). Ce n’est pas une question de moyens, c’est une question d’organisation  ». E. Macron début octobre 2020 lors d’une visite à l’hôpital Rothschild.

Débrouillez-vous

Une médiatisation dramatisée du retour du virus, un confusionnisme instrumentalisé entre les cas testés et détectés, les hospitalisés, les réanimés et le nombre de décès… Cette ambiance mortifère permet au président et à son gouvernement d’imposer des mesures anti-sociales. Des mesures nécessaires pour aider le « capital  » français à résister, à tenir face à ses concurrents internationaux. Il ne s’agit pas de venir en aide aux soignant.es, aux populations, mais de limiter la casse pour que l’économie fonctionne dans cette période de crise économique qu’est venu télescoper le virus.
Il en va ainsi. « C’est une question d’organisation  » répètent Macron et ses subordonnés aux soignant.es ! Donc, débrouillez- vous avec les moyens déjà alloués.
La Covid apparue fin 2019 révélait, dans l’urgence et avec la brutalité d’un virus dangereux qui se propage, les insuffisances de l’hôpital public et l’état de délabrement de notre système de Santé. Cette incurie dont elle n’est pas la cause, est inscrite dans les politiques d’austérité menées depuis des décennies contre le système de Santé public dans son ensemble. Durant ces dernières décennies, les gouvernements successifs n’ont eu de cesse d’attaquer ce service public via l’hôpital. « Méchants réacs  » de droite et « gentils socialistes  » de gauche y sont allés avec la même détermination idéologique pour démanteler, privatiser, en faire une entreprise rentable financièrement et en livrer des pans au privé. Fusions, fermetures de lieux donc de sites et de lits, restrictions financières et humaines… Après la poste, les télécoms, la SNCF, c’était l’hôpital public qui était dépecé. Une politique « austéritaire  » orientée depuis Bruxelles par les capitalistes européens. Situation dénoncée et combattue au fil des attaques par les soignant.es et salarié.es, mais aussi par des « pontes  » hospitaliers dont le professeur Grimaldi. Une résistance opiniâtre portée, menée encore ces deux dernières années, par les soignant.es des admissions avec leurs coordinations inter-services, inter-hospitalières, tandis que les fédérations syndicales acquiesçaient, voire soutenaient ces politiques libérales. Soignant.es à bout, qui réclamaient encore et toujours plus de moyens matériels et humains, de meilleures conditions de travail pour assumer leur mission auprès des patients et une revalorisation conséquente de leurs salaires. Ils et elles pointaient les insuffisances matérielles et humaines du quotidien mais aussi alertaient d’une prochaine catastrophe qui pourrait survenir. Comme leurs prédécesseurs, droits dans leurs escarpins cirés, le président, le gouvernement les ont ignoré.es et méprisé.es.

Une solidarité pour pas un sou

Si le virus est bien là entraînant problèmes et angoisses dans la population « otage  », il révèle par les mesures incompréhensibles et contradictoires l’orientation politique des décideurs. Président et gouvernement obéissent davantage aux besoins économiques « du marché et de la bourse  » qu’aux réalités sanitaires nécessaires aux populations désorientées et soumises aux injonctions du pouvoir par la peur, la menace et la répression.
Aujourd’hui, acculés, nombre de scientifiques et chefs de service sonnent le tocsin de la paupérisation de l’hôpital. Le virus se propage de nouveau nous dit-on, du Nord au Sud, et de l’Est à l’Ouest, avec des variantes. Ils, elles semblent découvrirent enfin les limites de l’hôpital à prendre en charge les dégâts causés par l’attaque du virus  : les manques de moyens matériels et humains. Ils, elles voient les capacités d’accueil dans « les réa  » saturées, des patients dirigés vers d’autres hôpitaux d’autres régions, et, lorsque celles-ci sont frontalières, vers d’autres pays limitrophes. Avec l’extension de l’épidémie, on apprend ici ou là que d’autres interventions sont reportées ou déprogrammées faute de lits, faute de place  : des dégâts collatéraux sans doute  ! Un mauvais « remake  ».
Morbide réalité qui illustre le déni et l’hypocrisie de ceux qui nous gouvernent. « Vous allez souffrir, je le sais, c’est comme ça  », répondait J. Castex, le nouveau premier ministre, le 3 novembre au personnel soignant du Centre hospitalier de Corbeil-Essonne, qui lui faisait part de sa fatigue et des difficultés pour trouver du renfort face à la deuxième vague de Covid-19.
De plus, le plan blanc national a été déclenché par le ministre de la Santé  : cela signifie pour les personnels que leurs congés et vacances peuvent être supprimés sans préavis et qu’ils doivent rejoindre l’hôpital où ils, elles travaillent dès qu’on les réquisitionne. Les étudiant.es en santé sont également réquisitionné.es pour aider dans les hôpitaux avec des salaires avoisinant les 1 à 2 euros de l’heure pour les étudiant.es infirmier.es.
Face à cette situation, à ces détresses, le ministre de la Santé saura trouver les mots et le réconfort  : « Le meilleur moyen de remercier les soignants, c’est de faire attention à nous, aux autres, d’être solidaires les uns avec les autres dans cette période difficile.  » C’est sûrement moins coûteux que d’ouvrir des lits, de trouver du personnel en nombre suffisant et de lui octroyer un salaire conséquent !

