Agenda

  • lun
    24
    Fév
    2020

    On remet ça bientôt. Suite à la mobilisation des saisonnier.e.s du 15 février, un nouvel appel a été passé dans la foulée pour le 24 février avec "des rassemblements devant les préfectures et demande d'entrevue".

    Plus d'info à venir.


    Saisonnières, chômeurs, intérimaires, précaires : agissons contre les réformes !

    « La meilleure façon d’abolir le chômage, c’est d’abolir le travail et l’argent qui lui sont associés. Supprimer le travail en le transformant en une activité utile, et se réapproprier la vie sont une seule et même chose »

    On est là pour défendre nos allocations même si le chômage et la retraite, on n’y croit plus depuis longtemps. Mais nous croyons encore en la possibilité de bouleverser le monde et de prendre du pouvoir sur nos vies.

    Pour un monde sans chômage, ni retraite !

    Ah tiens, encore une réforme du chômage ! Nous voilà bien, il va falloir travailler plus pour gagner moins. Lorsque l’on est saisonnière, intérimaire, précaire : comment on va faire pour joindre les deux saisons ? Aux caisses des supermarchés, pardi ! Malheureusement pour nous, à Géant ils remplacent les humains par des machines, en feintant le code du travail.

    Mais à quoi peut servir le chômage ?

    Le chômage qui s’est développé massivement ces quatre dernières décennies avec quatre millions de personnes (si on prend les chiffres complets) ne peut pas être le résultat de personnes fainéantes ! Il est sans doutes nécessaire à la mise en concurrence des travailleuses.
    Il doit aussi avoir un lien avec l’idéologie du toujours plus et de la technologie capitaliste. Parce que malgré tou-te-s ces fainéant-e-s, l’économie produit toujours plus !
    Ceci pour au final détruire la Terre, quand ce n’est pas déjà fait par la guerre.

    Il sert pour les travailleuses saisonnières, à garantir, un revenu entre les saisons, qui rend vivable les conditions de travail à 50 heures par semaine pour 1500€ par mois, avec le logement saisonnier à payer. Et pour les intérimaires à avoir des revenus entre deux missions. Intérim dont la souplesse et l’isolement des travailleuses arrange bien toutes sortes d’entreprises !

    « Le chômage n’est pas le contraire du travail. C’est un moment du travail. »

    Cette attaque contre le chômage, cache mal l’extension du domaine du contrôle économique sur nos vies. « Le problème du chômage est aussi bien celui du travail, et plus encore celui de l’emploi de la vie même ». Car lorsque nous ne travaillons pas pour un patron ou comme auto-entrepreneuses de nos vies, tout un monde s’ouvre à nous ! Des rêves, des désirs d’apprendre, de lire, de cultures vivrières, de faire vivre des espaces non-marchands, des espaces pour travailler des productions communes, de l’entraide, de la solidarité et de la résistance. En fait, si on regarde bien, ça ne fait pas si longtemps que notre vie est entièrement happée par l’argent.

    Pourquoi la paysannerie a été détruite ? Combien de chômeuses, de RSAstes sont des paysannes sans terre ou en fermage ? Combien n’ont pas de qualifications, sont discriminé.e.s (parce que trop âgé.e, femmes, racisé.e.s) ? Avez-vous déjà essayer de vous faire financer une formation ? Faut être vraiment déterminé.e, sauf si c’est pour bosser à Disneyland ou poser des compteurs Linky ! Beaucoup de patrons pleurent : « y a personne qui veut bosser », mais combien paient une misère, exploitent leurs apprenti.e.s, tiennent des propos sexistes ou racistes à longueur de journée ?

    Pourquoi est-il impossible de vivre chichement et dignement ? Parce que l’on est obligé de payer un loyer, de prendre des crédits, parce que ça fait longtemps qu’il n’y plus d’en-dehors à la société. Nous sommes toutes prisonnières de l’argent ! Celles et ceux, qui nous font croire qu’on va changer le monde « juste en se changeant soi-même », s’aveuglent ou sont bien privilégié.e.s.

    Le chômage et le RSA servent bien à payer des loyers, à faire ses courses à Lidl, à faire tourner l’économie, à rendre acceptable le fait que l’on ne peut pas échapper au travail et à l’argent.

    « La meilleure façon d’abolir le chômage, c’est d’abolir le travail et l’argent qui lui sont associés.
    Supprimer le travail en le transformant en une activité utile, et se réapproprier la vie sont une seule et même chose »

    On est là pour défendre nos allocations même si le chômage et la retraite, on n’y croit plus depuis longtemps. Mais nous croyons encore en la possibilité de bouleverser le monde et de prendre du pouvoir sur nos vies.

