Communiqué sur le délibéré du procès du squat Chez Roger

Une nouvelle fois le verdict tombe: une expulsion dans six mois pour « Chez Roger ». Le 5 juillet, on recommence. Une cinquantaine de personnes vont se retrouver à nouveau dans une situation d’extrême précarité, d’instabilité sociale, d’insécurité physique.

Une nouvelle fois, on est plongé dans une situation schizophrénique. Un État, une mairie, incohérents, qui soutiennent une expulsion sans proposer de solution et légitiment donc l’occupation de tels lieux. Conséquences de l’absence de considération et du cercle vicieux enclenché depuis 2016. Maison Cézanne, Cesaï, Chez Roger, et après ?

Une nouvelle fois, monsieur le Maire nie la question des exilé·es sur le territoire en refusant de réagir à la fois à titre privé et à la fois à titre d’élu. Estimant que c’est « une affaire privée », Roger Didier refuse également en tant que Maire de répondre à nos sollicitation de coopération face à cette situation et ne se souci donc pas des conséquences d’une telle inconsidération et irresponsabilité. Monsieur le Maire a récemment communiqué qu’il se « souciait de ces concitoyens », mais a priori pas de tous.

Une nouvelle fois, le problème de fond n’est pas traité, aucun solution d’accueil pérenne n’est envisagé. Être logé, nourrit, dans des conditions dignes d’existence n’est toujours pas possible à Gap. Des enfants de trois ans vont commencer leur scolarisation en septembre et vont donc se retrouver dans un contexte incertain.

Des jeunes mineurs vont certes terminer leur année scolaire mais leur scolarisation n’est pas terminée et se retrouver à la rue juste avant la rentrée n’est pas une solution.

Certains majeurs travaillent, certains ont besoin d’être accompagnés pour leur demande d’Asile, au niveau de la santé et de leur droits. Les femmes présentes sur le lieu s’y sentent en sécurité (au regard de l’accueil proposé par le 115), c’est encore une nouvelle insécurisante et instable que de s’imaginer encore sans toit sur la tête.

Une nouvelle fois, il n’y a pas non plus de prise en compte que c’est une situation globale aux frontières qui est gérée de manière inhumaine. Que dans le contexte mondial politique, social, économique et écologique, les exilé·es tentent de trouver de meilleurs conditions de vie, et qui ne ferait pas la même chose ? La situation à Gap n’est que la conséquence d’une gestion inhumaine de l’État à la frontière, qui est reproduite à l’identique de manière locale.

Une nouvelle fois le collectif de soutien et les habitants de « Chez Roger » n’ont pas de raison d’être satisfait de cette décision. On appelle encore à la solidarité, à l’humanité, à la mise à disposition de logements vides, à considérer et protéger toutes les personnes dans le besoin sans conditions, ni discrimination, à trouver une solution pérenne d’accueil et hébergement pour tous et toutes.

Signer la pétition

Mobilisation des assistant.e.s d’éducation dans les collèges et lycées ACTE 2 à partir du 19/01

Communiqué de presse

Gap, le 15 janvier 2021

Le 1er décembre dernier, dans les Hautes-Alpes comme partout en France, les assistant.e.s d’éducaton (AED) ont fait grève et se sont mobilisé.e.s très largement. Avec près de 700 vies scolaires fermées ou perturbées au niveau natonal, le mouvement eut une ampleur inédite. Signe du caractère indispensable des AED dans les établissements scolaires, plusieurs collèges du département avaient été contraint de demander aux parents de ne pas envoyer leurs enfants en classe ce jour-là (Veynes, Guillestre) ou avaient fermé leurs portes (La Bâte).

Cete mobilisaton organisée par les AED eux-mêmes se poursuit en ce mois de janvier 2021. D’ores et déjà, les 19 et 26 janvier sont deux journées pendant lesquelles les revendicatons des AED vont être portées par la grève, par des rassemblements ou des manifestatons. Parce qu’illes font parte des personnels les plus précaires dans les établissements scolaires, qu’ils n’ont aucune perspectve de professionnalisaton et de poursuite de leur carrière après 6 ans dans l’Éducaton natonale, qu’illes sont souvent sur des temps partels subis et sous-payé.e.s, qu’illes sont en première ligne depuis le début de la crise sanitaire et les plus exposé.e.s à l’épidémie de Covid-19, la situaton des AED est inadmissible. Alors que sans AED, les établissements ne fonctonnent pas, illes sont maintenu.e.s dans la précarité et l’invisibilité par leur instituton. Par le jeu de l’annualisaton de leur temps de travail et de la non reconnaissance du travail de nuit, certain.e.s peuvent être présent.e.s près de 50h par semaine sur leur lieu de travail pour un salaire qui ne dépasse pas le SMIC.

C’est pourquoi les AED revendiquent notamment :

• la créaton d’un statut d’éducateur.trice scolaire et la ttularisaton sans conditon de tou.te.s les AED qui le souhaitent

• l’augmentaton des salaires des AED et la baisse de leur temps de travail

• le recrutement massif de nouveaux.elles AED pour renforcer les vies scolaires

SUD-Solidaires éducaton 05 soutent la mobilisaton des AED et appelle l’ensemble des personnels de l’Éducaton natonale à les soutenir dès le 19 janvier !

Contact : 06-17-96-46-31 — sudeduc05 (at) gmail.com

Marche des libertés contre la loi sécurité globale

samedi 16 janvier 2021 à 14h, départ devant la préfecture de Gap

Communiqué de plusieurs collectifs

Pas de trêve dans la lutte pour retrouver nos libertés. Retrouvons nous dans toutes les villes de France pour cette nouvelle grande marche des libertés, pour dire non à la Loi Sécurité globale mais également la loi séparatisme, pour refuser l’impunité face aux violences policières et toutes les dérives liberticides du pouvoir. En jaune, en noir, en arc en ciel, en rose… soyons tous présents et solidaires ! Ne laissons pas l’autoritarisme et la terreur gagner.