Il faut savoir garder le cap

Il semble que les leçons de la première vague virale n’ont en rien infléchi la politique du président Macron, et que poursuit son ministre de la santé O. Véran.
Environ, 5800 lits de réanimation pour une situation normale, pourrait-on dire, si l’on ne se réfère qu’aux pathologies annuelles et habituelles. Une capacité insuffisante, déjà dénoncée par des urgentistes, qui évaluent à 8 000 ou 9 000 le nombre de lits nécessaires hors situation d’urgence. Aussi, quand l’imprévu redouté s’invite, c’est l’improvisation qui s’installe avec son lot de doute, de panique et l’incompréhension au sein d’une population sidérée et en attente. Improvisation gouvernementale traduite par des injonctions contradictoires entre membres du gouvernement, face aux inexistences ou insuffisances de masques, de tests et, évidemment, face aux manques structurels de moyens en lits et personnels. Et alors que le pic de la deuxième vague du Covid est là, nous dit-on, le président Macron pérore sur les écrans avec un argumentaire qui sera repris par tous ses serviteurs, ministres et éditocrates  : « Il ne pouvait en 6 mois remédier à l’incurie de ces décennies qui ont vu en 15 ans la fermeture de plus de 75 000 lits d’hospitalisation. Cette situation, dont il dit « hériter  », ne pouvait s’avérer qu’intenable lors d’une quelconque crise sanitaire. En effet cette situation résulte des cures d’austérité passées. Cures politico-économiques que l’hôpital public a dû subir : politique à flux tendus, du chiffre d’affaire, de la rentabilité et de privatisations etc. Et, s’il est vrai que le président n’est pas responsable de tout ce passif, il n’a rien fait contre pour redresser la situation. Comme ses prédécesseurs, sa ministre de la santé A. Buzyn a poursuivi la même politique. C’est ce que confirme un rapport du ministère de la Santé du 29 septembre 2020 qui pointe la fermeture de 3400 lits en 2019. Ainsi, pendant la crise « pandémique  », le « cap austéritaire  » cher à Bruxelles a été maintenu. Pire, en cette remontée de propagation du virus, 12 hôpitaux sont menacés de fermeture de lits d’hospitalisation(1). Ce sont ces réalités anti-sociales que tentent de faire oublier le président et son gouvernement en prenant des mesures de confinement, de couvre-feu et de répressions. La crise qui frappe les hôpitaux n’a donc pas pour cause le virus tant incriminé mais l’insuffisance des moyens matériels et humains sacrifiés durant ces décennies et maintenue par ceux qui nous gouvernent.
Rappelons les banderoles dressées voici peu par les soignant.es en lutte à l’encontre du président et de son ex-premier ministre E. Philippe  : « Vous comptez vos sous, on comptera les morts  ».

