Journée internationale de lutte pour les droits des femmes

Venez nombreux.se.s le 6 mars 2021 de 10h à 12h30 place Nelson Mandela à Gap pour célébrer la Journée Internationale de lutte pour les droits des femmes.

Infokiosque, chorale, prise de parole, découverte d’outils de prévention et d’éducation à la sexualité et aux droits reproductifs : Rassemblement festif et contestataire, nous vous y attendons!

Voici l’appel lancé par le Planning Familial des Hautes-Alpes:

Les droits des femmes ne sont jamais acquis : voilà pourquoi nous continuerons de lutter

Dans quelques jours nous serons le 8 mars, journée internationale de lutte pour les droits des femmes. Une année dense vient de s’écouler, et nous saisissons cette opportunité pour faire un bilan de la situation des femmes, de nos luttes, de nos victoire et du chemin à parcourir en France et dans le monde.

La pandémie dans laquelle nous vivons depuis plus d’un an ne doit pas nous faire oublier les inégalités et les violences que subissent les femmes partout dans le monde, et tout particulièrement celles rendues vulnérables par notre système capitaliste, raciste, agiste, homophobe, validiste et transphobe. Nous n’oublions pas, et savons que si les femmes sont les premières à subir, nous sommes aussi les premières à nous battre.

Le gouvernement français, qui compte dans ses rangs une personne accusée de viol par deux femmes différentes, et un anti-féministe et misogyne notoire, continue de mettre en place des politiques liberticides, stigmatise et fragilise les populations précaires. La loi sur le séparatisme et celle sur la sécurité globale ne font que montrer le mouvement profondément autoritaire dans lequel s’engouffrent nos dirigeants. Ces lois divisent, et musellent nos contestations politiques.

A l’international, la paupérisation des populations dues à la pandémie affecte particulièrement les femmes et leurs droits : augmentation des mariages précoces, augmentation des violences intra familiales lors des confinements, etc. Les personnes en situation de migration ont subis le joug des mafias et de la police d’autant plus durement que ce n’est pas parce que les frontières ferment, que cessent les guerres, la pauvreté ou la violence.

Mais nous sommes résilientes et déterminées, et ce partout dans le monde. C’est pourquoi aussi nous pouvons, devons, compter et célébrer nos victoires. Ainsi il est primordial de saluer les féministes Argentines pour leur victoire sur la légalisation de l’avortement dans leur pays. Nous applaudissons également la mobilisation historique des militantes Polonaises pour l’acquisition du même droit. La parole des victimes d’inceste et de violence sexuelle continue de prendre du volume et de l’ampleur : nous avons été les porte-voix les un.e.s des autre.s, et pour beaucoup, nous ne crions plus dans le silence. Aucune de ces victoires ne s’est faite seule ou simplement, ce sont la rage, la lutte et les sacrifices des femmes qui ont permis ces améliorations.

Alors en ce 8 mars 2021 et en tous les autres jours de l’année luttons pour nos droits, défendons nos acquis ne laissons rien passer.

Solidarité, rage et sororité.

N’oubliez jamais qu’il suffira d’une crise politique, économique ou religieuse pour que les droits des femmes soient remis en question. Ces droits ne sont jamais acquis. Vous devrez rester vigilantes votre vie durant.

Simone de Beauvoir

Mémoire : quand la France bombardait l’Algérie avec des armes nucléaires

Pour devenir une puissance nucléaire, la France n’a pas hésité à commettre ses essais terrifiants à l’air libre et en sous-sol en Algérie. Les stigmates de ces explosions sont encore visibles tant sur les habitants sur sur leurs terres. Et la France refuse toujours d’indemniser les victimes.

Lire la suite sur le site de la coordination anti-nucléaire sud-est

19 ans de prison pour avoir chanté en kurde

À 33 ans, Nûdem Durak purge une peine de 19 ans pour avoir chanté et persisté à chanter en kurde. Le kurde est sa langue maternelle ainsi que celle parlée par 40 millions de personnes. Son seul tort, celui d’être née et de vivre en Turquie, sous l’autorité Recep Tayyip Erdoğan, sinistre président, qui a décidé et met en œuvre l’anéantissement du peuple kurde.

L’article complet sur le site abyayala

Le lien vers la video ici

Mardi 16 février 2021 à 11H rassemblement devant le site Sanofi de Sisteron

La crise sanitaire que nous traversons ne stoppe en rien la volonté du gouvernement, il reste toujours sur la même logique libérale au service du Capital. Malgré les conséquences de la pandémie, plutôt que de répondre aux besoins fondamentaux des populations, son unique objectif est toujours de prioriser les actionnaires. Pour Sanofi : 7,2 milliards de bénéfices, 4 milliards de dividendes aux actionnaires.

Nous sommes bien dans une situation de crise où il y a urgence à prendre en compte les revendications des travailleurs pour permettre de gagner une société de progrès social.

C’est bien par la lutte qu’il nous faut y répondre, l’UD CGT 04 appelle donc au rassemblement dès le mardi 16 février 2021 à 11H devant le site sanofi en grève reconductible.

Les voix en cage épisode 16

Les voix en cage ce sont celles de personnes qui ont été enfermées dans des Centres de rétention administratifs. Ce sont des étrangers qui nous racontent leurs histoires, celles qui les ont fait arriver dans ces prisons destinées à les garder enfermés jusqu’à ce que les autorités les renvoient de force hors de France. Ils nous racontent aussi leurs conditions de vie, ou plutôt de survie, dans les CRA. Nous sommes un collectif qui souhaite diffuser ces voix pour rendre audible des réalités invisibles, pour offrir une écoute à ces personnes et qu’elles soient entendues par d’autres. Nous souhaitons garder ces voix anonymes pour plus de sécurité. Et si ces témoignages peuvent être relayés et que les conditions inhumaines des CRA peuvent être dénoncées alors cette radio aura permis d’être ensemble ! Faisons résonner ces histoires individuelles souvent trash et grattons le plaqué or de l’histoire officielle.

Ce mois-ci :
– Un soutien pour le journal l’envolée
– Des témoignages
– un point actu

Le lien audio ici :
https://audioblog.arteradio.com/blog/146183/podcast/161180/infos-et-temoignages-dans-les-cra-fevrier-2021-la-soumission-par-la-norme#

Affaire de la queue de loup : Jean-Marie Bernard se sert dans la caisse du Conseil Départemental pour payer ses frais de justice personnels

Une seule affaire, deux scandales.

Tout commence en février 2020, Jean-Marie BERNARD, président du Conseil Départemental offrait à la Préfète des Hautes-Alpes… *la queue d’un loup, préalablement arrachée du corps d’un animal pourtant protégé !*

*Massacrer, mutiler, détenir, transporter et céder tout ou partie de cet animal protégé n’est pas seulement *un* acte ignoble et provoquant *; * c’est aussi un acte puni par la loi [qu’il est censé incarner] *premier scandale.

Plusieurs associations passent à l’acte et déposent une plainte puis se constituent parties civiles pour *faire condamner pénalement Jean-Marie BERNARD*. L’audience aura lieu le 15 février prochain à 13h30, un rassemblement est prévu devant le tribunal de Gap.

Mais ça ne s’arrête pas là.

