1er Mai Contre l’Etat et le capitalisme : Action directe et Anarchiste !

1 mai 2021 à Gap

CONTRE L’ETAT ET LES PATRONS, ACTION DIRECTE ET ANARCHISTE!

–  RDV 10h30  devant la Bourse du travail

Cortège rouge et noir, ramenez de quoi faire un cortège festif et déter !

– Arrivé au parc de la pépinière : Apéro et Cantine pour une bouffe populaire et convivial !
Exposition sur la Commune, Chants révolutionnaire, Table de presse, infokiosques, discussions, prise de parole.

Toute initiative est la bienvenue!

 

Union des Travailleuses et Travailleurs Antiautoritaires appelle à manifester ce 1mai, sur les bases qui font pour nous l’essence de cette date, le souvenir des « martyrs de

chicago » 8 anarchistes assassinés par l’état bourgeois suite aux manifestations à HYMARKET aux Etats Unis.

Ils réclamaient la limitation du temps de travail, les trois 8 (8heures de travail , 8heures de sommeil, 8heures de culture) mais ces revendications avaient pour but de cristalliser un besoin pour faire émerger quelque chose de plus vaste et plus juste que la revendication immédiate.

Ce but était l’abolition réel des privilèges, l’émancipation complété de l’humanité, la fin de l’exploitation salariale ….. l’anarchie !

Le 1er mai n’est ni la fête du travail, ni la fête des travailleurs.ses mais bien la journée internationale de revendications et de solidarité qui s’est soldée par des bains de sang, des travailleurs de Chicago à Istanbul, en passant par Paris et Fourmies…

Il y a un an, le 1er mai 2020 (cf: https://valleesenlutte.noblogs.org/post/2020/05/01/un-1er-mai-deconfine-et-dans-la-rue-a-gap/) en plein confinement une manifestation autonome de 100 personnes à parcouru les rues de Gap.

Nous ne pouvons laisser le dictat de l’Etat s’imposer à nos libertés. En cette année d’anniversaire des 150 ans de la Commune, ou à Paris (et d’autre ville Narbonne, Creusot, ect..) était libre et aux mains du peuple de la Commune pendant ces trois mois d’avancées sociales et révolutionnaires.

Quoi de plus normale d’aller occuper la rue et crié notre rage ! Contre les attaques de l’Etat bourgeois aux travailleurs-ses, aux exilées, contre la réforme de l’assurance chômage et des retraites.

Que l’émancipation des travailleurs et travailleuses sera l’oeuvre des travailleuses et travailleurs eux-elles mêmes !!!!!

On est là! La Commune n’est pas morte!

 

A l’initiative de l’UTTA (Union des travailleuses et Travailleurs Antiautoritaire) et du Café Taule

utta at riseup.net – cafe_taule at riseup.net

Ps : Pour venir de plus de 10km, une attestation de déplacement dérogatoire «droit à manifester» est disponible la :  Attestation manif.

Pique nique samedi 24 à Boscodon

Rendez-vous samedi 24 à midi au carrefour route de Boscodon / RN94 pour s’organiser contre le projet de golf des Crots qui va privatiser des terres communales au profit de quelques nantis ! Encore un projet inutile qui va grignoter des terres, gaspiller de l’eau et spolier l’espace !

Briançon, procès des 3+4+2 : appel à soutien et à mobilisation

Mise à jour 22/04 : le procureur a demandé 2 mois de sursis et 5 ans d’interdiction de territoire du département des Hautes-Alpes pour les deux personnes.

Le printemps 2021 sera marqué par deux procès politiques, criminalisant la solidarité avec les exilé-es et les sans papiers.

Le 22 avril au tribunal de Gap jugement de deux solidaires en première instance pour « aide à l’entrée et à la circulation sur le territoire national de personnes en situation irrégulière »

Ils ont été interpellé le 19 novembre alors qu’ils étaient en train de porter secours à une famille Afghane sur le territoire français .

Le 27 mai jugement en appel des « 7 de Briançon »suite à la condamnation prononcée le 13 décembre 2018.

Ils ont été condamnés en première instance à des peines allant jusqu’à quatre mois de prison fermes et huit mois avec sursis pour avoir participer le 22 avril 2018 à une manifestation antifasciste.

Cette manifestation spontanée visait à dénoncer l’action du groupe fascisant Génération Identitaire présent la veille au col de l’Echelle ( Hautes Alpes) et la militarisation de la frontière qui met des vies en danger.

Depuis 5 ans , l’Etat mène une chasse à celles et ceux qu’il considère comme indésirables et procède à des refoulements illégaux quotidiens en contrevenant à ses propres lois .

Depuis 5 ans , des milliers de solidaires , des dizaines de soignants se relayent au nom du principe de fraternité pour porter assistance à des exilé-es déterminé-es à venir chercher chez nous un peu de paix.

Les violences policière sont avérées https://www.bastamag.net/police-racket-violence-sur-mineur-detournement-de-fonds-publics-refugies-proces-PAF-Montgenevre,la mise en danger des exilé-es qui une fois sur le territoire français tentent d’échapper à leur interpellation et les courses poursuites meurtrières aussi https://www.liberation.fr/france/2019/05/08/sur-les-traces-de-blessing-matthew-migrante-nigeriane-noyee-dans-la-durance_1725483.

Il ne s’agit plus de bavures policières isolées mais d’une répétition d’actes systématiques de violence et de graves atteintes aux droits fondamentaux qui témoignent d’un racisme systémique à l’oeuvre aux frontières françaises et européennes.

Cette politique du gouvernement français a conduit à la mort de 5 personnes en exil à Montgenèvre.