 

Recherche Traduteur-ices

HELLO! Si tu parles une langue étrangère (italien,anglais,all…)et que,tu veux te faire un kiff ou juste si tu as la motive pour traduire quelques textes,ce texte que nous partageons et pour toi.

https://bureburebure.info/appel-a-traductions-bureburebure/

Salut à toi qui lis le français !

Afin de rendre le site, ses articles et la lutte contre CIGEO (!) plus
accessibles à celleux qui ne parlent/lisent pas le français, nous
lançons un appel à traductions des articles de bureburebure.info vers
l’anglais, l’allemand, l’italien et le castillan. Si tu maîtrises
couramment l’une de ces langues ainsi que le français, n’hésite pas à
traduire les articles non-traduits dans les pages en anglais, allemand,
italien et castillan.

Si tu souhaites te lancer dans des traductions régulières vers une autre
langue, c’est bienvenu aussi ! En plus des articles, il existe des
brochures qu’il est possible de traduire! Si tu veux nous envoyer des
ressources antinucléaires dans d’autres langues, n’hésite pas. Toute
aide, même ponctuelle, est bienvenue, afin de rendre les informations
plus accessibles sur le long terme.

Comment faire ? Il te suffit de choisir un article que tu souhaiterais
traduire (après avoir vérifié qu’il n’est pas déjà publié dans la langue
où tu souhaiterais le traduire), tu le traduis, et tu envoies le texte
(titre compris) à traductions-bureburebure[a]riseup.net ; Une fois le
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Merci !

Manifestation mardi 15 décembre à 14h30 à Gap devant le Conseil départemental

La Covid et les mensonges de la politique gouvernementale

« On ne va pas créer des postes et des lits parce que la « Covid  » est là, c’est impossible (…). Ce n’est pas une question de moyens, c’est une question d’organisation  ». E. Macron début octobre 2020 lors d’une visite à l’hôpital Rothschild.

Débrouillez-vous

Une médiatisation dramatisée du retour du virus, un confusionnisme instrumentalisé entre les cas testés et détectés, les hospitalisés, les réanimés et le nombre de décès… Cette ambiance mortifère permet au président et à son gouvernement d’imposer des mesures anti-sociales. Des mesures nécessaires pour aider le « capital  » français à résister, à tenir face à ses concurrents internationaux. Il ne s’agit pas de venir en aide aux soignant.es, aux populations, mais de limiter la casse pour que l’économie fonctionne dans cette période de crise économique qu’est venu télescoper le virus.
Il en va ainsi. « C’est une question d’organisation  » répètent Macron et ses subordonnés aux soignant.es ! Donc, débrouillez- vous avec les moyens déjà alloués.
La Covid apparue fin 2019 révélait, dans l’urgence et avec la brutalité d’un virus dangereux qui se propage, les insuffisances de l’hôpital public et l’état de délabrement de notre système de Santé. Cette incurie dont elle n’est pas la cause, est inscrite dans les politiques d’austérité menées depuis des décennies contre le système de Santé public dans son ensemble. Durant ces dernières décennies, les gouvernements successifs n’ont eu de cesse d’attaquer ce service public via l’hôpital. « Méchants réacs  » de droite et « gentils socialistes  » de gauche y sont allés avec la même détermination idéologique pour démanteler, privatiser, en faire une entreprise rentable financièrement et en livrer des pans au privé. Fusions, fermetures de lieux donc de sites et de lits, restrictions financières et humaines… Après la poste, les télécoms, la SNCF, c’était l’hôpital public qui était dépecé. Une politique « austéritaire  » orientée depuis Bruxelles par les capitalistes européens. Situation dénoncée et combattue au fil des attaques par les soignant.es et salarié.es, mais aussi par des « pontes  » hospitaliers dont le professeur Grimaldi. Une résistance opiniâtre portée, menée encore ces deux dernières années, par les soignant.es des admissions avec leurs coordinations inter-services, inter-hospitalières, tandis que les fédérations syndicales acquiesçaient, voire soutenaient ces politiques libérales. Soignant.es à bout, qui réclamaient encore et toujours plus de moyens matériels et humains, de meilleures conditions de travail pour assumer leur mission auprès des patients et une revalorisation conséquente de leurs salaires. Ils et elles pointaient les insuffisances matérielles et humaines du quotidien mais aussi alertaient d’une prochaine catastrophe qui pourrait survenir. Comme leurs prédécesseurs, droits dans leurs escarpins cirés, le président, le gouvernement les ont ignoré.es et méprisé.es.

Une solidarité pour pas un sou

Si le virus est bien là entraînant problèmes et angoisses dans la population « otage  », il révèle par les mesures incompréhensibles et contradictoires l’orientation politique des décideurs. Président et gouvernement obéissent davantage aux besoins économiques « du marché et de la bourse  » qu’aux réalités sanitaires nécessaires aux populations désorientées et soumises aux injonctions du pouvoir par la peur, la menace et la répression.
Aujourd’hui, acculés, nombre de scientifiques et chefs de service sonnent le tocsin de la paupérisation de l’hôpital. Le virus se propage de nouveau nous dit-on, du Nord au Sud, et de l’Est à l’Ouest, avec des variantes. Ils, elles semblent découvrirent enfin les limites de l’hôpital à prendre en charge les dégâts causés par l’attaque du virus  : les manques de moyens matériels et humains. Ils, elles voient les capacités d’accueil dans « les réa  » saturées, des patients dirigés vers d’autres hôpitaux d’autres régions, et, lorsque celles-ci sont frontalières, vers d’autres pays limitrophes. Avec l’extension de l’épidémie, on apprend ici ou là que d’autres interventions sont reportées ou déprogrammées faute de lits, faute de place  : des dégâts collatéraux sans doute  ! Un mauvais « remake  ».
Morbide réalité qui illustre le déni et l’hypocrisie de ceux qui nous gouvernent. « Vous allez souffrir, je le sais, c’est comme ça  », répondait J. Castex, le nouveau premier ministre, le 3 novembre au personnel soignant du Centre hospitalier de Corbeil-Essonne, qui lui faisait part de sa fatigue et des difficultés pour trouver du renfort face à la deuxième vague de Covid-19.
De plus, le plan blanc national a été déclenché par le ministre de la Santé  : cela signifie pour les personnels que leurs congés et vacances peuvent être supprimés sans préavis et qu’ils doivent rejoindre l’hôpital où ils, elles travaillent dès qu’on les réquisitionne. Les étudiant.es en santé sont également réquisitionné.es pour aider dans les hôpitaux avec des salaires avoisinant les 1 à 2 euros de l’heure pour les étudiant.es infirmier.es.
Face à cette situation, à ces détresses, le ministre de la Santé saura trouver les mots et le réconfort  : « Le meilleur moyen de remercier les soignants, c’est de faire attention à nous, aux autres, d’être solidaires les uns avec les autres dans cette période difficile.  » C’est sûrement moins coûteux que d’ouvrir des lits, de trouver du personnel en nombre suffisant et de lui octroyer un salaire conséquent !

