Révoltes dans les prisons suite aux restrictions et à la situation sanitaire

Depuis le début de l’épidémie, l’Etat a pris des mesures très restrictives dans les prisons : fin des parloirs, fin des activités collectives, plus de cantines, plus de lavage du linge… tandis que la situation sanitaire est désastreuse : pas de protection, encore moins de dépistage ni de traitement, toujours la même promiscuité…

Face à cela des mobilisations ont eu lieu dans de nombreuses prisons, voire des mutineries comme à Uzerches où des détenus sont montés sur le toit ; par la suite, la moitié des prisonniers ont été transférés dans d’autres centres de détention.

La ministre de la justice a annoncé 5000 libérations, une goutte d’eau par rapport aux 70000 détenus ; pour l’instant il n’y a pas eu de libération, peut-être est-ce simplement un effet d’annonce et qu’il s’agit simplement d’un nombre moindre de nouveaux détenus dû au fonctionnnement ralenti de la justice. Ce qu’on peut dire c’est que la répression est plus que jamais « en marche », avec la prison comme perpective pour ceux qui ne respectent pas les mesures de confinement et osent mettre le nez dehors hors du cadre imposé.

Dans les centres de rétention administrative (prisons pour sans papiers), plusieurs grèves de la faim ont eu lieu. Si certains détenus ont été libérés faute de perspective d’éloignement du territoire, d’autres continuent à y être enfermés notamment ceux qui finissent leur peine de prison (double peine).

Pour un suivi de la situation, on peut suivre le site de l’Envolée :

Ainsi qu’un suivi quotidien à 19 h sur la radio Fréquence Paris Plurielle.