Pour les mêmes raisons , plusieurs centaines de blessés sont déjà à déplorer et le ton sécuritaire continue de monter.Le 16 novembre , les effectifs de police ont été doublés à Montgenèvre, avec de plus le renfort des forces dites sentinelles .

Par ces décisions , le gouvernement veut faire croire qu’une Europe -forteresse est possible et vaut mieux que des vies humaines .

Les milliers de cadavres aux frontières de l’Europe, la violence et les dénis de droits aux frontières intérieures des pays européens ne semble pas le gêner.

POUR NOUS ,SOLIDAIRES , il n’est pas question que le scénario se répète inlassablement à la fontière briançonnaise .

La militarisation de la montagne n’est qu’un geste vain de l’Etat qui pousse les exilé-es à prendre plus de risques.

Nous voulons faire de nos procès une nouvelle occasion de mettre en lumière la répression, l’injustice et la violence invisibilisées qui s’excercent chaque jour sur les personnes en exil.

« Les gens qui meurent sur les plages , si c’étaient des blancs , la terre entière serait en train de trember »
Fatou Diome

La répression nous coûte cher .

Depuis 2018 , les procès et les frais de justice se sont multipliés , une vingtaine personnes ont été poursuivies en justice dont 12 pour aide à l’entrée sur le territoire , les autres pour des motifs fallacieux ( outrage …)

Depuis 2018 , les besoins en aide d’urgence pour les lieux d’accueil des exilé-es comme les maisons occupé-es de la Casa Cantoniera à Oulx , Chez Marcel à Briançon , Chez Roger ( ex Cesai) à Gap sont continuels et engendrent beaucoup de frais .

NOUS APPELLONS A SOUTENIR FINANCIEREMENT LA LUTTE

POUR QUE CESSE LA TRAQUE AUX EXILE-ES PARTOUT SUR LE TERRITOIRE

EN SOLIDARITE AVEC TOUS LES SANS PAPIERS ET LES SOLIDAIRES INCULPE-ES

ET VOUS ATTENDONS NOMBREU-SES

LE 22 AVRIL A GAP , 12 H DEVANT LE TRIBUNAL

LE 27 MAI A GRENOBLE , 14 h DEVANT LE TRIBUNAL

Plus de patates ! Moins de béton ! RDV 25 avril à Pertuis

UN PROJET DÉMESURÉ D’ARTIFICIALISATION MENACE DES TERRES DANS LA VALLÉE DE LA DURANCE !

La commune de Pertuis (84) a choisi de ceinturer la zone commerciale en créant une nouvelle zone d’activité économique de 86 Ha. Celle-ci compte s’établir en lieu et place de terres agricoles très fertiles, nivelées et irriguées dont certaines cultivées actuellement.

Des agriculteurs et agricultrices, tout comme des familles vivant dans la zone, sont en train d’être exproprié·es.
La bétonisation de cet espace réduira la capacité de ces terres inondables à absorber les crues et les intempéries, pourtant régulières dans le secteur. La rupture de la digue de l’Eze en décembre 2019 nous rappelle que seul un sol vivant peut absorber ces crues. Qui plus est, nous savons à quel point l’artificialisation du territoire met à mal la biodiversité que nous voyons chaque jour un peu plus disparaître.
Il semble aussi nécessaire de préciser qu’une partie de cette nouvelle zone d’activité est destinée à agrandir l’entreprise Pellenc SA, dont le Président n’est autre que le maire de Pertuis, Mr Roger Pellenc.
Nous ne nous résoudrons pas à laisser s’étendre le béton vers l’infini alors que les paysan·nes peinent à s’installer dans notre région. Aujourd’hui, la résilience alimentaire des communes doit être une priorité. Nous ne pouvons pas nous priver de terres nourricières alors que tant de gens ont des difficultés pour accéder à de l’alimentation de qualité, encore plus depuis la crise sanitaire.
Pour toutes ces raisons, un ensemble de collectifs et habitant·es du territoire, a décidé de cultiver ce sol. Nous y planterons des pommes de terre, culture emblématique de la ville de Pertuis, qui à la récolte seront offertes en soutien à des structures de solidarité.
Suite à plusieurs appels « contre la réintoxication du monde » et aux « soulèvements de la terre » lancés depuis la ZAD de Notre Dame de Landes, une multitude d’initiatives voient le jour dans la France entière contre
l’artificialisation des terres, les firmes de bétonisation, les grands projets inutiles, etc. Défendre les terres arables de Pertuis s’inscrit pleinement dans ces appels.
L’opposition à l’extension est d’ores et déjà soutenu par plusieurs collectifs au niveau de la région PACA, notamment grâce aux actions passées de l’association Terres Vives Pertuis.
Au programme : plantation, pique nique, témoignages et histoire du lieu, prises de parole de différentes organisations et collectifs engagé·es dans la défense des terres en région SUD, tables rondes, animations…
Toute la journée, Radio Zinzine animera et diffusera en direct cet événement revendicatif et festif.
« Entre la fin du monde et la fin de leur monde, il n’y a pas d’alternative »
———————————
Pour tous contacts (presse, organisation, renseignements), n’hésitez pas à nous contacter via ce mail : soulevementspertuis arobase riseup.net
La manifestation sera déclarée afin de permettre à toutes et tous de se rendre sur place, participer puis quitter la mobilisation de manière légale, même en habitant à plus de 10 km. Nous ferons passer une attestation spécifique.
Le soulèvement de la terre de Pertuis (84)

Rassemblement le 8 mai contre la privatisation des barrages et des services publics

le 8 mai à 12h rendez-vous devant l’usine du barrage de Serre-Pançon 

RASSEMBLEMENT/DÉAMBULATION/PIQUE-NIQUE

Stop au self service, résistons ensemble contre le vol de nos biens
communs. Il est temps de réinventer les services publics.
Ces services du 21ème siècle devront être
démocratiques, débureaucratisés, humains, non numérisés et décentralisés.
Nous appelons toutes les organisations citoyennes, syndicales,
associatives, Monsieur et Madame tout le monde qui le souhaitent à rejoindre cette mobilisation.
Les biens communs appartiennent à la population.
L’état se doit d’être au service de la population et pas le contraire.