Il faut savoir garder le cap

Il semble que les leçons de la première vague virale n’ont en rien infléchi la politique du président Macron, et que poursuit son ministre de la santé O. Véran.
Environ, 5800 lits de réanimation pour une situation normale, pourrait-on dire, si l’on ne se réfère qu’aux pathologies annuelles et habituelles. Une capacité insuffisante, déjà dénoncée par des urgentistes, qui évaluent à 8 000 ou 9 000 le nombre de lits nécessaires hors situation d’urgence. Aussi, quand l’imprévu redouté s’invite, c’est l’improvisation qui s’installe avec son lot de doute, de panique et l’incompréhension au sein d’une population sidérée et en attente. Improvisation gouvernementale traduite par des injonctions contradictoires entre membres du gouvernement, face aux inexistences ou insuffisances de masques, de tests et, évidemment, face aux manques structurels de moyens en lits et personnels. Et alors que le pic de la deuxième vague du Covid est là, nous dit-on, le président Macron pérore sur les écrans avec un argumentaire qui sera repris par tous ses serviteurs, ministres et éditocrates  : « Il ne pouvait en 6 mois remédier à l’incurie de ces décennies qui ont vu en 15 ans la fermeture de plus de 75 000 lits d’hospitalisation. Cette situation, dont il dit « hériter  », ne pouvait s’avérer qu’intenable lors d’une quelconque crise sanitaire. En effet cette situation résulte des cures d’austérité passées. Cures politico-économiques que l’hôpital public a dû subir : politique à flux tendus, du chiffre d’affaire, de la rentabilité et de privatisations etc. Et, s’il est vrai que le président n’est pas responsable de tout ce passif, il n’a rien fait contre pour redresser la situation. Comme ses prédécesseurs, sa ministre de la santé A. Buzyn a poursuivi la même politique. C’est ce que confirme un rapport du ministère de la Santé du 29 septembre 2020 qui pointe la fermeture de 3400 lits en 2019. Ainsi, pendant la crise « pandémique  », le « cap austéritaire  » cher à Bruxelles a été maintenu. Pire, en cette remontée de propagation du virus, 12 hôpitaux sont menacés de fermeture de lits d’hospitalisation(1). Ce sont ces réalités anti-sociales que tentent de faire oublier le président et son gouvernement en prenant des mesures de confinement, de couvre-feu et de répressions. La crise qui frappe les hôpitaux n’a donc pas pour cause le virus tant incriminé mais l’insuffisance des moyens matériels et humains sacrifiés durant ces décennies et maintenue par ceux qui nous gouvernent.
Rappelons les banderoles dressées voici peu par les soignant.es en lutte à l’encontre du président et de son ex-premier ministre E. Philippe  : « Vous comptez vos sous, on comptera les morts  ».

