Insalubrité, gentrification : même combat!

De Noailles à la Plaine, en passant par la Belle-de-Mai et Belsunce, c’est toujours le même plan que la mairie de Marseille et la Soléam imposent : laisser pourrir les quartiers des pauvres pour pouvoir, ensuite, mieux les « valoriser », les « rentabiliser », les gentrifier…

Depuis deux jours, l’effondrement des immeubles de la rue d’Aubagne a suscité nombre de réactions. Au deuil et à l’attente de l’avancée des recherches des personnes disparues sous les décombres, s’est ajoutée, chez beaucoup d’habitant.e.s de Noailles, et du centre-ville, la colère. Si Gaudin et les responsables tiennent la pluie pour responsable de l’écroulement, beaucoup font le lien entre le drame de Noailles et la politique de la ville, menée par la Soléam, qui consiste à injecter des dizaines de millions d’euros dans des projets tape-à-l’oeil – la nouvelle tour « la Marseillaise », le centre commercial et la rénovation du Vélodrome, le projet de « montée en gamme » de la Plaine etc.

Pourrissement puis « valorisation » : le jeu de la mairie pour que les riches s’en mettent plein les poches

Revenons sur ce lien entre le fait de jouer le pourrissement des quartiers populaires et le phénomène de gentrification – de « valorisation » comme ils disent – qui s’en suit. Ceci n’est pas propre à Marseille. On le retrouve dans toutes les villes du monde. Mais, le fait est qu’à Marseille, cela se fait depuis des dizaines d’années de manière crue et brutale : on se rappelle évidemment du Panier il y a une bonne quinzaine d’années maintenant, de la rue de la République vendue au fond de pension américain Lehman Brothers, de la Joliette, etc.

Depuis 20 ans, le grand projet de la mairie de Marseille et de Gaudin est, comme chacun.e sait, de « reconquérir » le centre-ville, d’en faire un centre-ville propre et riche qui pourrait faire rentrer la ville dans la longue liste des « métropoles européennes qui comptent ». En bref, de virer les pauvres du centre.
Pour se faire, les édiles se sont dotés de plusieurs outils : les officines d’aménagement urbain Euromed (pour la zone Arenc – La Joliette – Belle-de-Mai) et Soléam (pour le centre-ville notamment), les opérations comme « Marseille capitale européenne de la culture » (en 2013) ou « Ambition centre-ville ». On retrouve évidemment bon nombre d’élus et d’adjoints à la mairie dans les organigrammes de ces structures. Et tous les moyens sont bons pour parvenir à l’objectif visé : demander de l’argent à l’Etat, à la région, à la métropole, voire même vendre des quartiers entier à des entreprises (Lehman Brothers par exemple) ; booster l’industrie culturelle pour ramener hipsters et touristes ; élaborer un plan de « préemption renforcée » ultra agressif (nous y reviendrons plus loin)…

Et en attendant, il s’agit de laisser pourrir les immeubles et les infrastructures collectives (les écoles par exemple) et, de fait, les laisser se « dévaloriser » tout en préparant la « revalorisation » à venir. Il s’agira aussi de se poser en « grands sauveurs du quartier abandonné » quand les élus commenceront leur plan de com sur le projet qu’ils auront concocté.

…En lire plus sur mars-infos.org

Suivi de la mobilisation pour le procès des 3+4 de Briançon

repris de mars-infos.org

  • Mise à jour : 9/11 à 07h37

Du ferme requis

Le procureur requiert 12 mois de prison dont quatre fermes contre deux des accusés et 6 mois de prison avec sursis pour les cinq autres. Le délibéré se fera le 13 décembre.

  • Mise à jour : 8/11 à 20h36

    Le procès se poursuit

    Le procès se poursuit. Sa longueur reflétant son importance politique. Le procureur essaye de coller l’organisation de la manifestation aux inculpés, lui et la juge invoque les procédures en cours au sujet de la manifestation qui avait vu le golfe de montgenevre subir quelques dégats, la lutte contre la ligne THT en haute Durance etc… Face à la basse tentative de criminalisation des accusés face à une prétendue dévotion des flics, PGHM en tête, à sauver les personnes en exil (et ce malgré le nombre de morts avérés à la frontière, constament rappellés par la défense, on retiendra : Jean-Luc Jalemain à propos de ses précédentes condamnations « J’ai trafiqué, j’ai braqué et il faut que j’entre dans l’humanitaire pour qu’on me colle une charge de bande organisée ! « Rire général dans la salle

  • Mise à jour : 8/11 à 16h41

    Retour au tribunal

    Sous grosse escorte de CRS et de bacqueux armés jusqu’aux dents, le cortège à rejoint le tribunal. À l’interieur le procès continue dans un florilège de sketches… Retrouvez ce cirque dans le live tweet de martin bodrero.

  • Mise à jour : 8/11 à 16h10

    Le centre ville de Gap bouclé

    Emmené par la batucada, le cortège tente de retourner au centre ville, vers la prison, mais les services de police ne semblent pas vouloir coopérer… Ce qui ne dérange pas du tout lycéens et étudiants qui rejoignent la manifestation.

  • Mise à jour : 8/11 à 15h20

    Départ en manifestation

    Presque tout le monde part en manif dans Gap. Alors que le procès se poursuit dans le tribunal toujours bien gardé par les CRS, l’ambiance dans la rue est festive et determinée, sous très haute surveillance policière.

  • Mise à jour : 8/11 à 15h18

    Plus de 1200 personnes contre ces frontières assassines !

    Plue de 1200 personnes sont rassemblées depuis ce matin dans une ambiance serieuse festive à l’image de l’importance de la lutte contre les frontières. Les prises de paroles se succèdent sur un podium autour duquel une petite dizaine de tentes ont été montées par différents acteurs de la lutte. Après une pause à midi pendant laquelle les accusés ont pu sortir manger avec leurs camarades venus les soutenir, le procès à repris. On peut en suivre le contenu via le fil twitter de @MartinBodrero et le hashtag #Procès7Briançon.

  • Mise à jour : 8/11 à 09h20

    Le refus collectif de donner ses papiers vaut le coup !

    Les gens arrivant en bus ont refusé collectivement de donner leurs pièces d’identité… Après avoire hésité à embarquer 147 personnes des bus au poste de police pour vérification d’identité, ils ont finalement réussi à partir ensemble !

  • Mise à jour : 8/11 à 08h47

    Pour les soutiens, une arrivée compliquée à Gap

    • A la fin de de l’autoroute/à l’entrée de Gap, on compte trois bus arrêtés, fouillés et contrôlés par la police (+chiens…) pour l’instant.
    • Une quinzaine de cars de CRS avec un canon à eau sont autour et sur la place devant le tribunal
    • Il pleut !
  • Mise à jour : 8/11 à 07h42

    Barrage après Savigne

    Attention, gros barrage gendarmerie à la sortie du pont après Savigne le Lac en direction de Gap (=la route qui vient de Briançon) !