Quand tout sera privé on sera privé de tout !!

Tribune collective pour une véritable liberté d’expression et d’information – Soutien au média Ricochets

Le 10 mars 2021, la presse locale indiquait que le préfet de la Drôme avait de nouveau lancé une plainte contre le média libre et participatif de la Drôme RICOCHETS (http://ricochets.cc) suite à la publication d’un article provenant d’un collectif se voulant solidaire des saboteurs et saboteuses d’installations internet et mobile dans la Drôme par rapport à leur répression (voir notre communiqué).

Cet article visé par les autorités locales voulait visiblement lancer le débat sur le sujet de la prolifération des antennes 5G et autres installations technologiques, sur le problème des atteintes écologiques par le système en place et l’économie numérique, et sur les manières d’y faire face.

Par cette tribune, nous, citoyen.ne.s, médias, organisations, collectifs, associations :

  • Apportons notre soutien au média Ricochets qui subit des pressions innacceptables et demandons la levée des éventuelles poursuites dont il fait l’objet.
  • Dénonçons les pressions et répressions visant les journalistes, lanceurs d’alerte et médias en tout genre (lois « sécurité globale » et « séparatismes », amendement autorisant l’extension du fichage des opinions, cellule DEMETER, loi sur le « secret des affaires »…).
  • Revendiquons le droit à la liberté d’expression et d’opinion, vecteurs de débats même pour les sujets sensibles.
  • Dénoncons le délétère climat de surveillance et de répression policière qui s’accroit partout.

Beaucoup de personnes, d’organisations militantes ou non et venant de divers horizons, ont déjà protesté contre ces mesures liberticides depuis plusieurs mois. Cette lutte est essentielle car la question des libertés fondamentales et de l’expression nous concerne toutes et tous, et concerne toutes les autres luttes, tous les engagements sociaux, politiques, écologiques, féministes, etc.

https://ricochets.cc/Tribune-collective-pour-une-veritable-liberte-d-expression-et-d-information-Soutien-au-media-RICOCHETS.html?lang=fr

3ème vague contre la réintoxication du monde

Non au golf de Crots ! Un projet trou de balle !

RDV le 17 avril à 12h intersection RN94 / route de Boscodon

Pic-nic partagé midi / soir



En mai dernier, à la sortie du premier confinement, alors que la machine économique et productiviste se réemballait de plus belle, un appel à agir contre la réintoxication du monde a été lancé et suivi par des dizaines de groupes à travers le pays. Le 17 juin, plus de 70 actions, occupations, blocages se sont déployés simultanément. Depuis, des collectifs se sont constitués, des résistances, un temps en pause, se sont reveillées, des projets destructeurs ont été arrêtés. Cette journée a matérialisé un rebond des luttes de terrain face à l’expansion dramatique de la crise écologique et au cynisme patent de “nos dirigeants”.

De nouveau le 17 novembre dernier, malgré les obstacles et interdictions, des mobilisations aux 4 coins du pays sont parvenues à percer les murs du confinement (voir les retours complets sur https://agir17.noblogs.org/).

Une constellation de collectifs impliqués dans la “dynamique des 17”, réunie le 20 janvier dernier, a décidé d’un appel commun à une nouvelle journée d’actions le samedi 17 avril.

Alors que nos sociétés “modernes” semblent s’ancrer dans un état de semi-confinement permanent, que le lien entre le covid et la folie écocide n’est plus à faire, les sociétés marchandes semblent tout prêtes à poursuivre l’empoisonnement du monde jusqu’à leur dernier souffle. Tandis que les leviers pour faire obstacle au ravage des milieux vivants sont anesthésiées par la virtualisation générale, le gouvernement propose de criminaliser le renouveau des mouvements d’actions écologistes et s’entête à faire passer en force la loi de sécurité globale (*). Dans une séquence historique où toutes les politiques affirment être guidées par l’urgence sanitaire, la France et les pays voisins poursuivent l’exportation de pesticides interdits sur leur propre sol, qui empoisonnent gravement près de 400 millions de personnes par an sur d’autres continents (**). Malgré les études officielles sur son caractère climaticide, les déclarations municipales et les actions directes pour la freiner, le déploiement de la 5G sur nos territoires ne fait qu’accroître encore notre dépendance aux écrans. Pourtant la numérisation des existences, que vient cimenter l’ère covid, va de pair avec une perte dépressive des liens, du rapport à la terre et au vivant. C’est dans ces bulles que grandiront dorénavant les jeunes générations si nous ne faisons pas en sorte que le monde soit de nouveau respirable.

