Rassemblement en solidarité à celleux qui luttent contre les prisons — MAJ 12 mars

Mise à jour 12 mars : Environ 50 personnes se sont réunies devant le tribunal. Peu de flics. Une bonne cantine et de belles banderoles.

Le procès : La juge déclare qu’elle en a marre des flics illettrés qui ne savent pas écrire un PV et annule la garde à vue (après 20 minutes de réflexion). Plus de poursuite !

Ensuite : un parloir sauvage magnifique avec une vingtaine de personnes… et une table de ping pong ! Des pétards, du son durant 10 min. La flicaille arrive quand on remballe, pas de soucis.


Depuis Juillet 2019, un groupe de personnes assure des permanences devant la maison d’arrêt de Gap, pour soutenir et informer les familles de proches de prisonniers, partager et recueillir des informations sur ce qui se passe en théorie et en pratique dans les prisons.

Malgrè le harcèlement basse intensité de la police municipale, le stand s’est agrandit au fil des mois, nous offrons toujours un café lyophilisé dégueulasse, mais nous avons installé un barnum coloré sous lequel on peut trouver des tracts et brochures anti-carcérales, ainsi qu’une brochure dédiée à la prison de GAP,  petit guide aux proches de prisonniers et prisonnières. Voici le lien de téléchargement :
https://valleesenlutte.noblogs.org/files/2020/01/brochure-prison.pdf

Le 23 janvier à 9 h du matin, Christine trouve les flics à la porte de son domicile, qui l’emmènent en garde à vue. Elle est accusée d’avoir renvoyé une balle de ping pong par delà les murs de la prison lors d’une des permanences du Mercredi matin. Elle écope aussi des délits de rébellion et de refus de signalétique. Se trouver face à 7 clampins qui trépignent pour vous passer les menottes de bon matin ne mets en général dans les meilleures dispositions. Comme toute arrestation, du reste.

Le ridicule du pretexte laisse à penser que le seul but du procureur, est de satisfaire aux besoins de censure de l’administration pénitentiaire : isoler et réprimer un groupe qui lutte ouvertement contre l’enfermement, en critiquant la raison d’etre de cette institution.

Et accessoirement, de faire cesser les Café-Taule, nom de notre petite sauterie hebdomadaire. Nous sommes contre la prison, contre l’enfermement, contre les lois qui sont un outil de répression et d’isolement dans les mains des procureurs et des juges. Nous avons aussi beaucoup d’humour, et nous vous invitons à venir soutenir le 12 Mars à partir de 12h notre soi-disant lanceuse de balle de ping-pong.

L’équipe du Café-Taule