Racket des migrants par des agents de la PAF : deux pandores passent au tribunal

Deux agents de la PAF (Police aux Frontières), François Maison et Joffrey Carron,  sont passés en procès au tribunal de Gap jeudi 2 juillet. L’un pour « violences volontaires par personne dépositaire de l’autorité publique », l’autre pour « usage de faux en écriture » et « détournement de fonds publics ».

Une nuit d’août 2018. Comme tant d’autres, deux jeunes exilés passent la frontière avec quelques effets personnels et leur argent. Comme tant d’autres, les agents de la PAF les amènent au poste de police, les fouillent, leur dépouillent leur argent et les réconduisent à la frontière.  Découvrant le forfait, les deux personnes décident de retourner au poste frontière pour réclamer leur dû. Ils mettent un téléphone en mode enregistrement pour garder une trace de la conversation que voici :

En bref, d’abord le déni. Puis la classique inversion des rôles (« attention c’est grave t’accuse la police ») avec menaces de poursuites 1 et d’expulsion (« demain t’es dans un avion Paris-Tripoli »). Puis les menaces physiques et le passage à l’acte, on entend que les flics les molestent pour les faire partir.

Les deux pandores détournaient aussi l’argent des amendes prélevées sur des usagers de la route étrangers.

Le procureur ne demande que du sursis, pas de dommages ni d’amendes : comme d’habitude la justice couvre la police, les deux institutions jouant main dans la main leur rôle répressif.

On pourra lire un article plus détaillé sur Bastamag :
https://www.bastamag.net/police-racket-violence-sur-mineur-detournement-de-fonds-publics-refugies-proces-PAF-Montgenevre

L’article  relatant les faits sur Vallées en lutte en 2018 :
Autre article sur la situation à la frontière :
1 On pense aux nombreuses personnes voulant porter plainte contre les violences policières et qui se retrouvent accusées d’outrage et rebellion.

Des nouvelles des centres de rétention

Des nouvelles des Centres de rétentions sont en ligne sur le blog des voix en cages : https://audioblog.arteradio.com/blog/146183/les-voix-en-cages

Un témoignage de Oissel, des violences policières et des histoires de vie. Il est toujours aussi important et prenant d’entendre la réalité de l’interieur, de se sentir en lien malgré les barbelés repressifs qui nous séparent.

Ensuite dans la deuxième partie du son, une actualité de toutes les infos trouvables sur les différents CRA de france. Les CRA réouvrent, les prefectures mentent dans les dossiers, il y a des mouvements de libération ciblés à Vincennes, et des mouvements de libération collectifs à Lille…

Bonne écoute

Journée d’action du secteur sanitaire et social

Suite à la réussite de la mobilisation du mardi 16 juin, nouvelle journée d’action du secteur sanitaire et sociale le mardi 30 juin.

Après la réussite de la journée de mobilisation du 16 juin, le gouvernement n’a toujours rien décrété de concret. Le SEGUR n’est qu’une imposture et cela se confirme de jour en jour. Il faut que le gouvernement mette les milliards sur la table. Il l’a fait sans hésiter pour de grandes entreprises privées, il doit le faire pour nous.
Après tous les mensonges du gouvernement les personnels de la santé, des EHPAD et de l’action sociale ne se contenteront plus de belles promesses, de remerciements et encore moins de médailles !

Les rendez-vous :

 
à 13h30 devant l’hôtel du département à l’appel de Sud CT Solidaires

à 19h30 devant l’hôpital de Gap à l’appel de la CGT et FO

Communiqué

Le 16 juin 2020 les personnels hospitaliers, associatifs, médico-sociaux étaient dans la rue avec leurs revendications pour un meilleur système de santé.

Dans toute la France et y compris à Gap, la journée d’action a été une réussite avec le soutien des citoyens qui en ont compris l’enjeu et nous souhaitons les remercier.

Les personnels ne décolèrent pas ! Le gouvernement a fait des promesses qui à l’heure d’aujourd’hui sont loin d’être satisfaisantes. Il est question de 6 milliards d’euros mais largement insuffisants pour revoir notre système de santé et y compris nos salaires.

C’est la raison pour laquelle Mardi 30 juin, les syndicats CGT et FO du CHICAS seront à nouveau dans la rue et porteront les mêmes revendications :

.. Emplois,
.. Reconnaissance de nos qualifications et compétences,
.. Reconnaissance de la pénibilité (secteur privé, associatif et public)
.. Fin de l’hôpital entreprise dès demain,
.. Réforme de notre système de santé en mettant le patient en priorité pour un meilleur accueil et une meilleure prise en charge.

Retrouvons NOUS tous mardi 30 juin à 19h30 devant le parvis du CHICAS site de Gap.

Importante descente policière au Cesaï

Alors qu’on aurait aimé s’attendre à une opération de grande envergure de l’État en faveur des occupants du CÉSAÏ, ce fut une intervention policière de grande ampleur qui nous a été offerte. Une centaine de policiers, CRS, gendarmes, armés de fusils d’assaut et de tout un attirail pare-balle furent mobilisés dès 6h du matin pour une poignée de personnes non armées, suspectées et appréhendées pour stupéfiants.

Une personne solidaire s’est également vue fracturer sa porte et perquisitionnée.

Comment peut-on en arriver là ?

En vérité, c’est la faute des législateurs s’il y a du trafic là où il y a de la misère. Les habitants du CÉSAÏ ont interdiction de travailler, d’avoir de l’argent liquide et d’avoir un compte en banque. Leurs ressources sont au mieux très faibles, au pire inexistantes. Les gens font simplement ce qu’ils peuvent pour se sortir de la galère. Quiconque prétend faire mieux en pareilles conditions se met certainement le doigt dans l’œil.

Le niveau de délinquance et de criminalité qui frappe une société est proportionnel aux inégalités qui la déchirent.

Pendant les 55 jours d’un confinement qui a exacerbé leur précarité, des habitants du CÉSAÏ se sont portés volontaires pour aider les agriculteurs demandeurs, mais cette démarche a également été stoppée par la préfecture.

Malgré les beaux discours, la grande solidarité des autorités s’est limité, au CÉSAÏ, à la présence régulière de l’ONG Médecins du Monde, qui ne peut pas suffire à surmonter toutes les difficultés auxquelles sont confrontées ces personnes.