Deuxième scandale, dans la même affaire :

le 15 décembre dernier, le Conseil Départemental des Hautes-Alpes votait la *protection fonctionnelle* de son Président Jean-Marie BERNARD. Traduction : *le Conseil Départemental paiera tous les frais de justice et la peine financière de son Président.*

Jean-Marie BERNARD pourrait *en effet être condamné à plusieurs milliers d’euros *d’amende et de dommages et intérêt, *qu’il paiera avec votre argent** sous couvert de cette protection fonctionnelle !* Si cela vous semble injuste ou vous met carrément en rage, sachez que c’est notre cas !

*Comment peut-on agir ensemble concrètement ?*

On va tout simplement faire pression massivement dès maintenant sur le
Conseil Départemental et médiatiser l’affaire.

Deux étapes pour commencer :

1. *Laissez un commentaire*
*sur la page Facebook du Conseil Départemental via le lien suivant : *
*https://www.facebook.com/hautesalpes.departement/posts/2718609618453798*
(page : Département des Hautes-Alpes)

* Attention : Identifiez vos amis** dans votre commentaires (en écrivant
@lenomdevotreami)* pour que l’information circule au maximum !

2. *Partagez** en masse* *ces informations via tous vos réseaux ;*

On vous tient très rapidement informés pour la suite.

Un grand merci pour votre soutien et votre action !

*PS1 : Si vous n’avez pas Facebook, vous pouvez toujours vous exprimer en écrivant par mail à au conseil départemental via ce formulaire de contact : https://demarches.hautes-alpes.fr/nous-contacter/saisine-par-voie-electronique/*

*PS2 : Pour être témoins de cette décision, vous pouvez visionner la vidéo officielle de cette session du Conseil Départemental (sujet discuté à partir de 3h32) : **https://youtu.be/Gxbc-Schetg?t=12755**. *

La SAPN-FNE 05


NB : C’était beaucoup attendre de l’institution judiciaire vermoulue d’imaginer qu’elle allait condamner les puissants… On peut consulter le dossier du journal CQFD paru ce mois-ci pour s’en convaincre.

Retour sur une autoréduction à Paris et appel à démultiplier les actions

Retour sur l’autoréduction [du samedi 30 janvier] à Paris, action au cours de laquelle une soixantaine de militant.es ont bloqué les caisses d’un supermarché et obtenu l’accord de la direction pour partir avec le contenu de tous les caddies remplis de produits alimentaires et d’hygiène de première nécessité.

Nous étions samedi dernier une soixantaine de militant.es à réaliser une action d’autoréduction au Carrefour Market de la rue Nationale dans le 13e arrondissement de Paris. Notre but : réquisitionner des produits alimentaires et hygiéniques de première nécessité. Pendant toute la durée de la négociation, les caisses ont été bloquées, des tracts distribués aux salarié.es comme aux client.es et des slogans entonnés. Deux banderoles portaient nos messages : « Face à la précarité : Solidarité ! » et « Au Brésil, Carrefour assassine » car nous ne voulions pas oublier le meurtre de Joao Batista Rodrigues Freitas, un homme noir tabassé à mort en novembre dernier par des vigiles de Carrefour à Porto Alegre. Cet homicide avait entrainé de nombreuses manifestations et actions contre le groupe Carrefour au Brésil.

Lire la suite sur Paris-luttes

Communiqué du journal L’Envolée suite à la censure du n°52 dans les prisons françaises

Y a que la vérité qui blesse !

Le 4 janvier dernier, par une « note de la direction » placardée dans toutes les prisons, l’administration pénitentiaire (AP) a interdit la diffusion du n° 52 du journal L’Envolée aux prisonnier·e·s abonné·e·s ; en même temps, elle a porté plainte pour diffamation et injure. Depuis vingt ans, L’Envolée soutient que les prisonniers, les prisonnières et leurs proches sont les mieux placés pour énoncer quelques vérités sur la prison. À travers cette censure et cette plainte, il s’agit de réduire au silence cet espace de libre expression, d’information et d’élaboration collective d’une critique de la prison.

L’Envolée publie des textes et des lettres qui décrivent le quotidien carcéral, dénoncent les conditions de détention et luttent contre l’enfermement. Notre journal est un porte-voix pour celles et ceux qui ont été mis au ban de l’humanité ; en effet, aucune parole de prisonnier·e·s ne peut être rendue publique hors du contrôle de l’administration pénitentiaire : conversations téléphoniques et parloirs peuvent être écoutés ; les courriers sont lus systématiquement et les passages « dérangeants » censurés. De plus, pour trop de gens à l’extérieur, toute parole sortie des prisons est forcément une parole infâme, toujours suspecte d’exagération ou de mensonge.

Les pages mises en cause par l’AP reviennent sur plusieurs morts en détention.

Lire la suite sur le site du journal l’Envolée

Manifestation contre la loi sécurité globale

le 30 janvier à 14h devant la préfecture de Gap

Police – justice – prison : qu’entendons nous par sécurité ?

Ce samedi c’est la 6ème journée de manifestation nationale contre la loi “sécurité globale”.
Cette loi part de l’idée que “la sécurité est la première des libertés” et que la police est là pour les défendre. Et que donc on peut étendre à l’infini les pouvoirs de la police. Parmi les articles “big brother” de la loi “sécurité globale” :
• l’article 21 prévoit que les caméras piéton (dont vont être équipés les flics en 2021) pourront être visionnées en direct depuis le poste de commandement de la police.
• L’article 22 offre la possibilité aux services de faire décoller des flottes de drones et autres aéronefs, entre autres pour surveiller les manifestations. De plus les techniques de pistage vidéo seront couplées avec la reconnaissance faciale.
• L’article 23 accentue les peines en cas d’accusation de violence contre les dépositaires de la violence d’État. Lors d’un conflit avec un flic celui-ci peut facilement accuser la personne d’« outrage et rebellion ». Le juge suit systématiquement la parole du flic. En témoigne le tabassage médiatisé du producteur de musique noir et parisien Michel Zecler, contre lequel les pandores avaient préparé un dossier d’« outrage et rebellion » alors que ce sont les flics qui l’avaient tabassé.
• L’article 24 interdit la diffusion d’images de la police.
• Les flics pourront avoir leur arme de service même quand il ne sont pas en service.
• On pourra être fiché pour ses opinions politiques, philosophiques, syndicales et religieuses.

Or nous savons, de part l’expérience, que loin d’éviter la violence, la police est violente :
• Blessie est morte dans la Durance après une chasse à l’homme organisée par la police aux frontières près de Briançon pour avoir tenté de passer la frontière franco-italienne sans papiers.
• Adama Traoré est mort suite à un placage ventral des gendarmes de Persan qui se sont rués à trois sur lui.
• Plus de 50 manifestants ont été éborgnés ou amputés suite aux manifesations de gilets jaunes.

Dans les textes, la police ne rend pas la justice, elle travaille sous les ordres du procureur de la république. C’est pour alimenter les tribunaux que la police travaille.