  • Mise à jour : 7/11 à 23h37

    Des policiers cherchent des « armes, munitions et stupéfiants »

    Ce que nous savons du soir du 7 novembre :
    Massilia Sound System, ESKA et compagnie KTA soutiennent les 3+4 avec un concert à Guillestre, mais la police tente de gacher la fête ! Dans la vallée, on retrouve 7 barrages et 50 gendarmes sont à l’entrée de Guillestre. Avec eux, des brigades canines qui sont « à la recherche d’armes, munitions et stupéfiants« . Tout ça réquistionné par le procureur.

Manifestons notre soutien aux « 3+4 de Briançon » et notre résistance collective aux renvois forcés en Italie et aux politiques migratoires meurtrières

À la frontière franco-italienne, des lieux-refuges et des personnes tentent de rendre moins terrible l’exode des migrant.es fuyant l’Italie, où les conditions de non-accueil se sont encore détériorées avec l’arrivée du gouvernement d’extrême-droite. Face à eux, policiers, gendarmes et fascistes occupent la montagne. Le 22 avril, une marche transfrontalière de protestation contre la présence de la milice néo-fasciste Génération Identitaire au col de l’Echelle a entraîné l’arrestation et l’inculpation de 7 militant.es, qui risquent 10 ans de prison (procès le 8 novembre à Gap).

Pourtant, et c’est le sens d’une plainte collective déposée par des migrants du collectif Al Manba (Marseille) contre l’Italie, ainsi que les luttes contre les expulsions dites « Dublin » comme à Faux-la-Montagne et ailleurs, tous les récits attestent de l’inhumanité croissante des conditions de vie et d’accès droits pour les exilé.es de l’autre côté des Alpes. Si ce n’est bien sûr guère mieux en France, il en va de la liberté de choisir son destin et de sa propre dignité de ne pas subir sans protester l’écrasement des vies et des solidarités.

Relaxe pour les 3+4 Liberté de circulation et d’installation pour toutes et tous

Quelques photos en plus…

 

La bataille de la Plaine – Marseille

Depuis le 11 octobre 2018, date de début du chantier de rénovation de la place promis par la mairie pour gentrifier le quartier, la colère des habitant.e.s et usager.e.s ne retombe pas. Après 8 premiers jours d’altercations avec les CRS, de tronçonnage d’arbres, d’occupation de la place, de répression physique et judiciaire, de grosses manifestations (1 | 2), de résistance et de petits bousillages de l’avancée des travaux, ceux-ci sont suspendus, de fait, le 19 octobre. Le temps pour la préfecture et la Soléam – officine de la mairie de Marseille chargée de l’aménagement et de la gentrification de la ville – d’élaborer une « sécurisation » à la hauteur de l’écrasement du quartier qu’ils ont planifiés : un véritable mur d’enceinte. Voici une synthèse de la situation jusqu’à présent.

Acte 1 : un projet sans concertation, un quartier opposé au projet [2015-2018]

Depuis 2015, un certain nombre d’habitant.e.s et d’usager.e.s du quartier font entendre leur voix contre le projet de la Soléam qui rime plus avec nettoyage social qu’avec remise en état de la place que la mairie laisse pourrir volontairement. Cette « montée en gamme » du quartier, synonyme de gentrification, déplait à de nombreux plainard.e.s. Certain.e.s se regroupent en assemblée : cela devient la désormais fameuse Assemblée de la Plaine. Il faut défendre ce quartier historique ! La mairie, comme avec Euromed et l’aménagement de nombreux autres quartiers, ne l’entend pas de la même manière, en préférant opacité, brutalité et gros pognon.

 

Acte 2 : liquider le marché, liquider les forains [septembre-octobre 2018]

Les travaux, annoncés pour septembre 2018, sont déjà repoussé de quelques semaines. Il faut en finir avec ce marché populaire, virer les forains et tout activer pour qu’à l’avenir un marché à touristes et à bourgeois puisse enfin voir le jour. Maniant tour à tour la carotte puis le bâton, la mairie parvient au bout de quelques semaines à chasser les forains du marché, jouant la division ethnique, économique et statutaire. 300 forains sont finalement quasiment mis sur la paille. Il s’agit désormais pour la mairie et la Soléam de couler économiquement les autres commerçants du quartier, avec les mêmes méthodes : les promesses douteuses et les petits coups de pressions.

 

Acte 3 : en toute hâte, détruire la place et tronçonner les arbres [11-16 octobre 2018]

La multinationale NGE va s’en mettre plein les poches. Elle s’est vue attribuer un bon gros tiers des travaux par Gérard Chenoz. C’est l’occasion pour elle de réduire les coûts en employant des ouvriers intérimaires (2 ouvriers décident de quitter le chantier !) et de bourriner dans le tronçonnage des arbres. Le quartier est dégouté, les ancien.ne.s sèchent leurs larmes, la colère gronde. Manifestation et harcèlement au quotidien des flics et des ouvriers sont les méthodes qui s’imposent. La résistance est telle que le 16 octobre, la préfecture et la mairie décide d’une pause.

Le suivi heure par heure.

 

Acte 4 : face à la colère des habitant.e.s, pause stratégique de la mairie, réappropriation de la place par les habitant.e.s [17-28 octobre 2018]

Plus de 3000 personnes manifestent joyeusement le samedi 20 dans les rues de Marseille. C’est une démonstration de force des opposant.e.s au projet. Le soir même, une cabane offerte par la ZAD de Notre-Dame-des-Landes est offerte et montée sur la Plaine. Une sorte de trève s’installe. Certain.e.s voudraient lancer une ZAD, mais il s’agit toujours bien plus d’une lutte de quartier contre sa gentrification promise. Quelques constructions et potagers fleurissent. Le mardi 26 à 4 heures du matin 150 flics prennent la place pour s’assurer de la destruction de la cabane installée 3 jours avant.

Le suivi heure par heure.

 

Acte 5 : un mur d’enceinte, ou comment préfecture et mairie déclarent la guerre au quartier [29-30 octobre 2018]

Le 29 octobre après-midi, nouvelle offensive de la Soléam : l’édification d’un mur de béton de 2,50 mètre de haut pour « sécuriser » la place. Une pluie battante viendra à bout en fin d’après-midi de la résistance des habitant.e.s du quartier… A suivre…

Le suivi heure par heure.

 

Acte 6 : la solidarité avec la Plaine

Les habitant.e.s d’autres quartiers de Marseille, ou bien d’autres villes en France ou ailleurs, ont de multiples possibilités de se solidariser de cette lutte de quartier contre la gentrification. Certain.e.s n’ont pas hésité à poser des banderoles de soutien, quand d’autres organisaient des discussions autour de la bataille de la Plaine. Mettre en lien la réalité de l’aménagement de nos quartiers, discuter des plans d’urbanismes de nos villes ou de comment le capitalisme cherche à tout vendre et coloniser, sont des manières d’exprimer sa solidarité. Harceler et emmerder, même à distance, la Soléam ou les grosses entreprises de BTP qui détruisent la Plaine, en sont d’autres. Faire tourner l’information ou venir voir ce qu’il se passe à la Plaine pour s’opposer directement aux travaux s’inscrit dans la même voie. La solidarité est une arme !