Politiciens, entre cynisme et mensonges

« Il faut sortir du dogme de la fermeture des lits  » déclarait O. Véran, alors qu’il remplaçait au pied levé A. Buzyn perdue dans la confrontation électorale pour la mairie de Paris. Un Ministre de la Santé et des Solidarités qui ne cesse, sur les plateaux de télévision et autres média, de répéter son argumentaire fallacieux mais bien rodé « de la difficulté rencontrée à former médecins et infirmiers en 6 mois.  » L’intervalle de répit que nous aurait accordé le virus avant sa nouvelle propagation. Et, le ministre de continuer  : « On ne peut pas construire des unités de réanimation du jour au lendemain  ». Ce qui est vrai  ! mais les 4000 lits promis en juillet 2020 dans le cadre du « Ségur de la Santé  » ne semblent pas encore être arrivés dans les services.
Le Conseil national des professionnels de médecine de réanimation explique que sur un parc national de 5 000 lits recensés, 500 à 600 lits sont en permanence inoccupés, fermés par manque de personnel. Des personnels tant réclamés par les soignant.es épuisé.es, écœuré.es, qui démissionnent las.ses de tout. Des personnels de Santé qui, comme n’importe quel.les travailleur.euses ne s’avère être que de simples variantes d’ajustement économique pour le Président, le ministre et les directeurs d’hôpitaux en quête de toujours plus d’économies.
En Île-de-France, selon les dires de l’Agence Régionale de Santé, les services de « réa  » disposeraient de 100 lits d’avance de plus qu’avant la première crise sanitaire de janvier/ février, mais ce qu’omet de préciser cette agence gouvernementale de la Santé c’est que ce sont des lits empruntés à d’autres services pendant la première vague du Covid. Des lits évidemment non rendus entre temps.
Notons par ailleurs, que dans la même panade sanitaire, le gouvernement italien a annoncé embaucher 5000 médecins, 10 000 infirmier.es et 5 000 aides- soignantes . Annonce démagogique ou une réalité suivie d’effets ? (2).
L’on comprend mieux la colère des personnels de Santé en écoutant M. Hirsch le directeur des hôpitaux de Paris (APHP) sur France-Inter le 9 novembre. Il se félicitait de « l’amorce d’infléchissement  » de la pandémie et, par ailleurs, se « réjouissait du couvre-feu, et de la mise en place du confinement…  ». Et dans sa béatitude de serviteur zélé, « lissait  » sur la fermeture des urgences de l’hôpital Hôtel-Dieu à Paris dont le personnel, « d’accord  », est allé renforcer d’autres hôpitaux, notamment en Seine-Saint-Denis. Mais, il omettait de préciser aux auditeurs de France-inter que, lors d’un rassemblement de protestation à l’appel de la CGT qui dénonçait cette fermeture, la police avait verbalisé des manifestant.es au motif de « rassemblement illégal dû au contexte sanitaire  ». Et ce directeur de se féliciter de ce que les personnels fassent des « heures supplémentaires  » et renoncent à leurs congés. Là encore, il oubliait de rappeler la mise en place du « plan blanc  » et omettait préciser qu’une note de service « directive  » précisait et imposait les modalités de ce qu’il nomme du « volontariat  ». Rappelons qu’en Île-de-France, ce sont près de 15000 lits qui ont été supprimés ! Mais, comme conclura M. Hirsch ce matin-là, « il y a de vrai sujets sociaux à trouver  ».
Mais au delà de ce serviteur zélé, c’est bien LA politique de restructuration et d’austérité qui se poursuit. Ainsi le 6 novembre à l’Assemblée Nationale, était discuté le Plan de Financement de la Sécurité Sociale (PFLSS). Il établit le montant des dépenses de Santé dont celles des hôpitaux. Or, s’il est bien mentionné que l’évolution des dépenses de santé s’établit autour des 4 % par an, l’évaluation des dépenses pour l’hôpital ne variait qu’entre 2 % et 2,5 %. L’on mesure la cure d’austérité demandée aux personnels et indirectement à la population. Ainsi, de 2008 à 2017, 10 % des établissements ont disparu. D’après le syndicat national des professions infirmier.es, sur 10 ans près de 8,4 milliards d’euros d’économie ont été réalisé. Pour 2021, Il manquera cette fois encore 2 milliards pour la Santé. Mais, O. Véran le ministre de la Santé et des solidarités se félicite de « ce budget de responsabilité  ».

Ordre et nationalisme

Le Président -car il en va aussi de son avenir électoral- et son gouvernement veulent freiner l’épidémie. Mais les mesures prises répondent plus à des besoins économico-politiques qu’à des mesures sanitaires, pour prévenir ou venir en aide aux populations. Après l’annonce d’un futur « bout du tunnel  » avec un vaccin virtuel, la bourse s’envole mais les licenciements se multiplient. Ils prêchent la solidarité mais les petits commerces sont fermés et les grandes surfaces continuent leurs affaires… Ainsi derrière un pseudo « ordre sanitaire  », la bourgeoisie nous conduit vers un ordre militaire et policier. Mais jusqu’où aller dans les mesures à prendre (confinement, couvre-feu, répressions…) pour favoriser le grand patronat  : -les enfants à l’école, les parents au boulot- et éviter de s’attirer les foudres de certaines « couches  » moyennes. Cet électorat utile que sont les petit.es commerçant.es, les artisan.es, sera sacrifié avec les populations précaires, bien sûr  ! Or, en ces temps de révoltes, le capital n’a qu’une recette  : son ordre. Un ordre qui ne passe que par la soumission des travailleurs.euses, des précaires et des futur.es laissé.es pour compte. Une soumission qu’il voudrait draper de Bleu Blanc Rouge, au nom de la solidarité nationale car, nous dit-il, Il en va de la grandeur de la France.
Tel était le devoir de rappel télévisé du premier ministre J. Castex dans sa prise de parole du 6 novembre pour une politique plus générale. On garde le cap  : métro ou auto, mais, boulot dodo et conso. Une solidarité nationale mais sous un regard policier toujours plus intrusif et répressif. Un programme qui ne peut que plaire au MEDEF.
Toutefois, les contestations en France, ou, les révoltes de par le monde, laisse entrevoir pour qui veut s’en saisir, l’espoir qu’un autre monde est possible. Le mouvement gilets jaunes ouvert des brèches  ! Écartons les  !

(Repris de Courant Alternatif)

Retrouvons-nous nombreux mardi 15 décembre à 14h30 à Gap devant le Conseil départemental pour soutenir l’hôpital public et dénoncer les mensonges du gouvernement


Notes.