Or la justice est aussi violente. elle fabrique des « délinquants » (selon ses termes) :
• en interdisant de passer le permis de conduire à des gens qui ne peuvent se passer de véhicule ;
• en pénalisant les moments de convivialité en période de COVID ;
• en criminalisant ceux qui n’ont d’autre choix que de vivre de débrouille (par exemple ceux qui survivent avec de petits trafics de stups se retrouvent condamnés alors que ceux qui ont des hauts salaires et les consomment sont à l’abri des poursuites).

On le sait également, les tribunaux remplissent les prisons (et également, depuis l’invention du bracelet électronique les prisons à domicile). Or la prison est violente :
• Fabrice est à l’isolement depuis 9 ans, sans possibilité de faire du sport ou des études, ne croisant que des matons muets ou casqués.
• David, et plein d’autres, sont privés de parloir avec leurs familles depuis presque un an : pas de contacts avec ses enfants qui croient qu’il les a abandonnés.
• Idri est mort au mitard, la cellule disciplinaire de la prison, tabassé par les surveillants parcequ’il ne supportait pas l’enfermement et le mépris, augmenté par sa maladie psychiatrique non prise en compte.

Pour éradiquer la violence, supprimons la violence d’état
Supprimons les institutions violentes
Abolissons la police, la justice institutionnelle, la prison et l’état

Contact : cafe_taule@riseup.net

Communiqué sur le délibéré du procès du squat Chez Roger

Une nouvelle fois le verdict tombe: une expulsion dans six mois pour « Chez Roger ». Le 5 juillet, on recommence. Une cinquantaine de personnes vont se retrouver à nouveau dans une situation d’extrême précarité, d’instabilité sociale, d’insécurité physique.

Une nouvelle fois, on est plongé dans une situation schizophrénique. Un État, une mairie, incohérents, qui soutiennent une expulsion sans proposer de solution et légitiment donc l’occupation de tels lieux. Conséquences de l’absence de considération et du cercle vicieux enclenché depuis 2016. Maison Cézanne, Cesaï, Chez Roger, et après ?

Une nouvelle fois, monsieur le Maire nie la question des exilé·es sur le territoire en refusant de réagir à la fois à titre privé et à la fois à titre d’élu. Estimant que c’est « une affaire privée », Roger Didier refuse également en tant que Maire de répondre à nos sollicitation de coopération face à cette situation et ne se souci donc pas des conséquences d’une telle inconsidération et irresponsabilité. Monsieur le Maire a récemment communiqué qu’il se « souciait de ces concitoyens », mais a priori pas de tous.

Une nouvelle fois, le problème de fond n’est pas traité, aucun solution d’accueil pérenne n’est envisagé. Être logé, nourrit, dans des conditions dignes d’existence n’est toujours pas possible à Gap. Des enfants de trois ans vont commencer leur scolarisation en septembre et vont donc se retrouver dans un contexte incertain.

Des jeunes mineurs vont certes terminer leur année scolaire mais leur scolarisation n’est pas terminée et se retrouver à la rue juste avant la rentrée n’est pas une solution.

Certains majeurs travaillent, certains ont besoin d’être accompagnés pour leur demande d’Asile, au niveau de la santé et de leur droits. Les femmes présentes sur le lieu s’y sentent en sécurité (au regard de l’accueil proposé par le 115), c’est encore une nouvelle insécurisante et instable que de s’imaginer encore sans toit sur la tête.

Une nouvelle fois, il n’y a pas non plus de prise en compte que c’est une situation globale aux frontières qui est gérée de manière inhumaine. Que dans le contexte mondial politique, social, économique et écologique, les exilé·es tentent de trouver de meilleurs conditions de vie, et qui ne ferait pas la même chose ? La situation à Gap n’est que la conséquence d’une gestion inhumaine de l’État à la frontière, qui est reproduite à l’identique de manière locale.

Une nouvelle fois le collectif de soutien et les habitants de « Chez Roger » n’ont pas de raison d’être satisfait de cette décision. On appelle encore à la solidarité, à l’humanité, à la mise à disposition de logements vides, à considérer et protéger toutes les personnes dans le besoin sans conditions, ni discrimination, à trouver une solution pérenne d’accueil et hébergement pour tous et toutes.

Signer la pétition

Mobilisation des assistant.e.s d’éducation dans les collèges et lycées ACTE 2 à partir du 19/01

Communiqué de presse

Gap, le 15 janvier 2021

Le 1er décembre dernier, dans les Hautes-Alpes comme partout en France, les assistant.e.s d’éducaton (AED) ont fait grève et se sont mobilisé.e.s très largement. Avec près de 700 vies scolaires fermées ou perturbées au niveau natonal, le mouvement eut une ampleur inédite. Signe du caractère indispensable des AED dans les établissements scolaires, plusieurs collèges du département avaient été contraint de demander aux parents de ne pas envoyer leurs enfants en classe ce jour-là (Veynes, Guillestre) ou avaient fermé leurs portes (La Bâte).

Cete mobilisaton organisée par les AED eux-mêmes se poursuit en ce mois de janvier 2021. D’ores et déjà, les 19 et 26 janvier sont deux journées pendant lesquelles les revendicatons des AED vont être portées par la grève, par des rassemblements ou des manifestatons. Parce qu’illes font parte des personnels les plus précaires dans les établissements scolaires, qu’ils n’ont aucune perspectve de professionnalisaton et de poursuite de leur carrière après 6 ans dans l’Éducaton natonale, qu’illes sont souvent sur des temps partels subis et sous-payé.e.s, qu’illes sont en première ligne depuis le début de la crise sanitaire et les plus exposé.e.s à l’épidémie de Covid-19, la situaton des AED est inadmissible. Alors que sans AED, les établissements ne fonctonnent pas, illes sont maintenu.e.s dans la précarité et l’invisibilité par leur instituton. Par le jeu de l’annualisaton de leur temps de travail et de la non reconnaissance du travail de nuit, certain.e.s peuvent être présent.e.s près de 50h par semaine sur leur lieu de travail pour un salaire qui ne dépasse pas le SMIC.

C’est pourquoi les AED revendiquent notamment :

• la créaton d’un statut d’éducateur.trice scolaire et la ttularisaton sans conditon de tou.te.s les AED qui le souhaitent

• l’augmentaton des salaires des AED et la baisse de leur temps de travail

• le recrutement massif de nouveaux.elles AED pour renforcer les vies scolaires

SUD-Solidaires éducaton 05 soutent la mobilisaton des AED et appelle l’ensemble des personnels de l’Éducaton natonale à les soutenir dès le 19 janvier !

Contact : 06-17-96-46-31 — sudeduc05 (at) gmail.com

Marche des libertés contre la loi sécurité globale

samedi 16 janvier 2021 à 14h, départ devant la préfecture de Gap

Communiqué de plusieurs collectifs

Pas de trêve dans la lutte pour retrouver nos libertés. Retrouvons nous dans toutes les villes de France pour cette nouvelle grande marche des libertés, pour dire non à la Loi Sécurité globale mais également la loi séparatisme, pour refuser l’impunité face aux violences policières et toutes les dérives liberticides du pouvoir. En jaune, en noir, en arc en ciel, en rose… soyons tous présents et solidaires ! Ne laissons pas l’autoritarisme et la terreur gagner.