Comment donc s’étonner de quelques écarts, qui sont finalement minimes face au déploiement totalement disproportionné de ces forces de « sécurité » ?

Interrogeons nous sur ces sommes d’argent public dépensées ! N’aurait-il pas été plus judicieux de les attribuer à la prévention et à l’accompagnement de ces gens incriminés… systématiquement discriminés ?

N’oublions pas que le CÉSAÏ, depuis bientôt 2 ans, et après la maison Cézanne (2016-18), pallie aux carences de l’État en matière d’accueil et d’accompagnement des demandeurs d’asile.

S’il vous plait on n’est pas trop d’accord Madame la comtesse !

J’étais convoqué au poulailler d’embrun ce mercredi pour plainte de Mme Boyer la députée de Gap. Elle porte plainte pour la décoration de son local de députée sans dégradation (tout était propre une heure après) lors d’une manif contre les retraites. Je suis accusée de menaces, diffamation et tentative d’influence auprès d’élus afin d’obtenir un vote en faveur de ses opinions… 

Je ne savais pas si puissant avec une bombe de peinture… Elle devrait faire un stage de confiance en soi, parce qu’elle fragile cette dame…. 

On ne peut donc plus manifester sa colère, ces aristocrates veulent punir la populace qui se met colère. Elle peut voter le fait que je dois travailler jusqu’à 67 ans, c’est à dire monter encore 20 ans sur un toit en plein cagnard alors que parfois à 47 ans mon corps rechigne…. Elle la bureaucrate qui n’a jamais travaillé de sa vie (attaché parlementaire et députée que du show business), elle qui détruit l’hôpital public avec les politiques qu’elle vote ou soutien depuis 2012 …… Je l’aurais insulté et menacé en la traitant de raclure ou en marquant qu’elle détruisait l’hôpital public, elle qui a soutenu tout et son contraire pour se faire élire députée…. Doit-on manifester en disant, comme slogan “si vous plait on n’est pas trop d’accord” 

Elle, l’actionnaire de la polyclinique privée dont son mari est président…. Le développement des services privées passent par la destruction des services publiques… Le jour vous avez que des écoles publiques qui ne marchent pas, vous mettez vos enfants dans le privé. La destruction de l’hôpital public est en marche et cela fait la fortune des actionnaires des cliniques privés qui sont en plein boom…. 

Lire la suite sur le blog Le monde est une île

Les voix en cages: nouvel audioblog actu et témoignage des CRA

Depuis le Confinement, avec une équipe de personnes soutiens aux éxilé.es, nous avons voulu faire face à l’actualité des Centre de rétention administrative. C’est à dire, la suivre, chercher des infos, appeller dans les CRA et tenter par différents moyens diffuser ces témoignages et ces nouvelles.

Les conditions sont terribles dans les prisons pour étrangers et les révoltes y alternent avec de longues attentes. Nous vous invitons à suivre cela sur l’audioblog LES VOIX EN CAGES:

https://audioblog.arteradio.com/blog/146183/les-voix-en-cages

Une actu partielle hébdomadaire y est postée ainsi que des témoignages, bouts de vie, actualité depuis les coups de fils direct dans les CRA. Environ 15 minutes de son chaque semaine :

Parceque l’invisibilisation et l’oubli tissent le mépris et la violence des politiques d’expulsion, nous espérons que ces sons seront diffusés. Et que l’on y trouvera de la force pour soutenir les luttes contre les frontières et leur monde.

Bonnes suites dans les luttes et ce qui ressource.

La petite équipe des voix en cages

Mobilisations contre les violences policières et le racisme

Après plusieurs semaines de confinement où les contestations sociales furent misent à l’arrêt, c’est pour lutter contre les violences policières, le racisme et les discriminations que des milliers de manifestants sont descendues dans les rues du monde entier. A Paris, le 30 mai le ton a été donné par des milliers de Sans-papiers pour exiger leur régularisation, et le 2 juin, un manifestation massive a eu lieu en soutien aux proches des victimes tuées par la police, dont notamment Adama Traoré, mais aussi en écho au meurtre de Georges Floyd aux États-Unis.


– De Minneapolis à Paris : c’est maintenant que ça se joue ! – Paru dans A2C le 2 juin

Il est bien sûr trop tôt pour dire que ce samedi 30 mai aura été un tournant. Mais les ingrédients sont là. Le matin des milliers ont défilé dans les rues de Maubeuge dans le Nord contre les annonces de suppressions d’emplois à Renault et la menace de fermeture de leur usine. Et l’après-midi à Paris des milliers de Sans-Papiers ont imposé leur droit de manifester pour leur régularisation.

https://www.autonomiedeclasse.org/antiracisme/de-minneapolis-a-paris-cest-maintenant-que-ca-se-joue/

– « Ce n’est plus seulement le combat de la famille Traoré, c’est votre combat à vous tous » – Paru dans Bastamag le 3 juin

Plus de 20 000 personnes se sont rassemblées le 2 juin à Paris contre les violences policières racistes. En écho au vaste mouvement qui secoue les États-Unis, ces milliers de manifestants ont demandé justice aux côtés du Comité Adama et d’autres familles endeuillées par des homicides commis par la police.

https://www.bastamag.net/Adama-Assa-Traore-George-Floyd-Justice-Black-lives-matter-manifestation-revolte-violences-policieres

– Le jour d’après à commencé – Paru dans Actazone le 3 juin

La journée d’hier est de celles qui peuvent marquer le coup d’envoi d’une nouvelle séquence politique. Par sa mobilisation : massive – au moins 30 000 personnes, probablement plus. Par sa composition : une majorité de personnes non blanches, ce qui ne s’était sans doute plus vu à Paris depuis les émeutes pour Gaza en 2014. Par sa détermination : offensive et conflictuelle.

https://acta.zone/le-jour-dapres-a-commence/

”Ici on est solidaires” : communiqué et témoignage des prisonniers en lutte au CRA de Mesnil

Au CRA du Mesnil-Amelot les prisonniers se sont à nouveau mis en grève de la faim aux bâtiments 9, 10 et 11 à partir de vendredi et pendant 2 jours. Ils racontent les violences, humiliations, refus de soins de la PAF. Mais ils racontent aussi la solidarité entre prisonnier.ères.

