Briançon, procès des 3+4+2 : appel à soutien et à mobilisation

Mise à jour 22/04 : le procureur a demandé 2 mois de sursis et 5 ans d’interdiction de territoire du département des Hautes-Alpes pour les deux personnes.

Le printemps 2021 sera marqué par deux procès politiques, criminalisant la solidarité avec les exilé-es et les sans papiers.

Le 22 avril au tribunal de Gap jugement de deux solidaires en première instance pour « aide à l’entrée et à la circulation sur le territoire national de personnes en situation irrégulière »

Ils ont été interpellé le 19 novembre alors qu’ils étaient en train de porter secours à une famille Afghane sur le territoire français .

Le 27 mai jugement en appel des « 7 de Briançon »suite à la condamnation prononcée le 13 décembre 2018.

Ils ont été condamnés en première instance à des peines allant jusqu’à quatre mois de prison fermes et huit mois avec sursis pour avoir participer le 22 avril 2018 à une manifestation antifasciste.

Cette manifestation spontanée visait à dénoncer l’action du groupe fascisant Génération Identitaire présent la veille au col de l’Echelle ( Hautes Alpes) et la militarisation de la frontière qui met des vies en danger.

Depuis 5 ans , l’Etat mène une chasse à celles et ceux qu’il considère comme indésirables et procède à des refoulements illégaux quotidiens en contrevenant à ses propres lois .

Depuis 5 ans , des milliers de solidaires , des dizaines de soignants se relayent au nom du principe de fraternité pour porter assistance à des exilé-es déterminé-es à venir chercher chez nous un peu de paix.

Les violences policière sont avérées https://www.bastamag.net/police-racket-violence-sur-mineur-detournement-de-fonds-publics-refugies-proces-PAF-Montgenevre,la mise en danger des exilé-es qui une fois sur le territoire français tentent d’échapper à leur interpellation et les courses poursuites meurtrières aussi https://www.liberation.fr/france/2019/05/08/sur-les-traces-de-blessing-matthew-migrante-nigeriane-noyee-dans-la-durance_1725483.

Il ne s’agit plus de bavures policières isolées mais d’une répétition d’actes systématiques de violence et de graves atteintes aux droits fondamentaux qui témoignent d’un racisme systémique à l’oeuvre aux frontières françaises et européennes.

Cette politique du gouvernement français a conduit à la mort de 5 personnes en exil à Montgenèvre.

Pour les mêmes raisons , plusieurs centaines de blessés sont déjà à déplorer et le ton sécuritaire continue de monter.Le 16 novembre , les effectifs de police ont été doublés à Montgenèvre, avec de plus le renfort des forces dites sentinelles .

Par ces décisions , le gouvernement veut faire croire qu’une Europe -forteresse est possible et vaut mieux que des vies humaines .

Les milliers de cadavres aux frontières de l’Europe, la violence et les dénis de droits aux frontières intérieures des pays européens ne semble pas le gêner.

POUR NOUS ,SOLIDAIRES , il n’est pas question que le scénario se répète inlassablement à la fontière briançonnaise .

La militarisation de la montagne n’est qu’un geste vain de l’Etat qui pousse les exilé-es à prendre plus de risques.

Nous voulons faire de nos procès une nouvelle occasion de mettre en lumière la répression, l’injustice et la violence invisibilisées qui s’excercent chaque jour sur les personnes en exil.

« Les gens qui meurent sur les plages , si c’étaient des blancs , la terre entière serait en train de trember »
Fatou Diome

La répression nous coûte cher .

Depuis 2018 , les procès et les frais de justice se sont multipliés , une vingtaine personnes ont été poursuivies en justice dont 12 pour aide à l’entrée sur le territoire , les autres pour des motifs fallacieux ( outrage …)

Depuis 2018 , les besoins en aide d’urgence pour les lieux d’accueil des exilé-es comme les maisons occupé-es de la Casa Cantoniera à Oulx , Chez Marcel à Briançon , Chez Roger ( ex Cesai) à Gap sont continuels et engendrent beaucoup de frais .

NOUS APPELLONS A SOUTENIR FINANCIEREMENT LA LUTTE

POUR QUE CESSE LA TRAQUE AUX EXILE-ES PARTOUT SUR LE TERRITOIRE

EN SOLIDARITE AVEC TOUS LES SANS PAPIERS ET LES SOLIDAIRES INCULPE-ES

ET VOUS ATTENDONS NOMBREU-SES

LE 22 AVRIL A GAP , 12 H DEVANT LE TRIBUNAL

LE 27 MAI A GRENOBLE , 14 h DEVANT LE TRIBUNAL

Plus de patates ! Moins de béton ! RDV 25 avril à Pertuis

UN PROJET DÉMESURÉ D’ARTIFICIALISATION MENACE DES TERRES DANS LA VALLÉE DE LA DURANCE !

La commune de Pertuis (84) a choisi de ceinturer la zone commerciale en créant une nouvelle zone d’activité économique de 86 Ha. Celle-ci compte s’établir en lieu et place de terres agricoles très fertiles, nivelées et irriguées dont certaines cultivées actuellement.

Des agriculteurs et agricultrices, tout comme des familles vivant dans la zone, sont en train d’être exproprié·es.
La bétonisation de cet espace réduira la capacité de ces terres inondables à absorber les crues et les intempéries, pourtant régulières dans le secteur. La rupture de la digue de l’Eze en décembre 2019 nous rappelle que seul un sol vivant peut absorber ces crues. Qui plus est, nous savons à quel point l’artificialisation du territoire met à mal la biodiversité que nous voyons chaque jour un peu plus disparaître.
Il semble aussi nécessaire de préciser qu’une partie de cette nouvelle zone d’activité est destinée à agrandir l’entreprise Pellenc SA, dont le Président n’est autre que le maire de Pertuis, Mr Roger Pellenc.
Nous ne nous résoudrons pas à laisser s’étendre le béton vers l’infini alors que les paysan·nes peinent à s’installer dans notre région. Aujourd’hui, la résilience alimentaire des communes doit être une priorité. Nous ne pouvons pas nous priver de terres nourricières alors que tant de gens ont des difficultés pour accéder à de l’alimentation de qualité, encore plus depuis la crise sanitaire.
Pour toutes ces raisons, un ensemble de collectifs et habitant·es du territoire, a décidé de cultiver ce sol. Nous y planterons des pommes de terre, culture emblématique de la ville de Pertuis, qui à la récolte seront offertes en soutien à des structures de solidarité.
Suite à plusieurs appels « contre la réintoxication du monde » et aux « soulèvements de la terre » lancés depuis la ZAD de Notre Dame de Landes, une multitude d’initiatives voient le jour dans la France entière contre
l’artificialisation des terres, les firmes de bétonisation, les grands projets inutiles, etc. Défendre les terres arables de Pertuis s’inscrit pleinement dans ces appels.
L’opposition à l’extension est d’ores et déjà soutenu par plusieurs collectifs au niveau de la région PACA, notamment grâce aux actions passées de l’association Terres Vives Pertuis.
Au programme : plantation, pique nique, témoignages et histoire du lieu, prises de parole de différentes organisations et collectifs engagé·es dans la défense des terres en région SUD, tables rondes, animations…
Toute la journée, Radio Zinzine animera et diffusera en direct cet événement revendicatif et festif.
« Entre la fin du monde et la fin de leur monde, il n’y a pas d’alternative »
———————————
Pour tous contacts (presse, organisation, renseignements), n’hésitez pas à nous contacter via ce mail : soulevementspertuis arobase riseup.net
La manifestation sera déclarée afin de permettre à toutes et tous de se rendre sur place, participer puis quitter la mobilisation de manière légale, même en habitant à plus de 10 km. Nous ferons passer une attestation spécifique.
Le soulèvement de la terre de Pertuis (84)

Rassemblement le 8 mai contre la privatisation des barrages et des services publics

le 8 mai à 12h rendez-vous devant l’usine du barrage de Serre-Pançon 

RASSEMBLEMENT/DÉAMBULATION/PIQUE-NIQUE

Stop au self service, résistons ensemble contre le vol de nos biens
communs. Il est temps de réinventer les services publics.
Ces services du 21ème siècle devront être
démocratiques, débureaucratisés, humains, non numérisés et décentralisés.
Nous appelons toutes les organisations citoyennes, syndicales,
associatives, Monsieur et Madame tout le monde qui le souhaitent à rejoindre cette mobilisation.
Les biens communs appartiennent à la population.
L’état se doit d’être au service de la population et pas le contraire.