 

Recherche Traduteur-ices

HELLO! Si tu parles une langue étrangère (italien,anglais,all…)et que,tu veux te faire un kiff ou juste si tu as la motive pour traduire quelques textes,ce texte que nous partageons et pour toi.

https://bureburebure.info/appel-a-traductions-bureburebure/

Salut à toi qui lis le français !

Afin de rendre le site, ses articles et la lutte contre CIGEO (!) plus
accessibles à celleux qui ne parlent/lisent pas le français, nous
lançons un appel à traductions des articles de bureburebure.info vers
l’anglais, l’allemand, l’italien et le castillan. Si tu maîtrises
couramment l’une de ces langues ainsi que le français, n’hésite pas à
traduire les articles non-traduits dans les pages en anglais, allemand,
italien et castillan.

Si tu souhaites te lancer dans des traductions régulières vers une autre
langue, c’est bienvenu aussi ! En plus des articles, il existe des
brochures qu’il est possible de traduire! Si tu veux nous envoyer des
ressources antinucléaires dans d’autres langues, n’hésite pas. Toute
aide, même ponctuelle, est bienvenue, afin de rendre les informations
plus accessibles sur le long terme.

Comment faire ? Il te suffit de choisir un article que tu souhaiterais
traduire (après avoir vérifié qu’il n’est pas déjà publié dans la langue
où tu souhaiterais le traduire), tu le traduis, et tu envoies le texte
(titre compris) à traductions-bureburebure[a]riseup.net ; Une fois le
mail reçu, l’article sera publié dans sa catégorie linguistique.

Merci !

Prison ferme pour un membre du collectif « Désarmons les » !

Depuis des années, le collectif Désarmons les mène un travail précieux de documentation, de recensement et de partage de savoir autour des violences policières et des armes du maintien de l’ordre. Désarmons-les est intervenu plusieurs fois à Nantes, et a toujours apporté son soutien aux blessés dans notre ville.

L’un de ses membres, Ian, qui avait été violenté et arrêté lors d’une manifestation à Montpellier, vient de prendre une peine de prison ferme pour l’exemple.*Nous appelons à soutenir Ian et partageons le communiqué de Désarmons-les* :

« Communiqué suite à la condamnation d’un membre de Désarmons-les !

Ce jeudi 3 décembre au tribunal de Montpellier, ian, membre de Désarmons-les, se faisait juger sur la base d’un faux en écriture publique réalisé par un agent des Compagnies départementales d’intervention, Jean-Charles Notolan. Ce dernier, après avoir maltraité une observatrice de la LDH au cours de la manifestation du 28 septembre 2019 [1], en lui assénant des coups répétés de bouclier (affaire faisant l’objet d’une plainte IGPN de la part de ladite observatrice), s’était plaint de violences imaginaires de la part de ian, mais aussi d’outrage (il faut bien arrondir sa paie), avant que ses collègues n’ajoutent un délit de groupement en vue de commettre des violences, prétextant la présence dans sa sacoche d’un résidu de grenade lacrymogène percutée [2]

Le déroulé des faits avait été publié ici : https://desarmons.net/2019/10/01/ianb-membre-de-desarmons-les-revient-sur-son-arrestation-a-montpellier-le-28-septembre-2019

Une affaire somme toute banale qui ne laissait pas présager un coup de massue comme celui qui est tombé sur la tête de ian en fin d’audience : *8 mois de prison ferme et 600 euros* au titre des dommages et intérêts !

L’audience s’est avérée être une farce, dans laquelle le procureur Lionel Sabater Bono, la juge Gisèle Bresdin et l’avocat du policier Panis Guilhem se sont livrés à des simagrées digne d’un tartuffe. Dans leurs certitudes bourgeoises, le policier est couvert d’un blanc-seing qui l’absout par avance de tout mensonge et de toute violence sous prétexte qu’il a prêté serment (la réalité des abus et violences dénoncée à corps et à cris par l’ensemble de la société leur est indifférente) : malgré les évidences criantes, leur prisme d’analyse totalement binaire et manichéen les amène à considérer toute personne critique envers l’action des forces de l’ordre comme un parasite à écraser sous sa botte, à réduire au silence. Et c’est ainsi que ian a été traité tout au long de l’audience, avec un violent mépris, sans retenue.

Dans une ambiance d’abattage caractéristique des audiences de comparution immédiate, ian s’est d’abord vu reprocher les deux renvois antérieurs de l’affaire, alors que la justice, débordée en raison du zèle agressif de la police, n’avait pas su trouver elle-même le temps de le juger lors de la précédente audience. Ian devenait soudainement responsable de leur propre incurie, alors même qu’il aurait préféré être jugé lors de la précédente audience, renvoyée à 20h30 après un après-midi d’attente.

La juge Bresdin a eu son moment d’éructation primitive, vociférant à qui voulait bien l’écouter que ian avait déployé ce 28 septembre une “violence inouïe contre les policiers”. Brandissant les captures d’écran d’enregistrements de vidéosurveillance que la cour a étrangement refusé de visionner, elle s’est mise à annoner “Votre visage est déformé ! Regardez là, et là, votre visage est déformé !” tandis que ian tentait de l’interrompre en lui enjoignant de se calmer et pour lui rappeler que la capture d’écran d’un visage ne pouvait être extraite comme ça de son contexte et ne caractérisait pas des violences. Inutile, car la raison n’était à l’évidence pas au rendez-vous.

Le procureur Lionel Sabater Bono, d’une médiocrité rhétorique assourdissante, s’est ensuite empêtré dans un réquisitoire honteux, présentant ian comme un complice du terrorisme, du fait qu’il prenait l’initiative de réagir aux injustices au lieu de laisser faire la police : “Si Mohammed Merah se faisait interpeller par la police, vous le sauveriez aussi ?” (SIC). Dans son argumentaire scabreux, il s’est également retrouvé involontairement à comparer les policiers avec des chiens enragés : “Si des chiens attrapaient quelqu’un par les crocs, vous iriez vous jeter dans leurs griffes pour le libérer ?” Au delà de l’ineptie de la question, le pire est sans doute que la réponse normale devrait être “oui”. Au vu du pâle personnage, on se doute qu’il fait plutôt partie de ceux qui laissent faire les pires injustices. Et si l’on devait ici énumérer les autres imbécilités prononcées par ce serviteur de la police (comme il l’a bien dit lui-même en introduction de sa prise de parole), ce texte ne trouverait sans doute pas de fin. Au final, il a requis 5 mois de prison ferme comme on commande une glace à la vanille au kiosque voisin. Ces gens là détruisent des vies avec une facilité déconcertante.

L’avocat du policier Panis Guilhem ne fut pas en reste, déblatérant sans conviction le discours coutumier d’un avocat de policier : la pression, la fatigue, le terrorisme, les méchants gilets jaunes, le malaise, blablabla. Il s’est même pris à inventer la présence de “gants de protection et de tout un attirail” dans la sacoche de ian, avant d’être contredis dans la foulée (NB : ce qui n’est pas dans la fouille n’existe pas, il ne faut pas l’inventer). Pour défendre son menteur de client (l’argent n’a pas d’odeur), le mauvais avocat a donc menti lui aussi (c’est si facile quand on est du côté du pouvoir) et s’est contenté de demander la peine la plus sévère pour ian, qui avait commis à n’en pas douter les pires des méfaits.