Politiciens, entre cynisme et mensonges

« Il faut sortir du dogme de la fermeture des lits  » déclarait O. Véran, alors qu’il remplaçait au pied levé A. Buzyn perdue dans la confrontation électorale pour la mairie de Paris. Un Ministre de la Santé et des Solidarités qui ne cesse, sur les plateaux de télévision et autres média, de répéter son argumentaire fallacieux mais bien rodé « de la difficulté rencontrée à former médecins et infirmiers en 6 mois.  » L’intervalle de répit que nous aurait accordé le virus avant sa nouvelle propagation. Et, le ministre de continuer  : « On ne peut pas construire des unités de réanimation du jour au lendemain  ». Ce qui est vrai  ! mais les 4000 lits promis en juillet 2020 dans le cadre du « Ségur de la Santé  » ne semblent pas encore être arrivés dans les services.
Le Conseil national des professionnels de médecine de réanimation explique que sur un parc national de 5 000 lits recensés, 500 à 600 lits sont en permanence inoccupés, fermés par manque de personnel. Des personnels tant réclamés par les soignant.es épuisé.es, écœuré.es, qui démissionnent las.ses de tout. Des personnels de Santé qui, comme n’importe quel.les travailleur.euses ne s’avère être que de simples variantes d’ajustement économique pour le Président, le ministre et les directeurs d’hôpitaux en quête de toujours plus d’économies.
En Île-de-France, selon les dires de l’Agence Régionale de Santé, les services de « réa  » disposeraient de 100 lits d’avance de plus qu’avant la première crise sanitaire de janvier/ février, mais ce qu’omet de préciser cette agence gouvernementale de la Santé c’est que ce sont des lits empruntés à d’autres services pendant la première vague du Covid. Des lits évidemment non rendus entre temps.
Notons par ailleurs, que dans la même panade sanitaire, le gouvernement italien a annoncé embaucher 5000 médecins, 10 000 infirmier.es et 5 000 aides- soignantes . Annonce démagogique ou une réalité suivie d’effets ? (2).
L’on comprend mieux la colère des personnels de Santé en écoutant M. Hirsch le directeur des hôpitaux de Paris (APHP) sur France-Inter le 9 novembre. Il se félicitait de « l’amorce d’infléchissement  » de la pandémie et, par ailleurs, se « réjouissait du couvre-feu, et de la mise en place du confinement…  ». Et dans sa béatitude de serviteur zélé, « lissait  » sur la fermeture des urgences de l’hôpital Hôtel-Dieu à Paris dont le personnel, « d’accord  », est allé renforcer d’autres hôpitaux, notamment en Seine-Saint-Denis. Mais, il omettait de préciser aux auditeurs de France-inter que, lors d’un rassemblement de protestation à l’appel de la CGT qui dénonçait cette fermeture, la police avait verbalisé des manifestant.es au motif de « rassemblement illégal dû au contexte sanitaire  ». Et ce directeur de se féliciter de ce que les personnels fassent des « heures supplémentaires  » et renoncent à leurs congés. Là encore, il oubliait de rappeler la mise en place du « plan blanc  » et omettait préciser qu’une note de service « directive  » précisait et imposait les modalités de ce qu’il nomme du « volontariat  ». Rappelons qu’en Île-de-France, ce sont près de 15000 lits qui ont été supprimés ! Mais, comme conclura M. Hirsch ce matin-là, « il y a de vrai sujets sociaux à trouver  ».
Mais au delà de ce serviteur zélé, c’est bien LA politique de restructuration et d’austérité qui se poursuit. Ainsi le 6 novembre à l’Assemblée Nationale, était discuté le Plan de Financement de la Sécurité Sociale (PFLSS). Il établit le montant des dépenses de Santé dont celles des hôpitaux. Or, s’il est bien mentionné que l’évolution des dépenses de santé s’établit autour des 4 % par an, l’évaluation des dépenses pour l’hôpital ne variait qu’entre 2 % et 2,5 %. L’on mesure la cure d’austérité demandée aux personnels et indirectement à la population. Ainsi, de 2008 à 2017, 10 % des établissements ont disparu. D’après le syndicat national des professions infirmier.es, sur 10 ans près de 8,4 milliards d’euros d’économie ont été réalisé. Pour 2021, Il manquera cette fois encore 2 milliards pour la Santé. Mais, O. Véran le ministre de la Santé et des solidarités se félicite de « ce budget de responsabilité  ».

Ordre et nationalisme

Le Président -car il en va aussi de son avenir électoral- et son gouvernement veulent freiner l’épidémie. Mais les mesures prises répondent plus à des besoins économico-politiques qu’à des mesures sanitaires, pour prévenir ou venir en aide aux populations. Après l’annonce d’un futur « bout du tunnel  » avec un vaccin virtuel, la bourse s’envole mais les licenciements se multiplient. Ils prêchent la solidarité mais les petits commerces sont fermés et les grandes surfaces continuent leurs affaires… Ainsi derrière un pseudo « ordre sanitaire  », la bourgeoisie nous conduit vers un ordre militaire et policier. Mais jusqu’où aller dans les mesures à prendre (confinement, couvre-feu, répressions…) pour favoriser le grand patronat  : -les enfants à l’école, les parents au boulot- et éviter de s’attirer les foudres de certaines « couches  » moyennes. Cet électorat utile que sont les petit.es commerçant.es, les artisan.es, sera sacrifié avec les populations précaires, bien sûr  ! Or, en ces temps de révoltes, le capital n’a qu’une recette  : son ordre. Un ordre qui ne passe que par la soumission des travailleurs.euses, des précaires et des futur.es laissé.es pour compte. Une soumission qu’il voudrait draper de Bleu Blanc Rouge, au nom de la solidarité nationale car, nous dit-il, Il en va de la grandeur de la France.
Tel était le devoir de rappel télévisé du premier ministre J. Castex dans sa prise de parole du 6 novembre pour une politique plus générale. On garde le cap  : métro ou auto, mais, boulot dodo et conso. Une solidarité nationale mais sous un regard policier toujours plus intrusif et répressif. Un programme qui ne peut que plaire au MEDEF.
Toutefois, les contestations en France, ou, les révoltes de par le monde, laisse entrevoir pour qui veut s’en saisir, l’espoir qu’un autre monde est possible. Le mouvement gilets jaunes ouvert des brèches  ! Écartons les  !

(Repris de Courant Alternatif)

Retrouvons-nous nombreux mardi 15 décembre à 14h30 à Gap devant le Conseil départemental pour soutenir l’hôpital public et dénoncer les mensonges du gouvernement


Notes.

1./. A Caen, en discrétion avec le projet de la future reconstruction du CHU, près de 200 lits disparaîtront. Mais ailleurs, en pleine crise sanitaire, à Nancy, Marseille, Toulouse etc, il en va de même. L’abattage continue. Voir pour plus d’info le site  : Bastamag.net/Carte des suppressions de lits à hôpital.
2/ .Voir Courant Alternatif N°304  : Italie  : la pandémie et la médecine de territoire.

Encart.

Le « Ségur  » de la santé, tient son nom des rencontres entre gouvernement et syndicats, au ministère de la santé, avenue de Ségur. Ces concertations initiées par le gouvernement d’E. Philippe ont été finalisées par un plan et des mesures signés le 21 juillet 2020 par la CFDT, FO et l’UNSA. Certains personnels de Santé ont obtenu une prime et une augmentation salariale de 180 euros en deux fois  : une moitié dès 2020 puis le reste pour 2021. Bien moins que les 300 euros pour tous et toutes demandés par les salarié.es en lutte. Derrière cette mascarade de concertation, le président a pu garder son « cap austéritaire » et le gouvernement poursuivre sa politique anti-sociale contre les soignant.es et, en dégât collatéral, contre la population. Notons que le syndicat SUD-Santé dénonçait la farce en s’abstenant de participer au « Ségur de la santé  » dès les premières réunions.

