Sous les glaciers la rage #4 – Avril 2019

Au programme du 4ème opus de l’émission d’infos, luttes et alternatives des Hautes-Alpes SOUS LES GLACIERS LA RAGE sur Radio ZINZINE (diffusé en direct le 3ème jeudi du mois à 12h30 et rediffusé le samedi suivant à 19h et minuit) :

– des infos locales printanières autour de sujets toujours aussi chauds : désenclavement, réseaux internet, un conseil municipal chahuté, actus militantes

– une crétine des Alpes au top de sa forme

– un agenda toujours aussi foisonnant

– un disque du mois avec des musicien.es un peu énervé.es

– et pour finir le dernier épisode de la trilogie « L’intime face au corps médical »

Bonne écoute ! La bise

PS : pour envoyer des remarques, critiques, louanges…et bien évidemment toute proposition de sujet pour les prochaines émissions : souslesglacierslarage@riseup.net

 

Sous Les Glaciers La Rage #3 – mars 2019

Au programme de ce 3ème opus de l’émission d’infos mensuelle des luttes et alternatives des hautes-alpes, diffusée sur Radio Zinzine :

– des infos locales gratinées autour de projet toujours plus ambitieux,
de l’électricité, des frontières, des lieux d’accueil et des manifs
nombreuses et stimulantes

– un ou une ou des crétin-crétines des Alpes au top de leurs formes

– un agenda toujours aussi foisonnant

– un disque…heu non…un artiste…enfin…un disque du mois…bref
écoutez et dansez

– et pour finir le 2eme épisode d’un reportage intitulé  « L’intime face
au corps médical »

Bonne écoute !
La bise

L’équipe de sous les glaciers la rage

PS : Ah oui, on a maintenant une adresse mail pour recevoir vos
remarques, critiques, louanges…et bien évidemment toute proposition
de sujet pour nos prochaines émissions !!! là voilà :
souslesglacierslarage@riseup.net_

 

 

 

 

Sous les glaciers la rage #2 – février 2019

Et voilà en ré-écoute le tout dernier opus de Sous les glaciers la rage, émission d’infos sur les luttes et alternatives des Hautes-Alpes, diffusé (irrégulièrement pour l’instant !) sur Radio Zinzine !

Au programme de ce mois de février 2019 :

– des infos locales gratinées autour des frontières et des lieux d’accueil, du mouvement des gilets jaunes, de l’hôpital de Briançon et de « petits » projets nuisibles de l’Embrunais

– un duo de crétin-crétines des Alpes de compèt’

– un agenda aux ptits oignons

– un disque…heu non…un artiste du mois bien déter’

– et pour finir un chouette reportage autour de l’intime et du corps médical

 

 

 

 

A la prochaine, autour du 21-23 mars sur les ondes de Zinzine…et évidemment sur Vallées en Lutte !

Ah oui, on a maintenant une adresse mail pour recevoir vos remarques, critiques, louanges…et bien évidemment toute proposition de sujet pour nos prochaines émissions !!! là voilà : souslesglacierslarage@riseup.net

 

Sous les glaciers…la rage #1

C’est la grande première de l’émission radio d’infos sur les luttes et alternatives des Hautes-Alpes Sous les Glaciers la Rage, qui sera dès à présent diffusée chaque mois sur Radio Zinzine, radio libre des Alpes du Sud (à Gap sur 106.3 / d’Embrun à Guillestre sur 87.9 / 101.4 autour de Briançon).

 

Voilà le sommaire de la 1ère émission :

1ère partie

  • actus du 05 : recensement et aménagement du territoire / défense des services publics (afpa et hopital) / tourisme d’hiver / lutte contre les frontières / marche pour le climat et coquelicots
  • chronique du crétin des alpes = roger didier, maire de gap
  • disque du mois
  • agenda

2ème partie

Enquête et analyse sur les 2 mois de mouvement des gilets jaunes dans le 05 (écoute en 2 fois)

 

RDV le mois prochain !!

la bise

10 janvier, procès contre 2 nouveaux solidaires = 2 rassemblements

Communiqué de presse

13 décembre 2018

Comité de soutien aux 3+4, Gisti, Anafé et La Cimade

Les 7 de Briançon lourdement condamné·e·s par le tribunal de Gap

Le 13 décembre 2018, le tribunal correctionnel de Gap a déclaré les 7 de Briançon coupables d’aide à l’entrée sur le territoire d’une personne en situation irrégulière. Si la circonstance aggravante de bande organisée a été abandonnée, la lourdeur des peines prononcées (conformes aux réquisitions du parquet) marque un tournant dangereux dans la répression des personnes solidaires.

Benoit, Théo, Bastien, Lisa et Eleonora ont été condamnés à 6 mois d’emprisonnement avec sursis simple. Juan a été condamné à 12 mois d’emprisonnement dont 8 avec sursis simple et 4 fermes et Mathieu à 12 mois d’emprisonnement dont 4 fermes et 8 avec sursis avec mise à l’épreuve.

Nos organisations sont scandalisées et indignées par ce jugement qui criminalise encore une fois et de manière inédite des militant·e·s agissant en faveur des droits des personnes migrantes.

Le droit fondamental constitutionnel de manifester a donc été nié au profit d’une pénalisation toujours plus forte des personnes solidaires. Aussi, ce jugement va-t-il à l’encontre de l’obligation légale qu’a chacun·e de porter secours à une personne en danger. C’est un signal alarmant pour les défenseurs des droits humains en France qui font l’objet de pressions de plus en plus fortes de la part des forces de l’ordre et des autorités judiciaires.