1./. A Caen, en discrétion avec le projet de la future reconstruction du CHU, près de 200 lits disparaîtront. Mais ailleurs, en pleine crise sanitaire, à Nancy, Marseille, Toulouse etc, il en va de même. L’abattage continue. Voir pour plus d’info le site  : Bastamag.net/Carte des suppressions de lits à hôpital.
2/ .Voir Courant Alternatif N°304  : Italie  : la pandémie et la médecine de territoire.

Encart.

Le « Ségur  » de la santé, tient son nom des rencontres entre gouvernement et syndicats, au ministère de la santé, avenue de Ségur. Ces concertations initiées par le gouvernement d’E. Philippe ont été finalisées par un plan et des mesures signés le 21 juillet 2020 par la CFDT, FO et l’UNSA. Certains personnels de Santé ont obtenu une prime et une augmentation salariale de 180 euros en deux fois  : une moitié dès 2020 puis le reste pour 2021. Bien moins que les 300 euros pour tous et toutes demandés par les salarié.es en lutte. Derrière cette mascarade de concertation, le président a pu garder son « cap austéritaire » et le gouvernement poursuivre sa politique anti-sociale contre les soignant.es et, en dégât collatéral, contre la population. Notons que le syndicat SUD-Santé dénonçait la farce en s’abstenant de participer au « Ségur de la santé  » dès les premières réunions.

Il est temps d’ouvrir un peu nos gueules et d’arrêter de parler de celle du loup !

[Repris de Marseille Infos Autonomes]

Brochure autodéfense juridique à l’usage des bergères et des bergers.

Nous sommes une petite équipe de bergères et de bergers, qui nous rencontrons depuis l’hiver 2019 pour réfléchir à nos conditions de travail, fatigué.es des mésaventures. On se rencontre de temps en temps pour casser l’isolement propre à notre travail. On essaie de poser les mots sur ce qu’on vit. La passion ou la soumission, les rapport salariaux avec les éleveurs, les salaires, les embauches, l’idéalisation du métier, etc…

Quand on estime une situation intenable on pousse un coup de gueule et on se casse – ou on se tait et on endure, dents serrées jusqu’à la fin du contrat, certain.es qu’on ne reviendra pas. Mais cette position nous est frustrante, car ok, nous on se sauve (et encore, on s’est tapées une saison pourrie) mais en partant on laisse la porte ouverte à ce que d’autres bergèr.es qui n’ont pas eu le mot se retrouvent à notre place…Alors on aimerait que ça bouge.

On écrit cette brochure sur le tas, d’après nos expériences, avec le désir de ce que, mieux outillé.es, nous puissions longtemps continuer à vagabonder sur plaines collines et montagnes, sans aigrir, perdre notre patience ou notre amour pour la montagne et les moutons… C’est un travail en cours, avec tous les défauts que ça représente, si t’as des trucs à y dire, redire ou contribuer,on est preneuses, écris nous à :
postemouton@riseup.net.

La brochure en pdf

  1. Travailler comme bergere : chercher un “bon” poste
  2. Le contrat, le début du travail
  3. Fin de contrat “normal”
  4. Si ça va mal… la rupture
  5. Sur l’éthique de recourir au contrôle de l’Etat

 