Sans attendre la levée de l’urgence sanitaire, des résistances locales renaissent de l’air du temps et de ses cris d’alerte. Le mouvement Stop Amazon se déploie aux 4 coins du pays contre l’implantation de nouveaux entrepôts, symboles de la dystopie moderne. A Gonesse, une nouvelle zad naît contre l’artificialisation des terres fertiles qui bordent encore le “Grand Paris”. A Marseille, un McDonald’s a été transformé en lieu de solidarité et de redistribution de nourriture par ses ancien-nes salarié-es (***). Autour de la raffinerie de Grandpuits, des militant-es écologistes et des syndicalistes en grève s’allient pour dénoncer le greewashing de Total (****). Elles nous rappellent à l’urgence de penser, avec les travailleurs des secteurs les plus toxiques, les mutations possibles des activités, les réappropriations des lieux de travail, ainsi que les rapports de force à engager pour garantir des ressources et droits pendant les périodes de transition.

En venant réunir certains de ces fronts, en en faisant émerger d’autres, les mobilisations des 17 juin et 17 novembre ont dessiné une cartographie de sites de production destructeurs qui doivent s’arrêter, de milieux naturels – forêts, zones humides, terres cultivables – qui ne doivent pas être bétonnées, de projets insensés auxquels il faudra les faire renoncer… Nous savons que cela nécessitera de revenir régulièrement sur tous ces lieux, den habiter certains, den métamorphoser dautres, de continuer à se coordonner et de lancer de nouvelles vagues de mobilisations encore plus amples et déterminées. Cest seulement à cette condition que nous parviendrons peut-être à maintenir des conditions dexistence possibles et désirables pour nous comme pour le reste du vivant, hors du nihilisme marchand.

Nous appelons donc une nouvelle fois les habitant.es des villes et des campagnes à informer et accentuer localement la pression sur les secteurs qui leur semblent le plus évidemment empoisonnants et dispensables : cimenteries, usines de pesticides ou productions de gaz et grenades de la police, industrie aéronautique, publicitaire ou construction de plates-formes Amazon, unités d’élevage industriel, développements de lindustrie nucléaire, clusters développant le monde “sans contact”… Nous appelons en ce sens le 17 avril à une troisième série dactions, blocages, rassemblements et occupations contre de tels lieux de production, chantiers et infrastructures.

Le 17 avril se trouve être aussi la journée internationale des luttes paysannes, qui défend chaque année la nécessité de préserver des terres nourricière pour une agriculture soigneuse du vivant. Si nous visons sérieusement à nous défaire de pans conséquents du monde marchand, il nous faut conjointement nous doter des formes d’autonomies à même de répondre à nos besoins fondamentaux. Nous appelons donc également à des occupations de terres en villes ou dans les zones péri-urbaines pour des projets de cultures vivrières, mais aussi à des réquisitions despaces dentraide, de soin, de redistribution et de création. Il ny aura pas de tournantsans que lon construise ici et maintenant des formes de vie pleines de sens et bien plus désirables que celles inféodées aux besoins du marché.

Vous trouverez ci-dessous une liste des premiers collectifs, syndicats, associations, territoires en lutte co-signataires et engagés sur cet appel. Si vous souhaitez le signer aussi, nous envoyer un appel à mobilisation locale ou un texte danalyse complémentaire, vous pouvez écrire à 17nov@riseup.net.

A bientôt pour lacte 3, le 17 avril 2021 !

(*) https://reporterre.net/Le-rapport-parlementaire-qui-veut-mettre-les-militants-ecologistes-en-prison

(**) https://reporterre.net/Pesticides-385-millions-d-intoxications-chaque-annee-dans-le-monde
(***) https://reporterre.net/A-Marseille-un-McDonald-s-est-devenu-un-foyer-vibrant-de-solidarite

(****) https://www.liberation.fr/debats/2020/12/16/raffinerie-total-de-grandpuits-greenwashing-et-casse-sociale_1808837

Repris du site https://agir17.noblogs.org/

Sur l’expulsion de la Casa Cantoniera (Oulx)

Depuis un an, la pandémie a bouleversé la vie de milliards de personnes, et dans ce monde dystopique où l’augmentation considérable des systèmes de surveillance et de contrôle est légitimée par la doctrine de la guerre au virus, où tout est illégal sauf aller au travail, les expulsions et les évictions locative ne cessent pas.

Deux ans et demi après son ouverture, la Casa Cantoniera Occupata, le refuge autogéré d’Oulx, a été expulsée.
Il y avait plein de monde ce jour-là à l’intérieur : la pandémie n’a jamais arrêté ceux qui voyagent sans avoir le privilège d’avoir un endroit où s’arrêter.

Occupé en décembre 2018, c’était un lieu créé pour apporter de la solidarité aux personnes qui voulaient traverser la frontière italo-française au col du Montgenèvre. Un lieu de lutte et d’auto-organisation, contre toutes les frontières et les dispositifs militaires et politiques qui cherchent à contrôler et à sélectionner.
Un refuge libre pour tous ceux qui croient que la terre n’a pas de frontières ni de maîtres, et que chacun devrait avoir la liberté de choisir où et comment vivre. Une occupation qui a fait de la solidarité active et quotidienne sa base, et qui a tenté de se mettre en travers de ces lois racistes qui font des frontières et de leurs contrôleurs une ligne maudite et meurtrière. Un lieu qui a soutenu une direction précise de la lutte, qui a indiqué un outil pratique à tous ceux qui voulaient lutter activement contre les politiques ségrégationnistes de cette Europe meurtrière.
Dans nos Alpes, des gens sont obligés de marcher sur des sentiers de haute montagne, se cachant uniquement parce qu’ils n’ont pas le « bon » papier, tandis que les marchandises et les touristes, pour qui cette frontière est invisible, passent tranquillement. Tout comme dans les bois de Croatie et de Bosnie, où la police frappe et vole, massacrant les pieds des gens pour les empêcher de marcher. Du désert de Tamarasset à la mer Égée et dans toute la Méditerranée, où un génocide conscient est en cours, fait de prisons et de patrouilleurs payés par l’Union européenne, où les gens continuent de mourir tandis que les gouvernements s’engagent à bloquer les bateaux de sauvetage et à réprimer toute forme de solidarité. Une partie de ce génocide se déroule ici, dans nos montagnes, et il se poursuit de jour en jour.