Nos organisations se dressent aux côtés de Bastien, Benoît, Eleonora, Juan, Lisa, Mathieu et Théo et continueront de les soutenir et de dénoncer la situation de péril imminent des personnes migrantes dans les Alpes.

Lors de l’audience du 8 novembre 2018, les avocat·e·s et les prévenu·e·s ont pu dénoncer les violations quotidiennes des droits des personnes migrantes commises par les forces de l’ordre à la frontière franco-italienne, les agissements illégaux restés impunis à ce jour du groupuscule Génération Identitaire et les tentatives d’entraves au droit fondamental de manifester à la fois des prévenu·e·s mais aussi des personnes exilées.

Le Ministère public avait demandé au tribunal de condamner respectivement à 6 mois d’emprisonnement avec sursis simple pour Bastien, Benoît, Eleonora, Lisa et Théo ; 12 mois dont 4 mois d’emprisonnement ferme et 8 avec sursis simple pour Juan ; et 12 mois dont 4 mois d’emprisonnement ferme et 8 avec sursis avec mise à l’épreuve pour Mathieu.

Au-delà de la condamnation des 7 solidaires, le tribunal est resté sourd aux témoignages et preuves apportées par la défense, faisant le jeu ainsi des pratiques illégales de l’administration, les violations des droits et la traque des personnes migrantes. Alors que des personnes exilées, auxquelles nous essayons de venir en aide, meurent sur les routes dangereuses de la frontière franco-italienne, le tribunal correctionnel de Gap a fait le choix de condamner la solidarité.

Ce jugement est rendu alors que la Cour de cassation a annulé hier des décisions condamnant des militants pour « délit de solidarité ». L’occasion de rappeler que d’autres militants solidaires des personnes migrantes de Briançon sont convoqués devant la justice en janvier et en mars 2019.

Par ailleurs, les associations alertent sur la militarisation de la frontière qui contraint les personnes migrantes à se mettre en danger en montagne dans le froid et la neige. La présence policière permanente entrave le déroulement des maraudes visant à secourir les exilé·e·s.

Soutenues par près de 50 000 personnes qui ont signé la pétition, nos organisations demandent l’abandon de toutes les poursuites pour délit de solidarité contre les personnes, dans les Alpes et ailleurs, qui agissent dans un esprit de fraternité.

Rappel des faits :

Bastien, Benoit, Eleonora, Juan, Lisa, Mathieu et Théo étaient poursuivi·e·s pour avoir participé, en avril dernier, à une marche solidaire pour dénoncer les violences commises par le groupuscule identitaire à l’encontre des personnes exilées dans la région de Briançon et pour protester contre la militarisation de la frontière franco-italienne. L’État leur reproche d’avoir à cette occasion « facilité l’entrée de personnes illégales sur le territoire français », et de l’avoir fait « en bande organisée ».

Comité de soutien aux 3+4 : Article 1er, Le Cesai, CGT 05, Chemins Pluriels, Chez Marcel, CHUM, Collectif Maraudes, Comité de soutien aux 3+4 Genève, Comité de soutien aux 3+4 Marseille, Les Croquignards, Ensemble 05, La Fanfare Invisible, Icare 05, NO THT 05, PCF 05, Réseau hospitalité 05, Sud 05, Les Tabliers Volants, Tous Migrants.

Contacts presse :

La Cimade – Rafael Flichman – 06 42 15 77 14 – rafael.flichman@lacimade.org

Anafé – Laure Palun – 06 60 79 46 63 – palun.laure@anafe.org

GISTI – Violaine Carrère – 01 43 14 84 88 – carrere@gisti.org

Vox Public – Erika Campelo – 06 10 29 52 50 – erika.campelo@voxpublic.org

Pour contacter le Comité et les personnes inculpées : Agnès Antoine – antoine.antoine@gmail.com – 06 37 75 75 77

 

Rocky Horror Picture Show en soutien au CHUM

Ça y est, l’automne est là, l’hiver affûte ses armes, la déprime s’insinue en nous … mais ne désespérez pas ! Le comité de la Fête remet le couvert pour une seconde saison de folie à
la Batie Montsaléon ! Avec pour les petits et les grands une double projection le Samedi 13 octobre, place du petit marché !

Laissez tomber le Futuroscope et vos ridicules lunettes de réalité virtuelle, et prenez place pour une pure expérience immersive ! Tous vos sens seront de la fête pour cette soirée inoubliable !
A très bientôt…

Saltimbanques sans frontières, Grande parade vers la frontière le 9 septembre

Saltimbanques sans frontières sont en train de partir!

Si l’art peut traverser chaque frontière pourquoi les hommes ne pourrait Pas le faire?

DIMANCHE 9 SEPTEMBRE
Grande parade vers la frontière entre France et Italie

La parade commencera à 15 heures au réfuge autogéré Chez Jesus à Clavière et pointera à la frontière du Montgenèvre.
Sont appelés tous les jongleurs, musiciens et artistes de rue pour lesquels la frontière n’est qu’une conventions à dépasser.
Le rendez-vue pour les artistes est à 14 heures, place de l’église de Clavière.

Infos et adhèsions :
Facebook : Saltimbanchi senza frontiere
E-mail: saltimbanchisenzafrontiere at autistici.org

Cinq jours de lutte contre les frontières; Camping Passamontagna 19-23 septembre

(english and italian under) – Programme complet ici

CAMPING ITINERANT PASSAMONTAGNA – Du 19 au 23 septembre 2018

Cinq jours de lutte contre les frontières

Le dispositif frontalier est beacoup plus qu’une ligne imaginaire. C’est un système de controle qui selectionne et divise, qui s’ouvre et se ferme selon les necessités économiques et politiques.

