Sur le décret Salvini « Sécurité et immigration », un pas de plus vers le désastre sécuritaire…

Le 27 novembre, le décret-loi Salvini intitulé « Sécurité et immigration » est entré en vigueur. Les premières conséquences de cette nouvelle loi sécuritaire ne se sont pas faites attendre. Quelques jours plus tard, 26 réfugiés bénéficiant d’une protection humanitaire régulière, ont été expulsés de leur foyer d’accueil puis placés dans un bus qui les a laissés devant la gare de Crotone (Calabre) sous la pluie battante, démunis et sans logement. Parmi eux, un jeune couple avec un bébé de 5 mois. Le quotidien La Repubblica du 1er décembre 2018 indique que quelque 40’000 demandeurs d’asile peuvent être jetés à la rue de la sorte en cas d’application stricte de ce décret-loi.

La suite de l’article ici : https://cevennessansfrontieres.noblogs.org/post/2018/12/14/sur-le-decret-salvini-securite-et-immigration-un-pas-de-plus-vers-le-desastre-securitaire/

1312 contre les frontières (Rendu du procès des 3+4 de Briançon)

Le 13 décembre 2018, le tribunal correctionnel de Gap a déclaré les 7 de Briançon coupables d’aide à l’entrée sur le territoire d’une personne en situation irrégulière.

Benoit, Théo, Bastien, Lisa et Eleonora ont été condamnés à 6 mois d’emprisonnement avec sursis simple. R. a été condamné à 12 mois d’emprisonnement dont 8 avec sursis simple et 4 fermes et M. à 12 mois d’emprisonnement dont 4 fermes et 8 avec sursis avec mise à l’épreuve pendant deux ans avec obligation d’indemniser les policiers et de travailler.

Suite au délibéré les personnes venue en soutien sont partie vers 15h en cortège dans les rue de Gap puis ont occupé le rond-point des vaches jusqu’a 17h.

Vers 17h le cortége est repartie en direction du tribunal avec slogans et chants et la présence remarqué de la BAC.


Le 13 décembre sera rendu à Gap le verdict du procès des 3+4 de Briançon, jugé.es le 8 novembre pour « aide au passage en bande organisée ». Un rassemblement est organisé à 13h30 devant le tribunal.

Des milliers de personnes s’étaient rassemblées à Gap le 8 novembre eu lieu à Gap en solidarité avec les 7 personnes accusées d’aide à l’entrée sur le territoire de personne en situation irrégulière, en bande organisée. Elles risquaient jusqu’à 10 ans de prison ferme.

Les autorités, qui traquent sans relâche les exilé.es à la frontière et tentent d’abattre les solidarités, avaient pour l’occasion mobilisés un déploiement policier à la mesure de l’imposture de ce procès. Canon à eau, brigades de CRS, de gardes mobiles, BAC, brigades canines, gendarmes départementaux, police nationale… des centaines de flics déployés dans Gap et sur de multiples barrages routiers depuis la veille au soir à l’occasion du concert de soutien.

Au terme d’un procès qui dura de 8h du matin jusqu’à 2h du matin, le procureur requit 12 mois de prison dont quatre fermes contre deux des accusés et 6 mois de prison avec sursis pour les cinq autres.

Venez nombreux soutenir les 3+4 le 13 décembre à 13h30 devant le tribunal de Gap , discuter du verdict , préparer la mobilisation pour les prochains procès de solidaires ( 10/01;24/01;12/03), participer à l’appel à soutien pour les maraudes de cet hiver.
Nous resterons sur les chemins avec les exilé-e-s
Nos montagnes ne deviendront pas un cimetière

Le CESAÏ ouvre son blog !

Le CESAÏ (CEntre Social Autogéré de l’Imprimerie, à Gap), qui a fait naître des espaces de vie et d’habitations pour des personnes mises à la rue par l’État — notamment les habitant(e)s expulsé(e)s de la maison Cézanne, et qui est aussi un lieu d’activités en tous genres, dispose maintenant d’un blog où on peut suivre le programme d’activités, les besoins pratiques, l’actualité du lieu… C’est sur https://cesai.noblogs.org

Appel des gilets jaunes de Commercy à des assemblées populaires partout

REFUSONS LA RÉCUPÉRATION ! VIVE LA DÉMOCRATIE DIRECTE ! PAS BESOIN DE «REPRÉSENTANTS» RÉGIONAUX !