Communiqué du procès du 10 Décembre à GAP

Le jeudi 10 décembre 2020, une semaine à peine après l’enième procès de personnes solidaires du Briançonnais, 9 camarades français-e-s et italien-ne-s sont convoqué-e-s devant le tribunal correctionnel de Gap. Ces personnes sont accusées de divers délits, et notamment de résistance aux forces de l’ordre lors d’une manifestation qui a eu lieu à Montgenèvre en avril 2019. Comme lors des affaires précédentes, le dossier présente des éléments et des témoignages contradictoires, et il n’est fondé sur aucune preuve matérielle. Cette convocation s’inscrit, une fois de plus, dans la politique de harcèlement judiciaire qui cherche depuis deux ans à affaiblir le mouvement de lutte à la frontière franco-italienne. Un mouvement qui s’attache, de multiples facons, à visibiliser les contradictions mortifères du dispositif-frontière, tout en pratiquer des formes de solidarité de part et d’autre de la frontière.
La manifestation d’avril 2019 à Montgenèvre avait pour objectif de dénoncer les violences de la police aux frontières à l’encontre des personnes exilées, ainsi que de déjouer, pour une journée, le petit manège infernal qui veut que les agissements de la PAF et de la gendarmerie (à savoir les coups, la traque, les insultes, les vols), se déroulent dans le silence de la nuit. Manifester sur les pistes de ski, en plein jour, c’est une facon de visibiliser, auprès de celles et ceux qui choisissent de passer leurs vacances à Montgenèvre, que la frontière est tachée de sang.
Deux ans plus tard et en plein confinement, le procureur et la préfecture des Hautes-Alpes poursuivent en justice des personnes qui étaient présentes à cette manifestation. Leurs objectifs sont clairs : faire taire celles et ceux qui cherchent à rendre visible les violences policières, et protéger les agents armés de l’Etat en détournant l’attention de leurs agissements réels, dans les Hautes-Alpes comme ailleurs.
Depuis le premier confinement, les violences policières envers les personnes exilées et/ou racisées ont explosé partout en France. La semaine dernière, depuis les portes de Paris jusqu’à la place de la République, l’enchaînement d’expulsions extrêmement violentes des campements dans la capitale n’est qu’un sinistre exemple parmi d’autres – le faux étonnement du Ministre de l’Intérieur n’a d’ailleurs trompé personne. Depuis mars dernier, à Calais, à Menton, à Paris, à Marseille, des dizaines cas de brutalité et même de meurtres policiers ont été reportés à l’encontre de personnes en situation de migration. Depuis le mois de mai, des milliers de personnes dites “sans-papiers”, à travers tout le pays, se sont unies pour réclamer l’égalité : en octobre, elles ont effectué une marche historique jusqu’à la capitale, n’ayant cesse de dénoncer le régime d’Etat raciste qui les place dans une condition de citoyen-nes de seconde zone. Plutôt que d’écouter leurs revendications, le gouvernement (et les médias à ses côtés) n’a qu’une chose en tête : faire taire celles et ceux qui parlent de la violence d’Etat contre les personnes étrangères. Disperser violemment les rassemblements des personnes exilées, invisibiliser et ignorer leurs luttes, tout comme intenter des procès aux personnes qui les soutiennent, tout cela s’inscrit dans la même stratégie du gouvernement français. Le projet de loi « Securité Globale », qui laissera les mains libres à la police lors des manifestations au détriment des corps des manifestant-e-s, en est la parfaite illustration.
Le 10 décembre, pendant que nos camarades sont jugé-e-s pour des chefs d’accusation ridicules, la violence d’Etat continue de s’exercer dans toutes les villes. Ainsi, même s’il est difficile de se rassembler, chacun-e, là où nous nous trouvons, nous pouvons montrer notre solidarité collective en continuant de dénoncer, filmer et combattre les violences policières et le racisme d’Etat qui opèrent autour de nous, et en soutenant les luttes menées actuellement par les personnes exilées.

No pasaran!

Mobilisation massive des assistant.e.s d’éducation dans les Hautes-Alpes

Communiqué de presse

Gap, le 1er décembre 2020

Ce mardi 1er décembre 2020, dans tous les établissements du département, les assistant.e.s d’éducation ont fait grève et se sont mobilisé.e.s pour de meilleures conditions d’emploi, de travail, la titularisation de tou.te.s les AED et le recrutement urgent de personnels pour renforcer des vies scolaires exsangues. Depuis hier soir, l’accueil des élèves est perturbé dans les internats du département, certains fermant purement et simplement (lycée Centre, lycée Honoré Romane). La fermeture des vies scolaires a contraint de nombreux établissements à communiquer vers les familles pour les encourager à ne pas scolariser leurs enfants aujourd’hui (Guillestre, Veynes, La Bâtie entre autres). Preuve du caractère indispensable de la présence des AED, ces personnels méprisé.e.s par l’administration ont empêché par une grève massivement suivie le fonctionnement normal des établissements scolaires du département. De Veynes, de Laragne, de La Bâtie, d’Embrun, de Gap, de Guillestre, une soixantaine d’AED et d’enseignant.e.s se sont rassemblé.e.s devant l’Inspection académique pour dénoncer les conditions insupportables dans lesquelles les AED travaillent. Repoussant sine die la proposition d’une rencontre avec une délégation d’AED afin de discuter leurs revendications, M me Albaric-Delpech, IADASEN des Hautes-Alpes, n’a fait que perpétuer l’impossibilité de tout dialogue social dans l’Education nationale et illustrer la surdité volontaire de l’administration.

Après cette journée de mobilisation réussie dans les Hautes-Alpes comme au niveau national où des centaines d’établissements ont dû refuser d’accueillir l’ensemble de leurs élèves, SUD-Solidaires éducation 05 continue de soutenir et de porter les revendications des assistant.e.s d’éducation. SUD-Solidaires éducation 05 soutiendra les futures mobilisations et poursuivra sans faille la lutte pour de meilleures conditions d’emploi et de travail des AED et de tous les personnels.

Sud-Solidaires Education 05

Merci « la Giraud taxe »!