Un système qui permet aux marchandises et aux capitaux de transiter où ils veulent, et qui bloque et réfoule ceux qui ne sont pas considerés « utiles ».

La frontières est fermée pour les indésiré.es. Mais ouverte pour le commerce.
Dans ces montagnes, qui n’a pas les « bons » papiers se retrouve coursé.e par les gendarmes sur les chemins, jetté.e hors des trains et des bus, empeché.e de décider librement où et comment vivre.

La violence d’Etat pratiquée à la frontière est un moyen d’intimidation qui a pour but de conditionner les copaines de passage. Le message est clair, ici aussi il faudra fermer sa gueule.

Ce camping nait de la volonté de partager expériences, pratiques, idées et analyses entre celles et ceux qui ont choisi de se battre pour un monde sans autoritarisme ni frontières.

Dans un moment où l’Europe est toujours plus fermée et controlée, où les frontières sont visibles dans chaque rafle, centre de détention, bateau bloqué à la mer, camp de travail, appareil de surveillance, on sent le besoin de s’organiser et de refléchir ensemble.

C’est pour cela que nous appelons à un camping de lutte ici à la frontière franco-italienne. Un camping qui se veut completement auto-géré, pour discuter ensemble de manière horizontale et pour partager pratiques de lutte, d’organisation, raisonnements et perspectives, et pour continuer à combattre toutes les facettes du dispositif frontalier.

Contre les états et le systeme economique que les frontières renforcent et maintiennent, nous nous retrouverons au Col de Montgènevre du 19 au 23 septembre, pour cinq jours de lutte, discussions et refléxions. Le camping se déplacera sur deux zones frontalières.

-PROGRAMMATION- Programme passamontagna 2.pdf

Les 5 jours du camping itinérant « passamontagna » naissent de la volonté de partager des expériences, des pratiques, des idées et analyses entre celles et ceux ayant choisi de se battre pour un monde sans autoritarismes, ni frontières.
Pendant ces 5 journées, différentes initiatives pratiques auront lieu, ainsi que des moments d’approfondissement et de discussion. Il ne s’agira pas de « cours magistraux » avec des expert-e-s et des spectatrices-teurs, mais bien d’échanges au cours desquels les analyses de nos expériences propres seront partagées. Nous publierons les thèmes de discussion pour permettre à tout-e-s d’y réflechir avec lucidité et de participer activement aux débats subséquents.
#Sur le site passamontagna.info il sera possible de publier et donc de partager les textes et matériels que l’on pensera utiles au débat. Pour ce faire, envoyez un mail à info at passamontagna.info
#Les discussions seront lancées par une brève introduction sur le thème abordé, une pause, et puis un temps d’échange horizontal. Si tant est que nous soyons un nombre trop elevé de personnes, et de façon à donner à toutes et à tous la possibilité de s’exprimer, nous déciderons de l’opportunité de former des petits groupes de discussion ou non.

Mercredi
16h : Arrivée à Melezet et installation du campement.
19 h: Présentation du camping.
21 h: Discussion sur les méthodes et le rôle de la communication pendant les 5 jours.

Jeudi
10h : LES RACINES du SYSTEME ACTUEL d’EXCLUSION
Un échange autour des politiques de guerre, d’exploitation et d’expoliation qui ont créé et créent les actuel phénomènes migratoires. Où donc les pratiques actuelles d’exploitation prennent-elle leur source ?
Sous quelles formes se décline aujourd’hui le projet colonial?
Quels sont les acteurs en jeu ?
15h30 : LES CONSEQUENCES
En prenant la mesure du conflit perpétuant la guerre et l’exploitation à
l’extérieur de la Forteresse Europe, nous nous déplacerons à l’intérieur
de celle-ci. En passant par les mutations du marché du travail et des
conflits qui en découlent, aux financeurs et promoteurs de la guerre
entre les pauvres, une analyse des processus
sociaux/politiques/répressifs qui caractérisent les lieux dans lesquels
nous nous vivons et luttons. Face à la vague réactionnaire que
connaissent actuellement les démocraties occidentales, quelles
possibilités d’action ?

Vendredi
10h : Dépasser le binôme SOLIDARITE ou ACCUEIL
La menace, le chantage, la punition et la récompense. Analyser et déconstruire la réthorique assistancielle et humanitaire derrière laquelle se cache un des instruments primordiaux du cycle de seléction, contrôle et exploitation.
15h : Melezet. Cortège contre les frontières.

Samedi
8h : Démontage camping et déménagement à Clavière
12h : Pique-nique et sport populaire
16h30 : RESEAUX
Idées et perspectives pour la création d’un réseau international contre les autoritarismes et les frontières
21h : concert

Dimanche
10h : DEPASSER le « VOUS » et « NOUS »
La destruction de « nos » frontières pour dépasser la division entre « coupables » et « victimes ». Difficultés, limites, idées et perspectives dans la création de liens de complicité et de lutte entre les exploitéEs
dans cette actualité multiethnique. A quel point les pratiques de luttes que nous portons risquent-elles de prendre un pli purement assistanciel ? Quelles perspectives entrevoyons-nous en elles ?
15h : Bilan des cinq jours et démontage du campement.