Quand tout sera privé on sera privé de tout !!

3ème vague contre la réintoxication du monde

Non au golf de Crots ! Un projet trou de balle !

RDV le 17 avril à 12h intersection RN94 / route de Boscodon

Pic-nic partagé midi / soir



En mai dernier, à la sortie du premier confinement, alors que la machine économique et productiviste se réemballait de plus belle, un appel à agir contre la réintoxication du monde a été lancé et suivi par des dizaines de groupes à travers le pays. Le 17 juin, plus de 70 actions, occupations, blocages se sont déployés simultanément. Depuis, des collectifs se sont constitués, des résistances, un temps en pause, se sont reveillées, des projets destructeurs ont été arrêtés. Cette journée a matérialisé un rebond des luttes de terrain face à l’expansion dramatique de la crise écologique et au cynisme patent de “nos dirigeants”.

De nouveau le 17 novembre dernier, malgré les obstacles et interdictions, des mobilisations aux 4 coins du pays sont parvenues à percer les murs du confinement (voir les retours complets sur https://agir17.noblogs.org/).

Une constellation de collectifs impliqués dans la “dynamique des 17”, réunie le 20 janvier dernier, a décidé d’un appel commun à une nouvelle journée d’actions le samedi 17 avril.

Alors que nos sociétés “modernes” semblent s’ancrer dans un état de semi-confinement permanent, que le lien entre le covid et la folie écocide n’est plus à faire, les sociétés marchandes semblent tout prêtes à poursuivre l’empoisonnement du monde jusqu’à leur dernier souffle. Tandis que les leviers pour faire obstacle au ravage des milieux vivants sont anesthésiées par la virtualisation générale, le gouvernement propose de criminaliser le renouveau des mouvements d’actions écologistes et s’entête à faire passer en force la loi de sécurité globale (*). Dans une séquence historique où toutes les politiques affirment être guidées par l’urgence sanitaire, la France et les pays voisins poursuivent l’exportation de pesticides interdits sur leur propre sol, qui empoisonnent gravement près de 400 millions de personnes par an sur d’autres continents (**). Malgré les études officielles sur son caractère climaticide, les déclarations municipales et les actions directes pour la freiner, le déploiement de la 5G sur nos territoires ne fait qu’accroître encore notre dépendance aux écrans. Pourtant la numérisation des existences, que vient cimenter l’ère covid, va de pair avec une perte dépressive des liens, du rapport à la terre et au vivant. C’est dans ces bulles que grandiront dorénavant les jeunes générations si nous ne faisons pas en sorte que le monde soit de nouveau respirable.

Sans attendre la levée de l’urgence sanitaire, des résistances locales renaissent de l’air du temps et de ses cris d’alerte. Le mouvement Stop Amazon se déploie aux 4 coins du pays contre l’implantation de nouveaux entrepôts, symboles de la dystopie moderne. A Gonesse, une nouvelle zad naît contre l’artificialisation des terres fertiles qui bordent encore le “Grand Paris”. A Marseille, un McDonald’s a été transformé en lieu de solidarité et de redistribution de nourriture par ses ancien-nes salarié-es (***). Autour de la raffinerie de Grandpuits, des militant-es écologistes et des syndicalistes en grève s’allient pour dénoncer le greewashing de Total (****). Elles nous rappellent à l’urgence de penser, avec les travailleurs des secteurs les plus toxiques, les mutations possibles des activités, les réappropriations des lieux de travail, ainsi que les rapports de force à engager pour garantir des ressources et droits pendant les périodes de transition.

En venant réunir certains de ces fronts, en en faisant émerger d’autres, les mobilisations des 17 juin et 17 novembre ont dessiné une cartographie de sites de production destructeurs qui doivent s’arrêter, de milieux naturels – forêts, zones humides, terres cultivables – qui ne doivent pas être bétonnées, de projets insensés auxquels il faudra les faire renoncer… Nous savons que cela nécessitera de revenir régulièrement sur tous ces lieux, den habiter certains, den métamorphoser dautres, de continuer à se coordonner et de lancer de nouvelles vagues de mobilisations encore plus amples et déterminées. Cest seulement à cette condition que nous parviendrons peut-être à maintenir des conditions dexistence possibles et désirables pour nous comme pour le reste du vivant, hors du nihilisme marchand.

Nous appelons donc une nouvelle fois les habitant.es des villes et des campagnes à informer et accentuer localement la pression sur les secteurs qui leur semblent le plus évidemment empoisonnants et dispensables : cimenteries, usines de pesticides ou productions de gaz et grenades de la police, industrie aéronautique, publicitaire ou construction de plates-formes Amazon, unités d’élevage industriel, développements de lindustrie nucléaire, clusters développant le monde “sans contact”… Nous appelons en ce sens le 17 avril à une troisième série dactions, blocages, rassemblements et occupations contre de tels lieux de production, chantiers et infrastructures.

Le 17 avril se trouve être aussi la journée internationale des luttes paysannes, qui défend chaque année la nécessité de préserver des terres nourricière pour une agriculture soigneuse du vivant. Si nous visons sérieusement à nous défaire de pans conséquents du monde marchand, il nous faut conjointement nous doter des formes d’autonomies à même de répondre à nos besoins fondamentaux. Nous appelons donc également à des occupations de terres en villes ou dans les zones péri-urbaines pour des projets de cultures vivrières, mais aussi à des réquisitions despaces dentraide, de soin, de redistribution et de création. Il ny aura pas de tournantsans que lon construise ici et maintenant des formes de vie pleines de sens et bien plus désirables que celles inféodées aux besoins du marché.

Vous trouverez ci-dessous une liste des premiers collectifs, syndicats, associations, territoires en lutte co-signataires et engagés sur cet appel. Si vous souhaitez le signer aussi, nous envoyer un appel à mobilisation locale ou un texte danalyse complémentaire, vous pouvez écrire à 17nov@riseup.net.

A bientôt pour lacte 3, le 17 avril 2021 !

(*) https://reporterre.net/Le-rapport-parlementaire-qui-veut-mettre-les-militants-ecologistes-en-prison

(**) https://reporterre.net/Pesticides-385-millions-d-intoxications-chaque-annee-dans-le-monde
(***) https://reporterre.net/A-Marseille-un-McDonald-s-est-devenu-un-foyer-vibrant-de-solidarite

(****) https://www.liberation.fr/debats/2020/12/16/raffinerie-total-de-grandpuits-greenwashing-et-casse-sociale_1808837

Repris du site https://agir17.noblogs.org/

Expulsion de la Casa Cantoniera à Oulx

Venez soutenir la lutte côté français à la frontière franco-italienne !