Voici le communiqué des prisonnier.ères le 1 juin 2020 :

Nous sommes les prisonniers du centre de rétention Mesnil-Amelot. Hommes, femmes, tous les bâtiments : ici on est solidaires !

Car on se sent vraiment en prison.
Car ils nous traitent comme des chiens, ils nous parlent comme à des chiens.
Car en France ça n’existe pas la double peine alors qu’ici c’est est vraiment une 2e peine.
Car le centre c’est pire que la prison et qu’on préfère retourner en prison que de rester ici.

Car ici on mange pas bien et que dans la nourriture il y a des calmants.
Car on dort le ventre vide parce qu’on peu pas sortir même un morceau de pain de la cantine.
Car ici la nourriture c’est l’entreprise GEPSA qui a un long contrat avec le CRA et que même en prison c’est pas GEPSA.

Car chaque jour on se fait fouiller les cellules.
Car chaque jour on se fait agresser par les surveillants pour un morceau de pain de trop ou une carte oubliée.
Car on en a marre de la saleté et les agressions des policiers.

Car on paye des avocats très cher pour rien.
Car quand on demande à manger halal ils nous servent du porc.
Car ils agressent des personnes qui en ont encore des traces sur le visages et sur le corps.
Car on est coincé là alors qu’il y a pas d’avion.

Car la police ne respecte pas la santé des personnes, l’une d’entre nous est tombé ce matin parce qu’elle n’avais pas reçu son traitement.
Car on a porté plainte tous et toutes ensemble solidairement et qu’on a reçu aucune réponse, que personne nous écoute.

Pour toutes ces raisons on a fait plusieurs fois la grève de la faim ces dernières semaines mais sans solution. Ils nous disent : « même si on vous voit mourir devant nous on va rien faire. »

On peut pas rester ici si c’est pour vivre comme ça ! On veut la liberté !

Lire la suite sur le site Abaslescras

Procès en appel de 2 Gilets Jaunes lourdement condamnés en décembre 2018

C’était le 8 décembre 2018, ils étaient 4 à se faire arrêter violemment à Valence, au cours d’une des grandes journées de mobilisation des Gilets Jaunes.

Comme de nombreux Gilets Jaunes, ils ont été envoyé·es en prison préventive avant même le procès et ils ont été lourdement condamnés (10 mois dont 4 fermes, 9 mois dont 3 fermes, 18 mois dont 12 fermes, 12 mois dont 6 fermes, plus 3 ans d’interdiction de manifester).
Stéphane et Tom ont fait appel car ils contestent le verdict et la sévérité de la peine prononcée. Ils seront de nouveau devant la justice le 4 juin prochain, à 14h, à la Cour d’appel de Grenoble. L’audience se tiendra à huis-clos, interdite au public.

Vous trouverez sur le site Ricochets.cc, média local libre et indépendant, un communiqué rédigé par les deux inculpés :
https://ricochets.cc/Proces-en-appel-de-2-Gilets-Jaunes-lourdement-condamnes-en-decembre-2018-a-Valence.html

Un communiqué a également été rédigé par le collectif de soutien :
https://ricochets.cc/Communique-du-collectif-de-soutien-des-4-de-Valence.html

Opération répressive dans la Drôme

Le 29 avril, une opération de flics a eu lieu dans un appart et dans un lieu collectif dans la Drome.

Les flics sont venus avec une commission rogatoire émise par la juge d’instruction Celine Lavigne de la magistrature de Grenoble. Elle sert à une enquête qui concerne la Drome, l’Ardèche et l’Isère à propos de la destruction d’un bien matériel survenue à Crest dans la nuit du 11 au 12 avril 2020. Les flics précisent plus tard que c’est l’incendie d’un mac donald. La commission rogatoire est contre X et n’a pas de date de fin. Elle leur donne le droit de perquisitionner, arrêter, interroger….. Là ou ça leur semble pertinent.

Ils se sont pointés à 6 h et 6h30 du matin Ils étaient 6 dans l’appartement et une cinquantaine dans le lieu collectif. Il y avait des gendarmes de base, le PSIG (peloton de surveillance et d’intervention de la gendarmerie), la brigade de recherche, et la brigade cynophile. Et ils venaient de Crest, Chabeuil, Montélimar, Grenoble, Romans, Taulignan et peut être ailleurs encore.

Ils n’ont rien saisi pour cette enquête, ils ont fouillé, auditionné, relevé des références de matériel informatique et pris beaucoup de photos de différentes choses: casquettes, frontales, trucs affichés, des écrits, allumettes, briquets, marqueurs, bidons d’essence, produits inflammables … Personne n’a été embarqué.

Contre toutes les formes de répression solidarité avec toutes celles et ceux qui la subissent.
ACAB !

Déconfinons notre colère le 16 juin !

SUD Santé Sociaux 05 lance un appel à rassemblemnet le 16 juin 14h devant le conseil départemental.

Pas question d’attendre sagement le plan santé promis par le chef de l’État avant l’été pour les personnels hospitaliers. Les collectifs nées d’un an de lutte à l’hôpital (inter-Urgences, Inter-Blocs et Inter-Hôpitaux) ainsi que les syndicats CGT, SUD et Unsa, l’association des médecins urgentistes de France ou le Printemps de la psychiatrie, appellent à une journée de mobilisation pour l’hôpital le mardi 16 juin.

Avant cette échéance, le ministre de la Santé organisera une réunion de concertation le lundi 25 mai sur le « Ségur de la santé », du nom de la rue du ministère. Au programme : la revalorisation de la rémunération des soignants pour se hisser dans la moyenne européenne. Si l’augmentation des salaires faisait bien partie des revendications des hospitaliers en grève l’an dernier, leurs autres exigences pour sauver l’hôpital n’ont pour l’heure fait l’objet d’aucune annonce gouvernementale. En effet, rien sur des embauches en nombre de soignants. À la place : un aménagement des 35 h qui pourrait bien être une manœuvre pour ne pas recruter de personnel supplémentaire dans les hôpitaux. Aucun engagement non plus à mettre fin aux suppressions de lits.

Faute de voir leurs revendications essentielles prises en considérations, les 12 syndicats et collectifs déjà mobilisés repartent en « guerre » avec une date de mobilisation le 16 juin, pour qu’il n’y ait pas de « retour à l’anormal », après la crise du Covid-19.