  • lun
    02
    Mar
    2020
    dim
    08
    Mar
    2020
    ancienne gare de Luméville

    Une semaine anti-carcérale aura lieu près de Bure, sur le terrain de l’ancienne gare de Luméville, du 2 au 8 mars 2020. L’idée est de prendre le temps de se rencontrer, entre personnes et groupes de différents pays, lors de temps formels et informels de discussions, d’ateliers, de projections de films…

    Un premier brouillon de programme a été imaginé, il évoluera et se précisera dans les semaines à venir. Les thématiques, susceptibles d’évoluer (n’hésitez pas à nous contacter si vous avez des suggestions), seraient les suivantes :

    • Répression et anti-répression
    • (No)Borders
    • Questions de genre, LGBTQ+, prisons pour femmes
    • La cavale + discussions hors thématiques
    • Abolition de la prison (discussions autour de visions anarchistes de la justice, la loi, le crime, la punition)

    On a aussi envie de prévoir des temps de lecture de correspondances avec des personnes en prison et des ateliers d’écriture aux détenu.e.s. Chacun-e est bienvenu-e à proposer un atelier et vous pouvez nous contacter pour l’annoncer ou si vous avez des besoins spécifiques, qu’ils soient personnels ou techniques.

    On a envie de porter une attention particulière à la traduction lors de la semaine. On aimerait assurer des traductions lors des discussions, au moins en français et anglais, et si possible en allemand, polonais et italien.

    Une cantine vegan, à prix libre et participative, sera organisée du lundi midi au dimanche soir. Pour dormir, il y aura des places dans des dortoirs et des caravanes, et la possibilité de dormir en tente ou en camion sur le terrain (il y a de la place !).

    Le terrain accueillant la semaine anti-carcérale est relativement plat mais pas très accessible aux personnes en béquilles/fauteuils. Si vous avez des besoins particuliers à ce niveau là, vous pouvez nous contacter.

    Par ailleurs, le terrain n’est pas raccordé aux réseaux d’eau et d’électricité. Il y a des panneaux solaires – notamment pour l’éclairage et les projections de film – mais l’électricité disponible sera limitée.

    La zone autour de Bure est assez surveillée, et les patrouilles de gendarmes sont très fréquentes. Les contrôles routiers s’intensifient souvent lors des évènements annoncés publiquement. Avant de venir, vous pouvez consulter le brief légal en contexte burien (également disponible en anglais, allemand et italien).

    N’hésitez pas à partager cet événement avec d’autres personnes qui pourraient être interessées. Vous pouvez aussi envoyer des lettres à des prisonnier-es pour les inviter à contribuer par lettres.

    On se voit en mars !

    Anarchist Bure Cross
    anarchistburecross.noblogs.org
    aburecross@riseup.net
    bureburebure.info

  • jeu
    12
    Mar
    2020
    12 hTribunal de Gap

    Depuis Juillet 2019, un groupe de personnes assure des permanences devant la maison d’arrêt de Gap, pour soutenir et informer les familles de proches de prisonniers, partager et recueillir des informations sur ce qui se passe en théorie et en pratique dans les prisons.

    Malgrè le harcèlement basse intensité de la police municipale, le stand s’est agrandit au fil des mois, nous offrons toujours un café lyophilisé dégueulasse, mais nous avons installé un barnum coloré sous lequel on peut trouver des tracts et brochures anti-carcérales, ainsi qu’une brochure dédiée à la prison de GAP,  petit guide aux proches de prisonniers et prisonnières. Voici le lien de téléchargement :
    https://valleesenlutte.noblogs.org/files/2020/01/brochure-prison.pdf

    Le 23 janvier à 9 h du matin, Christine trouve les flics à la porte de son domicile, qui l’emmènent en garde à vue. Elle est accusée d’avoir renvoyé une balle de ping pong par delà les murs de la prison lors d’une des permanences du Mercredi matin. Elle écope aussi des délits de rébellion et de refus de signalétique. Se trouver face à 7 clampins qui trépignent pour vous passer les menottes de bon matin ne mets en général dans les meilleures dispositions. Comme toute arrestation, du reste.

    Le ridicule du pretexte laisse à penser que le seul but du procureur, est de satisfaire aux besoins de censure de l’administration pénitentiaire : isoler et réprimer un groupe qui lutte ouvertement contre l’enfermement, en critiquant la raison d’etre de cette institution.

    Et accessoirement, de faire cesser les Café-Taule, nom de notre petite sauterie hebdomadaire. Nous sommes contre la prison, contre l’enfermement, contre les lois qui sont un outil de répression et d’isolement dans les mains des procureurs et des juges. Nous avons aussi beaucoup d’humour, et nous vous invitons à venir soutenir le 12 Mars à partir de 12h notre soi-disant lanceuse de balle de ping-pong.

    L’équipe du Café-Taule