Depuis près de deux semaines le mouvement des gilets jaunes a mis des centaines de milliers de personnes dans les rues partout en France, souvent pour la première fois. Le prix du carburant a été la goutte de gasoil qui a mis le feu à la plaine. La souffrance, le ras-le-bol, et l’injustice n’ont jamais été aussi répandus. Maintenant, partout dans le pays, des centaines de groupes locaux s’organisent entre eux, avec des manières de faire différentes à chaque fois.

Ici à Commercy, en Meuse, nous fonctionnons depuis le début avec des assemblées populaires quotidiennes, où chaque personne participe à égalité. Nous avons organisé des blocages de la ville, des stations services, et des barrages filtrants. Dans la foulée nous avons construit une cabane sur la place centrale. Nous nous y retrouvons tous les jours pour nous organiser, décider des prochaines actions, dialoguer avec les gens, et accueillir celles et ceux qui rejoignent le mouvement. Nous organisons aussi des «soupes solidaires» pour vivre des beaux moments ensemble et apprendre à nous connaître. En toute égalité.

Mais voilà que le gouvernement, et certaines franges du mouvement, nous proposent de nommer des représentants par région ! C’est à dire quelques personnes qui deviendraient les seuls «interlocuteurs» des pouvoirs publics et résumeraient notre diversité. Mais nous ne voulons pas de «représentants» qui finiraient forcément par parler à notre place !

À quoi bon ? À Commercy une délégation ponctuelle a rencontré le sous-préfet, dans les grandes villes d’autres ont rencontré directement le Préfet : ceux ci-font DÉJÀ remonter notre colère et nos revendications. Ils savent DÉJÀ qu’on est déterminés à en finir avec ce président haï, ce gouvernement détestable, et le système pourri qu’ils incarnent ! Et c’est bien ça qui fait peur au gouvernement ! Car il sait que si il commence à céder sur les taxes et sur les carburants, il devra aussi reculer sur les retraites, les chômeurs, le statut des fonctionnaires, et tout le reste ! Il sait aussi TRÈS BIEN qu’il risque d’intensifier UN MOUVEMENT GÉNÉRALISÉ CONTRE LE SYSTÈME !

Ce n’est pas pour mieux comprendre notre colère et nos revendications que le gouvernement veut des «représentants» : c’est pour nous encadrer et nous enterrer ! Comme avec les directions syndicales, il cherche des intermédiaires, des gens avec qui il pourrait négocier. Sur qui il pourra mettre la pression pour apaiser l’éruption. Des gens qu’il pourra ensuite récupérer et pousser à diviser le mouvement pour l’enterrer. Mais c’est sans compter sur la force et l’intelligence de notre mouvement. C’est sans compter qu’on est bien en train de réfléchir, de s’organiser, de faire évoluer nos actions qui leur foutent tellement la trouille et d’amplifier le mouvement !

Et puis surtout, c’est sans compter qu’il y a une chose très importante, que partout le mouvement des gilets jaunes réclame sous diverses formes, bien au-delà du pouvoir d’achat ! Cette chose, c’est le pouvoir au peuple, par le peuple, pour le peuple. C’est un système nouveau où «ceux qui ne sont rien» comme ils disent avec mépris, reprennent le pouvoir sur tous ceux qui se gavent, sur les dirigeants et sur les puissances de l’argent. C’est l’égalité. C’est la justice. C’est la liberté. Voilà ce que nous voulons ! Et ça part de la base ! Si on nomme des «représentants» et des «porte-paroles», ça finira par nous rendre passifs. Pire : on aura vite fait de reproduire le système et fonctionner de haut en bas comme les crapules qui nous dirigent. Ces soi-disant «représentants du peuple» qui s’en mettent plein des poches, qui font des lois qui nous pourrissent la vie et qui servent les intérêts des ultra- riches ! Ne mettons pas le doigt dans l’engrenage de la représentation et de la récupération. Ce n’est pas le moment de confier notre parole à une petite poignée, même s’ils semblent honnêtes. Qu’ils nous écoutent tous ou qu’ils n’écoutent personne !