Plus d’info dans l’appel

17 juin – Agir contre la réintoxication du monde

Dans le cadre de l’appel national le mercredi 17 juin, agissons contre la réintoxication du monde et des Hautes-Alpes.

Nous avons aperçu pour la première fois dans nos existences ce qui serait encore possible si la machine infernale s’arrêtait enfin, in extremis….

Nous devons maintenant agir concrètement pour qu’elle ne se relance pas.

Appel national du 17 juin

https://17juin.noblogs.org/

Ils veulent nous faire le monde après covid comme celui d’avant …Les Hautes-Alpes encore en pôle pollution ?

Toujours plus de canons à neige, de remontées mécaniques dans les stations de ski, de fermes de 1000 cochons, de rallyes automobiles, de meetings aériens, de manifestations  » écocides », de parcs photovoltaïques, de microcentrales hydrauliques, de THT…

On s’arrête, on réfléchit, on change de modèle ou on fonce dans le mur ?

Mercredi 17: Venez dire NON à la reintoxication des Hautes-Alpes et du monde.

A Gap

11h: Rassemblement devant le bâtiment de l’ADDET 05 Agence Départementale de Développement Économique et Touristique des Hautes-Alpes.(13 Avenue Maréchal Foch 05000 Gap, en face du musée)

12h: Apéro et pique-nique « d’après »

Sans négliger les gestes de précaution sanitaires, apportez votre gobelet et votre pique-nique…

A l’Argentière la Bessée

11h: Rassemblement devant la permanence de Joël Giraud (député la république en marche) à l’Argentière-la-Bessée.

Les priorités de la reconstruction dépendent de nous.

La garantie des biens communs ; le refus de la marchandisation du monde, l’assurance d’une transition vers un modèle plus solidaire, résilient aux risques climatiques et écologiques, soutenable et protecteur des citoyens ; la protection de la biodiversité, ainsi que des systèmes démocratiques qui associent pleinement la participation de toutes et tous et le respect des droits fondamentaux, sont essentiels pour éviter de nouvelles crises.

« Le vieux monde se meurt, le nouveau monde tarde à apparaître et dans ce clair-obscur surgissent les monstres. »

Antonio Gramsci

N’hésitez pas à faire tourner l’info dans vos réseaux !

Premiers signataires

Le collectif Ras le rallye 05

Youth For climate

ATTAC France

Génération Climat (Belgique)

Extinction Rebellion

Union Syndicale Solidaires

Confédération Paysanne

Sud Rail

Cinémas Utopia

Greenpeace

CycloTransEurope

France Nature Environnement

Les Amis de la Terre France

….ect

Signataires de l’appel national du 17 juin


Nous avons aperçu pour la première fois dans nos existences ce qui serait encore possible si la machine infernale s’arrêtait enfin, in extremis. Nous devons maintenant agir concrètement pour qu’elle ne se relance pas. 

—- Nous appelons en ce sens les habitant.e.s des villes et des campagnes à déterminer localement les secteurs qui leur semblent le plus évidemment toxiques – cimenteries, usines de pesticides ou productions de gaz et grenades de la police, industrie aéronautique, publicitaire ou construction de plateformes amazon sur des terres arables, unités d’élevage intensif ou installations de nouvelles antennes 5G, clusters développant la numérisation de l’existence et un monde sans contact avec le vivant, destructions de forêts et prairies en cours… Nous invitons chacun.e localement à dresser de premières cartographies de ce qui ne doit pas redémarrer, de ce qui doit immédiatement cesser autour d’eux, en s’appuyant sur les cartes et luttes existantes (1). Puis nous appelons le 17 juin à une première série d’actions, blocages, rassemblements, occupations… Viser sérieusement à se défaire de certains pans du monde marchand, c’est aussi se doter des formes d’autonomies à même de répondre aux besoins fondamentaux de celles et ceux que la crise sanitaire et sociale plonge dans une situation de précarité aggravée. Nous appelons donc aussi le 17 juin, dans la dynamique des campagnes covid-entraide et « bas les masques », à des occupations de terres en villes ou dans les zones péri-urbaines pour des projets de cultures vivrières, ainsi qu’à des réquisitions de lieux pour des centres de soins et redistributions. —-

Lire la suite sur le site de l’appel du 17 juin

Manifs pour les hôpitaux

Le gouvernement offre 4 milliards a Renault qui ferment 100% de ses usines en France, 7 milliards à Air France qui transporte que les 10 % des personnes de la population qui prennent l’avion. Il file 240 millions d’euros à la ligue de foot qui a du mal a payer ses joueurs.
On ne comprends pas pourquoi il fait cela alors qu’il aurait pu faire comme l’hôpital, il a suffit d’applaudir a 20 h et de filer des médailles pour que tout aille bien ! Ça a marcher pour l’hôpital pourquoi ça marcherait pas pour le foot et les avions !
Il y a des milliers d’opérations en retard, des milliers de consultations a rattraper, mais là pas besoin la d’argent, d’heures supplémentaires, pas d’embauches, pas d’aides soignants, infirmiers , médecins en plus, les médailles suffiront.
Si vous trouver abjecte un telle comportement après deux mois héroïque des soignants, et que vous venez en respectant la distance barrière de 1 m ce lundi à 20 h, vous risquez une amende de 135 €.
Alors nous vous invitons fortement a ne pas venir, à ne pas en parler à vos proches, à ne pas diffuser dans vos réseaux (là vous risquez encore plus, risque de 1500 € pour appel a manifestation interdites). Bref nous vous invitons à ne pas protester , à vivre dans cette drone d’ambiance, ou la manifestation pour réclamer que nos impôts aillent là ou cela nous semble plus utile (la santé avant les avions et le foot), ou pire réclamer une santé bien commun, ces,manifestations sont réprimées même dans des petites communes ou l’on a du mal a être plus que 10…Donc ne venez pas comme chaque lundi avec vos textes a afficher, vos chants, vos instruments de musiques ou casseroles. Ne venez pas en faisant des groupe de 10 personnes séparés. De toutes façons personnes en bonne santé n’en a vraiment pas besoin…
Donc en résumé , ne venez pas lundi à 20 h à devant l’hôpital d’Embrun, de Gap, Sisteron, Larage ou Briançon, c’est interdit par la préfète.
Répétez-le abondamment

Signé: Pas Lui

Quelques éléments sur le fichage médical, la solidarité, la reprise en main de la santé…

Communiqué de presse du SMG (Syndicat de la Médecine Générale)

Soigner n’est pas ficher — l’éthique n’est pas à vendre

En préparation du post-confinement, l’Assurance maladie demande aux médecins généralistes de collecter des données personnelles sur leurs patient·e·s atteint·e·s du coronavirus, mais également sur leurs proches et les personnes avec lesquelles ils et elles sont en contact. Contrairement à ce qui est avancé, ce n’est pas de la santé publique et si les médecins suivent, ils.elles trahiront leur éthique professionnelle.