La maison a été évacuée le mardi 23 mars ; ils sont arrivés à 7 heures du matin : le défilé habituel de policiers, de carabiniers, de digos. Il leur a fallu plus d’une heure et demie pour entrer.
Plus de 60 personnes, dont de nombreuses familles avec des mineurs, ont été libérées et emmenées.
L’intervention des pompiers a été déterminante : ils ont positionné une échelle afin de pouvoir entrer par le toit et ont aidé les digos à franchir les barricades de protection qu’ils ne pouvaient pas ouvrir. La Croix-Rouge a également contribué à l’évacuation, en installant une tente devant la Maison pour faire des prélèvements anti-covid.
Les « sans-papiers » et leurs familles ont été conduits dans des dortoirs de premier accueil à Susa (au couvent des religieuses), à Bardonecchia (à l’association Alveare) et à Oulx (au refuge salésien). Ceux qui n’avaient pas de famille ont été emmenés au poste de police de Bardonecchia pour être identifiés, puis relâchés.
Maintenant, au refuge des salésiens d’Oulx, personne ne peut entrer s’il n’est pas « autorisé ». La police et les digos sont très présents et oppressants dans toute la zone frontalière. Dans le village il y a quelques camions de Celere (équivalent CRS) fixes. La mairie a expressément demandé aux citoyens de signaler à la police toute personne « suspecte » errant dans Oulx, après l’expulsion tant souhaitée.

La responsabilité de cette expulsion est entièrement politique.

La préfecture à la municipalité d’Oulx (l’expulsion a été demandée dès le premier jour d’occupation et le maire Andrea Terzolo, élu il y a presque deux ans, a fait de nous une partie de sa campagne électorale). Les états, italiens et français, et leurs bras armés, diverses polices et digossini. L’ANAS (propriétaire de dizaines de maisons abandonnées depuis des décennies dans toute l’Italie – ainsi que de l’immeuble d’Oulx – qui a immédiatement porté plainte contre les occupants) le petit journalisme national, qui s’est engagé à diffamer ce lieu de toutes les manières possibles. Ils ont tous joué un rôle actif dans la criminalisation de cette expérience et ont rendu sa fermeture matériellement possible.
Et cela nous rend encore plus furieux de savoir que l’ANAS, qui a traîné 24 d’entre nous (plus 13 camarades / / solidaires présents à l’intérieur de la Maison au moment de l’entrée des flics) dans un procès pour occupation qui a fort à propos commencé le matin meme de l’expulsion, a mis en vente 100 Case Cantoniere. Il est question de les convertir en bars, restaurants, stations de charge pour voitures électriques.
Les gens seront heureux d’être libres de voyager où ils veulent, de boire du café et de recharger leurs voitures de luxe sur une route souillée du sang de ceux qui doivent marcher la nuit, en se cachant des coups des flics et des griffes d’un système d’accueil qui se remplit les poches sur la peau du peuple.
Désormais, des centaines de milliers d’euros arriveront également aux municipalités frontalières pour la « gestion des migrants », nouvelle marchandise. Au moins 600 000 euros à Bardonecchia, plus 162 000 euros à la municipalité de Claviere.

Et de l’autre côté du visage explicitement répressif, les responsabilités « invisibles ».
Même le jour de l’expulsion, Rainbow for Africa a joué son rôle de bonne association qui fournit un abri aux migrants expulsés du terrible abri anarchique : la même ONG qui, depuis trois ans, travaille entre Bardonecchia et Oulx pour donner une réponse institutionnelle aux « flux migratoires », en essayant de décourager les départs en offrant des solutions irréelles d’un accueil qui n’est qu’un business ; la même qui a récemment gagné un appel d’offres pour la fabrication de tampons à Turin et qui essaie de trouver une légitimité même à l’intérieur des lieux occupés.
Nous savons que les organisations de ce type font appel à des bénévoles qui ne cherchent qu’à aider, et qui le font avec leur cœur. Mais le fonctionnement et les choix politiques de cette ONG ont des conséquences spécifiques, des responsabilités précises et nous ne les partageons pas, et nous voulons nous en souvenir. De plus, le président, Paolo Narcisi, nous a toujours diffamé.
Et de la même manière, nous rejetons les « beaux mots »de l’archevêque de Turin, Nosiglia, qui comme l’evêque de Susa Confalonieri appelle maintenant à la solidarité catholique . Les hommes d’Entram de cette Église qui, d’un côté, prétend parler d’aide et de solidarité et, de l’autre, s’applique à autoriser les expulsions (procés pour l’occupation de Chez Jesus, le sous-eglise de Claviere en cours) et de mettre fin à concrètes expériences de solidarité.