Il est inutile d’énumérer toutes les élucubrations prononcées lors de cette audience, tant l’indécence des acteurs de cette mascarade est caractérisée. La connivence entre les un-es et les autres sautait aux yeux. Tous les acteur-ices contre laquelle Ian se bat y étaient réuni-es : une police violente, mensongère, faisant régner la terreur au nom de lois iniques, et une institution judiciaire et ses valets, dont les verdicts dépendent de l’humeur d’un-e procureur-e « au service » et d’un-e juge partiale du fait de sa position sociale, prompt à envoyer en prison tout-es celles et ceux qui sont traîné-es devant ell/eux.

Ce qu’on retient, c’est que le déroulement d’une telle audience témoigne de la manière dont se passent la plupart des procès au pénal. On sait pourquoi les prisons sont saturées…

En définitive, Ian a été condamné à 8 mois de prison ferme pour une paume de main sur un bouclier, un outrage non caractérisé (“putes à Macron”), un cadavre de grenade lacrymogène emballée dans un sac en papier et un refus de prélèvement ADN. Notolan, lui, reçoit 600 euros au passage pour payer des cadeaux de Noël à ses enfants… Gosses de menteur ! [3]Pour ses proches et ami-es il est une évidence, au vu des faits et des poursuite engagées, que Ian subit un acharnement policier et judiciaire lié à son combat politique, contre les violences d’Etat, à son soutien aux familles de victimes de crimes policiers, aux mutilé-es, aux blessé-es et aux victimes de violences judiciaires; ainsi qu’à son implication tant au niveau local que national, et international. Ce n’est en effet pas la première affaire au cours de laquelle ian est poursuivi sur la base de procès verbaux mensongers établis par des policiers et d’accusations affabulatoires de violences. Dans ce dossier, les mentions au TAJ et l’identité politique de ian sont encore une fois venues donner à l’affaire une couleur politique, transformant une affaire anodine en procès politique.

Ian a 10 jours pour interjeter l’appel, avec le risque que les institutions judiciaires engorgées de Montpellier sanctionnent cet appel d’une peine plus lourde encore. *Justice expéditive, sur-judiciarisation et frénésie policière s’associent dans une fuite en avant, une politique de la “tolérance zéro” *qui conduit à la construction de nouvelles prisons, un machine à enfermer, briser des vies pour préserver aveuglément et autoritairement une “tranquillité publique”. La tranquillité au prix des libertés, on a compris le message : l’Etat policier et judiciaire avance à pas de géants avec des politiciens, des juges, des procureurs, des cadres de police qui n’ont pas de yeux, pas d’oreilles, mais une grande bouche qui vocifère et légifère frénétiquement derrière ses murailles barbelées, bardées de caméras et gardées par une horde policière aux abois, débridée et incitée à mordre sans retenue. Présomption de culpabilité, délit d’intention, justice expéditive, préventive et punitive, partialité politique des magistrats, droits de la défense piétinés, procès inéquitables, le système judiciaire, encouragé par une politique revancharde, anxiogène et xénophobe, montre chaque jour davantage le masque grimaçant d’une grande imposture.

Il est toujours temps de réagir.

Le collectif Désarmons-les !

NOTES :

[1] Les observateur-ices de la LDH de Montpellier subissent eux-mêmes un harcèlement policier dans leur travail : https://lepoing.net/ligue-des-droits-de-lhomme-de-montpellier-2-police-0-camille-halut-encore-relaxee <https://lepoing.net/ligue-des-droits-de-lhomme-de-montpellier-2-police-0-camille-halut-encore-relaxee/?fbclid=IwAR3GzvkfbDei_7XvXfLaoLg085LVflUOYymEfJhsF2N81ErIUevPc0R5gjk>

[2] Le collectif Désarmons-les collecte notoirement des restes de grenades pour ses travaux d’information sur les armements du maintien de l’ordre.

[3] A ce sujet, lire l’article ancien mais plus que d’actualité à propos du business juteux des outrages et rebellions pour des flics et leurs avocats : https://paris-luttes.info/outrage-et-rebellion-un-bon-filon <https://paris-luttes.info/outrage-et-rebellion-un-bon-filon?lang=fr&fbclid=IwAR31xjnxDqJxCqjy7q1REXLReIx-T8F0NTOiLE5vEz5mbscMGJzKbCIo7v8>

Source : https://desarmons.net/2020/12/04/communique-suite-a-la-condamnation-dun-membre-de-desarmons-les <https://desarmons.net/2020/12/04/communique-suite-a-la-condamnation-dun-membre-de-desarmons-les/?fbclid=IwAR31xjnxDqJxCqjy7q1REXLReIx-T8F0NTOiLE5vEz5mbscMGJzKbCIo7v8>

Lu sur: https://www.nantes-revoltee.com/prison-ferme-pour-un-membre-du-collectif-desarmons-les/

Manifestation mardi 15 décembre à 14h30 à Gap devant le Conseil départemental

La Covid et les mensonges de la politique gouvernementale

« On ne va pas créer des postes et des lits parce que la « Covid  » est là, c’est impossible (…). Ce n’est pas une question de moyens, c’est une question d’organisation  ». E. Macron début octobre 2020 lors d’une visite à l’hôpital Rothschild.

Débrouillez-vous

Une médiatisation dramatisée du retour du virus, un confusionnisme instrumentalisé entre les cas testés et détectés, les hospitalisés, les réanimés et le nombre de décès… Cette ambiance mortifère permet au président et à son gouvernement d’imposer des mesures anti-sociales. Des mesures nécessaires pour aider le « capital  » français à résister, à tenir face à ses concurrents internationaux. Il ne s’agit pas de venir en aide aux soignant.es, aux populations, mais de limiter la casse pour que l’économie fonctionne dans cette période de crise économique qu’est venu télescoper le virus.
Il en va ainsi. « C’est une question d’organisation  » répètent Macron et ses subordonnés aux soignant.es ! Donc, débrouillez- vous avec les moyens déjà alloués.
La Covid apparue fin 2019 révélait, dans l’urgence et avec la brutalité d’un virus dangereux qui se propage, les insuffisances de l’hôpital public et l’état de délabrement de notre système de Santé. Cette incurie dont elle n’est pas la cause, est inscrite dans les politiques d’austérité menées depuis des décennies contre le système de Santé public dans son ensemble. Durant ces dernières décennies, les gouvernements successifs n’ont eu de cesse d’attaquer ce service public via l’hôpital. « Méchants réacs  » de droite et « gentils socialistes  » de gauche y sont allés avec la même détermination idéologique pour démanteler, privatiser, en faire une entreprise rentable financièrement et en livrer des pans au privé. Fusions, fermetures de lieux donc de sites et de lits, restrictions financières et humaines… Après la poste, les télécoms, la SNCF, c’était l’hôpital public qui était dépecé. Une politique « austéritaire  » orientée depuis Bruxelles par les capitalistes européens. Situation dénoncée et combattue au fil des attaques par les soignant.es et salarié.es, mais aussi par des « pontes  » hospitaliers dont le professeur Grimaldi. Une résistance opiniâtre portée, menée encore ces deux dernières années, par les soignant.es des admissions avec leurs coordinations inter-services, inter-hospitalières, tandis que les fédérations syndicales acquiesçaient, voire soutenaient ces politiques libérales. Soignant.es à bout, qui réclamaient encore et toujours plus de moyens matériels et humains, de meilleures conditions de travail pour assumer leur mission auprès des patients et une revalorisation conséquente de leurs salaires. Ils et elles pointaient les insuffisances matérielles et humaines du quotidien mais aussi alertaient d’une prochaine catastrophe qui pourrait survenir. Comme leurs prédécesseurs, droits dans leurs escarpins cirés, le président, le gouvernement les ont ignoré.es et méprisé.es.