Pour les mise à jours et plus de details:
www.passamontagna.info
fb- Rifugio autogestito Chez Jesus


PASSAMONTAGNA – DAL 19 AL 23 SETTEMBRE 2018

Cinque giorni di lotta contro le frontiere

Il dispositivo frontiera è molto più di una linea immaginaria. È un sistema di controllo che seleziona e divide, che si apre e si chiude secondo le necessità economiche e politiche.
Un sistema che permette alle merci e ai capitali di transitare dove vogliono, e che blocca e respinge coloro che non sono considerati « utili ».
La frontiera è chiusa per gli indesiderati. Ma aperta per chi porta capitali così come per le merci.
Tra queste montagne chi non ha le carte « giuste » si ritrova rincorso dai gendarmi sui sentieri, buttato giù da treni e bus, impossibilitato a decidere liberamente dove e come vivere.
La violenza e la repressione dello Stato praticata alla frontiera è solo uno dei mezzi di intimidazione verso una sottomissione individuale e collettiva al sistema creato dal medesimo.

Questo campeggio nasce dalla volontà di condividere esperienze, pratiche, idee ed analisi tra coloro che hanno scelto di battersi per un mondo senza autoritarismi né frontiere.
In questo momento dove l’Europa è sempre più chiusa e controllata, dove le frontiere sono visibili in ogni retata, centro di detenzione, barca bloccata in mare, campo di lavoro, strumento di sorveglianza, dove i neofascisti si fanno sempre più presenti, sentiamo il bisogno di organizzarci e ragionare insieme.
È per questo che chiamiamo ad un campeggio di lotta qui alla frontiera franco-italiana. Un campeggio che si vuole completamente auto-organizzzato, per discutere insieme in maniera orizzontale e condividere pratiche di lotta, di organizzazione, ragionamenti e prospettive, e per continuare a combattere contro tutti i tentacoli del dispositivo frontiera.

Contro gli stati e il sistema economico che le frontiere rinforzano e mantengono, ci troviamo al Colle del Monginevro dal 19 al 23 settembre, per cinque giorni di lotta, confronto e riflessioni. Il campeggio si svolgerà in due luoghi di frontiera.

Per aggiornamenti e maggiori dettagli:
Sito www.passamontagna.info
Fb- Rifugio autogestito Chez Jesus


PASSAMONTAGNA – FROM THE 19TH TO THE 23RD OF SEPTEMBER
Five days of struggle against borders
On the French-Italian border, on the mountains between Bardonecchia and Claviére

The system of border control is much more than an imaginary line. It is a system of control that selects and divides, that opens and closes according to economic and political interests. A system, which allows commodities and capital to flow freely and which blocks and pushes back those who are not considered “useful”.
The border is closed for undesirables. But open for those who bring capital and commodities.
On these mountains, those who do not possess the “right” papers are chased by police on the paths, forced out of trains and busses, prevented from deciding freely how and where to live.
Violence and repression practices on the border are only one among the means of intimidation, aimed at fostering individual and collective submission to a system created by the State itself.
The camp PASSAMONTAGNA is a result of the will to share experiences, practices, ideas and analyses among those who have chosen to fight for a world without authority and borders.
In a moment when Europe is progressively more closed and controlled, where borders are visible in every raid, every detention centre, every ship stuck at sea, every working field, every tool of surveillance and with neo-fascists taking more space, we feel the need to organize and reflect together.
We call for a camp to fight here on the French-Italian border. A camp that is meant to be completely self-organized, to discuss together in a horizontal manner and to share practices of struggle, of organizing, reflexions and perspectives, and to keep on fighting against all the tentacles of the border control system.
Against all states and borders, we meet at Colle del Monginevro from the 19th to the 23rd of September, for five days of fight, sharing and reflexion. The camp will take place in two different spots on the French-Italian border.

For updates and more information:
Website: www.passamontagna.info
FB: Rifugio autogestito Chez Jesus


*Premier Texte

En juin dernier une centaine de personnes se sont rassemblées à l’occasion de la passamontagna. Cette percée collective à travers le mur symbolique qu’est la frontièere franco-italiennea permis à l’ensemble des participants de se confronter à de nouvelles façons de lutter tout en solidifiant le tissu de solidarité qui grandit dans les Alpes.

Durant les trois jours de camping itinérant et les débats qui ont eu lieu est apparue de façon évidente et unanime la volonté de réitérer cette expérience. Face à la militarisation croissante de cet espace, aux controles systématiques des forces de police, aux néo-fascistes toujours présents, nous avons décidé d’arpenter et d’occuper la zone tranfrontalière.
La répétition du passamontagna est aussi la critique de la dualité de la frontière qui, comme toujours, est perméable aux touristes et aux capitaux et qui, dans le meme temps arrete réprime et criminalise celles et ceux dont la présence n’est pas reconnue légitime. La violence subie à la frontière a aussi pour vocation de marquer les corps et les esprits, prévenant de ce qui adviendra en France : traques, rafles, harcèlement, exploitation.

Les deux marches précédentes, portées par des individu.e.s désireux.ses de lutter contre l’idée de frontière et ses dispositifs répressifs, n’ont fait que confirmer la volonté et la nécessité de se réunir à nouveau pour un évènement auto-organisé et autogéré du 19 au 23 septembre.

Nous vous attendons donc à cette date pour combattre les Etats, leurs frontières et leurs politiques racistes.

passamontagna.info

Rassemblement de soutien à K, convoqué pour aide aux exilé·es. 8 août 8h30 Briançon

L’ami K est convoqué en audition libre mercredi à 9h00 à la gendarmerie de Briançon, suite au flagrant bienfait d’aide aux exilé·es voulant vivre en France. Nous vous demandons de venir le soutenir et de soutenir ainsi la cause de chaque exilé·e.