En conclusion : l’expulsion de la Casa Cantoniera fait partie d’une répression globale contre la liberté de mouvement, contre les lieux de solidarité et les espaces occupés où s’organiser en toute liberté. Partout en Europe, les espaces de lutte font l’objet d’attaques répressives de la part des États. La militarisation des frontières et la normalisation des refoulements et des rapatriements à l’intérieur et à l’extérieur des frontières européennes sont alimentées par les sentiments de plus en plus racistes et fascistes de la société et de la politique. Pendant ce temps, ceux qui continuent à apporter leur solidarité aux personnes en mouvement et refusent d’entrer dans cette logique raciste et normative sont constamment attaqués.
Sur cette frontière, de nombreux procès sont en cours pour aide à l’immigration clandestine (deux grands procès dans les mois à venir du côté français). De nombreuses personnes font l’objet d’une enquête pour des initiatives, actions, occupations, marches sur la frontière des deux côtés.
La répression contre les personnes de passage se manifeste par une augmentation visible de la militarisation, de plus en plus de violence, et maintenant dans les contrôles également dans les structures où ils sont hébergés.
Pourtant, les gens continuent et continueront à passer, car le désir et la détermination de décider où vivre ne s’arrêteront jamais.
Nous remercions tous ceux qui, ces dernières années, ont été solidaires de cette expérience, depuis la vallée de Suse – qui, bien qu’elle ait été contrainte d’accueillir cette frontière infâme, a trouvé de nombreux amis et sœurs qui ont partagé cette lutte avec nous – et depuis tous les coins du monde.

Maintenant la nécessité de reconstruire une véritable solidarité est grande. Tout est nécessaire, il y a un besoin de réorganisation. Une autre assemblée ouverte sera convoquée, également dans le but de donner une réponse à la répression toujours plus forte.
Nous recherchons également un moyen de transport collectif, que ce soit une camionnette ou une grosse voiture, pour pouvoir continuer à être présents à la frontière. Si quelqu’un a un véhicule (à bon marché :), ou des matériaux utiles, merci de nous écrire.

Toute contribution est la bienvenue.
Toujours contre toutes les frontières.
Nous reviendrons.
Certains et certaines ennemis des frontières

Repris du site passamontagna.info

Appel à soutien : Rencontre discussion 4 Avril Chez Roger

Le squat « Chez Roger » est le lieu de vie de plus de 60 personnes depuis Août 2020. Le tribunal de Gap a ordonné son expulsion dès juillet 2021. Dans le même temps, la coordination Sud-Est No Border accueille la caravane zapatiste cet été.

Les membres du collectif de Chez Roger on besoin de soutien pour envisager la suite possible.
Les membres de la coordination Sud Est no Border se rencontre pour organiser la venu de la caravane zapatiste.

Nous vous proposons donc une rencontre afin de nous aider à imaginer la suite et à définir les différentes possibilités d’actions et d’événements pour cet été. (expulsion possible dés le 5 Juillet)!
Vous êtes donc les bienvenues le Dimanche 4 avril, au squat Chez Roger, pour échanger autour de toutes ces questions.
Ce sera le moment pour aborder de manière plus large la question des exilé-e-s, des luttes aux frontières, mais aussi la question de la défense des terres agricoles et de l’organisation collective… avec la présence et la participation de la coordination Sud-Est No Border pour la venue de la caravane zapatiste. (Ils souhaitent mettre sur pied des événements cet été sur l’axe Briançon – Marseille, en abordant les thèmes pré-cités ).

On souhaite faire du lien pour réfléchir ensemble autour de ces thématiques communes.

Rendez-vous donc le DIMANCHE 4 Avril de 10h à 13h pour une rencontre discussion (groupe de travail possible). Suivi d’un repas partagé tiré du sac et une après-midi qui se définira en fonction des points abordés le matin et des dispos de chacun-e.

Pour rappel, le samedi 3 Arvil, manifcarnaval. RDV au parc de la pépinière à partir de Midi.

Le collectif de soutien Chez Roger et La coordination Sud-Est No border

Journée de mobilisation-convergence des luttes du Guillestrois-Queyras : mercredi 31 mars 2021

En soutien à la culture, aux commerçant(e)s, restaurateurs/trices, saisonnier(e)s, précaires de l’emploi, à l’éducation populaire, à la jeunesse et pour faire écho à la mobilisation nationale des théâtres occupés, nous organisons, en lien avec l’occupation itinérante 05 cette journée de convergence des luttes du Guillestrois-Queyras.

Initiée par des artistes et techniciens du spectacle vivant, cette journée -déclarée en préfecture et qui se veut respectueuse des mesures notamment du port du masque- s’ouvre aux autres secteurs socio-économiques touchés par la gestion de la crise sanitaire.

Nous ouvrons, pour une journée que nous voulons bon esprit et solidaire, un espace et un temps d’information et de discussion, ainsi qu’une manifestation entre l’auberge de jeunesse et le centre du village, ponctuée d’interventions d’artistes.

Le programme est en cours d’élaboration mais voici les grandes lignes :

  • 10h agora sur l’impact de la crise sur l’économie locale, venez échanger!
  • 14h agora sur les intermittence de l’emploi:infos sur la réforme du régime générale du chômage, sur le régime des intermittents du spectacle, échanges
  • 16h30 manifestation jusqu’au centre du village ponctuée d’interventions d’artistes.
NOS REVENDICATIONS :
  • Le retrait pur et simple de la réforme de l’assurance chômage.
  • Des moyens pour garantir la continuité les droits sociaux – retraite, formation, médecine du travail, congés payés
  • Une prolongation de l’année blanche et son élargissement à tous.tes les travailleur.se.s précaires, extras et saisonnier.ère.s entre autres,
  • Le rétablissement de l’annexe 4 de l’assurance chômage, spécifique aux intérimaires, personnels saisonniers et précaires.
  • Une baisse du seuil d’heures minimum d’accès à l’indemnisation chômage pour les primo-entrant.e.s ou intermittent.e.s en rupture de droits.
  • De toute urgence, des mesures pour garantir l’accès à tous.tes les travailleur.euse.s à l’emploi discontinu, auteur.ice.s et plasticien.ne.s aux congés maternités et maladie indemnisés.
  • Un financement du secteur culturel passant par un plan massif de soutien à l’emploi en concertation avec les organisations représentatives des salarié.es de la culture,
  • Des mesures d’urgence face à la détresse financière et psychologique des étudiant.e.s touché.e.s par la crise sanitaire
  • L’abandon de la proposition de loi «sécurité globale».
  • Un budget pour mettre en place les mesures sanitaires liées à la pandémie dans les lieux intermédiaires et structures du tiers secteur
  • la réouverture de l’ensemble des lieux de culture, de sociabilité, d’éducation populaire et des festivals, sous couvert de la prise en compte des précédentes revendications