Une solidarité pour pas un sou

Si le virus est bien là entraînant problèmes et angoisses dans la population « otage  », il révèle par les mesures incompréhensibles et contradictoires l’orientation politique des décideurs. Président et gouvernement obéissent davantage aux besoins économiques « du marché et de la bourse  » qu’aux réalités sanitaires nécessaires aux populations désorientées et soumises aux injonctions du pouvoir par la peur, la menace et la répression.
Aujourd’hui, acculés, nombre de scientifiques et chefs de service sonnent le tocsin de la paupérisation de l’hôpital. Le virus se propage de nouveau nous dit-on, du Nord au Sud, et de l’Est à l’Ouest, avec des variantes. Ils, elles semblent découvrirent enfin les limites de l’hôpital à prendre en charge les dégâts causés par l’attaque du virus  : les manques de moyens matériels et humains. Ils, elles voient les capacités d’accueil dans « les réa  » saturées, des patients dirigés vers d’autres hôpitaux d’autres régions, et, lorsque celles-ci sont frontalières, vers d’autres pays limitrophes. Avec l’extension de l’épidémie, on apprend ici ou là que d’autres interventions sont reportées ou déprogrammées faute de lits, faute de place  : des dégâts collatéraux sans doute  ! Un mauvais « remake  ».
Morbide réalité qui illustre le déni et l’hypocrisie de ceux qui nous gouvernent. « Vous allez souffrir, je le sais, c’est comme ça  », répondait J. Castex, le nouveau premier ministre, le 3 novembre au personnel soignant du Centre hospitalier de Corbeil-Essonne, qui lui faisait part de sa fatigue et des difficultés pour trouver du renfort face à la deuxième vague de Covid-19.
De plus, le plan blanc national a été déclenché par le ministre de la Santé  : cela signifie pour les personnels que leurs congés et vacances peuvent être supprimés sans préavis et qu’ils doivent rejoindre l’hôpital où ils, elles travaillent dès qu’on les réquisitionne. Les étudiant.es en santé sont également réquisitionné.es pour aider dans les hôpitaux avec des salaires avoisinant les 1 à 2 euros de l’heure pour les étudiant.es infirmier.es.
Face à cette situation, à ces détresses, le ministre de la Santé saura trouver les mots et le réconfort  : « Le meilleur moyen de remercier les soignants, c’est de faire attention à nous, aux autres, d’être solidaires les uns avec les autres dans cette période difficile.  » C’est sûrement moins coûteux que d’ouvrir des lits, de trouver du personnel en nombre suffisant et de lui octroyer un salaire conséquent !

Il faut savoir garder le cap

Il semble que les leçons de la première vague virale n’ont en rien infléchi la politique du président Macron, et que poursuit son ministre de la santé O. Véran.
Environ, 5800 lits de réanimation pour une situation normale, pourrait-on dire, si l’on ne se réfère qu’aux pathologies annuelles et habituelles. Une capacité insuffisante, déjà dénoncée par des urgentistes, qui évaluent à 8 000 ou 9 000 le nombre de lits nécessaires hors situation d’urgence. Aussi, quand l’imprévu redouté s’invite, c’est l’improvisation qui s’installe avec son lot de doute, de panique et l’incompréhension au sein d’une population sidérée et en attente. Improvisation gouvernementale traduite par des injonctions contradictoires entre membres du gouvernement, face aux inexistences ou insuffisances de masques, de tests et, évidemment, face aux manques structurels de moyens en lits et personnels. Et alors que le pic de la deuxième vague du Covid est là, nous dit-on, le président Macron pérore sur les écrans avec un argumentaire qui sera repris par tous ses serviteurs, ministres et éditocrates  : « Il ne pouvait en 6 mois remédier à l’incurie de ces décennies qui ont vu en 15 ans la fermeture de plus de 75 000 lits d’hospitalisation. Cette situation, dont il dit « hériter  », ne pouvait s’avérer qu’intenable lors d’une quelconque crise sanitaire. En effet cette situation résulte des cures d’austérité passées. Cures politico-économiques que l’hôpital public a dû subir : politique à flux tendus, du chiffre d’affaire, de la rentabilité et de privatisations etc. Et, s’il est vrai que le président n’est pas responsable de tout ce passif, il n’a rien fait contre pour redresser la situation. Comme ses prédécesseurs, sa ministre de la santé A. Buzyn a poursuivi la même politique. C’est ce que confirme un rapport du ministère de la Santé du 29 septembre 2020 qui pointe la fermeture de 3400 lits en 2019. Ainsi, pendant la crise « pandémique  », le « cap austéritaire  » cher à Bruxelles a été maintenu. Pire, en cette remontée de propagation du virus, 12 hôpitaux sont menacés de fermeture de lits d’hospitalisation(1). Ce sont ces réalités anti-sociales que tentent de faire oublier le président et son gouvernement en prenant des mesures de confinement, de couvre-feu et de répressions. La crise qui frappe les hôpitaux n’a donc pas pour cause le virus tant incriminé mais l’insuffisance des moyens matériels et humains sacrifiés durant ces décennies et maintenue par ceux qui nous gouvernent.
Rappelons les banderoles dressées voici peu par les soignant.es en lutte à l’encontre du président et de son ex-premier ministre E. Philippe  : « Vous comptez vos sous, on comptera les morts  ».