 

Quelques trucs indispensables pour limiter les informations que l’on disperse sur Internet

Cet article ne s’adresse pas aux pros de l’ordi (ou du smartphone) : il ne s’agit pas de se rendre invisible, anonyme sur Internet, mais de prendre quelques mesures, rapides et faciles, à ne faire qu’une fois, qui permettent de réduire les informations livrées à des entreprises, à limiter son « profilage », et même d’accélérer l’accès aux pages Internet.

Repris de paris-luttes.info

Utiliser Internet au quotidien nous fait lâcher tout un tas d’informations à de plus en plus d’entreprises privées qui nous pistent d’un site à l’autre. Facebook, Twitter, Google, pour les plus connues.

Google est présent (par exemple avec leur service de statistiques) sur une majorité de sites Internet. Facebook ou Twitter le sont également à travers les boutons « partagez » « likez ». À chaque fois, que vous visitez un site Internet où est présent l’un de ces pisteurs, vous leur dites ce que vous y faites, de quel site vous venez, et vers quel site vous partez. Toutes ces informations mises en commun permettent d’avoir une image assez précise de votre trajet sur Internet.

De nombreuses entreprises récoltent ces informations, les traitent, les croisent, les analyses et parfois les plaquent sur des schémas prédictifs (c’est ce que l’on appelle le BIG DATA [1]). Elles les revendent ensuite à d’autres entreprises qui en feront de la publicité ciblée (ce qui est saoûlant) ou à des services de renseignements étatiques (ce qui est plus embêtant).

L’analyse croisée de tout un tas d’informations que vous laissez sur le web permet de faire une cartographie assez précise de votre environnement, de vos contacts, de vos opinions, de votre consommation… Le principe des schémas prédictifs (patterns) c’est de faire parler ces informations, vous « profiler » et donc déduire les possibles informations que vous n’avez pas données. Pôle emploi [2] ou la CAF [3] par exemple, utilisent ce type de schéma (en analysant vos mouvemements bancaires, la régularité de vos connections sur leurs sites, votre « historique »…) pour déterminer si une personne a un profil de « fraudeur ».

Ces quelques conseils qui suivent permettent facilement, sans connaissance particulière et sans prise de tête, de limiter ces informations au cours de votre utilisation quotidienne d’Internet. Ils permettent :

  1. De ne plus se faire harceler par les pubs
  2. De limiter les données qui sont récupérées par des entreprises privées ou des services de surveillance
  3. D’utiliser Internet un peu plus tranquillement et plus rapidement

Limiter les informations pendant la navigation sur des sites Internet

Les quatres principaux navigateurs Internet (Firefox, Safari, Internet Explorer (Edge) et Chrome) ont tous connus des failles majeures ces dernières années en matière de sécurité. Le plus important est d’abord de faire régulièrement les mises à jours qui corrigent ces failles.

  • Si vous possédez un smartphone Android, le mieux est d’installer Firefox plutôt que de laisser le navigateur pourri que les constructeurs ont l’habitude de fournir. Il est également disponible pour iPhone.
  • Sur ordinateur (PC, Mac, Linux), Firefox est globlament le plus fiable (sauf utilisation particulière, type développement web), même s’il n’est pas toujours le plus rapide. Ce navigateur prend souvent des mesures efficaces pour améliorer la sécurité et la confidentialité pendant la navigation. Chrome, Safari et Edge ne sont pas entièrement open-source et collectent des informations, respectivement pour Google, Apple et Microsoft.
Https :// c’est quoi ?
Ce protocole chiffre les informations entre votre ordinateur et le serveur où est hébergé le site. En HTTP, toutes les informations (ce que vous lisez, ce que vous faites, ce que vous envoyez, ce que vous écrivez) sont lisibles par tous. Le HTTPS ne garantit pas l’anonymat, mais garantit la confidentialité de ce que l’on fait sur le site (quelle page a été consultée, quel données a été transmise – article posté, commentaire écrit, mot de passe entré, image envoyée). Ces informations sont transmises entre votre ordinateur et le serveur de manière cryptée et seul-e vous et le serveur peuvent y avoir accès. Beaucoup de rumeurs circulent sur la fiabilité des protocoles de sécurité : elles sont souvent incorrectes. [4]
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Le petit cadenas indique la connexion chiffrée HTTPS

Tout le monde peut se connecter sur https://paris-luttes.info. Les navigateurs supportent tous cette connexion. Paris Luttes n’a pas encore activé pour la lecture du site l’obligation de se connecter en https [5], car certains vieux navigateurs ne le supportent pas (estimé à 5% des utilisat-rices-eurs en France). Rajoutez vos sites préférés disponibles en https à vos favoris (par exemple https://paris-luttes.info), ça vous évitera de vous connecter sur ces sites en non sécurisé par erreur.

Trois petites extensions à installer (en deux clics) sur votre navigateur, qui limiteront les informations collectées, et accélereront l’affichage des sites :

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uBlock origin bloque les publicités et les scripts qui vous pistent. Si vous utilisez déjà AdBlock, supprimez-le et installez uBlock qui marche mieux, accélère l’affichage des sites et ne vend l’affichage de « pub sélectionnées » au plus offrant.
L’installer sur : Firefox (et Firefox pour Android)Thunderbird (lecteur mail) – Chrome / Chromium) – OperaSafari (macOS)Edge

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Https Everywhere va forcer la connexion HTTPS (voir plus haut) sur les sites qui le supporte.
L’installer sur : FirefoxChromeFirefox pour AndroidOpera

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Privacy Badger va détecter toutes les requêtes qu’un site envoie à votre navigateur, et, lorsqu’il s’aperçoit que ces requêtes tentent de vous pister à travers ses pages, ou à travers différents sites, va les mettre sur liste rouge.
L’installer sur : FirefoxChromeOpera

Ces différentes extensions sont toutes « open source », c’est à dire que le code de ces programmes est accessible à tou-te-s et peut-être vérifié (si l’on en possède les compétences). Elles ne possèdent donc pas de portes cachées (backdoors) qui permettrait à une organisation tierce de récupérer des données, ce qui peut-être le cas d’autres logiciels dont le code n’est pas rendu public.

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Sur ce simple article du Parisien, Privacy Badger a détecté 7 « pisteurs » qu’il a mis sur liste orange ou rouge, et uBlock a bloqué 27 requêtes indésirables… un tiers de cette page article est dédié au pistage des internautes.

Remplacer les recherches google

  • https://duckduckgo.com est un moteur de recherche ressemblant à Google, assez efficace (il utilise plusieurs moteurs de recherche différents) qui ne collecte pas d’information et ne stocke pas votre historique de recherche. On peut accéder aux options les plus pratiques (recherches avancées par date, type… moteur de recherche images et vidéos). Il est léger et clair.
    DuckDuckGo est inclus dans Firefox. Cliquez sur le bouton de recherche, allez dans Paramètres de recherche, et sélectionnez DuckDuckGo comme moteur par défaut.

