Des nouvelles depuis la PAF et la frontiere au 31/07

Article datant du 31 juillet 2018

Des nouvelles depuis la PAF et la frontiere (italien en bas)

Quatre heures en garde à vue, pour « aide au séjour de personnes irrégulières ». Pour avoir accompagné trois mineurs au Conseil du Département.
Dès 9h ce matin et jusqu’à 13h, une camarade est restée enfermée à la PAF, la « police aux frontières », sous interrogatoire. C’est une des « 7 de Briançon », déjà convoquée au procès pour la marche du 22 avril, avec l’accusation d’aide à l’entrée et à la circulation des personnes « clandestines » en bande organisée. Une cinquantaine de personnes se sont rassemblées devant l’office de police en solidarité. Dans cette zone frontalière, où marchandises, touristes, et argent peuvent transiter sans problème, les migrant.e.s continuent à etre traqué.e.s, chassé.e.s, arreté.e.s. Et pour une fois, si les « sans papiers » continuent à être bloqué.e.s, et les solidaires forcé.e.s à passer de TRES agréables heures entouré.e.s d’uniformes, les marchandises et les touristes ne sont pas passés. Ou du moins, avec un peu de retard.
Blocage par intermittence, tractage aux voitures, percussions sur la glissière de sécurité, et plusieurs chants ont animé le rassemblement pendant toute la matinée.
Après trois heures de blocages alternés, les policiers ont commencé à s’énerver et trois autres camionettes de gendarmes anti-émeutes sont arrivées en renfort, nous empechant de rester sur la route. Tandis que la copine sortait de la GAV, les gendarmes ont décidé d’identifier quelqu’un.es d’entre nous.
Amusé.e.s, nous sommes parti.es en balade sur le terrain de golf transfrontalier, des champs privés facilement traversables pour celleux qui peuvent se permettre ce sport, mais fermés à tou.te.s les autres.

La solidarité ne s’arrête pas. Ces gardes à vue n’ont aucun effet.
Toujours ennemi.e.s de toutes les frontières et de tous les uniformes qui les protègent.

www.passamontagna.info
fb – rifugio autogestito chez jesus

Quattro ore in « garde a vue », per « favoreggiamento al soggiorno di persone irregolari ». Per aver accompagnato tre minorenni al « Conseil du Département ».
Dalle 9 alle 13 di questa mattina una compagna è rimasta in stato di fermo alla PAF, la polizia di frontiera, sotto interrogatorio. È una delle « 7 di Briançon », già convocate a processo per la marcia del 22 aprile, con l’accusa di « favoreggiamento all’immigrazione clandestina in banda organizzata ».
Una cinquantina di persone si sono riunite fuori dalla polizia in solidarietà. In questa frontiera, dove merci, turisti, e soldi possono transitare senza problemi, i migranti continauno a essere braccati, inseguiti, fermati. E per una volta, se i « sans papier » continuano a essere bloccati, e i soldiali costretti a passare ore in brutta compagnia poliziesca, allora nemmeno le merci e i turisti passano. O almeno, con un po’ di ritardo.
Blocchi a intermittenza, volantinaggi alle macchine, battiture sul garderail e cori hanno animato il presidio per tutta la mattinata. Dopo circa tre ore di blocchi alternati, la polizia ha iniziato a innervosirsi e altre tre camionette di gendarmi in antisommossa sono arrivate come rinforzo, impedendoci di stare sulla strada.
Mentre la compagna usciva dalla garde a vu, i gendarmi si erano decisi a identificare qualcuno di noi. Ci siamo ritirati passando allegramente sui campi da golf, campi « privati » transfrontalieri facilmente attraversabili per chi può permettersi questo sport ma chiusi a tutt* gli altr*.

La solidarietà non si arresta. Queste garde à vue non hanno effetto.
Sempre nemici di ogni frontiera e di ogni divisa che la protegge.