Plus de soixante personnes expulsées

Hier matin, la Casa Cantoniera occupée à Oulx a été expulsée. À l’intérieur, il y avait plus de soixante personnes, dont plusieurs familles.
Malgré la pandémie et les zones rouges, une fois de plus, l’État n’a eu aucun problème à jeter les gens à la rue, dans le but de détruire une réalité solidaire et d’affaiblir la lutte à la frontière.
Outre le déploiement habituel de digos et de divers policiers, les complices de cette opération ont été les pompiers, qui ont permis l’accès au toit et la rupture des barricades. La Croix-Rouge, déjà impliquée dans les refoulements aux frontières, était chargée de transporter les personnes vers les postes de police et les dortoirs entre Oulx, Bardonecchia et Suse.
Nous convoquons une assemblée publique pour nous réorganiser.
Ce mercredi 24 mars, à 18 heures, devant Radio Blackout, via Antonio Cecchi 21/a (Turin) .

En lire plus sur mars-infos.org

Mobilisation des professionnels du spectacle et amoureux de la culture

Les professionnel-le-s du spectacle des Hautes-Alpes proposent, à toutes
celles et tous ceux qui ont soif de culture et de droits sociaux, une
après-midi de mobilisation le samedi 20 mars à Gap à partir de 14h.

« Ce n’est pas une vie ! » entendons-nous régulièrement dans notre entourage.
Effectivement, une vie sans art, sans musique, sans rencontre, n’est
pas une vie. Les priorités gouvernementales pour contenir cette épidémie
sont des choix de société. Aujourd’hui, partout en France, par
l’occupation de plus de 60 théâtres, les acteurs-trices de la culture et
de nombreux-ses spectateur-trice-s affirment que d’autres arbitrages
sont possibles et qu’à la sortie de cette crise nous souhaiterions
pouvoir retrouver, et réinventer, une vie artistique riche.

Après un an de contraintes sur les pratiques culturelles, il y a urgence à
défendre les droits des artistes et technicien-ne-s à vivre dignement
par le renouvellement de l’année blanche. Urgence à soutenir nos caisses
professionnelles (retraite, médecine du travail, congés spectacles…)
durement impactées par la baisse générale de l’activité. Urgence à
soutenir dès à présent l’emploi par le soutien aux répétitions. Urgence à
penser ensemble un calendrier de réouverture des lieux (cinémas,
théâtres, salles de concerts…) dans le respect des règles sanitaires
et dans le soutien aux équipes artistiques.

Cette lutte est aussi celle de tous les précaires de l’emploi pour faire retirer une réforme
inacceptable de l’assurance chômage et pour obtenir une année blanche
pour toutes et tous, sans exception !

C’est pourquoi, avec le soutien de nos organisations syndicales (CGT spectacle et Synavi), et en
soutien aux occupations de théâtres en cours, nous vous proposons une
marche puis un rassemblement à Gap le samedi 20 mars à 14h (rdv devant
le Théâtre la Passerelle).

Attention Assemblée Générale des professionnels du spectacle Samedi 20 mars à 11h à l’Ud Cgt (3 rue David Martin à Gap)

14h Rassemblement devant le Théâtre la Passerelle (amenez vos instruments, vos pancartes, vos mots doux et vos utopies !)
16h Goûter scène ouverte à la Pépinière !

Mardi 16 février 2021 à 11H rassemblement devant le site Sanofi de Sisteron

La crise sanitaire que nous traversons ne stoppe en rien la volonté du gouvernement, il reste toujours sur la même logique libérale au service du Capital. Malgré les conséquences de la pandémie, plutôt que de répondre aux besoins fondamentaux des populations, son unique objectif est toujours de prioriser les actionnaires. Pour Sanofi : 7,2 milliards de bénéfices, 4 milliards de dividendes aux actionnaires.

Nous sommes bien dans une situation de crise où il y a urgence à prendre en compte les revendications des travailleurs pour permettre de gagner une société de progrès social.

C’est bien par la lutte qu’il nous faut y répondre, l’UD CGT 04 appelle donc au rassemblement dès le mardi 16 février 2021 à 11H devant le site sanofi en grève reconductible.

Affaire de la queue de loup : Jean-Marie Bernard se sert dans la caisse du Conseil Départemental pour payer ses frais de justice personnels

Une seule affaire, deux scandales.

Tout commence en février 2020, Jean-Marie BERNARD, président du Conseil Départemental offrait à la Préfète des Hautes-Alpes… *la queue d’un loup, préalablement arrachée du corps d’un animal pourtant protégé !*

*Massacrer, mutiler, détenir, transporter et céder tout ou partie de cet animal protégé n’est pas seulement *un* acte ignoble et provoquant *; * c’est aussi un acte puni par la loi [qu’il est censé incarner] *premier scandale.

Plusieurs associations passent à l’acte et déposent une plainte puis se constituent parties civiles pour *faire condamner pénalement Jean-Marie BERNARD*. L’audience aura lieu le 15 février prochain à 13h30, un rassemblement est prévu devant le tribunal de Gap.

Mais ça ne s’arrête pas là.

Deuxième scandale, dans la même affaire :

le 15 décembre dernier, le Conseil Départemental des Hautes-Alpes votait la *protection fonctionnelle* de son Président Jean-Marie BERNARD. Traduction : *le Conseil Départemental paiera tous les frais de justice et la peine financière de son Président.*

Jean-Marie BERNARD pourrait *en effet être condamné à plusieurs milliers d’euros *d’amende et de dommages et intérêt, *qu’il paiera avec votre argent** sous couvert de cette protection fonctionnelle !* Si cela vous semble injuste ou vous met carrément en rage, sachez que c’est notre cas !

*Comment peut-on agir ensemble concrètement ?*

On va tout simplement faire pression massivement dès maintenant sur le
Conseil Départemental et médiatiser l’affaire.

Deux étapes pour commencer :

1. *Laissez un commentaire*
*sur la page Facebook du Conseil Départemental via le lien suivant : *
*https://www.facebook.com/hautesalpes.departement/posts/2718609618453798*
(page : Département des Hautes-Alpes)

* Attention : Identifiez vos amis** dans votre commentaires (en écrivant
@lenomdevotreami)* pour que l’information circule au maximum !

2. *Partagez** en masse* *ces informations via tous vos réseaux ;*

On vous tient très rapidement informés pour la suite.

Un grand merci pour votre soutien et votre action !

*PS1 : Si vous n’avez pas Facebook, vous pouvez toujours vous exprimer en écrivant par mail à au conseil départemental via ce formulaire de contact : https://demarches.hautes-alpes.fr/nous-contacter/saisine-par-voie-electronique/*

*PS2 : Pour être témoins de cette décision, vous pouvez visionner la vidéo officielle de cette session du Conseil Départemental (sujet discuté à partir de 3h32) : **https://youtu.be/Gxbc-Schetg?t=12755**. *

La SAPN-FNE 05


NB : C’était beaucoup attendre de l’institution judiciaire vermoulue d’imaginer qu’elle allait condamner les puissants… On peut consulter le dossier du journal CQFD paru ce mois-ci pour s’en convaincre.

Manifestation contre la loi sécurité globale

le 30 janvier à 14h devant la préfecture de Gap

Police – justice – prison : qu’entendons nous par sécurité ?