Les utilitaires massivement utilisés qu’il ne faut pas utiliser

  • AdBlock Plus : vend aux entreprises de publicité des passe-droit pour figurer sur une liste blanche. En gros, si l’entreprise paye, elle peut mettre sa pub et installer son mouchard. De plus, AdBlock et AdBlock Plus sont très lourds, peuvent ralentir l’affichage des pages web et saturer l’ordinateur/smartphone.
  • Ghostery : cette extension qui permet de ne plus se faire pister pendant la navigation est propriétaire, c’est à dire que personne ne peut lire le code qui la compose, et pourrait donc intégrer des backdoors ou récolter des données. Elle envoie également, par défaut, les données des sites que vous visitez pour les revendre à des entreprises de pub, dans le but d’améliorer leur affichage publicitaire sur Internet.

P.-S.

Sources : https://help.riseup.net/fr/better-web-browsing

Notes

[1Pour mieux comprendre le big data : https://fr.wikipedia.org/wiki/Big_data

[2http://business-analytics-info.fr/8472/detecter-et-prevenir-la-fraude-un-enjeu-prioritaire-pour-le-secteur-public/

[3http://www.larevuedudigital.com/le-datamining-detecte-16-millions-deuros-de-fraude-a-la-caf-de-haute-garonne/

[4Clarifions : ni les différentes batteries de tests de sécurité, ni les révélations sur les outils internes de la NSA n’ont établi l’existence de faille dans le protocole TLS – celui qui est actuellement utilisé par HTTPS (il y en avait dans le précédent protocole, SSL). S’il est théoriquement possible de casser le chiffrement, il faudrait pour cela une puissance de calcul énorme, et l’utilisation n’en serait que ponctuelle. Le chiffrage HTTPS TLS est donc sûr. Par contre un fournisseur d’accès ou tout appareil analysant le réseau sortant peut « voir » la taille des données envoyées et théoriquement retrouver le contenu publié, donc faire un lien entre un ordinateur et la publication du contenu. Pour aller plus loin, il faudra utiliser TOR browser : ce sera le sujet d’un prochain article.

[5La connexion sécurisée est cependant obligatoire lors de l’identification sur le site pour publier un article.

Premiers flocons, premières dégradations?

« Nous avons constaté plusieurs séries de dégradations sur les équipements », note Valérie Garcin-Eyméoud, présidente du sydicat mixte des stations du Queyras et conseillère départementale. Une première série, il y a quinze jours (excréments humains, sabotage sur des perches). Puis une deuxième constatée ce mercredi. « Des goupilles ont été arrachées, poursuit-elle. Le reste, c’est de la bêtise humaine, mais là, les conséquences auraient pu être graves. » Selon un communiqué envoyé par le Département, il s’agit de “goupilles retenant les roues des enneigeurs mobiles et des timons. Au risque, lors d’un déplacement de l’équipement (l’enneigeur pèse 850 kg) qu’il ne perde ses roues et se retourne. La liste des événements concernant les nuisances envers la neige de culture commence à être longue sur le domaine de Molines/Saint-Véran. Des vannes, des supports d’enneigeurs, un ordinateur de commande et des coffrets électriques ont été détériorés”. Selon la conseillère départementale, le préjudice de la première série de dégradations a été estimé à environ 7 000 euros.

Repris du Daubé

La prison dans la prison dans la prison : le centre de détention du camp de Moria

Nous proposons ici une traduction d’un article publié initialement en anglais sur le site Deportation Monitoring Aegean le 23 septembre 2018. Alors que la Commission européenne et les principaux États membres de l’Union européenne souhaitent l’implantation de nouveaux centres de tri dans et hors de l’Europe, il semble important de revenir sur le système coercitif des hotspots mis en place depuis deux ans et demi maintenant.

Depuis la signature de l’accord UE-Turquie le 18 mars 2016, il est interdit aux migrants arrivant de Turquie sur les îles grecques – sur le sol de l’UE – de voyager librement à l’intérieur de la Grèce. Leur mouvement est limité aux petites îles de Lesbos, Chios, Leros, Samos ou Kos où se trouvent les hotspots européens. Certaines personnes ont été contraintes de rester dans ces « prisons à ciel ouvert » pour des périodes allant jusqu’à deux ans dans l’attente de la décision concernant leur demande d’asile. De nombreux migrants n’ont d’autres possibilités que de vivre dans les hotspots européens tels que le camp de Moria sur l’île de Lesbos pendant toute leur procédure d’asile. Tandis que l’apparence des fils de fer barbelés et les portes sécurisées donnent aux camps une apparence de prison, la majorité des migrants est en mesure de passer librement par les entrées sécurisées par la police du camp. Après leur enregistrement complet, les demandeurs d’asile sont techniquement autorisés à vivre en dehors du camp, ce qui n’est cependant pratiquement pas possible, principalement en raison du nombre limité de logements et de la possibilité de payer des loyers.

Lire la suite sur https://cevennessansfrontieres.noblogs.org

 

Reportage audio sur le Cesaï

Voici un reportage sur le centre social autogéré CESAÏ qui vient d’ouvrir ses portes à Gap.
Après l’expulsion de la Maison CÉzanne, 17 demandeurs et demandeuses d’asiles se retrouvent à la rue. Après 48h d’occupation de la préfecture, la seule réponse des institutions est la force : plus de 40 gardes mobiles viennent déloger les 40 occupant.e.s.

A l’orée de l’hiver, la réponse de l’état est clair : le silence et la force.

Le centre ville de Gap est pourtant doté d’un beau parc immobilier … vide. Le maire, Roger Didier, présent et vaillant lors de l’expulsion de Cézanne, n’a pas daigné montrer son nez.

C’est avec bonne humeur et détermination que les demandeurs.euses d’asile soutenu.e.s par des collectifs et individu.e.s, décident de ne pas se laisser faire.

Le Centre social autogéré CÉSAÏ répond à l’état : « Réapproprions nous nos vi(ll)es »
Face à la situation des exilé.e.s et laissés pour compte, à la misère sociale et au vide culturel de la ville de Gap, le CÉSAÏ ouvre donc ses portes rue de l’imprimerie.
Son but : proposer un hébergement, un lieu de solidarité, d’organisation et des activités libres et gratuites.

Que fleurissent les lieux de luttes !

https://audioblog.arteradio.com/blog/126190/podcast/126191

Procès des 3+4 de Briançon

Des rendez-vous :
Rassemblement le 8 novembre à 8 h 30 devant le tribunal de Gap, attention l’audience risque de durer fort tard.
Appel à mobilisation internationale.
La solidarité ne s’arrête pas
.
Des bus depuis marseille et valence pour le proces des 3+4.