Les médecins devront transmettre ces données (coordonnées complètes, résultats des tests) sur des plateformes numériques dénommées « contact Covid ». Le projet de « loi prorogeant l’état d’urgence sanitaire » qui doit être adopté cette semaine prévoit que ces données pourront « être partagées, le cas échéant sans le consentement des personnes intéressées ».
Les contours juridiques restent flous, un décret et des ordonnances sont annoncés dans le projet de loi. Les premiers éléments connus dessinent un système portant atteinte aux libertés et au secret médical. Et les questions restent nombreuses et inquiétantes :
–  Qui aura accès à ces informations très sensibles ? La Caisse nationale d’Assurance maladie mentionne des plateformes départementales formées de personnels médicaux et administratifs des Caisses primaires d’Assurance maladie pouvant être appuyées par des « structures extérieures volontaires ».
–  Quelle utilisation sera faite de ces informations ? Le but est d’identifier toutes les personnes potentiellement en contact d’une personne malade et de les confiner chez elles, donc de les priver de liberté. Le gouvernement semble toutefois, vu le tollé suscité, avoir renoncé à faire appliquer cet isolement par la contrainte.
–  Comment seront conservées ces données sensibles ? Le projet prévoit une conservation des données a priori de un an, ce qui est déjà extrêmement long pour une maladie évoluant sur quelques semaines. De plus, ces données pourraient venir alimenter le Health Data Hub dont la mise en œuvre pose des problèmes de sécurisation des données.

Lire la suite sur le site du SMG


Coronavirus : La réduction des risques et la solidarité, c’est nous

Gwen Fauchois

Je vois passer des comparaisons idiotes entre les épidémies de coronavirus et de VIH.
Deux virus et deux épidémies qui médicalement ne sont pas comparables.
Pourtant, s’il y a une communauté qui devrait partager son expérience, c’est bien la communauté sida. Mais existe-t-elle encore ?
 
L’expérience que l’épidémie de coronavirus sera aussi sociale.
 
L’expérience que l’Etat réagira avec retard. Et que ses priorités pourront différer des nôtres. Que sa conception de l’utilité générale est partielle et partiale.
 
L’expérience que le gouvernement, comme ceux qui l’ont précédé minimisera, prendra des décisions d’abord économiques, prétendra donner des leçons au monde entier sans tirer conséquence du délai qui nous a été donné pour essayer d’anticiper plutôt que de subir.
L’expérience qu’il commencera par nous expliquer que l’excellence française fait de nous l’exception mondiale, de celle qui arrête des nuages aux frontières.
L’expérience, que dans la réalité, la principale barrière tiendra sur le dévouement des soignants en première ligne qui sacrifieront y compris leur santé pour essayer d’épargner la nôtre.
 
La suite sur le site de Gwen Fauchois

Contre le confinement morbide. Pour une épidémiologie populaire.

par Librairie Par Chemins

Nous pensons qu’à l’heure actuelle, il est tout aussi nécessaire de développer une épidémiologie politique, critique et peut-être populaire pour pouvoir nous approprier la situation, que de nous opposer à l’infamie des techniques gouvernementales consistant à masquer leurs responsabilités dans cette catastrophe sanitaire en les faisant supporter par l’ensemble de la population.

[…]

Nous essayons ici de parler, à plusieurs voix, à partir de ce qui nous réunit : l’expérience collective d’une petite librairie associative et bénévole où se mêlent l’amour des livres, une attention à la  rencontre et à l’échange, et des manières de vivre dissonantes. Parmi ce collectif, plusieurs s’inscrivent dans une tradition politique qui considère les notions d’état d’exception et de biopolitique comme centrales dans la manière d’appréhender le monde moderne, et qui cherchent, autant que faire se peut, à critiquer ces notions, en paroles et en actes.

La suite sur le site de la librairie Par Chemins


Le « coup du virus » et le coup d’état militaro-industriel global

Y a-t-il une tâche révolutionnaire aujourd’hui?

par Jules Falquet

La situation que nous traversons est si brutale et si massive, avec un tiers de l’humanité forcée au « confinement » en quelques jours, l’économie mondiale paralysée et les décrets de toutes sortes qui se multiplient hors de tout contrôle, que j’ai la respiration coupée. Concentration zéro, entre cette sensation d’urgence absolue, de changement radical et définitif, ce sentiment d’impotence et cette rage en même temps — et plus que jamais la soif de justice, de la justice tout de suite, et du retour de la raison, du bon sens, des décisions si évidentes qui devraient être prises et qui ne le sont pas. Mise aux arrêts immédiats des décideur-e-s. Réorientation immédiate de la production en vue de l’intérêt général. Abandon immédiat et définitif du capitalisme et mise en délibération et en route d’un autre monde.

La suite sur son blog Mediapart

Procès de travailleur.euses détaché.e.s contre Laboral Terra et 7 entreprises agricoles françaises

Luttons contre l’exploitation de la main-d’œuvre étrangère et contre les discriminations, pour une égalité de droits entre tous les travailleur.euse.s du monde agricole !

Mardi 16 juin 2020¹, au conseil de prud’hommes d’Arles, est prévue une nouvelle audience du procès de cinq travailleur.euse.s agricoles marocain.e.s et espagnol.e.s contre l’entreprise de travail temporaire (ETT) Laboral Terra et sept entreprises agricoles françaises. Face aux multiples renvois et au dépôt de bilan de l’ETT Laboral Terra qui a perturbé le déroulement de l’affaire, cette nouvelle audience devrait être l’ultime étape de cette procédure entamée en 2017 ! Cette plainte a été déposée pour des motifs de travail dissimulé, de non-paiement d’heures travaillées, de non-respect des personnes, du code du travail et des conventions collectives.