Ce samedi c’est la 6ème journée de manifestation nationale contre la loi “sécurité globale”.
Cette loi part de l’idée que “la sécurité est la première des libertés” et que la police est là pour les défendre. Et que donc on peut étendre à l’infini les pouvoirs de la police. Parmi les articles “big brother” de la loi “sécurité globale” :
• l’article 21 prévoit que les caméras piéton (dont vont être équipés les flics en 2021) pourront être visionnées en direct depuis le poste de commandement de la police.
• L’article 22 offre la possibilité aux services de faire décoller des flottes de drones et autres aéronefs, entre autres pour surveiller les manifestations. De plus les techniques de pistage vidéo seront couplées avec la reconnaissance faciale.
• L’article 23 accentue les peines en cas d’accusation de violence contre les dépositaires de la violence d’État. Lors d’un conflit avec un flic celui-ci peut facilement accuser la personne d’« outrage et rebellion ». Le juge suit systématiquement la parole du flic. En témoigne le tabassage médiatisé du producteur de musique noir et parisien Michel Zecler, contre lequel les pandores avaient préparé un dossier d’« outrage et rebellion » alors que ce sont les flics qui l’avaient tabassé.
• L’article 24 interdit la diffusion d’images de la police.
• Les flics pourront avoir leur arme de service même quand il ne sont pas en service.
• On pourra être fiché pour ses opinions politiques, philosophiques, syndicales et religieuses.

Or nous savons, de part l’expérience, que loin d’éviter la violence, la police est violente :
• Blessie est morte dans la Durance après une chasse à l’homme organisée par la police aux frontières près de Briançon pour avoir tenté de passer la frontière franco-italienne sans papiers.
• Adama Traoré est mort suite à un placage ventral des gendarmes de Persan qui se sont rués à trois sur lui.
• Plus de 50 manifestants ont été éborgnés ou amputés suite aux manifesations de gilets jaunes.

Dans les textes, la police ne rend pas la justice, elle travaille sous les ordres du procureur de la république. C’est pour alimenter les tribunaux que la police travaille.

Or la justice est aussi violente. elle fabrique des « délinquants » (selon ses termes) :
• en interdisant de passer le permis de conduire à des gens qui ne peuvent se passer de véhicule ;
• en pénalisant les moments de convivialité en période de COVID ;
• en criminalisant ceux qui n’ont d’autre choix que de vivre de débrouille (par exemple ceux qui survivent avec de petits trafics de stups se retrouvent condamnés alors que ceux qui ont des hauts salaires et les consomment sont à l’abri des poursuites).

On le sait également, les tribunaux remplissent les prisons (et également, depuis l’invention du bracelet électronique les prisons à domicile). Or la prison est violente :
• Fabrice est à l’isolement depuis 9 ans, sans possibilité de faire du sport ou des études, ne croisant que des matons muets ou casqués.
• David, et plein d’autres, sont privés de parloir avec leurs familles depuis presque un an : pas de contacts avec ses enfants qui croient qu’il les a abandonnés.
• Idri est mort au mitard, la cellule disciplinaire de la prison, tabassé par les surveillants parcequ’il ne supportait pas l’enfermement et le mépris, augmenté par sa maladie psychiatrique non prise en compte.

Pour éradiquer la violence, supprimons la violence d’état
Supprimons les institutions violentes
Abolissons la police, la justice institutionnelle, la prison et l’état

Contact : cafe_taule@riseup.net

Communiqué sur le délibéré du procès du squat Chez Roger

Une nouvelle fois le verdict tombe: une expulsion dans six mois pour « Chez Roger ». Le 5 juillet, on recommence. Une cinquantaine de personnes vont se retrouver à nouveau dans une situation d’extrême précarité, d’instabilité sociale, d’insécurité physique.

Une nouvelle fois, on est plongé dans une situation schizophrénique. Un État, une mairie, incohérents, qui soutiennent une expulsion sans proposer de solution et légitiment donc l’occupation de tels lieux. Conséquences de l’absence de considération et du cercle vicieux enclenché depuis 2016. Maison Cézanne, Cesaï, Chez Roger, et après ?

Une nouvelle fois, monsieur le Maire nie la question des exilé·es sur le territoire en refusant de réagir à la fois à titre privé et à la fois à titre d’élu. Estimant que c’est « une affaire privée », Roger Didier refuse également en tant que Maire de répondre à nos sollicitation de coopération face à cette situation et ne se souci donc pas des conséquences d’une telle inconsidération et irresponsabilité. Monsieur le Maire a récemment communiqué qu’il se « souciait de ces concitoyens », mais a priori pas de tous.

Une nouvelle fois, le problème de fond n’est pas traité, aucun solution d’accueil pérenne n’est envisagé. Être logé, nourrit, dans des conditions dignes d’existence n’est toujours pas possible à Gap. Des enfants de trois ans vont commencer leur scolarisation en septembre et vont donc se retrouver dans un contexte incertain.

Des jeunes mineurs vont certes terminer leur année scolaire mais leur scolarisation n’est pas terminée et se retrouver à la rue juste avant la rentrée n’est pas une solution.

Certains majeurs travaillent, certains ont besoin d’être accompagnés pour leur demande d’Asile, au niveau de la santé et de leur droits. Les femmes présentes sur le lieu s’y sentent en sécurité (au regard de l’accueil proposé par le 115), c’est encore une nouvelle insécurisante et instable que de s’imaginer encore sans toit sur la tête.

Une nouvelle fois, il n’y a pas non plus de prise en compte que c’est une situation globale aux frontières qui est gérée de manière inhumaine. Que dans le contexte mondial politique, social, économique et écologique, les exilé·es tentent de trouver de meilleurs conditions de vie, et qui ne ferait pas la même chose ? La situation à Gap n’est que la conséquence d’une gestion inhumaine de l’État à la frontière, qui est reproduite à l’identique de manière locale.

Une nouvelle fois le collectif de soutien et les habitants de « Chez Roger » n’ont pas de raison d’être satisfait de cette décision. On appelle encore à la solidarité, à l’humanité, à la mise à disposition de logements vides, à considérer et protéger toutes les personnes dans le besoin sans conditions, ni discrimination, à trouver une solution pérenne d’accueil et hébergement pour tous et toutes.

Signer la pétition

Mobilisation des assistant.e.s d’éducation dans les collèges et lycées ACTE 2 à partir du 19/01

Communiqué de presse

Gap, le 15 janvier 2021

Le 1er décembre dernier, dans les Hautes-Alpes comme partout en France, les assistant.e.s d’éducaton (AED) ont fait grève et se sont mobilisé.e.s très largement. Avec près de 700 vies scolaires fermées ou perturbées au niveau natonal, le mouvement eut une ampleur inédite. Signe du caractère indispensable des AED dans les établissements scolaires, plusieurs collèges du département avaient été contraint de demander aux parents de ne pas envoyer leurs enfants en classe ce jour-là (Veynes, Guillestre) ou avaient fermé leurs portes (La Bâte).

Cete mobilisaton organisée par les AED eux-mêmes se poursuit en ce mois de janvier 2021. D’ores et déjà, les 19 et 26 janvier sont deux journées pendant lesquelles les revendicatons des AED vont être portées par la grève, par des rassemblements ou des manifestatons. Parce qu’illes font parte des personnels les plus précaires dans les établissements scolaires, qu’ils n’ont aucune perspectve de professionnalisaton et de poursuite de leur carrière après 6 ans dans l’Éducaton natonale, qu’illes sont souvent sur des temps partels subis et sous-payé.e.s, qu’illes sont en première ligne depuis le début de la crise sanitaire et les plus exposé.e.s à l’épidémie de Covid-19, la situaton des AED est inadmissible. Alors que sans AED, les établissements ne fonctonnent pas, illes sont maintenu.e.s dans la précarité et l’invisibilité par leur instituton. Par le jeu de l’annualisaton de leur temps de travail et de la non reconnaissance du travail de nuit, certain.e.s peuvent être présent.e.s près de 50h par semaine sur leur lieu de travail pour un salaire qui ne dépasse pas le SMIC.