Carapatage, une nouvelle émission de radio contre les prisons

« Carapatage, c’est une émission contre les prisons, la répression et le
contrôle à travers l’actualité de l’enfermement mais aussi son histoire,
en racontant les luttes à l’intérieur et à l’extérieur en échangeant ce
qu’on a vu, lu et entendu.
Carapatage, c’est tous les 1er et 3e mercredis du mois de 20H30 à 22H30,
sur radio libertaire, 89.4 FM (en Île-de-France). »

Depuis début octobre, vous pouvez retrouver cette nouvelle émission de
radio anticarcérale sur les ondes.
On peut l’écouter sur 89.4FM en Île-de-France (reçue dans les prisons de
la région) le 1er et 3e mercredi du mois à 20h30 et la réécouter en
podcast, quand on veut.

Dans Carapatage, on parle de l’enfermement au sens large, dans les
prisons, les CRA, les hôpitaux psychiatriques ou les lieux d’enfermement
pour mineurs mais aussi des proches de personnes enfermés. On peut y
écouter aussi des émissions autour de l’enfermement et du contrôle qui
se prolongent à l’extérieur, avec les peines « alternatives » où autour
des « échanges internationaux » en matière d’enfermement.

Podcasts des 12 premières émissions disponibles, prochaine émission le
mercredi 7 avril !

Où nous trouver :

En direct à la radio, sur 89.4 fm ou en streaming, sur
https://www.anarchiste.info/radio/libertaire/streaming/, de 20h30 à
22h30 le 1er et 3e mercredi mois
Prochaines émissions : mercredi 17 février, mercredi 3 mars,
mercredi 17 mars
Sur le blog https://carapatage.noblogs.org/ (avec les podcasts des
émissions)
Par mail : carapatage@riseup.net
Sur instagram @carapatage
Par courrier : Carapatage, 4 villa Stendhal, 75020 Paris.

Expulsion de la Casa Cantoniera à Oulx

Venez soutenir la lutte côté français à la frontière franco-italienne !

Plus de soixante personnes expulsées

Hier matin, la Casa Cantoniera occupée à Oulx a été expulsée. À l’intérieur, il y avait plus de soixante personnes, dont plusieurs familles.
Malgré la pandémie et les zones rouges, une fois de plus, l’État n’a eu aucun problème à jeter les gens à la rue, dans le but de détruire une réalité solidaire et d’affaiblir la lutte à la frontière.
Outre le déploiement habituel de digos et de divers policiers, les complices de cette opération ont été les pompiers, qui ont permis l’accès au toit et la rupture des barricades. La Croix-Rouge, déjà impliquée dans les refoulements aux frontières, était chargée de transporter les personnes vers les postes de police et les dortoirs entre Oulx, Bardonecchia et Suse.
Nous convoquons une assemblée publique pour nous réorganiser.
Ce mercredi 24 mars, à 18 heures, devant Radio Blackout, via Antonio Cecchi 21/a (Turin) .

En lire plus sur mars-infos.org

Mobilisation des professionnels du spectacle et amoureux de la culture

Les professionnel-le-s du spectacle des Hautes-Alpes proposent, à toutes
celles et tous ceux qui ont soif de culture et de droits sociaux, une
après-midi de mobilisation le samedi 20 mars à Gap à partir de 14h.

« Ce n’est pas une vie ! » entendons-nous régulièrement dans notre entourage.
Effectivement, une vie sans art, sans musique, sans rencontre, n’est
pas une vie. Les priorités gouvernementales pour contenir cette épidémie
sont des choix de société. Aujourd’hui, partout en France, par
l’occupation de plus de 60 théâtres, les acteurs-trices de la culture et
de nombreux-ses spectateur-trice-s affirment que d’autres arbitrages
sont possibles et qu’à la sortie de cette crise nous souhaiterions
pouvoir retrouver, et réinventer, une vie artistique riche.

Après un an de contraintes sur les pratiques culturelles, il y a urgence à
défendre les droits des artistes et technicien-ne-s à vivre dignement
par le renouvellement de l’année blanche. Urgence à soutenir nos caisses
professionnelles (retraite, médecine du travail, congés spectacles…)
durement impactées par la baisse générale de l’activité. Urgence à
soutenir dès à présent l’emploi par le soutien aux répétitions. Urgence à
penser ensemble un calendrier de réouverture des lieux (cinémas,
théâtres, salles de concerts…) dans le respect des règles sanitaires
et dans le soutien aux équipes artistiques.

Cette lutte est aussi celle de tous les précaires de l’emploi pour faire retirer une réforme
inacceptable de l’assurance chômage et pour obtenir une année blanche
pour toutes et tous, sans exception !