Depuis Commercy, nous appelons donc à créer partout en France des comités populaires, qui fonctionnent en assemblées générales régulières. Des endroits où la parole se libère, où on ose s’exprimer, s’entraîner, s’entraider. Si délégués il doit y avoir, c’est au niveau de chaque comité populaire local de gilets jaunes, au plus près de la parole du peuple. Avec des mandats impératifs, révocables, et tournants. Avec de la transparence. Avec de la confiance. Nous appelons aussi à ce que les centaines de groupes de gilets jaunes se dotent d’une cabane comme à Commercy, ou d’une «maison du peuple» comme à Saint-Nazaire, bref, d’un lieu de ralliement et d’organisation! Et qu’ils se coordonnent entre eux, au niveau local et départemental, en toute égalité ! C’est comme ça qu’on va gagner, parce que ça, là haut, ils n’ont pas l’habitude de le gérer ! Et ça leur fait très peur. Nous ne nous laisserons pas diriger. Nous ne nous laisserons pas diviser et récupérer.

Non aux représentants et aux porte-paroles autoproclamés ! Reprenons le pouvoir sur nos vies ! Vive les gilets jaunes dans leur diversité ! VIVE LE POUVOIR AU PEUPLE, PAR LE PEUPLE, POUR LE PEUPLE !

Si vous vous retrouvez dans les bases de cet appel chez vous, dans votre groupe local de gilets jaunes, ou autre, contactez-nous sur giletsjaunescommercy@gmail.com et coordonnons-nous sur la base d’assemblées populaires et égalitaires !

Gilets jaunes et marche pour le climat : retour sur la journée du 8 décembre à Gap

Samedi 8 décembre a été un mouvement fort de mobilisation à Gap. Le matin les gilets jaunes de Tokoro et du rond point du Sénateur ont convergé vers le centre ville pour manifester en scandant « Macron démission » ou « Macron en prison ». Ensuite le passage sur la place Ladoucette a été l’occasion de rendre le parking gratuit. Des gilets jaunes « organisateurs » étaient en contact avec la préfecture, ce qui donnait aux policiers un moyen de pression sur la conduite de la manifestation. Ainsi un manifestant s’est vu emmené au poste de police après que des gilets jaunes l’aient pris à partie en l’accusant d’être extérieur au mouvement.

Une interview d’un camarade détaillant la stratégie des flics pour faire pression sur les organisateurs et trier les gilets vraiment jaunes et les autres :

L’après-midi, une marche pour le climat a fait le tour du centre ville. Un certain nombre de gilets jaunes étaient présents. Quelques murs de la ville ont été égayés avec le slogan « 80 milliards pour le climat sont dans les paradis fiscaux ». Une tentative des flics d’interpeler un manifestant s’est soldée par un échec, des soutiens s’étant interposés pour le protéger. Une partie du cortège a ensuite suivi l’avenue d’Embrun pour rejoindre les gilets jaunes à Tokoro. Preuve que la tentative de faire payer aux pauvres via les taxes sur les carburants les conséquences de décennies de politique pro-bagnole n’était pas non plus populaire parmi les manifestants de la marche pour le climat. Il y a eu un blocage de l’entrée du Géant Casino quelques dizaines de minutes, mais les vigiles ainsi que la police, jouant son rôle de milice du Capital, sont intervenus.

Les medias dominants et le pouvoir en place redoublent d’efforts pour saper le mouvement (répression policière jamais vue depuis des décennies, stratégie de la peur (« des gens viennent [aux manifestations] pour tuer »), tentative de circonscrire le mouvement à la seule question des taxes alors que le mécontentement est beaucoup plus large). En effet les raisons de la colère ne manquent pas : salaires qui stagnent alors que les profits explosent, loi sur le secret des affaires pour protéger les patrons qui magouillent, ordonnances travail pour nous virer sans rendre de compte, cadeaux fiscaux aux riches (CICE, ISF supprimée)…

Après trois semaines de mouvement social, force est de constater que Macron et ses sbires ne sont prêts à lâcher que des miettes. Restons mobilisés et continuons la lutte ! Organisons-nous collectivement !