Lettres ouvertes et récits d’expérience

Histoires vraies de vrai(e)s berger(e)s

Communiqué du procès du 10 Décembre à GAP

Le jeudi 10 décembre 2020, une semaine à peine après l’enième procès de personnes solidaires du Briançonnais, 9 camarades français-e-s et italien-ne-s sont convoqué-e-s devant le tribunal correctionnel de Gap. Ces personnes sont accusées de divers délits, et notamment de résistance aux forces de l’ordre lors d’une manifestation qui a eu lieu à Montgenèvre en avril 2019. Comme lors des affaires précédentes, le dossier présente des éléments et des témoignages contradictoires, et il n’est fondé sur aucune preuve matérielle. Cette convocation s’inscrit, une fois de plus, dans la politique de harcèlement judiciaire qui cherche depuis deux ans à affaiblir le mouvement de lutte à la frontière franco-italienne. Un mouvement qui s’attache, de multiples facons, à visibiliser les contradictions mortifères du dispositif-frontière, tout en pratiquer des formes de solidarité de part et d’autre de la frontière.
La manifestation d’avril 2019 à Montgenèvre avait pour objectif de dénoncer les violences de la police aux frontières à l’encontre des personnes exilées, ainsi que de déjouer, pour une journée, le petit manège infernal qui veut que les agissements de la PAF et de la gendarmerie (à savoir les coups, la traque, les insultes, les vols), se déroulent dans le silence de la nuit. Manifester sur les pistes de ski, en plein jour, c’est une facon de visibiliser, auprès de celles et ceux qui choisissent de passer leurs vacances à Montgenèvre, que la frontière est tachée de sang.
Deux ans plus tard et en plein confinement, le procureur et la préfecture des Hautes-Alpes poursuivent en justice des personnes qui étaient présentes à cette manifestation. Leurs objectifs sont clairs : faire taire celles et ceux qui cherchent à rendre visible les violences policières, et protéger les agents armés de l’Etat en détournant l’attention de leurs agissements réels, dans les Hautes-Alpes comme ailleurs.
Depuis le premier confinement, les violences policières envers les personnes exilées et/ou racisées ont explosé partout en France. La semaine dernière, depuis les portes de Paris jusqu’à la place de la République, l’enchaînement d’expulsions extrêmement violentes des campements dans la capitale n’est qu’un sinistre exemple parmi d’autres – le faux étonnement du Ministre de l’Intérieur n’a d’ailleurs trompé personne. Depuis mars dernier, à Calais, à Menton, à Paris, à Marseille, des dizaines cas de brutalité et même de meurtres policiers ont été reportés à l’encontre de personnes en situation de migration. Depuis le mois de mai, des milliers de personnes dites “sans-papiers”, à travers tout le pays, se sont unies pour réclamer l’égalité : en octobre, elles ont effectué une marche historique jusqu’à la capitale, n’ayant cesse de dénoncer le régime d’Etat raciste qui les place dans une condition de citoyen-nes de seconde zone. Plutôt que d’écouter leurs revendications, le gouvernement (et les médias à ses côtés) n’a qu’une chose en tête : faire taire celles et ceux qui parlent de la violence d’Etat contre les personnes étrangères. Disperser violemment les rassemblements des personnes exilées, invisibiliser et ignorer leurs luttes, tout comme intenter des procès aux personnes qui les soutiennent, tout cela s’inscrit dans la même stratégie du gouvernement français. Le projet de loi « Securité Globale », qui laissera les mains libres à la police lors des manifestations au détriment des corps des manifestant-e-s, en est la parfaite illustration.
Le 10 décembre, pendant que nos camarades sont jugé-e-s pour des chefs d’accusation ridicules, la violence d’Etat continue de s’exercer dans toutes les villes. Ainsi, même s’il est difficile de se rassembler, chacun-e, là où nous nous trouvons, nous pouvons montrer notre solidarité collective en continuant de dénoncer, filmer et combattre les violences policières et le racisme d’Etat qui opèrent autour de nous, et en soutenant les luttes menées actuellement par les personnes exilées.

No pasaran!

Communiqué des prisonnières de la maison d’arrêt pour femmes de Marseille

Communiqué (07/11/2020)

Durant toute la nuit du mardi 3 au mercredi 4 novembre, à partir de 23h, les ERIS (Équipes régionales d’intervention et de sécurité) de Marseille sont intervenues pour une fouille sectorielle surprise au sein de la MAF (maison d’arrêt pour femmes) des Baumettes. Les membres cagoulés et lourdement armés de ce « GIGN de la pénitentiaire » ont fait subir à des prisonnières un traitement dégradant en leur demandant de se dénuder entièrement sous leurs yeux. Tout en les exposant à leurs regards, les autorités ont férocement procédé à la fouille en saccageant plusieurs cellules, perçant les sachets de nourriture, répandant au sol les vêtements, insultant les prisonnières. Le prétexte avancé par l’administration pénitentiaire (AP) pour cette intervention violente et humiliante serait la lutte contre le terrorisme en prison.

De fait, ces violences servent avant-tout à intimider les prisonnières que l’AP juge trop « radicalisées ». À cela s’ajoutent les nouvelles conditions imposées par l’AP depuis plusieurs mois : impossibilité de cantiner du tabac, distribution de masques aux prisonnières seulement à partir de mi-octobre, UVF (Unités de visite familiales) et activités supprimées, stricts protocoles sanitaires (parloirs hygiaphones, vitres en plexiglas, etc.) mais réduction des temps de parloir. Plein de salles de parloir sont pourtant vides. Des prisonnières ont organisé collectivement des refus de remonter de promenade ces derniers jours, protestant contre des coupures d’eau arbitraires, et ont été pour cette raison transférées au QI (quartier d’isolement).

Comme ces événements le prouvent, la répression liée aux états d’urgence dehors est amplifiée à l’intérieur.

Force et soutien aux prisonnières de la MAF !

Crises des islams et crises globales

Une tentative de mise en perspective des questions relatives à l’islam suite aux derniers attentats en France

L’idéologie occidentale a tendance à présenter l’ « islam » comme un tout cohérent, ainsi qu’à confondre l’augmentation de la médiatisation de la question dite islamique avec un renforcement de la cohésion de l’islam. Or, je dirais que l’on assiste exactement au contraire, c’est-à-dire à un processus d’implosion de l’islam : jamais encore, sans doute, la conflictualité interne à l’islam n’aura été aussi forte, aussi exacerbée […]