– Soirée de soutien le 27 octobre à Marseille 19 h, plus d’info sur fb :collectif soutien migrants 13 / el manba ; voir aussi l’article sur mars-infos.org
– Soirée de soutien à Paris le 3 novembre , salle La Générale avec nos amis de la fanfare invisible
– Soirée de soutien le 7 novembre à Guillestre, avec concert ( ESKA, compagnie KTA, Massilia Sound System)

Jeudi 8 novembre, 7 militant.es seront jugé.es à Gap pour « aide au passage en bande organisée », encourant jusquà 10 ans de prison. Au-delà de ces personnes, ce sont les solidarités à la frontières que l’État cherche à briser et à criminaliser.

À la frontière franco-italienne, des lieux-refuges et des personnes tentent de rendre moins terrible l’exode des migrant.es fuyant l’Italie, où les conditions de non-accueil se sont encore détériorées avec l’arrivée du gouvernement d’extrême-droite. Face à eux, policiers, gendarmes et fascistes occupent la montagne. Le 22 avril, une marche transfrontalière de protestation contre la présence de la milice néo-fasciste Génération Identitaire au col de l’Echelle a entraîné l’arrestation et l’inculpation de 7 militant.es, qui risquent 10 ans de prison (procès le 8 novembre à Gap)

Pourtant, et c’est le sens d’une plainte collective déposée par des migrants du collectif Al Manba (Marseille) contre l’Italie, ainsi que les luttes contre les expulsions dites « Dublin » comme à Faux-la-Montagne et ailleurs, tous les récits attestent de l’inhumanité croissante des conditions de vie et d’accès droits pour les exilé.es de l’autre côté des Alpes. Si ce n’est bien sûr guère mieux en France, il en va de la liberté de choisir son destin et de sa propre dignité de ne pas subir sans protester l’écrasement des vies et des solidarités.

Relaxe pour les 3+4 ! Liberté de circulation et d’installation pour toutes et tous !

Dénonçons les états assassins qui traquent les exilé.es dans les montagnes, expulsent les refuges solidaires à l’arrivée de l’hiver, et poursuivent celles et ceux qui sont présent.es sur les chemins. Le 8 novembre, dressons le procès des frontières, pas des solidaires !!
Tous et toutes à Gap le 8 novembre pour soutenir les 3+4 de Briançon !

relaxepourles3plus4.fr

Une vidéo en solidarité avec les 3+4

Les Tourloupes, spectacle de magie pas toujours sérieux sur la répression, les frontières, le genre…

Les Tourloupes, spectacle de Magie Rouge et Noire composé de 3 parties de 40 min chacune environ.

Mercredi 24 oct à partir de 18h (ouverture des portes)

Le spectacle initiallement prévu à Cézanne aura lieu au Césaï (Centre Social Autogéré de l’Imprimerie) rue de l’Imprimerie à Gap à coté du cinéma LE CENTRE.

Premier spectacle à 18h30.

Repas sur place (partagé et/ou préparé par nous/les deux, on sait pas encore)

Le spectacle étant en plusieurs parties, passez quand vous voulez.

C’est un groupe de trois magicien·es qui ne se prennent pas toujours au sérieux. Tantôt avec des cartes, plus tard avec des pièces, agrémenté de quelques expériences de mentalisme. Nous mettons en dérision la police, tentons d’effacer les frontières et de mettre en lumière l’arnaque du genre. Bref de la magie tantôt rouge tantôt noire avec des machinations d’imagination, des montages juridiques véridiques et des inattendues pour toutes et tous…

https://tourloupes.poivron.org

Ouverture du CENTRE SOCIAL AUTOGERE à Gap, Rue de l’Imprimerie

Ouverture du
CENTRE SOCIAL AUTOGERE
à Gap, Rue de l’Imprimerie

* Reportage audio sur le Cesaï *

Tract.pdf

N’attendons plus rien de la part de l’État et des institutions qui de toutes façons ne jouent pas leur rôle et ne respectent pas leurs propres lois.

Face à la situation des exilés et laissés-pour-compte, à la misère social et au vide culturel de la ville de Gap, le CESAÏ (centre social autogéré) ouvre ses portes rue de l’Imprimerie. Son but est de proposer un hébergement, un lieu de solidarité, d’organisation et des activités libres et gratuites.

Réapproprions-nous nos vi(ll)es.

A toutes les copines et copains ayant besoin de changer d’air vous êtes les
bienvenues, ici nous avons besoin de vous.


On a besoin de matériel (liste non exhaustive):
* Matériel de nétoyage : balais, seaux,
serpillière pelle, aspirateur…
* Matelas, couvertures, draps, rallonge,
multiprise, rideaux, meubles en tout
genres, chauffage…
* Outillage>>> de plomberie(plombier),
d’électricité, clous, vis, bois, étais, colle,
peinture, extincteurs, électroportatifs…
* Matos cuisine>>> trépieds, gamelles,
casseroles, verres, ustensiles.
* Et votre bonne humeur ainsi que votre énergie débordante !

Contact : cesai at riseup.net

 

MAJ : LE SQUAT LA MAISON CEZANNE, c’est fini…

MAJ :

19/10 21h : Ouverture du CENTRE SOCIAL AUTOGERE à Gap, Rue de l’Imprimerie

19/10 18h : Les deux personnes en garde à vue ont été remis en liberté après 24h de gav. Pas de poursuite pour l’instant.

19/10 11h : Ce vendredi, 3ème jour sans logement pour les ex habitants de la maison cézanne et les familles qui y venaient cuisiner. 3ème jours d’occupation, cuisine populaire et de solidarité.
Suite à la charge de 40 gendarmes mobile hier, 2 gav toujours en cours. Le rassemblement à repris devant la préf avec les copains et copines exilé-e-s. Besoin de présence, de nourriture toute faite pour ce midi, et de convivialité(musique, instruments, jeux,etc).

18/10: 15h :  Toujours du monde devant la pref! 13 personnes ont été reçues à la pref et leurs situations examinées, 3 personne ont une solutions temporaires d’hébergement.

17/10 :
19h : Suite à l’expulsion du squat la maison cézanne ce matin, 17 personnes sont à la rue et ont décidé de dormir devant là préfecture de Gap. Un campement s’organise devant la pref! Si vous avez des couvertures, tentes, bouffes à donner, c’est le moment! venons nombreux-ses !

 12h : Rassemblement à 14h devant la préfecture de Gap

La maison est finie d’être vidé par les agents municipaux sous protection des Gendarmes Mobiles et est muré.

 17/10/2018 7H : EXPUSION EN COURS DE LA MAISON CÉZANNE! Soutien devant la maison!


Le squat la maison Cézanne, c’est (pas vraiment) fini…

Le 9 aout 2018, le juge d’application des peines de Gap a refusé le délai demandé concernant l’expulsion de la maison Cezanne.20 personnes sont actuellement en train d’attendre les forces de l’ordre qui viendront on ne sait quand vider la maison ouverte en 2016.