Le Collectif ADIEU GLACIER 05 Action Locale Pour l’Ecologie et le Social s’inscrit dans l’appel national contre la réintoxication du monde, et à une seconde vague d’actions coordonnées, pour faire suite à l’appel du 17 juin.

Dans la première moitié de l’année 2020, le déferlement viral a provoqué un ralentissement inédit de la marchandisation et de la destruction de la planète. Nous avons aperçu pour la première fois dans nos existences ce qui serait encore possible si la machine infernale s’arrêtait enfin, in extremis… avec une baisse de la pollution, une amélioration de la qualité de l’air, la sauvegarde de la biodiversité, etc.…). Nous devons maintenant agir concrètement pour qu’elle ne se relance pas.

C’est pour donner une nouvelle fois corps à ce front commun, frappant par son énergie et sa diversité, qu’un ensemble de collectifs a décidé d’appeler à une seconde vague d’actions le 17 novembre prochain. +d’infos : https://agir17.noblogs.org/

Et dans les Hautes-Alpes le 17 novembre ?

Merci la « Giraud TAXE » !

L’amendement du député des Hautes-Alpes et secrétaire d’Etat Mr Giraud permet la privatisation des routes nationales, il a été voté en aout 2020. Allons-nous vers une privatisation de la Rocade de Gap ? Devant un chantier qui va coûter 56,3 M€ au lieu de 36 M€, la gestion de la Rocade pourrait se faire par Vinci ! Merci qui ? Quelle politique de transport public voulons-nous ? Toujours plus de voitures et pas suffisamment de transport public, de pistes cyclables… Accepterons-nous que toujours plus de biens communs soient gérés pour satisfaire les intérêts privés ? Et une fois de plus, va-t-on laisser s’exercer le principe de la socialisation des pertes et de la privatisation des profits ? Toujours plus de biens communs pour des intérêts privés…

Le collectif Adieu Glacier 05 dénonce l’incohérence d’un tel projet. A vouloir faire payer encore plus le trajet domicile-travail, l’État favoriserait un trafic à « deux vitesses » entre ceux qui ont les moyens et les autres. Ou alors devra-t-il « subventionner » ces trajets pour alléger le budget des Français les plus modestes ? Une nouvelle usine à gaz, qui enrichirait un peu plus les sociétés d’autoroutes au détriment des contribuables. Une fois de plus, le principe de la socialisation des pertes et de la privatisation des profits risque d’être le résultat de cette taxe et celui d’un monde où tout devient marchand.

Pour aller plus loin :

https://www.franceculture.fr/economie/autoroutes-dans-les-coulisses-dune-privatisation-tres-controversee

Gap noyée sous le béton !

Stoppons le bétonnage intensif des champs qui nous nourrissent : en France la surface d’un département est couverte de béton tous les 5 ans !

L’étalement urbain ravage les espaces naturels et agricoles. Nous assistons à un effondrement de la biodiversité, doublé d’une perte de terres cultivables. Gap a remplacé ses champs et la possibilité de produire une alimentation locale par des lotissements disproportionnés.

Cette extension incohérente multiplie les déplacements motorisés ce qui génère l’accroissement
des particules fines dans la ville ainsi qu’une nette dégradation de la qualité de l’air. À Gap, 1 jour sur 5, l’air est de mauvaise qualité ou de qualité moyenne ! (Sources Atmosud/European air quality index).

Le PLU de l’agglomération Gap-Tallard a permis l’artificialisation de centaines d’hectares agricoles et naturels, STOP !

Rocade de gap : se réjouir ? se désoler ? se méfier ?

Comme dans de nombreuses autres villes, la rocade de Gap était prévue pour, avec 36 millions d’euros, « Dévier le trafic de transit et d’échanges de l’agglomération, améliorer la sécurité dans la traversée du centre-ville, desservir et participer à la structuration des quartiers périphériques et des zones d’activité ».

Ça c’est la théorie !

Ce qui est sûr c’est que :

  • On en est à 56 millions d’argent public alors qu’elle n’est pas encore ouverte.

  • Elle a artificialisé des terres arables, extrait des matériaux pour sa construction, consommé de l’énergie, elle ne réduira pas le trafic des marchandises qui devrait impérativement se limiter aux transports de produits utiles et non dangereux, elle ne réduira pas le recours à la voiture individuelle.

  • L’expérience des rocades dans les autres villes est très mitigée sur la réduction du trafic dans ces villes, de la consommation de carburants ou d’amélioration de la qualité de l’air.

  • Plus fort : on nous parle d’un éventuel péage (« qui sera le même pour toutes et tous, quel que soit leur revenu » Bonjour l’égalité ! Les plus démunis apprécieront). En effet, deux amendements (votés fin août) déposés par Joël GIRAUD autorisent la privatisation de certains segments du réseau routier national. Premier pas vers une privatisation progressive de ce réseau ?

Alors de quoi se réjouir ? Pour nous pas sûr, mais les compagnies privées concessionnaires d’autoroutes, elles, jubilent : en échange de durées de concessions étendues (une rente phénoménale pour elles) et d’augmentation de tarifs de péages, elles sont prêtes à aider financièrement les villes ou départements pour mettre en place ces aménagements. Par exemple pour nous entre la sortie de l’A51 à Tallard et Gap, puis la nouvelle rocade.

Tout ça alors que la catastrophe environnementale en cours devrait nous inciter à réduire drastiquement et immédiatement notre consommation d’énergies fossiles et à transformer complètement nos modes de vie et de déplacement.

Rien dans la mise en œuvre de cette rocade ne va dans ce sens et pour nous cet équipement et sa gestion sont des symboles de l’intoxication de ce monde…qui nous mène droit à la catastrophe.

Nous devons inventer ensemble un autre monde et prendre le pouvoir sur notre avenir.

Rendez-Vous MARDI 17 novembre : Rond-point du sénateur à Gap de 15 h à 18h

Création du collectif « ADIEU GLACIER »

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Le Collectif

ADIEU GLACIER 05

Action Locale Pour l’Ecologie et le Social, est un nouveau réseau haut-alpin, regroupant des associations et des citoyen-nes partageant la même vision de l’urgence écologique et sociale pour construire le monde de demain, écologique, social, citoyen et solidaire.