Parallèlement à cette affaire, une autre plainte a été déposée par une partie de ces travailleur.euse.s auprès du procureur de la République d’Avignon pour faire la lumière sur les conditions de travail de ces salarié.e.s. L’enquête est toujours en cours.

Le patriotisme alimentaire de circonstance et la rhétorique martiale du gouvernement appelant à « lever une armée de volontaires » pour « sauver l’agriculture française » cache mal ce que la fermeture des frontières consécutive à la pandémie liée au Covid-19 a rendu manifeste : la dépendance de la société entière aux travailleur.euse.s saisonnier.ère.s agricoles étranger.ère.s venant chaque année combler le besoin de main-d’œuvre dit « temporaire » des exploitations agricoles françaises.

Il est important de dépasser les discours dominants qui réduisent les travailleur.euse.s détaché.e.s à une variable d’ajustement aisément remplaçable par des volontaires dévoué.e.s, alors que leur présence constitue au contraire une nécessité structurelle du système agro-industriel. D’ailleurs les employeurs le savent bien, puisqu’ils vantent tous, le professionnalisme et les compétences de cette main-d’œuvre étrangère indispensable au fonctionnement de leurs entreprises. Il est d’autant plus urgent d’apporter un autre éclairage sur les enseignements de cette crise, condamner les inégalités de traitement, de qualification et de rémunération, tout en renforçant la solidarité avec et entre les travailleur.eus.es de la terre.

Ainsi, nous avons besoin d’une décision forte de la part du Conseil de prud’hommes d’Arles pour dénoncer le dumping social à l’œuvre, les pratiques illégales et indignes qui dégradent les conditions d’existence des travailleur.euse.s détaché.e.s, et la logique d’exploitation, de discrimination systémique qui gouverne et grangrène l’emploi dans le monde agricole contemporain.

Le 4 mai 2020, CODETRAS – Collectif de défense des travailleur.euse.s étranger.ère.s dans l’agriculture

¹ Le procès qui devait se tenir initialement le 12 mai a été reporté au 16 juin. L’audience pourrait se tenir à huis clos pour des raisons sanitaires.

Déconfinons la solidarité à partir du 11 mai !

Rassemblements et Discussions le 11 mai à 20h devant les hôpitaux de Sisteron, Laragne, Gap, Embrun et Briançon

MAJ : Rassemblements reconduits lundi 18 mai à 20h! 

en prenant soin de nous protéger : masques, distances physiques…

Suite au succès de la mobilisation du 1er mai à Gap (et ailleurs), tant en terme de collecte alimentaire pour les habitant-e-s du CESAÏ à Gap (squat d’hébergement de SDF et d’exilé-e-s), que de détermination collective à briser un confinement autoritaire et souvent absurde, nous ne comptons pas en rester là !

Aujourd’hui, le plan de déconfinement imposé par Macron et sa clique de patrons est inexistant et surtout dangereux pour nous toutes et tous !

Dangereux tout d’abord pour les 1ers de corvée (soignant-e-s, caissier-e-s, ouvrier-e-s, livreurs, postier-e-s…) qui devront continuer à « aller au front » du travail sans beaucoup plus de protections que pendant le confinement, risquant encore la contamination puis celles en cascades de leurs familles, ami-e-s…

Dangereux également pour les personnes les plus vulnérables vis à vis du virus, forcées de s’isoler encore plus chez elles de peur d’une contamination sous une forme grave.

Sans oublier la réouverture chaotique et à marche forcée des écoles, avec des directives gouvernementales intenables qui engendrent stress et traumatismes chez les enfants, leurs parents et les enseignant-e-s.

Le tout avec une bonne dose de rabotage des libertés individuelles et collectives, sous un état d’urgence sanitaire qui ne vise qu’à garantir l’ordre social avant tout, pour la prospérité économique de quelques-uns uniquement.

Alors que notre système de santé et nos hôpitaux sont à bout de souffle !

La faute à qui ? Après 20 ans de coupes budgétaires, courses à la rentabilité, diminution du nombre de soignant-e-s et déshumanisation de l’hôpital, notre système de santé est aujourd’hui incapable de réellement prendre soin de toutes les personnes qui en ont besoin, et encore plus en ces temps d’épidémie de coronavirus. Et pourtant, toujours aucuns moyens conséquents ne sont débloqués sur le moyen terme pour inverser la tendance ! Macron préfère sauver Air France (7 milliards d’un coup de baguette magique !) et d’autres multinationales de la pollution plutôt que nos poumons !

DU FRIC ET DE L’HUMAIN POUR L’HÔPITAL ET LES EPHAD !!

En écho aux multiples appels de soignant-e-s, dont le fameux « BAS LES MASQUES », nous appelons à remettre le soin et la solidarité au centre de nos préoccupations fondamentales, partout et dès maintenant !

Sans attendre un quelconque changement de la politique d’État tristement gestionnaire, qui s’achemine vers une santé déshumanisée et réservée aux plus riches. Au contraire, nous savons que nous avons collectivement les compétences, l’intelligence, l’empathie et l’envie pour prendre en main directement et à l’échelle de nos territoires de vie (quartier, village, vallée…) ce pan essentiel de notre existence qu’est la santé, sur une base de solidarité totale.

Ainsi, nous appelons, à partir de ce lundi 11 mai – acte I du déconfinement – à se regrouper collectivement (à bien plus que 10 personnes si possible !) devant les centres de soin de nos territoires de vie (hôpitaux, dispensaires de quartier, centres de soin ruraux, etc.) pour discuter, prendre confiance, puis s’organiser et agir pour déconfiner la solidarité !