C’est pourquoi les AED revendiquent notamment :

• la créaton d’un statut d’éducateur.trice scolaire et la ttularisaton sans conditon de tou.te.s les AED qui le souhaitent

• l’augmentaton des salaires des AED et la baisse de leur temps de travail

• le recrutement massif de nouveaux.elles AED pour renforcer les vies scolaires

SUD-Solidaires éducaton 05 soutent la mobilisaton des AED et appelle l’ensemble des personnels de l’Éducaton natonale à les soutenir dès le 19 janvier !

Contact : 06-17-96-46-31 — sudeduc05 (at) gmail.com

Marche des libertés contre la loi sécurité globale

samedi 16 janvier 2021 à 14h, départ devant la préfecture de Gap

Communiqué de plusieurs collectifs

Pas de trêve dans la lutte pour retrouver nos libertés. Retrouvons nous dans toutes les villes de France pour cette nouvelle grande marche des libertés, pour dire non à la Loi Sécurité globale mais également la loi séparatisme, pour refuser l’impunité face aux violences policières et toutes les dérives liberticides du pouvoir. En jaune, en noir, en arc en ciel, en rose… soyons tous présents et solidaires ! Ne laissons pas l’autoritarisme et la terreur gagner.

 

Recherche Traduteur-ices

HELLO! Si tu parles une langue étrangère (italien,anglais,all…)et que,tu veux te faire un kiff ou juste si tu as la motive pour traduire quelques textes,ce texte que nous partageons et pour toi.

https://bureburebure.info/appel-a-traductions-bureburebure/

Salut à toi qui lis le français !

Afin de rendre le site, ses articles et la lutte contre CIGEO (!) plus
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Manifestation mardi 15 décembre à 14h30 à Gap devant le Conseil départemental

La Covid et les mensonges de la politique gouvernementale

« On ne va pas créer des postes et des lits parce que la « Covid  » est là, c’est impossible (…). Ce n’est pas une question de moyens, c’est une question d’organisation  ». E. Macron début octobre 2020 lors d’une visite à l’hôpital Rothschild.

Débrouillez-vous

Une médiatisation dramatisée du retour du virus, un confusionnisme instrumentalisé entre les cas testés et détectés, les hospitalisés, les réanimés et le nombre de décès… Cette ambiance mortifère permet au président et à son gouvernement d’imposer des mesures anti-sociales. Des mesures nécessaires pour aider le « capital  » français à résister, à tenir face à ses concurrents internationaux. Il ne s’agit pas de venir en aide aux soignant.es, aux populations, mais de limiter la casse pour que l’économie fonctionne dans cette période de crise économique qu’est venu télescoper le virus.
Il en va ainsi. « C’est une question d’organisation  » répètent Macron et ses subordonnés aux soignant.es ! Donc, débrouillez- vous avec les moyens déjà alloués.
La Covid apparue fin 2019 révélait, dans l’urgence et avec la brutalité d’un virus dangereux qui se propage, les insuffisances de l’hôpital public et l’état de délabrement de notre système de Santé. Cette incurie dont elle n’est pas la cause, est inscrite dans les politiques d’austérité menées depuis des décennies contre le système de Santé public dans son ensemble. Durant ces dernières décennies, les gouvernements successifs n’ont eu de cesse d’attaquer ce service public via l’hôpital. « Méchants réacs  » de droite et « gentils socialistes  » de gauche y sont allés avec la même détermination idéologique pour démanteler, privatiser, en faire une entreprise rentable financièrement et en livrer des pans au privé. Fusions, fermetures de lieux donc de sites et de lits, restrictions financières et humaines… Après la poste, les télécoms, la SNCF, c’était l’hôpital public qui était dépecé. Une politique « austéritaire  » orientée depuis Bruxelles par les capitalistes européens. Situation dénoncée et combattue au fil des attaques par les soignant.es et salarié.es, mais aussi par des « pontes  » hospitaliers dont le professeur Grimaldi. Une résistance opiniâtre portée, menée encore ces deux dernières années, par les soignant.es des admissions avec leurs coordinations inter-services, inter-hospitalières, tandis que les fédérations syndicales acquiesçaient, voire soutenaient ces politiques libérales. Soignant.es à bout, qui réclamaient encore et toujours plus de moyens matériels et humains, de meilleures conditions de travail pour assumer leur mission auprès des patients et une revalorisation conséquente de leurs salaires. Ils et elles pointaient les insuffisances matérielles et humaines du quotidien mais aussi alertaient d’une prochaine catastrophe qui pourrait survenir. Comme leurs prédécesseurs, droits dans leurs escarpins cirés, le président, le gouvernement les ont ignoré.es et méprisé.es.

Une solidarité pour pas un sou

Si le virus est bien là entraînant problèmes et angoisses dans la population « otage  », il révèle par les mesures incompréhensibles et contradictoires l’orientation politique des décideurs. Président et gouvernement obéissent davantage aux besoins économiques « du marché et de la bourse  » qu’aux réalités sanitaires nécessaires aux populations désorientées et soumises aux injonctions du pouvoir par la peur, la menace et la répression.
Aujourd’hui, acculés, nombre de scientifiques et chefs de service sonnent le tocsin de la paupérisation de l’hôpital. Le virus se propage de nouveau nous dit-on, du Nord au Sud, et de l’Est à l’Ouest, avec des variantes. Ils, elles semblent découvrirent enfin les limites de l’hôpital à prendre en charge les dégâts causés par l’attaque du virus  : les manques de moyens matériels et humains. Ils, elles voient les capacités d’accueil dans « les réa  » saturées, des patients dirigés vers d’autres hôpitaux d’autres régions, et, lorsque celles-ci sont frontalières, vers d’autres pays limitrophes. Avec l’extension de l’épidémie, on apprend ici ou là que d’autres interventions sont reportées ou déprogrammées faute de lits, faute de place  : des dégâts collatéraux sans doute  ! Un mauvais « remake  ».
Morbide réalité qui illustre le déni et l’hypocrisie de ceux qui nous gouvernent. « Vous allez souffrir, je le sais, c’est comme ça  », répondait J. Castex, le nouveau premier ministre, le 3 novembre au personnel soignant du Centre hospitalier de Corbeil-Essonne, qui lui faisait part de sa fatigue et des difficultés pour trouver du renfort face à la deuxième vague de Covid-19.
De plus, le plan blanc national a été déclenché par le ministre de la Santé  : cela signifie pour les personnels que leurs congés et vacances peuvent être supprimés sans préavis et qu’ils doivent rejoindre l’hôpital où ils, elles travaillent dès qu’on les réquisitionne. Les étudiant.es en santé sont également réquisitionné.es pour aider dans les hôpitaux avec des salaires avoisinant les 1 à 2 euros de l’heure pour les étudiant.es infirmier.es.
Face à cette situation, à ces détresses, le ministre de la Santé saura trouver les mots et le réconfort  : « Le meilleur moyen de remercier les soignants, c’est de faire attention à nous, aux autres, d’être solidaires les uns avec les autres dans cette période difficile.  » C’est sûrement moins coûteux que d’ouvrir des lits, de trouver du personnel en nombre suffisant et de lui octroyer un salaire conséquent !