Indépendant, non partisan et laïque, le Collectif œuvre à coordonner ses membres afin de faire davantage « résonner » des actions cherchant à alerter sur la crise systémique (écologique, économique, sociale…) à laquelle nous sommes confrontés. Nous souhaitons réinventer nos façons de produire, d’échanger, d’habiter, de nous nourrir, de nous déplacer, d’éduquer, d’informer…

Notre objectif : construire des alternatives au modèle actuel qui déstructure le tissu social, financiarise tous les aspects de nos vies, pille les ressources naturelles et encourage un consumérisme et une croissance matérielle forcenés pour donner la priorité à une économie réelle, sociale, solidaire, ancrée dans les territoires.

Le Collectif s’articule autour de différentes types actions pour :

·         Informer sur la situation de notre environnement social et écologique.

·         Promouvoir un véritable effort de sobriété et d’efficacité énergétique.

·         Construire une économie soutenable, circulaire, intelligente, participant à la régénération des écosystèmes et non à leur destruction.

·         Développer une agriculture capable de nous nourrir sans pétrole et sans intrants chimiques.

·         Proposer une éducation pour tous basée sur la coopération, la complémentarité, la connaissance de soi, des autres et de la nature.

·      Permettre à chacun-e de peser dans le sens de la « transition » à laquelle nous aspirons par une participation directe des citoyen-nes aux décisions qui les concernent, dans la cité et dans l’entreprise, instaurant une véritable coopération entre les élu-e-s et les citoyen-nes.

Afin d’encourager cette dynamique, nous créons aujourd’hui, le Collectif :

ADIEU GLACIER 05

Action Locale Pour l’Ecologie et le Social

Nous entendons ainsi rassembler nos compétences, nos ressources, nos réseaux afin d’optimiser l’impact de nos actions individuelles et collectives pour coopérer et unir nos forces.

Nous invitons aujourd’hui toutes celles et tous ceux qui souhaitent participer à ce grand projet d’une transformation non violente de notre société, à nous rejoindre.

Le « baptême » aura lieu le mardi 17 novembre avec une première action « Contre la réintoxication du monde ». (Plus d’informations ultérieurement)

adieuglacier05@gmail.com

 https://www.facebook.com/adieuglacier05

Valence : procès de Gé et du media Ricochets

Ce mardi 3 novembre avait donc lieu le procès de Gé pour « provocation à la dégradations, la destruction, la dégradation volontaire dangereuses pour les personnes » en tant que webmaster prétendu du média ricochets.cc. Une plainte déposé par le Prefet de la Drôme lui-même.

Reporté une première fois, le procès se déroule à huis clos avec pour seul public 3 journalistes. Aucun des proches de Gé (à part un.e éventuelle conjoint.e) n’a été autorisé à assister à l’audience pendant que les supermarchés accueillent leurs consommateurs…

La juge principale commence par énumérer ce qui est exactement reproché à Gé au terme de la procédure d’enquête et d’avoir commis l’infraction suivante :
« Pour avoir sur le site ricochets.cc le 26 avril 2020, dans le département de la DROME en tout cas sur le territoire national et depuis temps n’emportant pas prescription, étant webmaster du site internet de publication par tout moyen de communication au public, par voie électronique, en l’espère via internet, directement provoqué à la commission de destructions, dégradations et détériorations volontaires dangereuses pour les personnes définies par le livre 2 du code pénal (Loi du 29 juillet 1881, art.24 (2e), 61 et 62) (Loi du 29 juillet 1881, art 24 (2e), 61 et 62) en l’espèce. »

L’avocat de Gé, Raphaël Kempf pose dans un premier temps différentes clauses de nullité portant sur les termes de l’accusation et sur la procédure de l’enquête. Des clauses de nullité auxquelles la procureure n’a rien à rétorquer au grand étonnement de la juge principale. Comme si elle approuvait l’avocat, mais malgré tout n’osait pas désavouer le préfet et l’enquête ?

Gé est ensuite interrogé par la juge sur son rôle dans les médias. Est-ce lui qui a écrit l’article ? Non lui répond Gé. Est ce lui qui est webmaster du site ou directeur de publication ? réponse négative à nouveau.
Gé décide alors de faire une déclaration pour faire part du préjudice qu’il a subit suite à la perquisition qui a eu lieu à son domicile et à la confiscation de son matériel informatique professionnel qu’il n’a toujours pas récupéré (la perquisition a eu lieu le 9 juillet 2020). Une discussion avec la juge s’engage sur sa situation professionnelle, ses revenus sans plus de questions sur le média ricochets et sur l’article incriminé publié par le site.
Remarquons au passage qu’à aucun moment, ni durant l’enquête ni au tribunal, il n’a été demandé si l’article en question était encore en ligne sur Ricochets.cc. Si cet article était si dangereux que ça, ils s’en seraient inquiétés.

Vient alors le temps des réquisitions qui seront étonnement courte de la part de la procureure qui reconnaît même que les éléments prouvant l’implication de Gé sont faibles, juste le fait que le compte bancaire qui a payé le dernier hébergement du site est le compte de Gé. Elle reconnaît aussi que les investigations sur son matériel informatique n’ont rien donné.
Malgré un dossier d’accusation vide, elle demande tout de même 4 mois de prison avec sursis au grand étonnement de l’avocat de Gé qui prend ensuite la parole.
Ses propos portent alors sur la liberté d’expression et son importance, sur l’article incriminé, qui loin de provoquer une vague de violence a entrainé des discussion politiques et philosophiques sur le fil des messages du site faisant suite à l’article, sur le fonctionnement de ricochets qui est un média participatif. Il a aussi interrogé la disproportion des moyens de l’enquête avec les faits reprochés. En effet, il a été activé lors de celle ci une demande d’entraide internationale, une cellule spéciale d’analyse juridique chargée d’enquêter sur les génocides et les crimes de guerre, 2 perquisitions ont été menées…. pour donner quels éléments ? Une simple reconnaissance du compte bancaire de Gé comme compte qui a réglé l’hébergement du site.
A l’issu de sa plaidoirie il a demandé la relaxe et la restitution du matériel informatique de Gé. La décision sera rendu le 17 novembre.