Plusieurs manifestant-e-s du 1er mai, habitant-e-s de Gap et des environs

 

Le tract en Pdf ici : 11_mai

Un exemple banal d’un système répressif qui s’auto-alimente

Christine Ribailly, ancienne prisonnière et militante anticarcérale en révolte, était convoquée au tribunal de Gap le jeudi 12 mars 2020.
Les raisons légales : elle comparaissait pour avoir renvoyé un objet de type rond au dessus de la maison d’arrêt de Gap, une balle de ping pong. Joli prétexte qui a réveillé notre créativité militante pour écrire quelques slogans :

Un maton une balle de ping-pong, un proc’ un smash
Balle de ping-pong à Gap, balles réelles à Palerme

En effet, le procès intervenait en même temps que des émeutes avaient cours dans les prisons italiennes suite aux mesures de confinement (cf texte Italie emeutes).
Pourtant, lors de l’audience, les motifs d’accusation discutés n’avaient rien à voir avec cette balle de ping-pong. On en vient là aux réelles raisons qui ont poussé le procureur de Gap à ne pas classer sans suite ces faits, des raisons éminemment politiques. En effet, Christine fait partie de l’équipe du Café Taule, un groupe anti rep qui assure des permanences devant la maison d’arrêt de Gap depuis bientôt un an afin de soutenir et d’informer les familles de proches de prisonniers mais aussi departager et récupérer des infos sur ce qui se passe en taule.

C’est donc une membre de cette équipe qui a été poursuivie pour avoir refusé de donner sa signalétique lors d’une garde à vue, rendue par la suite illégale,et pour s’être rebellée lorsque les 7 gendarmes lui ont mis de force les menottes lors de son interpellation (c’est sûr que Christine était une grande menace face à 7 keufs sur-armés). Et cette fameuse balle de ping-pong n’a même pas été évoquée… En fait, ces poursuites ne sont qu’un prétexte pour ordonner une interpellation avec violences et obtenir des motifs valables de poursuites.
Les réelles motivations de l’interpellation de Christine sont donc la distribution de kawa, la discussion, l’entraide, et le soutien aux enfermés.

Puisque l’un des buts de la taule c’est d’isoler les gens, une solidarité entre proches et enfermé.e.s ça ne plait pas à l’administration pénitentiaire.
On est face à un procès qui ne dit pas son nom, ou plutôt une pièce de théâtre. On se retrouve face à une juge, qui ne se présente surtout pas comme féministe et qui trouve le dossier de Christine « intéressant » parce qu’elle n’en voit pas souvent des casiers de femmes avec autant de mentions. Tu m’étonnes la taule elle, elle est pas féministe (cf. tract du genepi sur le feminisme anticarcéral page x) ! En fait, cette juge elle se présentait surtout comme « la police de l’audience », et elle a bien utilisé son pouvoir puisque la pièce de théâtre intitulée « audience au TGI de Gap du 12 mars » a été entrecoupée d’entractes. La juge suspendait l’audience car il y avait du son dehors, du son pour Christine,du son contre les prisons, et ça, aux portes du TGI, ce n’était pas acceptable, pour elle.

Du coup, Christine elle a été muselée, il fallait qu’elle montre qu’elle avait fauté. Il fallait qu’elle courbe l’échine devant la justice car c’est ça que la justice, à travers les juges et les procureurs, veut :qu’on ferme notre gueule. Christine, comme plein d’autres qui se retrouvent confronté.e.s à cette mascarade raciste et classiste, voulait faire un pladoyer politique, un plaidoyer contre ce système, mais elle n’a pas pu.
Pourquoi ? Parce que la GAV a été déclarée illlégale. Pourtant, cette GAV Christine elle l’a subi dans son corps et dans sa tête. Alors c’est vrai, que « ces pas très malins de gendarmes » n’avaient pas respecté la procédure, soit l’appel aux proches. Mais en fait, Christine, ça l’a frustré. C’était le personnage central de la pièce, celle qui devait pouvoir avoir la parole et donc critiquer ce système en son sein. Eh bien non, elle en a été refusée, réduite à la posture habituelle et exigée des accusé.e.s : celle de fermer sa bouche et avaler quand des gens qui ne te connaissent pas (juges, procureurs, avocats), décident de façon moralisatrice et condescendante de quelle sanction tu vas écoper.

En effet, je suis de celleux qui pensent que la sanction ne commence pas à l’issue du tribunal mais plutôt dès que le processus judiciaire est enclenché. Et encore dire ça, c’est ne pas prendre en compte, l’épée de Damoclès qu’est la justice, prête à tomber à tout instant sur les racisé.e.s les pauvres, les antisociaux. Du coup Christine, elle n’a pas eu de « punition » cette fois-ci mais ce n’est que « partie de ping pong remise » car le procureur et ses sbires ont le café taule dans leur mirados. Et comme nous l’avons affiché sur le TGI pendant cette journée : CREVE LA TAULE !

Et pour illustrer ce slogan et finir cette journée, les soutiens à l’équipe du Café Taule se sont rendu.e.s devant l’entrée de la maison d’arrêt pour faire une partie de ping pong symbolique (la prison est dans le centre ville de Gap). Bruyante comme il fallait pour espérer que cela soit entendu derrière les hauts murs, cette partie de ping pong a été accompagnée de feux d’artifices, pour célébrer la victoire. Laquelle ? A vous d’imaginer celle qui vous plaît

Lien vers la brochure dédiée à la prison de GAP :
https://valleesenlutte.noblogs.org/files/2020/01/brochure-prison.pdf

Voici un texte sur les révoltes dans les prisons italiennes évoqué plus haut :
https://valleesenlutte.noblogs.org/post/2020/03/12/contre-la-peur-et-le-controle-la-revolte-eclate-dans-les-prisons-en-italie/

Festival Les Alpes d’après

C’est lancé ! Le festival virtuel haut-alpin « Les Alpes d’après… » vous propose une seconde session la veille du jour annoncé du déconfinement.

Merci de relayer au maximum notre appel à vos contacts et réseaux, afin de faire de cette seconde session un succès comparable à la première (+de 6200 vues !)

Nous continuerons ainsi à construire notre récit collectif de l’après confinement, un monde basé sur de nouveaux modèles, plus coopératifs et solidaires.

Nous souhaitons éviter un retour à l’anormal, tenir compte de nos diversités et de nos différences et mettre en avant ce qu’il est maintenant nécessaire d’organiser dans de nombreux domaines (alimentation, économie, culture, énergie, mobilité, éducation, santé, solidarités, implication citoyenne….)

Nous vous donnons rendez-vous Dimanche 10 mai de 15h30 à 19h pour trois nouvelles tables rondes, et la diffusion de nouveaux témoignages.