Lire la suite sur le blog En finir avec ce monde

Mobilisation massive des assistant.e.s d’éducation dans les Hautes-Alpes

Communiqué de presse

Gap, le 1er décembre 2020

Ce mardi 1er décembre 2020, dans tous les établissements du département, les assistant.e.s d’éducation ont fait grève et se sont mobilisé.e.s pour de meilleures conditions d’emploi, de travail, la titularisation de tou.te.s les AED et le recrutement urgent de personnels pour renforcer des vies scolaires exsangues. Depuis hier soir, l’accueil des élèves est perturbé dans les internats du département, certains fermant purement et simplement (lycée Centre, lycée Honoré Romane). La fermeture des vies scolaires a contraint de nombreux établissements à communiquer vers les familles pour les encourager à ne pas scolariser leurs enfants aujourd’hui (Guillestre, Veynes, La Bâtie entre autres). Preuve du caractère indispensable de la présence des AED, ces personnels méprisé.e.s par l’administration ont empêché par une grève massivement suivie le fonctionnement normal des établissements scolaires du département. De Veynes, de Laragne, de La Bâtie, d’Embrun, de Gap, de Guillestre, une soixantaine d’AED et d’enseignant.e.s se sont rassemblé.e.s devant l’Inspection académique pour dénoncer les conditions insupportables dans lesquelles les AED travaillent. Repoussant sine die la proposition d’une rencontre avec une délégation d’AED afin de discuter leurs revendications, M me Albaric-Delpech, IADASEN des Hautes-Alpes, n’a fait que perpétuer l’impossibilité de tout dialogue social dans l’Education nationale et illustrer la surdité volontaire de l’administration.

Après cette journée de mobilisation réussie dans les Hautes-Alpes comme au niveau national où des centaines d’établissements ont dû refuser d’accueillir l’ensemble de leurs élèves, SUD-Solidaires éducation 05 continue de soutenir et de porter les revendications des assistant.e.s d’éducation. SUD-Solidaires éducation 05 soutiendra les futures mobilisations et poursuivra sans faille la lutte pour de meilleures conditions d’emploi et de travail des AED et de tous les personnels.

Sud-Solidaires Education 05

[ANNULE] Deux maraudeurs au tribunal le 4 décembre : appel à rassemblement

DEUX SOLIDAIRES POURSUIVIS PAR LA JUSTICE

Mise à jour 2 décembre : suite à des erreurs administratives du tribunal le procès pour aide au passage est reporté au printemps. Le rassemblement prévu vendredi à 8h est donc ANNULE !


Le 19 novembre 2020, à Montgenevre, deux solidaires ont été interpellés lors d’une maraude de l’unité mobile de mise à l’abri (UMMA), organisée par Medecins Du Monde et Tous Migrants alors qu’ils étaient en train de porter assistance à une famille composée de deux enfants mineurs, de 10 et 14 ans, d’une femme enceinte d’environ huit mois et de son mari. Placés en garde à vue pendant 24 h, pendant que la famille se faisait refouler pour la deuxième fois en ITALIE, ils sont ressortis avec une convocation devant le tribunal de Gap le 4 décembre, soit deux semaines seulement après les faits. Ils sont poursuivi pour «aide à l’entrée, la circulation ou le séjour irrégulier d’étrangers en situation irrégulière en leur faisant franchir la frontière pédestrement» pour une maraude pourtant effectuée en France dans le cadre du protocole d’intervention de l’UMMA.

Cette situation n’est malheureusement plus surprenante à la frontière franco-italienne où depuis 5 ans la chasse à l’homme de couleur et les refoulements illégaux font le quotidien. Les violences policières sont avérées ( https://www.bastamag.net/police-racket-violence-sur-mineur-detournement-de-fonds-publics-refugies-proces-PAF-Montgenevre ), les courses poursuites meurtrières ( https://www.liberation.fr/france/2019/05/08/sur-les-traces-de-blessing-matthew-migrante-nigeriane-noyee-dans-la-durance_1725483 ).

Ces réalités sont bien loin d’être anecdotiques , nous comptons aujourd’hui cinq personnes exilées décédées «accidentellement» sur les chemins rejoignant le Briançonnais. plusieurs centaines d’autres ayant nécessité un passage aux urgences, beaucoup d’entre elles présentant des blessures ou traumatismes parfois irréversibles directement liés au passage de la frontière.

Le lundi 16 novembre, la Préfète des Hautes-Alpes a annoncé en conférence de presse à la Police Aux Frontières (PAF) de Montgenèvre, l’augmentation des effectifs de la PAF et de la gendarmerie mobile ainsi que l’arrivée de militaires des forces sentinelles afin de lutter contre le terrorisme, nous dit-on. Nous constatons depuis, le déploiement d’un arsenal technologique (drones et jumelles thermiques). Concrètement, ce dispositif permet le refoulement de nombreuses familles fuyant leur pays, ainsi que la criminalisation de la solidarité, à l’image des événements de la journée du 19 novembre.

Cette situation intervient dans un contexte répressif plus global. En France, dans la Roya et à la frontière espagnole, à Calais , à Paris la situation est similaire : la chasse aux exilé-es constante engendre souvent la mise en danger de la vie de ces personnes qui n’ont d’autre choix que de fuir leur pays.