Suite à cette décision, les habitants et le collectif de soutien se sont concertés dans l’urgence. N’ayant pas d’autres solutions, les habitants ont décidé de rester jusqu’à l’expulsion.Les membres du collectif de soutien s’organise pour qu’une présence soit assurée au moment de l’expulsion afin d’éviter des bavures, propos racistes et autres discriminations de la part des flics …

Quand viendra l’expulsion, les habitants ont décidé de quitter les lieux dans le calme et appellent à se rassembler ce même jour devant la préfecture afin d’exiger la prise en considération de leur droit au logement.

Restons donc en alerte pour un soutien massif lors de l’expultion : rassemblement le même jour devant la préfecture.

Les institutions des hautes alpes montrent encore une fois leur vrai visage en mettant ces personnes à la rue, en bafouant leurs droits et leur dignité.

PS : Le jour de l’expulsion , ramènes ta tente, ton sac de couchage et ton réchaud …

Tract.pdf

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La maison Cézanne,
2 rue Ernest Cézanne à Gap, en face de l’entrée des urgences (en périphérie du centre ville, banderoles sur la maison)
Collectif un toit un droit :
Pour nous joindre : 07 53 76 06 47 / untoitundroit at riseup.net

Si vous souhaitez recevoir plus participer plus activement: envoyer un
mail vide à cezanne-subscribe at lists.riseup.net (liste de discussion).

Sur l’expulsion de Chez Jésus

Ils ont expulsé Chez Jésus. 14 camionettes, plusieurs voitures de police et carabinieri, l’éternel troupeau bien fourni de digossini tout fiers. Ils sont arrivés à 7h40 le mercredi matin. Ils ont defoncé la porte avec un bélier et un marteau, et ils sont entrés.
Le prêtre qui nous a denoncés, Don Angelo Bettoni, ne s’est pas montré. Le maire si, en revanche. Continuer la lecture

Retour sur le rassemblement de soutien à Chez Jésus à Crest

Récit de ce moment de solidarité et de dénonciation des politiques migratoires

Ce jeudi soir, un rassemblement spontané s’est fait à Crest, place de l’église, avec plusieurs banderoles et pancartes, dont :

– En soutien à Chez Jésus, expulsé à Clavières
– A bas toutes les frontières, les politiques migratoires sont criminelles
– Le prêtre de Clavières complice (de l’expulsion du refuge)
– Ils ont osé, ils ont expulsé Jésus, nous ne pardonnons pas, nous n’oublions pas

Les 30-40 personnes présentes sont indigné.e.s par l’expulsion du refuge « Chez Jésus » à Clavières situé à la frontière italienne.
Plusieurs prises de parole ont dénoncé cette expulsion qui met encore plus en danger les exilé.e.s qui voyagent à travers les montagnes des Hautes-Alpes pour venir en France. Les choix politiques de l’Europe et de la France ont été vivement critiqués. Nos pays, accusés lors de ce rassemblement d’être démocratiques et respectueux des droits de l’homme seulement en façade, financent en effet des dictatures et des pays autoritaires, des bandes armées et des bandits (en Libye) qui violentent, violent, tuent, torturent, esclavagisent et pillent les exilé.e.s, ce qui arrange l’Europe qui veut les maintenir à tout prix loin de ses frontières.
De plus, l’Europe fait une guerre à des ennemis qu’elle s’invente pour que des firmes vendeuses d’armes et de hautes technologies innovent et fassent de l’argent, pour que des politiciens cyniques et terroristes fassent leur beurre électoral en créant des peurs et des mythes, en créant des boucs émissaires et des guerres aux migrant.e.s qui détournent de leurs propres turpitudes.

Lire la suite sur ricochets.cc

 

[MàJ]12/10/2018 : Expulsion de Chez Jesus à Claviere : rendez-vous vendredi 12 à 18h à Briançon

Jeudi matin a eu lieu l’expulsion du refuge autogéré Chez Jesus à Claviere.

« Expulsion en cours chez jesus! besoin de soutien! faites tourner l’info

Plus d’infos sur leur compte Facebook

Rendez-vous vendredi 12 octobre à 18h à Briançon

 

Sans le refuge autogéré, les personnes passent la frontière sans infos, sans équipements, sans repos, sans nourriture et sont laissés à la merci des flics qui eux n’ont pas changé leurs pratiques : violence, racket, chasse aux personnes en pleine montagne. Il fait 0 degré en montagne en ce moment.

Le point sur les rassemblements en solidarité à l’expulsion de Chez Jesus

– jeudi 11 octobre à 19h à Gare du Nord : de Paris à Clavière, contre les frontières ! Solidarité contre toutes les expulsions !
– jeudi 11 octobre à 18H à lyon au collège Maurice Scève occupé, 8 rue Louis Thévenet à la Croix Rousse.
– à Marseille jeudi soir à 17h sous l’Ombrière du Vieux Port.
– à 18h place de l’église de Crest (Drôme)

Rocky Horror Picture Show en soutien au CHUM

Ça y est, l’automne est là, l’hiver affûte ses armes, la déprime s’insinue en nous … mais ne désespérez pas ! Le comité de la Fête remet le couvert pour une seconde saison de folie à
la Batie Montsaléon ! Avec pour les petits et les grands une double projection le Samedi 13 octobre, place du petit marché !

Laissez tomber le Futuroscope et vos ridicules lunettes de réalité virtuelle, et prenez place pour une pure expérience immersive ! Tous vos sens seront de la fête pour cette soirée inoubliable !
A très bientôt…

Sur le camping Passamontagna du 19-23 septembre

Rassemblement autour des luttes contre les frontières

Cinq jours de discussions, d’assemblées, d’initiatives.

Cinq jours durant lesquels plus de 300 personnes, venues de divers endroits d’Europe, ont partagé leurs analyses, pratiques, réflexions et vécus.
Nous nous sommes déplacé.es entre deux lieux frontaliers (Melezet, Clavières) dans les Alpes. Un espace qui, comme toute frontière, divise, sélectionne et tue.

Chaque jour, dans ces montagnes, des dizaines de personnes sont obligé.es de marcher des kilomètres, fuyant différentes polices et milices fascistes, pour tenter d’arriver en France. Toute autre forme de déplacement leur est proscrite.
Dans ces mêmes montagnes, en revanche, camions et trains de marchandises passent par centaines sous la protection des flics. Loin des sentiers caillouteux, on y trouve un tunnel aisément franchissable pour qui possède papiers et argent. Des milliards y sont également dépensés en vue de construire la ligne à grande vitesse Lyon-Turin (TAV) dans la Vallée de Suse. La restructuration de ce territoire, guidée par les intérêts économiques des riches, contribue ainsi à accentuer la fracture déjà existante entre celleux qui en bénéficient et celleux qui la subissent.

C’est parce que nous ne croyons pas en ce système de contrôle et de gestion, en ce dispositif constitué en tout lieu par des frontières sociales et économiques, que nous avons voulu prendre le temps de réfléchir ensemble sur la façon dont nous pouvions le combattre.