Politiciens, entre cynisme et mensonges

« Il faut sortir du dogme de la fermeture des lits  » déclarait O. Véran, alors qu’il remplaçait au pied levé A. Buzyn perdue dans la confrontation électorale pour la mairie de Paris. Un Ministre de la Santé et des Solidarités qui ne cesse, sur les plateaux de télévision et autres média, de répéter son argumentaire fallacieux mais bien rodé « de la difficulté rencontrée à former médecins et infirmiers en 6 mois.  » L’intervalle de répit que nous aurait accordé le virus avant sa nouvelle propagation. Et, le ministre de continuer  : « On ne peut pas construire des unités de réanimation du jour au lendemain  ». Ce qui est vrai  ! mais les 4000 lits promis en juillet 2020 dans le cadre du « Ségur de la Santé  » ne semblent pas encore être arrivés dans les services.
Le Conseil national des professionnels de médecine de réanimation explique que sur un parc national de 5 000 lits recensés, 500 à 600 lits sont en permanence inoccupés, fermés par manque de personnel. Des personnels tant réclamés par les soignant.es épuisé.es, écœuré.es, qui démissionnent las.ses de tout. Des personnels de Santé qui, comme n’importe quel.les travailleur.euses ne s’avère être que de simples variantes d’ajustement économique pour le Président, le ministre et les directeurs d’hôpitaux en quête de toujours plus d’économies.
En Île-de-France, selon les dires de l’Agence Régionale de Santé, les services de « réa  » disposeraient de 100 lits d’avance de plus qu’avant la première crise sanitaire de janvier/ février, mais ce qu’omet de préciser cette agence gouvernementale de la Santé c’est que ce sont des lits empruntés à d’autres services pendant la première vague du Covid. Des lits évidemment non rendus entre temps.
Notons par ailleurs, que dans la même panade sanitaire, le gouvernement italien a annoncé embaucher 5000 médecins, 10 000 infirmier.es et 5 000 aides- soignantes . Annonce démagogique ou une réalité suivie d’effets ? (2).
L’on comprend mieux la colère des personnels de Santé en écoutant M. Hirsch le directeur des hôpitaux de Paris (APHP) sur France-Inter le 9 novembre. Il se félicitait de « l’amorce d’infléchissement  » de la pandémie et, par ailleurs, se « réjouissait du couvre-feu, et de la mise en place du confinement…  ». Et dans sa béatitude de serviteur zélé, « lissait  » sur la fermeture des urgences de l’hôpital Hôtel-Dieu à Paris dont le personnel, « d’accord  », est allé renforcer d’autres hôpitaux, notamment en Seine-Saint-Denis. Mais, il omettait de préciser aux auditeurs de France-inter que, lors d’un rassemblement de protestation à l’appel de la CGT qui dénonçait cette fermeture, la police avait verbalisé des manifestant.es au motif de « rassemblement illégal dû au contexte sanitaire  ». Et ce directeur de se féliciter de ce que les personnels fassent des « heures supplémentaires  » et renoncent à leurs congés. Là encore, il oubliait de rappeler la mise en place du « plan blanc  » et omettait préciser qu’une note de service « directive  » précisait et imposait les modalités de ce qu’il nomme du « volontariat  ». Rappelons qu’en Île-de-France, ce sont près de 15000 lits qui ont été supprimés ! Mais, comme conclura M. Hirsch ce matin-là, « il y a de vrai sujets sociaux à trouver  ».
Mais au delà de ce serviteur zélé, c’est bien LA politique de restructuration et d’austérité qui se poursuit. Ainsi le 6 novembre à l’Assemblée Nationale, était discuté le Plan de Financement de la Sécurité Sociale (PFLSS). Il établit le montant des dépenses de Santé dont celles des hôpitaux. Or, s’il est bien mentionné que l’évolution des dépenses de santé s’établit autour des 4 % par an, l’évaluation des dépenses pour l’hôpital ne variait qu’entre 2 % et 2,5 %. L’on mesure la cure d’austérité demandée aux personnels et indirectement à la population. Ainsi, de 2008 à 2017, 10 % des établissements ont disparu. D’après le syndicat national des professions infirmier.es, sur 10 ans près de 8,4 milliards d’euros d’économie ont été réalisé. Pour 2021, Il manquera cette fois encore 2 milliards pour la Santé. Mais, O. Véran le ministre de la Santé et des solidarités se félicite de « ce budget de responsabilité  ».

Ordre et nationalisme

Le Président -car il en va aussi de son avenir électoral- et son gouvernement veulent freiner l’épidémie. Mais les mesures prises répondent plus à des besoins économico-politiques qu’à des mesures sanitaires, pour prévenir ou venir en aide aux populations. Après l’annonce d’un futur « bout du tunnel  » avec un vaccin virtuel, la bourse s’envole mais les licenciements se multiplient. Ils prêchent la solidarité mais les petits commerces sont fermés et les grandes surfaces continuent leurs affaires… Ainsi derrière un pseudo « ordre sanitaire  », la bourgeoisie nous conduit vers un ordre militaire et policier. Mais jusqu’où aller dans les mesures à prendre (confinement, couvre-feu, répressions…) pour favoriser le grand patronat  : -les enfants à l’école, les parents au boulot- et éviter de s’attirer les foudres de certaines « couches  » moyennes. Cet électorat utile que sont les petit.es commerçant.es, les artisan.es, sera sacrifié avec les populations précaires, bien sûr  ! Or, en ces temps de révoltes, le capital n’a qu’une recette  : son ordre. Un ordre qui ne passe que par la soumission des travailleurs.euses, des précaires et des futur.es laissé.es pour compte. Une soumission qu’il voudrait draper de Bleu Blanc Rouge, au nom de la solidarité nationale car, nous dit-il, Il en va de la grandeur de la France.
Tel était le devoir de rappel télévisé du premier ministre J. Castex dans sa prise de parole du 6 novembre pour une politique plus générale. On garde le cap  : métro ou auto, mais, boulot dodo et conso. Une solidarité nationale mais sous un regard policier toujours plus intrusif et répressif. Un programme qui ne peut que plaire au MEDEF.
Toutefois, les contestations en France, ou, les révoltes de par le monde, laisse entrevoir pour qui veut s’en saisir, l’espoir qu’un autre monde est possible. Le mouvement gilets jaunes ouvert des brèches  ! Écartons les  !

(Repris de Courant Alternatif)

Retrouvons-nous nombreux mardi 15 décembre à 14h30 à Gap devant le Conseil départemental pour soutenir l’hôpital public et dénoncer les mensonges du gouvernement


Notes.

1./. A Caen, en discrétion avec le projet de la future reconstruction du CHU, près de 200 lits disparaîtront. Mais ailleurs, en pleine crise sanitaire, à Nancy, Marseille, Toulouse etc, il en va de même. L’abattage continue. Voir pour plus d’info le site  : Bastamag.net/Carte des suppressions de lits à hôpital.
2/ .Voir Courant Alternatif N°304  : Italie  : la pandémie et la médecine de territoire.

Encart.

Le « Ségur  » de la santé, tient son nom des rencontres entre gouvernement et syndicats, au ministère de la santé, avenue de Ségur. Ces concertations initiées par le gouvernement d’E. Philippe ont été finalisées par un plan et des mesures signés le 21 juillet 2020 par la CFDT, FO et l’UNSA. Certains personnels de Santé ont obtenu une prime et une augmentation salariale de 180 euros en deux fois  : une moitié dès 2020 puis le reste pour 2021. Bien moins que les 300 euros pour tous et toutes demandés par les salarié.es en lutte. Derrière cette mascarade de concertation, le président a pu garder son « cap austéritaire » et le gouvernement poursuivre sa politique anti-sociale contre les soignant.es et, en dégât collatéral, contre la population. Notons que le syndicat SUD-Santé dénonçait la farce en s’abstenant de participer au « Ségur de la santé  » dès les premières réunions.

Il est temps d’ouvrir un peu nos gueules et d’arrêter de parler de celle du loup !

[Repris de Marseille Infos Autonomes]

Brochure autodéfense juridique à l’usage des bergères et des bergers.