Il faut savoir garder le cap

Il semble que les leçons de la première vague virale n’ont en rien infléchi la politique du président Macron, et que poursuit son ministre de la santé O. Véran.
Environ, 5800 lits de réanimation pour une situation normale, pourrait-on dire, si l’on ne se réfère qu’aux pathologies annuelles et habituelles. Une capacité insuffisante, déjà dénoncée par des urgentistes, qui évaluent à 8 000 ou 9 000 le nombre de lits nécessaires hors situation d’urgence. Aussi, quand l’imprévu redouté s’invite, c’est l’improvisation qui s’installe avec son lot de doute, de panique et l’incompréhension au sein d’une population sidérée et en attente. Improvisation gouvernementale traduite par des injonctions contradictoires entre membres du gouvernement, face aux inexistences ou insuffisances de masques, de tests et, évidemment, face aux manques structurels de moyens en lits et personnels. Et alors que le pic de la deuxième vague du Covid est là, nous dit-on, le président Macron pérore sur les écrans avec un argumentaire qui sera repris par tous ses serviteurs, ministres et éditocrates  : « Il ne pouvait en 6 mois remédier à l’incurie de ces décennies qui ont vu en 15 ans la fermeture de plus de 75 000 lits d’hospitalisation. Cette situation, dont il dit « hériter  », ne pouvait s’avérer qu’intenable lors d’une quelconque crise sanitaire. En effet cette situation résulte des cures d’austérité passées. Cures politico-économiques que l’hôpital public a dû subir : politique à flux tendus, du chiffre d’affaire, de la rentabilité et de privatisations etc. Et, s’il est vrai que le président n’est pas responsable de tout ce passif, il n’a rien fait contre pour redresser la situation. Comme ses prédécesseurs, sa ministre de la santé A. Buzyn a poursuivi la même politique. C’est ce que confirme un rapport du ministère de la Santé du 29 septembre 2020 qui pointe la fermeture de 3400 lits en 2019. Ainsi, pendant la crise « pandémique  », le « cap austéritaire  » cher à Bruxelles a été maintenu. Pire, en cette remontée de propagation du virus, 12 hôpitaux sont menacés de fermeture de lits d’hospitalisation(1). Ce sont ces réalités anti-sociales que tentent de faire oublier le président et son gouvernement en prenant des mesures de confinement, de couvre-feu et de répressions. La crise qui frappe les hôpitaux n’a donc pas pour cause le virus tant incriminé mais l’insuffisance des moyens matériels et humains sacrifiés durant ces décennies et maintenue par ceux qui nous gouvernent.
Rappelons les banderoles dressées voici peu par les soignant.es en lutte à l’encontre du président et de son ex-premier ministre E. Philippe  : « Vous comptez vos sous, on comptera les morts  ».

Politiciens, entre cynisme et mensonges

« Il faut sortir du dogme de la fermeture des lits  » déclarait O. Véran, alors qu’il remplaçait au pied levé A. Buzyn perdue dans la confrontation électorale pour la mairie de Paris. Un Ministre de la Santé et des Solidarités qui ne cesse, sur les plateaux de télévision et autres média, de répéter son argumentaire fallacieux mais bien rodé « de la difficulté rencontrée à former médecins et infirmiers en 6 mois.  » L’intervalle de répit que nous aurait accordé le virus avant sa nouvelle propagation. Et, le ministre de continuer  : « On ne peut pas construire des unités de réanimation du jour au lendemain  ». Ce qui est vrai  ! mais les 4000 lits promis en juillet 2020 dans le cadre du « Ségur de la Santé  » ne semblent pas encore être arrivés dans les services.
Le Conseil national des professionnels de médecine de réanimation explique que sur un parc national de 5 000 lits recensés, 500 à 600 lits sont en permanence inoccupés, fermés par manque de personnel. Des personnels tant réclamés par les soignant.es épuisé.es, écœuré.es, qui démissionnent las.ses de tout. Des personnels de Santé qui, comme n’importe quel.les travailleur.euses ne s’avère être que de simples variantes d’ajustement économique pour le Président, le ministre et les directeurs d’hôpitaux en quête de toujours plus d’économies.
En Île-de-France, selon les dires de l’Agence Régionale de Santé, les services de « réa  » disposeraient de 100 lits d’avance de plus qu’avant la première crise sanitaire de janvier/ février, mais ce qu’omet de préciser cette agence gouvernementale de la Santé c’est que ce sont des lits empruntés à d’autres services pendant la première vague du Covid. Des lits évidemment non rendus entre temps.
Notons par ailleurs, que dans la même panade sanitaire, le gouvernement italien a annoncé embaucher 5000 médecins, 10 000 infirmier.es et 5 000 aides- soignantes . Annonce démagogique ou une réalité suivie d’effets ? (2).
L’on comprend mieux la colère des personnels de Santé en écoutant M. Hirsch le directeur des hôpitaux de Paris (APHP) sur France-Inter le 9 novembre. Il se félicitait de « l’amorce d’infléchissement  » de la pandémie et, par ailleurs, se « réjouissait du couvre-feu, et de la mise en place du confinement…  ». Et dans sa béatitude de serviteur zélé, « lissait  » sur la fermeture des urgences de l’hôpital Hôtel-Dieu à Paris dont le personnel, « d’accord  », est allé renforcer d’autres hôpitaux, notamment en Seine-Saint-Denis. Mais, il omettait de préciser aux auditeurs de France-inter que, lors d’un rassemblement de protestation à l’appel de la CGT qui dénonçait cette fermeture, la police avait verbalisé des manifestant.es au motif de « rassemblement illégal dû au contexte sanitaire  ». Et ce directeur de se féliciter de ce que les personnels fassent des « heures supplémentaires  » et renoncent à leurs congés. Là encore, il oubliait de rappeler la mise en place du « plan blanc  » et omettait préciser qu’une note de service « directive  » précisait et imposait les modalités de ce qu’il nomme du « volontariat  ». Rappelons qu’en Île-de-France, ce sont près de 15000 lits qui ont été supprimés ! Mais, comme conclura M. Hirsch ce matin-là, « il y a de vrai sujets sociaux à trouver  ».
Mais au delà de ce serviteur zélé, c’est bien LA politique de restructuration et d’austérité qui se poursuit. Ainsi le 6 novembre à l’Assemblée Nationale, était discuté le Plan de Financement de la Sécurité Sociale (PFLSS). Il établit le montant des dépenses de Santé dont celles des hôpitaux. Or, s’il est bien mentionné que l’évolution des dépenses de santé s’établit autour des 4 % par an, l’évaluation des dépenses pour l’hôpital ne variait qu’entre 2 % et 2,5 %. L’on mesure la cure d’austérité demandée aux personnels et indirectement à la population. Ainsi, de 2008 à 2017, 10 % des établissements ont disparu. D’après le syndicat national des professions infirmier.es, sur 10 ans près de 8,4 milliards d’euros d’économie ont été réalisé. Pour 2021, Il manquera cette fois encore 2 milliards pour la Santé. Mais, O. Véran le ministre de la Santé et des solidarités se félicite de « ce budget de responsabilité  ».