En cette période historique où de nouveaux fascismes émergent de toutes parts, où les différents gouvernements mettent en place des politiques sécuritaires et d’exclusions, où les rafles augmentent ainsi que les détentions en Centre de Rétention Administrative et la déportation des « indésirables », nous avons ressenti le besoin de mieux nous organiser. Individu.es et collectifs italien.nes, français.es, allemand.es, suisses, slovèn.es, turc.ques, espagnol.es, grec.ques, etc… ont débattu sur plusieurs thèmes : les racines et les conséquences du système d’exclusion actuel, le concept de solidarité et d’« accueil », les méthodes d’organisation et le rôle de la communication. Il a aussi été question de l’identité en général (administrative, territoriale et nationale) et de l’idée de s’identifier ou d’être identifié. Cela prenait d’autant plus de sens que pendant deux jours, les routes d’accès au camping ont toutes été fermées par des barrages de flics et par la digos (police politique italienne), lesquels fichaient chaque personne contrôlées (prise d’identité, photos et fouilles).


Le vendredi 21 avait été prévu un cortège contre les frontières à Bardonecchia, une ville frontalière où sont refoulé.es celleux qui tentent d’aller en France en train par le tunnel du Fréjus, ou à pied, sans les « bons » bouts de papier. Ce cortège voulait lutter contre le fait que marchandises et capitaux passent librement chaque barrière, là où les personnes sont en revanches sélectionnées et refoulées.
Nous avons finalement annulé son organisation.

La veille, le maire de Bardonecchia, Avato, avait pris le temps d’alarmer ses citoyen.es de la tenue de ce dangereux cortège contre les frontières. Il conseillait à tout.es de rester chez elleux, dans le but « de faciliter au maximum les activités de contrôle des forces de police agissant sur le territoire ». C’est-à-dire l’activité de 25 fourgons de polices et de carabinieri, d’une dizaine de jeeps, de deux canons à eau et de nombreux digos postés un peu partout. La ville de Bardonecchia était totalement militarisée et vidée de ses habitants, tous les parking laissés libres pour le dispositif policier, et les magasins fermés, 10 camions de la gendarmerie française étaient également postés de l’autre coté de la frontière de peur que nous ne tentions de la franchir. Nous ne voulions pas tomber dans un jeu de mise en scène de la manifestation, pris en sandwich par toute la police présente, sans réussir à bouger ni à parler avec quiconque, dans une ville déserte. Nous n’avons pas voulu être les acteur.rices d’un théâtre inutile.

Nous avons décidé de ne pas y aller et de ne pas faciliter leur jeu médiatique et politique. Nous nous déplaçons et attaquons quand nous le choisissons .
Environs soixante-dix personnes sont allées faire une promenade à Bardonecchia avec un mégaphone pour raconter la situation, suivies par de nombreuses forces policières.
Toute la journée, la ville a été véritablement bloquée par les forces de police. Des sous, l’État en a dépensé. Pour rien, comme toujours. (souvent)

Samedi 22, nous nous sommes déplacé.es en convoi jusqu’à Clavière, pour continuer le camping. Nous avons fait une pause à Oulx, ville traversée par un TGV allant vers la France, pour faire quelques interventions au mégaphone, puis nous avons monté le campement.
Clavière est juste sur la frontière. La police française vient jusqu’à l’entrée du village pour décharger les exilé.es capturé.e.s, et fait des maraudes en continu sur les chemins et les routes qui mènent en France. C’est là que se trouve Chez Jésus, un lieu occupé, un refuge autogéré ouvert en solidarité avec toutes les personnes de passage. Il s’agit de faire exister un espace pour celleux qui veulent passer la frontière et/ou qui luttent contre celle-ci. Nous connaissons bien les violences de la police sur les exilé.es de passage (menaces, vols, passages à tabac). Nous voulons combattre ce dispositif territorial qui permet aux riches de se promener librement entre ces espaces, tandis que les exilé.es sont chassé.es et poursuivi.es.


Le samedi 22, nous sommes allé.es faire une marche sur le terrain de golf. Ces «18 trous transfrontaliers» traversés chaque jour par des dizaines de golfeurs. Pendant l’hiver, les mêmes terrains deviennent des pistes, empruntées par des centaines de skieurs qui ne s’aperçoivent même pas qu’ils traversent cette ligne imaginaire nommée frontière.
Le terrain de golf est divisé en deux : le côté italien appartient à la famille Lavazza, propriétaire d’une multinationale du café qui a créé son empire grâce à l’exploitation des ressources humaines et environnementales des (anciennes) colonies d’Amérique du Sud et d’Afrique du Nord ; le coté français est géré par la commune de Montgenèvre.
Pour réaffirmer la liberté de chaqu’un.e de se déplacer et de vivre où et comme ille veut, et l’opposition à ces multinationales qui s’enrichissent partout sur la planète, exploitant des territoires que les personnes se trouvent obligées de fuir, le samedi 22, quelques centaines de personnes ont occupé une partie du terrain de golf.

Ces espaces réservés aux riches sont alors devenus le terrain de sports populaires : matchs de football, rugby, volley-ball et frisbee se sont déroulés pendant quelques heures, accompagnés par de la musique improvisée.

La police française s’est déployée sur les chemins et sur le terrain pour nous empêcher de continuer  la marche, balançant des gaz lacrymogènes et bombes assourdissantes.
La police italienne, carrément équipée d’un camion à eau, était déployée en contre-bas afin de protéger ses terrains.

Chaque fois que les intérêts des plus riches sont effleurés, les médias de masse se mettent en action, utilisant la puissance dont ils disposent pour déformer la réalité, jetant l’opprobre sur les potentielles menaces afin de les éliminer. Dans ces montagnes, la stratégie visant à construire une représentation de « l’ennemi »Et c’est exactement selon cette stratégie que la violence des celleux en costume-cravate, blancs qui plus est, condamnent à la misère des dizaines de milliers de personnes, et dévastent par la monoculture et l’usage de pesticides des zones entières de la planète.

La violence de ces costumes et uniformes qui chassent et poursuivent celleux qui tentent de continuer leur voyage, passe au second plan par rapport l’action de quelques centaines de personnes qui essaient de rendre manifeste et de combattre ces contradictions inacceptables. Les morceaux de terre enlevés de ce terrain sont tâchées du sang des deux garçons et de la fille qui ont perdu la vie sur ces chemins au court des derniers mois, en tentant de poursuivre leur voyage.

Samedi soir nous avons fait la fête. Et dimanche, un bilan a été effectué avant la fermeture du camping.
La police française s’est engagée dans le fichage de toutes les personnes qui traversaient la frontière ce jour la, jusqu’ à mettre en GAV deux personnes pour toute la journée.
La solidarité ne s’arrête pas. La lutte contre le dispositif des frontières non plus.

Quelques participant.es du Camping Itinérant Passamontagna.

www.passamontagna.info

POUR UN MONDE SANS FRONTIERES NI AUTORITARISMES.

POUR UN MONDE SANS FRONTIERES NI AUTORITARISMES.