Chaque jour, des milliers de personnes sont forcé·es à l’exil, confronté·es à la guerre, à la famine ou à la misère dans leurs pays d’origine. À leur arrivée, ici ou ailleurs, ielles sont enfermé·es dans des camps, harcelé·es et/ou victimes d’attaques xénophobes de la police et d’habitant·es de la vallée de Briançon.

Le passage d’une frontière n’est pas la fin du périple pour une personne exilée. Si dans les montagnes, les exilé·es sont traqué·es, violenté·es et refoulé·es jour après jour. Si la police ne se prive pas non plus de les dépouiller de leurs biens, de vider leurs téléphones des contacts essentiels, de voler leur argent. Une fois la frontière entre l’Italie et la France passée, la frontière entre elleux, avec ou sans papiers, mais toujours avec les mauvais papiers, la frontière entre elleux et nous avec nos bons papiers ne disparaît jamais et se transmet à leurs enfants. Ne l’oublions pas, que nous soyons à Clavières, Montgenèvre, Briançon ou Paris, les exilé·es subissent un régime d’exception qui ne leur laisse pas de répit : iels seront toujours traitées en indésirables par les politiques ; iels subissent, même après avoir obtenu un titre de séjour, le harcèlement des procédures administratives spéciales, de la police, et de chaque personne qui leur parle comme à une personne irrémédiablement différente, même en étant bien intentionnée. Ils et elles seront toujours du mauvais côté de la frontière.

Face à cette réalité, certain·es agissent car il est impensable de rester sans rien faire dans la région de Briançon comme sur les autres routes migratoires où les morts et les blessé·es se multiplient. Si chaque geste compte, un simple visage bienveillant à l’arrivée, une aide matérielle, si chaque geste est un moyen de mettre en échec la politique raciste et xénophobe des gouvernements européens, c’est d’abord chaque exilé·e qui combat dans son quotidien sans avoir le choix d’arrêter ou d’esquiver le combat. Chaque garde-à-vue, chaque audition, chaque procédure contre un soutien est un moyen de faire reculer l’aide reçue par les exilé·es, de faire peur et de gagner des points dans la bataille médiatique.

Notre réponse reste la solidarité avec ces personnes poursuivies, mais plus encore avec celles et ceux qui ont déjà tant perdu et subissent les conséquences des politiques gouvernementales, économiques, écologicides et militaires pilotées par les gouvernements occidentaux dans leurs pays.

C’est pour les exilé·es que nous appelons à un rassemblement de soutien devant la gendarmerie de Briançon, mercredi 8 août à 8h30.

 

Collectif Chez Marcel
chezmarcel at riseup.net

Non à l’expulsion du squat la Maison Cézanne à GAP – Jeudi 9 Août 10h30

Tract Non à l’expulsion de la Maison Cézanne GAP – 9 Août 10h30

GAP (Hautes Alpes) :
Le squat d’accueil pour les personnes sans papiers exilées,
Maison Cézanne, en DANGER
9 Août 2018 Délibéré au tribunal de Gap
Dernière tentative de demande de délai avant expulsion

Après plus de 2 ans d’existence, la maison Cézanne ouverte en 2016 par le collectif « Un Toit un Droit » est officiellement expulsable depuis le 23 juillet 2018. Une dernière tentative légale de demande de délai supplémentaire a été déposée pour éviter à 20 personnes de se retrouver à la rue.

Ces personnes devraient, selon le droit français, être accueillies soit par le 115 pour les personnes en procédure Dublin ; soit en CADA (centre d’accueil de demandeur-ses d’asile) pour les personnes en procédure normale. Dans les faits, aucune structure institutionnelle n’a répondu à leur demande d’hébergement. Des attestations ont été fournies par le 115 de Gap, à chaque habitant de la maison Cézanne, pour leur signifier leur incapacité à proposer une solution d’hébergement.

Ce squat a accueilli des centaines de personnes pendant des durées allant de quelques jours à plusieurs mois, des familles, des femmes seules avec ou sans enfant, des hommes et mineurs.

Aujourd’hui, 20 personnes habitent la maison, et quelques familles logées par les institutions viennent y cuisiner. Ces familles sont prises en charge dans des hôtels miteux sans accès à des cuisines.

Or à Gap, il existe de nombreux logements vides, appartenant entre autre à la commune, ce qui démontre bien que le problème n’est pas d’ordre logistique, mais qu’il relève d’une absence de volonté politique d’accueillir dignement ces personnes.

 

NOUS APPELONS À UN GRAND RASSEMBLEMENT
LE JEUDI 9 AOÛT SUR LE PARVIS DU TRIBUNAL DE GAP À 10H30

AGRESSION RACISTE et SEXISTE CHEZ JESUS, Appel à rassemblement

AGRESSION RACISTE et SEXISTE CHEZ JESUS
Appel à rassemblement autour d’un apéro-dinatoire dimanche 8 juillet chez Jésus.