En Europe, la frontière bosno-croate est depuis des années un véritable enfer pour quiconque n’a pas les bons papiers pour tenter la traversée. Humiliations et tortures policières sont le lot quotidien des personnes empruntant ces chemins comme en attestent les témoignages qu’ils nous laissent( https://asile.ch/2020/02/24/rts-situation-en-bosnie-herzegovine ) .La Méditerranée, elle, continue d’être un cimetière dont on ne compte même plus les naufrages. Les images récentes des violences policières sur les exilé-e-s à Paris témoignent d’un harcèlement quotidien des personnes sans papiers partout sur le territoire français. C’est dans ce contexte de violences policières avérées que le gouvernement est en train de faire passer la loi « sécurité globale », ce qui renforce notre inquiétude quant au sort réservé aux exilé-es et à toutes celles et ceux qui s’opposent à ces politiques inhumaines.

Nous appelons à un rassemblement devant le tribunal de Gap le 4 décembre 2020 à 8 h00 contre ces politiques mortifères et en soutien aux solidaires inculpés !

Nous conseillons également à notre ministre de l’intérieur M. Gerald Darmanin d’ engager un dialogue avec les associations concernées avant que ne se produisent de nouveaux drames.

Rendez vous le 4 décembre 2020 à 8 h 00 devant le tribunal de GAP

NOS MONTAGNES NE SERONT PAS UN CIMETIERE!!! SOLIDARITE AVEC LES EXILE-E-S ET LES SANS PAPIERS

Liste des organisations membres du Comité : Article 1er, Attac 05, Le Cesai, CGT 05,Chemins Pluriels, Chez Marcel, CHUM, Collectif Maraudes, Comité de soutien aux 3+4Genève, Comité de soutien aux 3+4 Marseille, Les Croquignards, Ensemble 05, LaFanfare Invisible, Icare 05, Médecins du Monde, NO THT 05, PCF 05, Refuges Solidaires,Réseau hospitalité 05, Sud Education 05, Les Tabliers Volants, Tous Migrants, L’UnionSyndicale Solidaires 05, Union communiste libertaire Hautes-Alpes, Un jour la Paix.

Contact Agnès ANTOINE 06 37 75 75 77

Michel ROUSSEAU 06 80 60 43 50

Rassemblement contre la loi sécurité globale

Rassemblement ce Samedi 28 Novembre contre les violences policières et la loi « sécurité globale », une loi liberticide, ouvrant la voie à une société sous surveillance et normalisant une techno-police hors contrôle.

Revendiquons nos droits d’être informés, d’informer, la liberté d’expression, les libertés de la presse, nos libertés individuelles et la fin de l’impunité policière.

Rendez-vous ce samedi 28 novembre à 14h devant la prefecture.

 

Collecte de nourriture Chez Roger

Mercredi 25 nov, toute l après midi, ramenez de quoi aider les habitants du squatt chez Roger à préparer leurs repas : gaz, riz, sauce tomate, conserves de poissons, légumes, oeufs, thé, café, sucre, biscuits et autres. Venez aussi jouer au foot avec les sportifs ou boire un jus de fruits en discutant.

A bientôt !

Deux articles d’analyse sur la frontière franco-italienne dans le briançonnais

La revue de géographie alpine a réalisé un numéro sur les réfugiés et la montagne. Loin de l’urgence et de l’analyse sur le fait, ce type de texte permet de prendre du recul sur les événements en les mettant en perspective. Deux articles ont attiré mon attention et méritent d’être lu tranquillement afin d’affuter nos réflexions sur nos rapports à cette localité, son histoire et son évolution en fonction des évenements.  Le premier s’intéresse à la notion de « montagne-refuge », retrace une histoire de ce concept, comment la montagne est aujourd’hui vu comme un lieu où la solidarité s’appliquerait de façon « naturelle ». Le second s’intéresse au maintien de l’orde à la frontière franco-italienne dans le briançonnais, analyse la traque policière comme technologie de domination.

Continue reading

Merci « la Giraud taxe »!

Le Collectif ADIEU GLACIER 05 Action Locale Pour l’Ecologie et le Social s’inscrit dans l’appel national contre la réintoxication du monde, et à une seconde vague d’actions coordonnées, pour faire suite à l’appel du 17 juin.

Dans la première moitié de l’année 2020, le déferlement viral a provoqué un ralentissement inédit de la marchandisation et de la destruction de la planète. Nous avons aperçu pour la première fois dans nos existences ce qui serait encore possible si la machine infernale s’arrêtait enfin, in extremis… avec une baisse de la pollution, une amélioration de la qualité de l’air, la sauvegarde de la biodiversité, etc.…). Nous devons maintenant agir concrètement pour qu’elle ne se relance pas.

C’est pour donner une nouvelle fois corps à ce front commun, frappant par son énergie et sa diversité, qu’un ensemble de collectifs a décidé d’appeler à une seconde vague d’actions le 17 novembre prochain. +d’infos : https://agir17.noblogs.org/

Et dans les Hautes-Alpes le 17 novembre ?