Ordre et nationalisme

Le Président -car il en va aussi de son avenir électoral- et son gouvernement veulent freiner l’épidémie. Mais les mesures prises répondent plus à des besoins économico-politiques qu’à des mesures sanitaires, pour prévenir ou venir en aide aux populations. Après l’annonce d’un futur « bout du tunnel  » avec un vaccin virtuel, la bourse s’envole mais les licenciements se multiplient. Ils prêchent la solidarité mais les petits commerces sont fermés et les grandes surfaces continuent leurs affaires… Ainsi derrière un pseudo « ordre sanitaire  », la bourgeoisie nous conduit vers un ordre militaire et policier. Mais jusqu’où aller dans les mesures à prendre (confinement, couvre-feu, répressions…) pour favoriser le grand patronat  : -les enfants à l’école, les parents au boulot- et éviter de s’attirer les foudres de certaines « couches  » moyennes. Cet électorat utile que sont les petit.es commerçant.es, les artisan.es, sera sacrifié avec les populations précaires, bien sûr  ! Or, en ces temps de révoltes, le capital n’a qu’une recette  : son ordre. Un ordre qui ne passe que par la soumission des travailleurs.euses, des précaires et des futur.es laissé.es pour compte. Une soumission qu’il voudrait draper de Bleu Blanc Rouge, au nom de la solidarité nationale car, nous dit-il, Il en va de la grandeur de la France.
Tel était le devoir de rappel télévisé du premier ministre J. Castex dans sa prise de parole du 6 novembre pour une politique plus générale. On garde le cap  : métro ou auto, mais, boulot dodo et conso. Une solidarité nationale mais sous un regard policier toujours plus intrusif et répressif. Un programme qui ne peut que plaire au MEDEF.
Toutefois, les contestations en France, ou, les révoltes de par le monde, laisse entrevoir pour qui veut s’en saisir, l’espoir qu’un autre monde est possible. Le mouvement gilets jaunes ouvert des brèches  ! Écartons les  !

(Repris de Courant Alternatif)

Retrouvons-nous nombreux mardi 15 décembre à 14h30 à Gap devant le Conseil départemental pour soutenir l’hôpital public et dénoncer les mensonges du gouvernement


Notes.

1./. A Caen, en discrétion avec le projet de la future reconstruction du CHU, près de 200 lits disparaîtront. Mais ailleurs, en pleine crise sanitaire, à Nancy, Marseille, Toulouse etc, il en va de même. L’abattage continue. Voir pour plus d’info le site  : Bastamag.net/Carte des suppressions de lits à hôpital.
2/ .Voir Courant Alternatif N°304  : Italie  : la pandémie et la médecine de territoire.

Encart.

Le « Ségur  » de la santé, tient son nom des rencontres entre gouvernement et syndicats, au ministère de la santé, avenue de Ségur. Ces concertations initiées par le gouvernement d’E. Philippe ont été finalisées par un plan et des mesures signés le 21 juillet 2020 par la CFDT, FO et l’UNSA. Certains personnels de Santé ont obtenu une prime et une augmentation salariale de 180 euros en deux fois  : une moitié dès 2020 puis le reste pour 2021. Bien moins que les 300 euros pour tous et toutes demandés par les salarié.es en lutte. Derrière cette mascarade de concertation, le président a pu garder son « cap austéritaire » et le gouvernement poursuivre sa politique anti-sociale contre les soignant.es et, en dégât collatéral, contre la population. Notons que le syndicat SUD-Santé dénonçait la farce en s’abstenant de participer au « Ségur de la santé  » dès les premières réunions.

Communiqué du procès du 10 Décembre à GAP

Le jeudi 10 décembre 2020, une semaine à peine après l’enième procès de personnes solidaires du Briançonnais, 9 camarades français-e-s et italien-ne-s sont convoqué-e-s devant le tribunal correctionnel de Gap. Ces personnes sont accusées de divers délits, et notamment de résistance aux forces de l’ordre lors d’une manifestation qui a eu lieu à Montgenèvre en avril 2019. Comme lors des affaires précédentes, le dossier présente des éléments et des témoignages contradictoires, et il n’est fondé sur aucune preuve matérielle. Cette convocation s’inscrit, une fois de plus, dans la politique de harcèlement judiciaire qui cherche depuis deux ans à affaiblir le mouvement de lutte à la frontière franco-italienne. Un mouvement qui s’attache, de multiples facons, à visibiliser les contradictions mortifères du dispositif-frontière, tout en pratiquer des formes de solidarité de part et d’autre de la frontière.
La manifestation d’avril 2019 à Montgenèvre avait pour objectif de dénoncer les violences de la police aux frontières à l’encontre des personnes exilées, ainsi que de déjouer, pour une journée, le petit manège infernal qui veut que les agissements de la PAF et de la gendarmerie (à savoir les coups, la traque, les insultes, les vols), se déroulent dans le silence de la nuit. Manifester sur les pistes de ski, en plein jour, c’est une facon de visibiliser, auprès de celles et ceux qui choisissent de passer leurs vacances à Montgenèvre, que la frontière est tachée de sang.
Deux ans plus tard et en plein confinement, le procureur et la préfecture des Hautes-Alpes poursuivent en justice des personnes qui étaient présentes à cette manifestation. Leurs objectifs sont clairs : faire taire celles et ceux qui cherchent à rendre visible les violences policières, et protéger les agents armés de l’Etat en détournant l’attention de leurs agissements réels, dans les Hautes-Alpes comme ailleurs.
Depuis le premier confinement, les violences policières envers les personnes exilées et/ou racisées ont explosé partout en France. La semaine dernière, depuis les portes de Paris jusqu’à la place de la République, l’enchaînement d’expulsions extrêmement violentes des campements dans la capitale n’est qu’un sinistre exemple parmi d’autres – le faux étonnement du Ministre de l’Intérieur n’a d’ailleurs trompé personne. Depuis mars dernier, à Calais, à Menton, à Paris, à Marseille, des dizaines cas de brutalité et même de meurtres policiers ont été reportés à l’encontre de personnes en situation de migration. Depuis le mois de mai, des milliers de personnes dites “sans-papiers”, à travers tout le pays, se sont unies pour réclamer l’égalité : en octobre, elles ont effectué une marche historique jusqu’à la capitale, n’ayant cesse de dénoncer le régime d’Etat raciste qui les place dans une condition de citoyen-nes de seconde zone. Plutôt que d’écouter leurs revendications, le gouvernement (et les médias à ses côtés) n’a qu’une chose en tête : faire taire celles et ceux qui parlent de la violence d’Etat contre les personnes étrangères. Disperser violemment les rassemblements des personnes exilées, invisibiliser et ignorer leurs luttes, tout comme intenter des procès aux personnes qui les soutiennent, tout cela s’inscrit dans la même stratégie du gouvernement français. Le projet de loi « Securité Globale », qui laissera les mains libres à la police lors des manifestations au détriment des corps des manifestant-e-s, en est la parfaite illustration.
Le 10 décembre, pendant que nos camarades sont jugé-e-s pour des chefs d’accusation ridicules, la violence d’Etat continue de s’exercer dans toutes les villes. Ainsi, même s’il est difficile de se rassembler, chacun-e, là où nous nous trouvons, nous pouvons montrer notre solidarité collective en continuant de dénoncer, filmer et combattre les violences policières et le racisme d’Etat qui opèrent autour de nous, et en soutenant les luttes menées actuellement par les personnes exilées.

No pasaran!