Hier, Chez Jésus, nous avons issé un drapeau. Voire même deux. Deux beaux drapeaux, à plus ou moins 5 mètres de hauteur. Un drapeau NO TAV et un drapeau NO BORDERS.
Quelques heures après, 6-7 personnes résidant à Clavière se sont présentées au refuge, de façon évidemment organisée et concertée. D’un ton menaçant et violent, d’abord en insultant, ils ont exigé que les drapeaux soient enlevés. Peu de temps après ils ont été rejoints par d’autres résidents de Clavière, très probablement attirés par le bruit, ou bien appelés par les agresseurs.
Les occupantEs se sont mobiliséEs pour défendre le lieu, en cherchant l’établissement d’un dialogue.
En face, l’intention n’était cependant pas de trouver une solution collective. En effet, nos visiteurs se sont immédiatement imposés par la violence verbale envers celleux qui étaient présentEs, en les insultant de façon raciste et sexiste, en lançant, par exemple, des « négresse de merde », « à toi j’te donnerais même pas 20 balles si je te croisais dans la rue [à faire le tapin] », « tout ce qu’il vous faut c’est juste un peu de bite », « suceuse et branleurs de merde ».
Ce sont les mêmes qui en sont arrivés à donner des coups de pieds à une personne, à en faire voler une autre par dessus un muret pour ensuite continuer à la frapper. Ils ont finalement réussi à arracher le mât auquel étaient accrochés les drapeaux, brisant au passage la barrière en bois et le ciment du sol. Certains de ces agresseurs ont revendiqué avec fierté le fait d’être fasciste, en proclamant qu’ils étaient chez eux et qu’ils pouvaient agir avec tous les moyens nécessaires.
Une autre partie du groupe des habitants présents n’avait pas d’intentions explicitement violentes, mais elle a dans les faits légitimé celles de ses voisins, à travers un silence total, en se rendant complice.
Peu de temps après le début de la scène, le maire de Clavière est arrivé, et a averti les carabinieri. Trois patrouilles sont arrivées sur place, avec la ferme intention d’identifier toutes les personnes présentes. Pendant ce temps-là, les occupantEs sont rentrées dans le refuge. Deux d’entre nous, qui défendaient la porte d’accès, ont été jetéEs à terre et immobiliséEs par la police. Les menaces d’accusation d’outrage et rébellions ont été nombreuses, comme d’autres intimidations. Au final, un certain nombre des personnes présentes ont été identifiées.
Par ailleurs, ce n’est pas la première fois que de tels personnages attaquent le refuge autogéré Chez Jésus. Le soir du 22 Avril dernier, au terme de la marche solidaire de Clavière à Briançon, couronnée par les arrestations de Théo, Eléonora et Bastien, certains des personnage de hier s’étaient pointés au refuge en criant des insultes sexistes, très chères à eux à ce qu’il parait, tout en essayant de déclencher une bagarre et en menaçant de revenir par la suite. Ce soir là seuls le calme et la tranquilité des solidaireEs (qui n’avaient aucune volonté de rajouter d’ultérieures embrouilles après une telle journée) et l’intervention d’un habitant de Clavière a permis d’éloigner ces
personnes violentes et harceleuses.
Il est évident que la présence du refuge Chez Jésus dérange à Clavière.
Elle dérange les fascistes qui ne supportent pas de voir des noirs ou des drapeaux No Tav et No Borders.
Elle dérange l’économie du lieu ; Clavière reste un petit village de montagne, station de ski l’hiver et terrain de golf et de randonnées l’été. Comme nous l’a rappelé le maire hier, les commerces en souffrent. L’image d’un lieu touristique riche et tranquille, est peu à peu remplacée par une réalité plus dérangeante, faite de refoulements, d’éxiléEs bloquéEs à Clavière, et donc bien visibles dans le village.
C’est assez ironique de voir comment la simple présence de personnes ayant, selon certains, la mauvaise couleur de peau, ou l’apparition de quelques tags à la frontière contre les refoulements, suffisent à fissurer un apparent décor urbain. La perturbation de la tranquillité de Clavière semble échauffer les esprits. La violence et les refoulements sont quotidiens, et cela se passe à moins de deux kilomètres des dernières maisons de Clavière. Il semble que pour la majorité des habitants, le calme dans leur village passe avant toute volonté de s’intéresser et de prendre position face aux dynamiques imposées par cette frontière et son dispositif.
La médiatisation de cette réalité a pour effet immédiat d’éloigner les touristes, d’après les dires de ceux qui ont des intérêts commerciaux. Il est assez clair que c’est une des raisons de l’hostilité de plusieurs des habitants à l’égard du lieu.

Nous n’acceptons aucune attaque ni intimidation. Nous n’acceptons ni menaces, ni insultes, qu’elles soient sexistes, fascistes ou racistes.
Ni envers celleux qui sont de passage, ni envers les solidaires.
Que ça soit bien clair : nous ne partirons pas d’ici. Et nous ne resterons pas silencieux.

NOUS VOUS INVITONS TOUTES ET TOUS DIMANCHE 8 JUILLET, à 17 heures, pour un apéritif partagé, sur la place de l’église de Clavière.

Louves and groove, ladyfest rural à Glandage (26)!

« Louves and groove, ladyfest rural à Glandage (26)!

Le festival « louves and groove », c’est un festival féministe, à Glandage (26), à la lisière des Hautes-Alpes, de la Drôme et de l’Isère, le 14 juillet 2018 !

Un festival D.I.Y., porté de A à Z par des meufs, qui a pour but de promouvoir la musique, les arts et l’échanges de savoirs et de savoirs-faire entre femmes et personnes trans. Cet évènement est à prix libre, en soutien à l’ouverture d’un lieu militant et féministe autour de la sexualité, dans le Diois.

C’est également un moment où les meufs, les gouines, les trans peuvent se retrouver, échanger, discuter, faire la fête, organiser les résistances, participer à des ateliers et se découvrir autour de différents thèmes qui leur tiennent à cœur.