Merci la « Giraud TAXE » !

L’amendement du député des Hautes-Alpes et secrétaire d’Etat Mr Giraud permet la privatisation des routes nationales, il a été voté en aout 2020. Allons-nous vers une privatisation de la Rocade de Gap ? Devant un chantier qui va coûter 56,3 M€ au lieu de 36 M€, la gestion de la Rocade pourrait se faire par Vinci ! Merci qui ? Quelle politique de transport public voulons-nous ? Toujours plus de voitures et pas suffisamment de transport public, de pistes cyclables… Accepterons-nous que toujours plus de biens communs soient gérés pour satisfaire les intérêts privés ? Et une fois de plus, va-t-on laisser s’exercer le principe de la socialisation des pertes et de la privatisation des profits ? Toujours plus de biens communs pour des intérêts privés…

Le collectif Adieu Glacier 05 dénonce l’incohérence d’un tel projet. A vouloir faire payer encore plus le trajet domicile-travail, l’État favoriserait un trafic à « deux vitesses » entre ceux qui ont les moyens et les autres. Ou alors devra-t-il « subventionner » ces trajets pour alléger le budget des Français les plus modestes ? Une nouvelle usine à gaz, qui enrichirait un peu plus les sociétés d’autoroutes au détriment des contribuables. Une fois de plus, le principe de la socialisation des pertes et de la privatisation des profits risque d’être le résultat de cette taxe et celui d’un monde où tout devient marchand.

Pour aller plus loin :

https://www.franceculture.fr/economie/autoroutes-dans-les-coulisses-dune-privatisation-tres-controversee

Gap noyée sous le béton !

Stoppons le bétonnage intensif des champs qui nous nourrissent : en France la surface d’un département est couverte de béton tous les 5 ans !

L’étalement urbain ravage les espaces naturels et agricoles. Nous assistons à un effondrement de la biodiversité, doublé d’une perte de terres cultivables. Gap a remplacé ses champs et la possibilité de produire une alimentation locale par des lotissements disproportionnés.

Cette extension incohérente multiplie les déplacements motorisés ce qui génère l’accroissement
des particules fines dans la ville ainsi qu’une nette dégradation de la qualité de l’air. À Gap, 1 jour sur 5, l’air est de mauvaise qualité ou de qualité moyenne ! (Sources Atmosud/European air quality index).

Le PLU de l’agglomération Gap-Tallard a permis l’artificialisation de centaines d’hectares agricoles et naturels, STOP !

Rocade de gap : se réjouir ? se désoler ? se méfier ?

Comme dans de nombreuses autres villes, la rocade de Gap était prévue pour, avec 36 millions d’euros, « Dévier le trafic de transit et d’échanges de l’agglomération, améliorer la sécurité dans la traversée du centre-ville, desservir et participer à la structuration des quartiers périphériques et des zones d’activité ».

Ça c’est la théorie !

Ce qui est sûr c’est que :

  • On en est à 56 millions d’argent public alors qu’elle n’est pas encore ouverte.

  • Elle a artificialisé des terres arables, extrait des matériaux pour sa construction, consommé de l’énergie, elle ne réduira pas le trafic des marchandises qui devrait impérativement se limiter aux transports de produits utiles et non dangereux, elle ne réduira pas le recours à la voiture individuelle.

  • L’expérience des rocades dans les autres villes est très mitigée sur la réduction du trafic dans ces villes, de la consommation de carburants ou d’amélioration de la qualité de l’air.

  • Plus fort : on nous parle d’un éventuel péage (« qui sera le même pour toutes et tous, quel que soit leur revenu » Bonjour l’égalité ! Les plus démunis apprécieront). En effet, deux amendements (votés fin août) déposés par Joël GIRAUD autorisent la privatisation de certains segments du réseau routier national. Premier pas vers une privatisation progressive de ce réseau ?

Alors de quoi se réjouir ? Pour nous pas sûr, mais les compagnies privées concessionnaires d’autoroutes, elles, jubilent : en échange de durées de concessions étendues (une rente phénoménale pour elles) et d’augmentation de tarifs de péages, elles sont prêtes à aider financièrement les villes ou départements pour mettre en place ces aménagements. Par exemple pour nous entre la sortie de l’A51 à Tallard et Gap, puis la nouvelle rocade.

Tout ça alors que la catastrophe environnementale en cours devrait nous inciter à réduire drastiquement et immédiatement notre consommation d’énergies fossiles et à transformer complètement nos modes de vie et de déplacement.

Rien dans la mise en œuvre de cette rocade ne va dans ce sens et pour nous cet équipement et sa gestion sont des symboles de l’intoxication de ce monde…qui nous mène droit à la catastrophe.

Nous devons inventer ensemble un autre monde et prendre le pouvoir sur notre avenir.

Rendez-Vous MARDI 17 novembre : Rond-point du sénateur à Gap de 15 h à 18h