Ici c’est une zone de frontière.
Une frontière qui sépare, sélectionne, tue.

Les marchandises se déplacent librement sur les routes, rails, bateaux et avions, en traversant les frontières, les états et les barrières. Les personnes non.

Ces vallées sont traversées chaque jour par des dizaines de personnes qui veulent simplement pouvoir choisir où continuer leur vie, souvent après avoir vécu et s’etre échappées de situations insoutenables, comme la guerre, la pauvreté et l’exploitation. Chaque jour, la police, bras armé de l’état, acte une “chasse au migrant” sur les trains, les bus, les routes et les sentiers qui vont jusqu’en France pour empêcher ces personnes de faire librement leur propres choix.

Cette vallée depuis des dizaines d’années subit physiquement la dévastation amenée par la construction de grandes infrastructures de transport et la connexion entre la France et l’Italie. Le TAV, la ligne ferroviaire à grande vitesse qui devrait servir à amener les marchandises et les personnes (sélectionnées) depuis Turin jusqu’à Lyon en est un exemple édifiant.
Le projet du TAV est inutile, un ouvrage projeté seulement pour les intérêts économiques de ses promoteurs, au détriment de tous les autres, de celleux qui habitent ici, et d’un territoire qui est massacré. Il semblerait que ces jours-ci les travaux d’agrandissement du chantier, ouvert pour la réalisation du TAV, soient en train de recommencer. Encore une fois, ce sont les intérêts économiques et politiques qui dictent la ligne.

Salvini ferme les ports aux migrants et s’amuse à faire de la politique sur le dos de celleux qui ont le moins de possibilités de se défendre.
Les différents politiciens européens, mis en difficulté par la crise généralisée économique, politique et sociale, ont trouvé dans le “migrant” le bouc émissaire parfait pour justifier leur propres politiques sécuritaires et de contrôle.

Pendant que les marchandises courent librement, les politiciens continuent leur jeu électoral et ici comme partout la frontière continue à tuer et à séparer.

La frontière tue sur ces montagnes comme à Vintimille, à Come et au Brennero. A chaque frontière qui sépare l’Italie des pays limitrophes il se trouve des personnes qui risquent leur vie quotidiennement pour fuir la police et ses systèmes de contrôle.
La frontière tue en Libye et dans la Méditerrannée grâce au système de détention et de contrôle financé par les gouvernements européens.
Elle tue à l’intérieur des centres de détention et du système d’accueil, mis sur pied avec l’objectif de contrôler le “migrant” en l’infantilisant et en le rendant dépendant du système qui le gère dans chaque aspect de sa vie.
Elle tue dans les CPR, les prisons pour sans documents, qui jouent un role clé dans le mécanisme de déportation vers les pays de départ.
Elle tue avec l’exploitation dans les champ agricoles du nord au sud de l’Italie.

La frontière est un dispositif de sélection et de contrôle qui ouvre et ferme ses mailles en fonction des intérêts économiques et politiques du moment.
Ce dispositif pour celleux qui sont aujourd’hui dans la rue ne doit pas exister et doit etre attaqué.

www.passamontagna.info
FB: Rifugio autogestito Chez Jesus

LA POLICE MENACE, FRAPPE et VOLE l’argent aux exiléEs de passage

*MAJ au 29/09/2018

Sur la violence de la police à la frontière. La police frappe, vol et ménace les exiléEs de passage.

Une nuit d’Aout, le quotidien à la frontière du Montgenèvre, entre la France et l’Italie, ce que vivent les exilé.es et solidaires, cela nous l’avons maintes fois raconté.
Ce soir là comme chaque soir, des personnes exilé.es partent, avec chacunE un sac où illes ont fourré habit, casse-dalle, argent. Illes se font attraper par les gendarmes sur les terrains de golf. Illes finissent par sortir de la PAF, reviennent à Chez Jésus. Là, illes découvrent que leur argent a disparu. Cet enregistrement raconte la suite de événements.
* * * Sans préjuger des réflexions ou émotions qui pourraient vous assaillir, nous tenons à rappeler que ceci est le témoignage exceptionnel d’une situation habituelle.


Article datant du 4 juillet 2018

LA POLICE MENACE, FRAPPE et VOLE l’argent aux exiléEs de passage.

Que la police frappe et vole, c’est habituel.
A Nantes, elle a tué hier soir un jeune homme, Aboubacar, en lui tirant à bout portant dans le cou, lors d’un simple contrôle routier. Aujourd’hui à Bardoneche, Mohamed, 28 ans, a été enterré. Il est mort à la frontière cet hiver à cause des refoulement de la police.
Ici à la frontière, elle vole de l’argent aux exiléEs de passage qu’elle réussit à attrapper. Hier soir, quatre personnes ont été arrêtées par la gendarmerie alors qu’elles essayaient de passer en France. En fait elles étaient encore pratiquement sur le territoire italien. Ils les ont emmenées à la PAF (Police aux Frontières).
Un policier leur ordonne de vider leurs poches ; il a taxé 50 euros, sa petite part personelle, une fausse taxe douanière en somme, car elle ne permet pas le passage. A un des autres arrêtés, ils ont demandé sa SIM de téléphone. L’interpellé a dit qu’il ne l’avait pas. Ils l’ont perquisitionné, et après avoir trouvé et lui avoir pris la SIM dans l’une de ses poches, un des policiers l’a baffé. A l’un des autres arrêtés, encore, en le menaçant, ils ont dit que désormais ils avaient son nom et qu’il ne pourrai plus jamais retourner en France. Malgrè les menaces, il n’a reçu aucune feuille, pas même un de ces “refus d’entrée” qui sont donné aux personnes refoulées.
Il y à quelques jours de cela, deux autres personnes ont été battues et menacées de ne pas ravoir leur document italiens, après quoi 300 euros leur ont été volés.
Toujours par un policier, toujours à la PAF.
Les baffes et les coups ne sont pas une nouveauté. La chasse à l’homme n’en est pas une non plus, et maintenant elle est actée par des gendarmes en civil se baladant sur les sentiers. Probablement pour ne pas effrayer les touristes pendant la journée avec leur uniformes désagréables.
Les menaces aussi sont récurrente : “ arretez-vous ou je tire” ou bien “ on va vous rapatrier”, ou encore, “on va vous envoyer en prison”. Les déportations se font d’habitude en voiture, ils les raccompagnent jusqu’à Clavière, puis les laissent dans la rue. Or donc, il semblerait que ces derniers temps, les potes aient été occasionellement raccompagnés par une voiture qui roulaient au pas derrière eux, à pied.
Hier encore, comme cela arrive souvent, quatre mineurs se sont fait refouler à la frontière italienne. De nouveau, ils ne leur ont même pas relaché de “refus d’entrée”.
Au moins l’un d’entre eux avait des papiers qui témoignaient de ses 16 ans.
Leurs stratègies d’intimidation ne nous surprennent pas et ne se perdront pas dans le silence de la montaigne, et leurs frontières continueront à etre percées.

All Cops Are Borders