Au programme, des ateliers d’écriture, de mécanique, de danse, et bien d’autres encore, une conférence gesticulée, des concerts… Rejoignez-nous au festival Louves and groove !

Pour plus d’infos, rdv sur notre blog : https://louvesandgroove.wordpress.com/

Soirée de soutien à la Maison Cézanne samedi 23 juin 19h à Gap

Des gens sont à la rue.

Une maison va être détruite… pour une opération immobilière !!!

Oui, la maison Cézanne va fermer. Pourtant, elle accueille encore aujourd’hui une vingtaine de personnes exilées, des demandeurs d’asile qui sont censés avoir des droits. Parmi ceux là le droit fondamental d’être hébergés.

(Article L. 348-1 du Code de l’Action Sociale et des Familles (CASF) : « les personnes dont la demande d’asile a été enregistrée conformément à l’article L. 741-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile peuvent bénéficier d’un hébergement en centre d’accueil pour demandeur d’asile, à l’exception des personnes dont la demande d’asile relève d’un autre État, au sens de l’article L. 742-2)Regardons les choses en face : l’État n’assume pas ses obligations et la mairie veut récupérer « son bien »… quitte à utiliser la force publique pour expulser des gens qui ont tout perdu !

Nous vous invitons à montrer votre solidarité aux habitants de la maison en participant à la soirée de soutien, repas, musique qui aura lieu le

SAMEDI 23 JUIN A 19H A LA MAISON CÉZANNE

Un point info sur la situation et une discussion est prévue à 20h.

N’hésitez pas à ramener des instruments, une playlist, vos boissons et sucreries préférées. Un couscous avec et sans viande est prévue !


Un toit un droit, 2 rue Ernest Cézanne à Gap, en face de l’entrée desn urgences (en périphérie du centre ville, banderoles sur la maison)

Pour nous joindre : untoitundroit at riseup.net

Pour être informé-e (activités, besoins, urgences…) : envoyer un mail à cette adresse pour demander votre ajout sur la liste.

Si vous souhaitez recevoir plus participer plus activement: envoyer un mail vide à cezanne-subscribe at lists.riseup.net (liste de discussion)

Le CHUM en procès : Rdv mardi 5 juin

Le CHUM en procès
Appel à venir soutenir le Chum et ses habitants

MARDI 5 JUIN au tribunal de Gap
PROCES à 10H30
Rendez-vous dès 9H30 devant le tribunal de GAP

Le C.H.U.M ,
situé à la maison des Chefs de gare à Veynes, est depuis 9 mois un lieu de vie pour des personnes en exil, comme le sont la maison Cezanne, Chez Marcel, la CRS, la Paroisse, la maison de Vercheny et les domiciles de nombreuses personnes qui accueillent chez elles.
Cette maison est aujourd’hui menacée d’expulsion.
Cela veut dire (re)mettre des gens à la rue, sans aucune proposition de relogement, sans aucune considération de leur parcours, de leur
état, de leur vie.
Le système actuel tend à déshumaniser ces personnes, à les reléguer à un statut administratif. Ce même système tend à banaliser des procédures administratives inhumaines, à criminaliser l’entraide et à autoriser des chasses à la femme, à l’homme, à l’enfant, qui se termine par la mort.
Réitérons encore, et encore, notre refus de fermer les yeux sur les maltraitances et le non-accueil de nos institutions à l’égard des personnes en exil.
Le choix d’occuper la Maison des Chefs de gare de Veynes est une réponse active aux administrations qui n’assument pas leur obligation de prise en charge.

Nous ne pouvions continuer à faire leur boulot dans l’ombre pour assurer
– un accueil digne et inconditionnel
– une aide juridique
– un accès aux soins, un suivi médical
– des relations humaines dignes de ce nom.

Nous ne pouvions continuer à entendre cette fausse excuse qu’il n’y a pas de places pour eux, nous ne pouvions continuer à les voir dans cette détresse.
Nous prouvons que ce n’est pas un problème d’organisation matérielle, financier ou logistique. En 10 jours, une bâtisse abandonnée depuis 10 ans est devenuer une maison accueillante, qui évite la rue à des adolescents .

Trois jours de lutte contre les frontières

Si vous avez des questions, des idées, si vous souhaitez participer à cet événement
Rendez-vous pour une
REUNION D’INFORMATION DIMANCHE 3 juin à 17h
Au parc Chanoine Motte(au champ de Mars à Briançon)

Du 8 au 10 Juin 2018
Camping itinérant PASSAMONTAGNA
Trois jours de lutte contre les frontières

www.passamontagna.info

Les petits-déjeuner, repas hors sac et repas du soir seront proposés à
prix libre.
Il est conseillé de s’équiper de vêtements chauds et adaptés à la
montagne, d’une tente, d’un sac de couchage, et de vaisselle.
Le transport des bagages en camion est prévu entre chaque étape.