Autour de Gap, les ronds-points de Tokoro (direction Briançon), du Sénateur (direction Valence) et le péage de la Saulce sont occupés. Dans les Bouches-du-Rhône, on peut suivre la mobilisation sur le site https://www.mars-infos.org

Oulx : un nouveau refuge autogéré s’ouvre

Aujourd’hui a été ouverte la CASA CANTONIERA à Oulx, un bâtiment vide et inutilisé depuis des décennies. À partir d’aujourd’hui, il s’agit de lui redonner vie : contre les frontières et le diapositif qui les soutient et les détermine. Contre le Décret Salvini et sa politique de répression et de guerre aux pauvres. Pour un monde où toustes puissent choisir où et comment vivre. Continue reading

Indy Grenoble : le retour !

Tout le monde pensait qu’indymedia grenoble était mort, il n’en est rien.

L’équipe se doit de faire la lumière sur ce qui s’est passé pour indymedia durant ces derniers mois : un bug technique, et l’indisponibilité de certaines personnes pendant plusieurs mois ont révélés qu’au sein de l’équipe les compétences n’étaient pas assez partagées, nous empêchant de remettre le site en route rapidement.

Les péripéties de cette été nous rappellent que l’outil informatique n’est pas un outil anodin ; que se soit pour sa mise en oeuvre ou son usage. _Pour des raisons de confidentialité , nous n’en diront pas d’avantage sur les souçis techniques que nous avons rencontré. Rassurez vous, ce n’est ni une attaque de la police, ni une volonté de notre part d’arrêter indy gre.

Bien au contraire, nous sommes toujours de fervant-e-s défenseur-e-s de la publication ouverte. Indy grenoble n’est pas un site en plus ; nous pensons qu’il a sa place aux côtés d’Ici-grenoble et du CRIC, comme les nombreuses visites du sites avant la coupure le laissent penser. La publication ouverte que pratique Indymedia grenoble, c’est permettre à tout un chacun de publier en toute facilité sans être soumis au filtre d’exigences rédactionnelles précises. Nous n’imposons ni restictions de sujet ni attentes stylistiques particulière (au delà d’une lisibilité minimale). Au delà d’assurer la maintenance technique du site et de mettre à jour les éditos, le rôle du collectif d’Indymedia Grenoble n’est que de modérer en fonction des principes de la charte (ici), en toute transparence puisque même les articles refusés restent consultables. Indymedia Grenoble, c’est donc avant tout ce que vous en faites, et c’est ce qui nous semblait important de préserver.

Concernant les perspectives d’avenir d’Indymedia Grenoble, avec les aléas de notre équipe, nous serons peut être contraint-e-s de revoir à la baisse notre ambition pour pouvoir assurer une stabilité de la maintenance, mais nous gardons en tête l’objectif de renforcer notre collectif et d’ouvrir la voie à de futurs développements de notre activité. Dans l’immédiat, notre volonté est déjà de voir le retour d’un agenda des luttes et des initiatives critiques, outil primodial pour la vie du milieu anti-autoritaire local. Nous comptons sur vous à ce sujet ! Nous désirons aussi garder un rythme régulier de mise à jour des éditos, permettant ainsi une meilleure visibilisation d’informations importantes, méconnues ou urgentes. Là aussi, encore une fois, n’hésitez pas à vous approprier cet outil en demandant la mise en édito d’un article que vous avez écrit. Vous pouvez pour celà nous contacter (ici)

Nous ferons de notre mieux pour continuer à offrir cette plateforme indépendante et anti-autoritaire de la région grenobloise. Nous espérons que vous aussi !


Et pour rappel à nos aimables contributeur-euse-s, concernant l’usage d’indymedia (et d’internet en général), nous vous conseillons de rester le plus possible anonyme. Dans cette optique nous vous recommandons l’utilisation de TOR (lien du service caché : https://grenwtbfmktcindy.onion/) lors de vos navigation. Et afin d’aller plus loin dans votre sécurité sur le net nous vous recommandons les ouvrage disponible sur le site guide.boum.org

Après l’affaires indymedia Linksuntehttps (voir ici ), et des revendications d’actions directes à Grenoble et ailleurs, nous pensons qu’il existe une réelle surveillance de la police sur les médias libres. Se connecter sans Tor c’est rajouter des informations personnelles facilement trouvable par les Renseignements. Et n’hésitez pas à vous faire des clés usb Tails (ici) Et bien entendu l’anonymat sur internet ne doit pas faire négliger l’anonymat dans la vie réelle.