La première session est toujours accessible via le lecteur sur www.alpesdapres.site et le programme de la seconde session sera publié dès que possible sur ce site internet et sur la page facebook : https://www.facebook.com/alpesdapres/

Pour construire cette seconde session, et alimenter le contenu, nous lançons un appel à témoignages !

Au grand public :

Quelque-soit ton âge tu souhaites témoigner car l’un de ces sujets te parle :

– tu as vécu des prises de conscience durant le confinement

– tu as lu ou entendu des choses qui t’ont choqué ou enthousiasmé et que tu aimerais évoquer

– tu as des interrogations que tu aimerais partager

– tu te sens transformé.e et tu veux témoigner de tes nouvelles idées / visions / actions

– tu as envie de parler de tes idées, de tes projets pour l’avenir de la société

– tu as besoin de trouver des personnes ou du matériel pour te suivre dans ton projet

Nous proposons de diffuser ta vidéo lors du festival Alpes d’après

Aux associations, collectifs, mouvements, acteurs économiques, élu-e-s, etc… :

Vous souhaitez présenter un témoignage ou vos actions :
– quelle est ma vision d’un demain souhaitable ?
– qu’est est la nature de mon engagement ou de mes actions ? En quoi s’inscrivent-elles dans cette vision ?
– quels sont mes besoins (humain, financiers, politiques,etc….) ?

Vos vidéos :

– Doivent faire 2 minutes maximum (filmées depuis votre caméra, ordinateur, téléphone portable…)

– Doivent-être envoyées à l’adresse email contact@alpesdapres.site par un service d’envoi de fichier (WeTransfer, FromSmash, Framadrop…)
– Pas de pièce jointes !!!
– A envoyer avant le samedi 09 mai 12h00 (pas de garantie de traitement pour les vidéos envoyées après…)

Pour toute aide technique concernant la réalisation et/ou l’envoi de vos vidéos, vous pouvez envoyer un mail à contact@alpesdapres.site avec votre coordonnées (téléphone) et nous prendrons contact avec vous, dans la mesure de nos disponibilités pour vous accompagner.

Aide / Bénévole :

Nous avons toujours besoin d’aide et de bénévoles pour nous aider à préparer l’évènement et le jour J :

– Communication (web/réseaux sociaux)
– Technique (aide à la connexion, suivi…)
– Prise de note
– Et autre…..

Si vous souhaitez nous aider merci de rentrer en contact avec le collectif des alpes d’après contact@alpesdapres.site

A très bientôt !
Le collectif Alpes d’après

Bas les masques ! Un appel de soignant.e.s pour construire un mouvement populaire !

Appel repris depuis le site https://mars-infos.org

 

Nous sommes des soignant.e.s et professionnel.le.s de la santé d’horizons divers. Bouleversé.e.s et en colère, nous décidons de nous lever et de crier haut et fort « Bas les masques ! » Nous disons stop aux mensonges, à l’hypocrisie et au cynisme du gouvernement !

 

Nous lançons un appel à tous nos collègues professionnel.le.s de santé et du médico-social qui partent travailler la boule au ventre.
Un appel aux « travailleurs et travailleuses essentiel.le.s », aux « premier.e.s de corvée », qui sont exposé.e.s pour faire tourner la machine.
Un appel à toutes les personnes qui n’en peuvent plus de cette gestion de crise calamiteuse, de ce qu’elles endurent depuis des années, d’un système économique, politique et social désastreux.

Retrouvons-nous dès maintenant pour construire un mouvement populaire. Partout, nous devons nous organiser sans attendre un « après-crise » illusoire. Sans cela, les perspectives sont sombres.

L’endettement des États aujourd’hui servira de justification aux politiques d’austérité de demain. Ces mêmes politiques qui ont déjà broyé nos services publics et nos systèmes de santé, d’éducation et de justice. Au prétexte de l’état d’urgence sanitaire, des mesures seront mises en œuvre au service de la surveillance généralisée, du tout sécuritaire faisant infuser dans les esprits la peur, le repli et la stigmatisation.

Alors construisons ensemble dès aujourd’hui, des lendemains heureux. L’avenir sera ce que nous déciderons d’en faire ! Le « monde d’après » nous le voulons juste, centré sur l’intérêt du plus grand nombre et non sur la recherche du profit au bénéfice de quelques uns.
Face à la crise actuelle, nos objectifs prioritaires sont clairs :

  • Nous exigeons que des moyens urgents soient immédiatement réunis pour faire cesser la pénurie d’équipements de protection.
  • Nous exigeons des mesures d’urgence pour une vie digne pour les plus vulnérables.
  • Nous exigeons que les aides financières octroyées avec l’argent public aillent en priorité à nos services publics et que tous les professionnels essentiels à notre société soient enfin rémunérés à leur juste valeur
  • Nous voulons mettre fin à ce système qui broie les vies au nom du profit, et construire ensemble une société plus juste, plus équitable, un monde où le soin et la solidarité seront enfin des fondamentaux.

Les actions que nous proposons, pour le moment, sont simples :

  • À tous les professionnel.le.s de santé, du médico-social et du social qui se reconnaissent dans cet appel : rejoignez-nous, partagez vos témoignages.
  • À tou.te.s les travailleurs.euses « essentiel.le.s », aux « premier.e.s de corvée » qui font tourner la machine : rejoignez-nous également, partagez vos témoignages, construisons un mouvement large au-delà de nos secteurs.
  • À toutes et tous : faisons de chaque mardi une journée de mobilisation à nos fenêtres pour la défense d’un système de santé plus juste, et l’avènement d’un « monde d’après » égalitaire (concert de casseroles, banderoles, etc). Et continuons de déposer des plaintes en justice (plaintecovid.fr).

Sortons de l’isolement et retrouvons-nous (sur les réseaux sociaux dans un premier temps).
Partageons nos témoignages, nos idées, nos actions. Organisons-nous pour construire un grand mouvement populaire !

« Bas les masques ! » n’est affilié à aucun parti, aucun syndicat, aucune organisation préexistante.

Ça n’est pas un collectif figé et délimité, mais une initiative plurielle ouverte à tous et toutes.
N’hésitez pas à la diffuser partout autour de vous !
Pour rejoindre l’initiative « Bas les masques ! »