Vendredi 8 Juin

15.00 heures @ Melezet

Montage du campement et nettoyage des sentiers

18.00 heures @ Melezet
Débat sur « Les frontière à l’intérieur et à l’extérieur de la
forteresse Europe. De l’enfer lybien aux frontières métropolitaines » –
avec Break the border (To) et Rompere le righe (Tn)

A suivre repas et exposé théatralisé: « Guerre aux frontières, une
bataille coloniale », presenté par le collectif Confrontière

Samedi 9 Juin

10.00 heures @ Melezet
Randonnée de Melezet à Plampinet
17.00 heures @ Plampinet
Débat sur « Accueil et exploitation. Un voyage des HUBS jusqu’aux
ghettos, en passant par les CAS, les SPRAR et les CPR » – avec Davide
Cadeddu et Campagnes en lutte

A suivre repas et musique live avec: I DIECI PICCOLI INDIANI

Dimanche 10 Juin

10.00 heures @ Plampinet
Randonnée de Plampinet à Briançon

16.30 @ Briançon
Débat sur « La fascisation de la societé et échange sur les différentes
expériences de lutte contre les frontières »

A suivre retour à Melezet en voiture

A Grenoble, marchons pour briser les frontières et la loi Collomb

Manifestation à 14H Samedi 2 juin 2018 Place Félix poulat (arrêt de tram A Victor hugo)

Le projet de loi « asile-immigration », présenté par Gérard Collomb, a été voté à l’Assemblée Nationale. Il passera au Sénat (auditions à partir du 6 juin et vote le 18 et 19 juin a priori). Le gouvernement a décidé de passer en procédure accélérée (pas d’aller-retours entre l’Assemblée et le Sénat). Cela signifie que s’il n’y a pas de modification du projet par le Sénat, il sera adopté.

Ce projet de loi, raciste et liberticide, légitime et favorise la chasse aux personnes exilées. Il fait passer les exilé·e·s pour des criminel·le·s et des fraudeur.se.s. Il propose surtout des moyens de répression : pénalisation du passage de frontière (peine de prison possible), augmentation des contrôles, augmentation des enfermements en centre de rétention (y compris pour les enfants) et de la durée de ce dernier, facilitation des expulsions…
C’est un recul dangereux des droits des personnes exilées, qui va dans le sens des courants conservateurs et fascistes.

Les collectifs de sans-papiers de la région parisienne appellent tout le mouvement social à manifester à leurs côtés le samedi 2 juin, de la place de la République au Sénat. Ils exigent la liberté de circulation et d’installation, la régularisation de toutes les personnes sans-papiers, la fin du règlement dit de « Dublin », de la rétention et des expulsions.

À Grenoble, nous appelons à manifester le 2 juin avec les mêmes mots d’ordre et à rejoindre les mobilisations organisées ces prochaines semaines contre les frontières et le harcèlement des personnes exilées.

Le 1er mai, Ismaïl Bokar Deh, travailleur sans-papier en France depuis 18 ans, à été tué par des policiers qui l’ont percuté avec leur véhicule alors qu’il tentait d’échapper à un énième contrôle d’identité. Encore un exemple flagrant du racisme d’Etat et de sa violence, qui ne cessent de se durcir et de se vulgariser.

Le 9 mai, le corps de Blessing Mathew, une Nigériane de 20 ans, était retrouvé dans la Durance. Deux jours plus tôt, elle disparaissait après avoir été poursuivie par les forces de l’ordre, alors qu’elle marchait pour rejoindre Briançon.

Le 18 mai, Mawda, 2 ans, est tuée d’une balle en pleine tête par des policiers belges. Elle était dans une camionnette d’exilé·e·s poursuivie par la police. Ils ont tiré à balles réelles à travers la fenêtre.

Le 18 mai, le corps de Mamadou, un jeune Sénégalais, était retrouvé par des promeneurs dans un bois de la commune de Montgenèvre, frontalière avec l’Italie.

Depuis le samedi 21 avril, des militants d’extrême-droite se mettent en scène régulièrement et publiquement comme des gardiens de la frontière qui traquent, avec la complicité de la justice et de la police, celles et ceux qui tentent de passer la frontière.

En réaction, le 22 avril 2018, un cortège spontané est parti de Clavière (Italie) vers Briançon pour affirmer une solidarité en acte avec les exilé·e·s qui traversent quotidiennement cette frontière et rappeler que les Alpes ne sont pas et ne seront jamais le terrain de jeu des fascistes.

Bastien, Théo et Éléonora, interpelé·e·s au terme de cette marche, sont poursuivi.e.s pour aide à l’entrée d’étrangers en situation irrégulière sur le territoire national en bande organisée (le délit de « passeur »). Leur procès a lieu le 31 mai à Gap. Les prévenu.e.s risquent jusqu’à 10 ans de prison ferme et 750 000€ d’amende.

A la suite de ce week end de mobilisation, le gouvernement renforce le dispositif policier aux frontières, s’alignant ainsi sur les revendications de l’extrême droite.

LA POLICE TUE ! LES FRONTIÈRES TUENT ! BRISONS LES ! LIBERTÉ DE CIRCULATION ET D’INSTALLATION ! CETTE NOUVELLE LOI, ON N’EN VEUT PAS ! ORGANISONS NOUS !

AGENDA

- 31 mai – 8h30 à Gap : Procès des « 3 de Briançon »
-  2 juin – 14h place félix poulat à Grenoble : Manifestation contre les frontières et la « loi asile-immigration »
- 8, 9 et 10 juin : Campement itinérant « Passamontagna » , trois jours de lutte contre les frontières, entre Bardonecchia, le Col de l’Echelle, Névache et Briançon .Plus d’info sur: valléesenlutte.noblogs.org
-  11 juin : Coordination Grenobloise contre les frontières. Contact: coord-sanspap-38@riseup.net
- 16 et 17 juin : Anniversaire des six mois d’occupation du Patio Solidaire. Plus d’informations sur : https://fr-fr.facebook.com/Le-Patio…
- 14 juillet : Mobilisation internationale à Vintimille