Mobilisation massive des assistant.e.s d’éducation dans les Hautes-Alpes

Communiqué de presse

Gap, le 1er décembre 2020

Ce mardi 1er décembre 2020, dans tous les établissements du département, les assistant.e.s d’éducation ont fait grève et se sont mobilisé.e.s pour de meilleures conditions d’emploi, de travail, la titularisation de tou.te.s les AED et le recrutement urgent de personnels pour renforcer des vies scolaires exsangues. Depuis hier soir, l’accueil des élèves est perturbé dans les internats du département, certains fermant purement et simplement (lycée Centre, lycée Honoré Romane). La fermeture des vies scolaires a contraint de nombreux établissements à communiquer vers les familles pour les encourager à ne pas scolariser leurs enfants aujourd’hui (Guillestre, Veynes, La Bâtie entre autres). Preuve du caractère indispensable de la présence des AED, ces personnels méprisé.e.s par l’administration ont empêché par une grève massivement suivie le fonctionnement normal des établissements scolaires du département. De Veynes, de Laragne, de La Bâtie, d’Embrun, de Gap, de Guillestre, une soixantaine d’AED et d’enseignant.e.s se sont rassemblé.e.s devant l’Inspection académique pour dénoncer les conditions insupportables dans lesquelles les AED travaillent. Repoussant sine die la proposition d’une rencontre avec une délégation d’AED afin de discuter leurs revendications, M me Albaric-Delpech, IADASEN des Hautes-Alpes, n’a fait que perpétuer l’impossibilité de tout dialogue social dans l’Education nationale et illustrer la surdité volontaire de l’administration.

Après cette journée de mobilisation réussie dans les Hautes-Alpes comme au niveau national où des centaines d’établissements ont dû refuser d’accueillir l’ensemble de leurs élèves, SUD-Solidaires éducation 05 continue de soutenir et de porter les revendications des assistant.e.s d’éducation. SUD-Solidaires éducation 05 soutiendra les futures mobilisations et poursuivra sans faille la lutte pour de meilleures conditions d’emploi et de travail des AED et de tous les personnels.

Sud-Solidaires Education 05

Merci « la Giraud taxe »!

Le Collectif ADIEU GLACIER 05 Action Locale Pour l’Ecologie et le Social s’inscrit dans l’appel national contre la réintoxication du monde, et à une seconde vague d’actions coordonnées, pour faire suite à l’appel du 17 juin.

Dans la première moitié de l’année 2020, le déferlement viral a provoqué un ralentissement inédit de la marchandisation et de la destruction de la planète. Nous avons aperçu pour la première fois dans nos existences ce qui serait encore possible si la machine infernale s’arrêtait enfin, in extremis… avec une baisse de la pollution, une amélioration de la qualité de l’air, la sauvegarde de la biodiversité, etc.…). Nous devons maintenant agir concrètement pour qu’elle ne se relance pas.

C’est pour donner une nouvelle fois corps à ce front commun, frappant par son énergie et sa diversité, qu’un ensemble de collectifs a décidé d’appeler à une seconde vague d’actions le 17 novembre prochain. +d’infos : https://agir17.noblogs.org/

Et dans les Hautes-Alpes le 17 novembre ?

Merci la « Giraud TAXE » !

L’amendement du député des Hautes-Alpes et secrétaire d’Etat Mr Giraud permet la privatisation des routes nationales, il a été voté en aout 2020. Allons-nous vers une privatisation de la Rocade de Gap ? Devant un chantier qui va coûter 56,3 M€ au lieu de 36 M€, la gestion de la Rocade pourrait se faire par Vinci ! Merci qui ? Quelle politique de transport public voulons-nous ? Toujours plus de voitures et pas suffisamment de transport public, de pistes cyclables… Accepterons-nous que toujours plus de biens communs soient gérés pour satisfaire les intérêts privés ? Et une fois de plus, va-t-on laisser s’exercer le principe de la socialisation des pertes et de la privatisation des profits ? Toujours plus de biens communs pour des intérêts privés…

Le collectif Adieu Glacier 05 dénonce l’incohérence d’un tel projet. A vouloir faire payer encore plus le trajet domicile-travail, l’État favoriserait un trafic à « deux vitesses » entre ceux qui ont les moyens et les autres. Ou alors devra-t-il « subventionner » ces trajets pour alléger le budget des Français les plus modestes ? Une nouvelle usine à gaz, qui enrichirait un peu plus les sociétés d’autoroutes au détriment des contribuables. Une fois de plus, le principe de la socialisation des pertes et de la privatisation des profits risque d’être le résultat de cette taxe et celui d’un monde où tout devient marchand.

Pour aller plus loin :

https://www.franceculture.fr/economie/autoroutes-dans-les-coulisses-dune-privatisation-tres-controversee

Gap noyée sous le béton !

Stoppons le bétonnage intensif des champs qui nous nourrissent : en France la surface d’un département est couverte de béton tous les 5 ans !

L’étalement urbain ravage les espaces naturels et agricoles. Nous assistons à un effondrement de la biodiversité, doublé d’une perte de terres cultivables. Gap a remplacé ses champs et la possibilité de produire une alimentation locale par des lotissements disproportionnés.

Cette extension incohérente multiplie les déplacements motorisés ce qui génère l’accroissement
des particules fines dans la ville ainsi qu’une nette dégradation de la qualité de l’air. À Gap, 1 jour sur 5, l’air est de mauvaise qualité ou de qualité moyenne ! (Sources Atmosud/European air quality index).

Le PLU de l’agglomération Gap-Tallard a permis l’artificialisation de centaines d’hectares agricoles et naturels, STOP !

Rocade de gap : se réjouir ? se désoler ? se méfier ?

Comme dans de nombreuses autres villes, la rocade de Gap était prévue pour, avec 36 millions d’euros, « Dévier le trafic de transit et d’échanges de l’agglomération, améliorer la sécurité dans la traversée du centre-ville, desservir et participer à la structuration des quartiers périphériques et des zones d’activité ».

Ça c’est la théorie !

Ce qui est sûr c’est que :

  • On en est à 56 millions d’argent public alors qu’elle n’est pas encore ouverte.

  • Elle a artificialisé des terres arables, extrait des matériaux pour sa construction, consommé de l’énergie, elle ne réduira pas le trafic des marchandises qui devrait impérativement se limiter aux transports de produits utiles et non dangereux, elle ne réduira pas le recours à la voiture individuelle.

  • L’expérience des rocades dans les autres villes est très mitigée sur la réduction du trafic dans ces villes, de la consommation de carburants ou d’amélioration de la qualité de l’air.

  • Plus fort : on nous parle d’un éventuel péage (« qui sera le même pour toutes et tous, quel que soit leur revenu » Bonjour l’égalité ! Les plus démunis apprécieront). En effet, deux amendements (votés fin août) déposés par Joël GIRAUD autorisent la privatisation de certains segments du réseau routier national. Premier pas vers une privatisation progressive de ce réseau ?

Alors de quoi se réjouir ? Pour nous pas sûr, mais les compagnies privées concessionnaires d’autoroutes, elles, jubilent : en échange de durées de concessions étendues (une rente phénoménale pour elles) et d’augmentation de tarifs de péages, elles sont prêtes à aider financièrement les villes ou départements pour mettre en place ces aménagements. Par exemple pour nous entre la sortie de l’A51 à Tallard et Gap, puis la nouvelle rocade.

Tout ça alors que la catastrophe environnementale en cours devrait nous inciter à réduire drastiquement et immédiatement notre consommation d’énergies fossiles et à transformer complètement nos modes de vie et de déplacement.

Rien dans la mise en œuvre de cette rocade ne va dans ce sens et pour nous cet équipement et sa gestion sont des symboles de l’intoxication de ce monde…qui nous mène droit à la catastrophe.

Nous devons inventer ensemble un autre monde et prendre le pouvoir sur notre avenir.

Rendez-Vous MARDI 17 novembre : Rond-point du sénateur à Gap de 15 h à 18h