Nous sommes une petite équipe de bergères et de bergers, qui nous rencontrons depuis l’hiver 2019 pour réfléchir à nos conditions de travail, fatigué.es des mésaventures. On se rencontre de temps en temps pour casser l’isolement propre à notre travail. On essaie de poser les mots sur ce qu’on vit. La passion ou la soumission, les rapport salariaux avec les éleveurs, les salaires, les embauches, l’idéalisation du métier, etc…

Quand on estime une situation intenable on pousse un coup de gueule et on se casse – ou on se tait et on endure, dents serrées jusqu’à la fin du contrat, certain.es qu’on ne reviendra pas. Mais cette position nous est frustrante, car ok, nous on se sauve (et encore, on s’est tapées une saison pourrie) mais en partant on laisse la porte ouverte à ce que d’autres bergèr.es qui n’ont pas eu le mot se retrouvent à notre place…Alors on aimerait que ça bouge.

On écrit cette brochure sur le tas, d’après nos expériences, avec le désir de ce que, mieux outillé.es, nous puissions longtemps continuer à vagabonder sur plaines collines et montagnes, sans aigrir, perdre notre patience ou notre amour pour la montagne et les moutons… C’est un travail en cours, avec tous les défauts que ça représente, si t’as des trucs à y dire, redire ou contribuer,on est preneuses, écris nous à :
postemouton@riseup.net.

La brochure en pdf

  1. Travailler comme bergere : chercher un “bon” poste
  2. Le contrat, le début du travail
  3. Fin de contrat “normal”
  4. Si ça va mal… la rupture
  5. Sur l’éthique de recourir au contrôle de l’Etat

 

Lettres ouvertes et récits d’expérience

Histoires vraies de vrai(e)s berger(e)s

Communiqué du procès du 10 Décembre à GAP

Le jeudi 10 décembre 2020, une semaine à peine après l’enième procès de personnes solidaires du Briançonnais, 9 camarades français-e-s et italien-ne-s sont convoqué-e-s devant le tribunal correctionnel de Gap. Ces personnes sont accusées de divers délits, et notamment de résistance aux forces de l’ordre lors d’une manifestation qui a eu lieu à Montgenèvre en avril 2019. Comme lors des affaires précédentes, le dossier présente des éléments et des témoignages contradictoires, et il n’est fondé sur aucune preuve matérielle. Cette convocation s’inscrit, une fois de plus, dans la politique de harcèlement judiciaire qui cherche depuis deux ans à affaiblir le mouvement de lutte à la frontière franco-italienne. Un mouvement qui s’attache, de multiples facons, à visibiliser les contradictions mortifères du dispositif-frontière, tout en pratiquer des formes de solidarité de part et d’autre de la frontière.
La manifestation d’avril 2019 à Montgenèvre avait pour objectif de dénoncer les violences de la police aux frontières à l’encontre des personnes exilées, ainsi que de déjouer, pour une journée, le petit manège infernal qui veut que les agissements de la PAF et de la gendarmerie (à savoir les coups, la traque, les insultes, les vols), se déroulent dans le silence de la nuit. Manifester sur les pistes de ski, en plein jour, c’est une facon de visibiliser, auprès de celles et ceux qui choisissent de passer leurs vacances à Montgenèvre, que la frontière est tachée de sang.
Deux ans plus tard et en plein confinement, le procureur et la préfecture des Hautes-Alpes poursuivent en justice des personnes qui étaient présentes à cette manifestation. Leurs objectifs sont clairs : faire taire celles et ceux qui cherchent à rendre visible les violences policières, et protéger les agents armés de l’Etat en détournant l’attention de leurs agissements réels, dans les Hautes-Alpes comme ailleurs.
Depuis le premier confinement, les violences policières envers les personnes exilées et/ou racisées ont explosé partout en France. La semaine dernière, depuis les portes de Paris jusqu’à la place de la République, l’enchaînement d’expulsions extrêmement violentes des campements dans la capitale n’est qu’un sinistre exemple parmi d’autres – le faux étonnement du Ministre de l’Intérieur n’a d’ailleurs trompé personne. Depuis mars dernier, à Calais, à Menton, à Paris, à Marseille, des dizaines cas de brutalité et même de meurtres policiers ont été reportés à l’encontre de personnes en situation de migration. Depuis le mois de mai, des milliers de personnes dites “sans-papiers”, à travers tout le pays, se sont unies pour réclamer l’égalité : en octobre, elles ont effectué une marche historique jusqu’à la capitale, n’ayant cesse de dénoncer le régime d’Etat raciste qui les place dans une condition de citoyen-nes de seconde zone. Plutôt que d’écouter leurs revendications, le gouvernement (et les médias à ses côtés) n’a qu’une chose en tête : faire taire celles et ceux qui parlent de la violence d’Etat contre les personnes étrangères. Disperser violemment les rassemblements des personnes exilées, invisibiliser et ignorer leurs luttes, tout comme intenter des procès aux personnes qui les soutiennent, tout cela s’inscrit dans la même stratégie du gouvernement français. Le projet de loi « Securité Globale », qui laissera les mains libres à la police lors des manifestations au détriment des corps des manifestant-e-s, en est la parfaite illustration.
Le 10 décembre, pendant que nos camarades sont jugé-e-s pour des chefs d’accusation ridicules, la violence d’Etat continue de s’exercer dans toutes les villes. Ainsi, même s’il est difficile de se rassembler, chacun-e, là où nous nous trouvons, nous pouvons montrer notre solidarité collective en continuant de dénoncer, filmer et combattre les violences policières et le racisme d’Etat qui opèrent autour de nous, et en soutenant les luttes menées actuellement par les personnes exilées.

No pasaran!

Communiqué des prisonnières de la maison d’arrêt pour femmes de Marseille

Communiqué (07/11/2020)

Durant toute la nuit du mardi 3 au mercredi 4 novembre, à partir de 23h, les ERIS (Équipes régionales d’intervention et de sécurité) de Marseille sont intervenues pour une fouille sectorielle surprise au sein de la MAF (maison d’arrêt pour femmes) des Baumettes. Les membres cagoulés et lourdement armés de ce « GIGN de la pénitentiaire » ont fait subir à des prisonnières un traitement dégradant en leur demandant de se dénuder entièrement sous leurs yeux. Tout en les exposant à leurs regards, les autorités ont férocement procédé à la fouille en saccageant plusieurs cellules, perçant les sachets de nourriture, répandant au sol les vêtements, insultant les prisonnières. Le prétexte avancé par l’administration pénitentiaire (AP) pour cette intervention violente et humiliante serait la lutte contre le terrorisme en prison.

De fait, ces violences servent avant-tout à intimider les prisonnières que l’AP juge trop « radicalisées ». À cela s’ajoutent les nouvelles conditions imposées par l’AP depuis plusieurs mois : impossibilité de cantiner du tabac, distribution de masques aux prisonnières seulement à partir de mi-octobre, UVF (Unités de visite familiales) et activités supprimées, stricts protocoles sanitaires (parloirs hygiaphones, vitres en plexiglas, etc.) mais réduction des temps de parloir. Plein de salles de parloir sont pourtant vides. Des prisonnières ont organisé collectivement des refus de remonter de promenade ces derniers jours, protestant contre des coupures d’eau arbitraires, et ont été pour cette raison transférées au QI (quartier d’isolement).

Comme ces événements le prouvent, la répression liée aux états d’urgence dehors est amplifiée à l’intérieur.

Force et soutien aux prisonnières de la MAF !