C’est pourquoi, avec le soutien de nos organisations syndicales (CGT spectacle et Synavi), et en
soutien aux occupations de théâtres en cours, nous vous proposons une
marche puis un rassemblement à Gap le samedi 20 mars à 14h (rdv devant
le Théâtre la Passerelle).

Attention Assemblée Générale des professionnels du spectacle Samedi 20 mars à 11h à l’Ud Cgt (3 rue David Martin à Gap)

14h Rassemblement devant le Théâtre la Passerelle (amenez vos instruments, vos pancartes, vos mots doux et vos utopies !)
16h Goûter scène ouverte à la Pépinière !

Journée internationale de lutte pour les droits des femmes

Venez nombreux.se.s le 6 mars 2021 de 10h à 12h30 place Nelson Mandela à Gap pour célébrer la Journée Internationale de lutte pour les droits des femmes.

Infokiosque, chorale, prise de parole, découverte d’outils de prévention et d’éducation à la sexualité et aux droits reproductifs : Rassemblement festif et contestataire, nous vous y attendons!

Voici l’appel lancé par le Planning Familial des Hautes-Alpes:

Les droits des femmes ne sont jamais acquis : voilà pourquoi nous continuerons de lutter

Dans quelques jours nous serons le 8 mars, journée internationale de lutte pour les droits des femmes. Une année dense vient de s’écouler, et nous saisissons cette opportunité pour faire un bilan de la situation des femmes, de nos luttes, de nos victoire et du chemin à parcourir en France et dans le monde.

La pandémie dans laquelle nous vivons depuis plus d’un an ne doit pas nous faire oublier les inégalités et les violences que subissent les femmes partout dans le monde, et tout particulièrement celles rendues vulnérables par notre système capitaliste, raciste, agiste, homophobe, validiste et transphobe. Nous n’oublions pas, et savons que si les femmes sont les premières à subir, nous sommes aussi les premières à nous battre.

Le gouvernement français, qui compte dans ses rangs une personne accusée de viol par deux femmes différentes, et un anti-féministe et misogyne notoire, continue de mettre en place des politiques liberticides, stigmatise et fragilise les populations précaires. La loi sur le séparatisme et celle sur la sécurité globale ne font que montrer le mouvement profondément autoritaire dans lequel s’engouffrent nos dirigeants. Ces lois divisent, et musellent nos contestations politiques.

A l’international, la paupérisation des populations dues à la pandémie affecte particulièrement les femmes et leurs droits : augmentation des mariages précoces, augmentation des violences intra familiales lors des confinements, etc. Les personnes en situation de migration ont subis le joug des mafias et de la police d’autant plus durement que ce n’est pas parce que les frontières ferment, que cessent les guerres, la pauvreté ou la violence.

Mais nous sommes résilientes et déterminées, et ce partout dans le monde. C’est pourquoi aussi nous pouvons, devons, compter et célébrer nos victoires. Ainsi il est primordial de saluer les féministes Argentines pour leur victoire sur la légalisation de l’avortement dans leur pays. Nous applaudissons également la mobilisation historique des militantes Polonaises pour l’acquisition du même droit. La parole des victimes d’inceste et de violence sexuelle continue de prendre du volume et de l’ampleur : nous avons été les porte-voix les un.e.s des autre.s, et pour beaucoup, nous ne crions plus dans le silence. Aucune de ces victoires ne s’est faite seule ou simplement, ce sont la rage, la lutte et les sacrifices des femmes qui ont permis ces améliorations.

Alors en ce 8 mars 2021 et en tous les autres jours de l’année luttons pour nos droits, défendons nos acquis ne laissons rien passer.

Solidarité, rage et sororité.

N’oubliez jamais qu’il suffira d’une crise politique, économique ou religieuse pour que les droits des femmes soient remis en question. Ces droits ne sont jamais acquis. Vous devrez rester vigilantes votre vie durant.

Simone de Beauvoir

Mémoire : quand la France bombardait l’Algérie avec des armes nucléaires

Pour devenir une puissance nucléaire, la France n’a pas hésité à commettre ses essais terrifiants à l’air libre et en sous-sol en Algérie. Les stigmates de ces explosions sont encore visibles tant sur les habitants sur sur leurs terres. Et la France refuse toujours d’indemniser les victimes.

Lire la suite sur le site de la coordination anti-nucléaire sud-est

19 ans de prison pour avoir chanté en kurde

À 33 ans, Nûdem Durak purge une peine de 19 ans pour avoir chanté et persisté à chanter en kurde. Le kurde est sa langue maternelle ainsi que celle parlée par 40 millions de personnes. Son seul tort, celui d’être née et de vivre en Turquie, sous l’autorité Recep Tayyip Erdoğan, sinistre président, qui a décidé et met en œuvre l’anéantissement du peuple kurde.

L’article complet sur le site abyayala

Le lien vers la video ici

Mardi 16 février 2021 à 11H rassemblement devant le site Sanofi de Sisteron

La crise sanitaire que nous traversons ne stoppe en rien la volonté du gouvernement, il reste toujours sur la même logique libérale au service du Capital. Malgré les conséquences de la pandémie, plutôt que de répondre aux besoins fondamentaux des populations, son unique objectif est toujours de prioriser les actionnaires. Pour Sanofi : 7,2 milliards de bénéfices, 4 milliards de dividendes aux actionnaires.

Nous sommes bien dans une situation de crise où il y a urgence à prendre en compte les revendications des travailleurs pour permettre de gagner une société de progrès social.

C’est bien par la lutte qu’il nous faut y répondre, l’UD CGT 04 appelle donc au rassemblement dès le mardi 16 février 2021 à 11H devant le site sanofi en grève reconductible.