Alors que dire du procès ? Tout d’abord qu’il est vraiment étonnant que la procureure, qui porte l’accusation n’a quasiment pas parlé et qu’elle a, par sa réaction aux clauses de nullité énumérés par Maitre Kempf et par son réquisitoire rachitique, reconnu que le dossier d’accusation était vide, sans argument probant. Ce qui ne l’a tout de même pas empêché de demander de la prison ! Il semble se confirmer que le but de cette enquête et des poursuites étaient surtout de recueillir des infos sur un ou des militants locaux (traités par les enquêteurs de manière répétée du vocable flou de membres de l’ultra-gauche et autre anarcho-autonome, une qualification utilisée par l’Etat et les mass-médias pour dénigrer les opposants politiques), de faire du fichage, de l’intimidation et du renseignement sur les milieux contestataires de la région, et secondairement d’embêter le média Ricochets qui semble-t-il dérange les pouvoirs.

La suite sur ricochets.cc

 

« Chez Roger » devant le tribunal de Gap Mardi 3 novembre

Mise à jour : le verdict sera rendu le 5 janvier.


Le procès de « Chez Roger » passe donc au tribunal ce Mardi 3 Novembre a 10h30.

Malgré le confinement, on maintient le rassemblement.

C’est maintenant ou jamais que l’ont doit être solidaire et en profiter pour ne pas tout accepter à l’aveugle.

RDV à 9h30 Chez Roger pour un convoi jusqu’au tribunal tous ensemble.

Ou rdv à 10h30 sur Place.

Sur Place:

-Vente de jus de pomme chaud

-table petit dej

Dans tout les cas, il y a un grand besoin en nourriture chez Roger.

Donc,  même formule qu’au premier Mai, ramener de la bouffe et cocher « assistance à personne dans le besoins »!

Riz / sardines / œuf / huile / poulet / cube magie / oignons / semoule / sauce tomate / savon / sac poubelles

Apporter directement chez Roger (3bis cours du Vieux Moulin, derrière la pep) à 9h30 ou sur place vers 10h30.

On ramène son croissant, son masque, son attestation et on vient sans sa carte d’identité. ;-)

Merci et à Mardi!!

Drame pendant la récolte des pommes dans les Alpesde haute-Provence – Communiqué de presse

A la Motte du Caire, en pleine campagne de récolte des pommes, dimanche 11 octobre 2020, une saisonnière de 32 ans est retrouvée morte asphyxiée dans son véhicule. Un chauffage de fortuneimprovisé par la victime serait à l’origine de son décès. Cette terrible nouvelle amène à se (re)questionnersur les conditions d’accueil des travailleurs saisonniers.

En effet, en guise d’hébergement, son utilitaire, stationné sur un bout de parcelle, non aménagé, alloué parson employeur à une partie des travailleurs venus récolter les pommes depuis septembre. Sans pointd’eau, toilettes, ou douche, le campement de fortune n’est bien évidemment pas non plus équipé enélectricité, malgré les requêtes répétées des saisonniers. Dans cette petite commune rurale de montagne, lefroid se fait ressentir rapidement en cette saison automnale, ce jour là le thermomètre est déjà descendusous 0°C. La victime s’est fabriqué de quoi se réchauffer, selon un tutoriel trouvé sur internet, et mourraasphyxiée par inhalation de la fumée du système de chauffage improvisé. Le lendemain, ni deuil, nihommage, ses collègues ouvriers, encore sous le choc, sont exhortés à venir travailler. Les pommes doivent être ramassées. Dans la presse locale, quelques lignes aux informations erronées et laissantplaner le vague sur les raisons de la présence de la jeune fille sont publiées. Un accident de plus est évoqué. C’en est trop pour les saisonniers pour qui ce drame terrible aurait probablement pu et dû êtreévité, si la travailleuse avait été accueillie dans des conditions dignes.

Les travaux saisonniers agricoles comme les récoltes nécessitent une main d’œuvre importante sur unecourte période, la main d’œuvre locale n’étant pas assez importante pour assurer la saison. Les exploitantsagricoles en appellent alors aux saisonniers étrangers et français d’autres région, qui doivent se logerprovisoirement, le temps que les travaux agricoles soient accomplis. L’offre privée reste insuffisante,inadaptée, et économiquement peu intéressante pour ces nombreux travailleurs précaires rarementrémunérés plus que les minimas sociaux imposés (lorsqu’ils ont la chance d’être déclarés). Face à ceproblème, pour disposer de la main d’oeuvre suffisante et la fidéliser, certains employeurs proposent deloger les travailleurs, cependant les saisonniers en habitat mobile autonome (camping-car, vans…) et lescampeurs restent très présents, et indispensables face à l’offre d’hébergement déficitaire en ces périodes.Mais les petits campings de ces régions rurales sont rapidement saturés. En connaissance de cause,certains exploitants se donnent les moyens de recevoir leurs ouvriers dans des conditions dignes(aménagement d’aire de camping aux normes, mise à disposition de mobil-home, d’espace communchauffé, et/ou avec électricité…) et malheureusement d’autres ne le font pas (logements collectifssurpeuplés, camping sauvage sur une parcelle, sans mise à disposition de sanitaires ni d’eau potable, sansélectricité…) quitte à mettre en danger les ouvriers contraints d’accepter des conditions indignes pourpouvoir travailler, tant il est devenu aisé d’être remplacé. Le cas de cette saisonnière n’est pas isolé,beaucoup d’exploitants agricoles adoptent cette attitude, embauchant des travailleurs sans pouvoir garantirdes conditions d’hébergement dignes, dans l’indifférence la plus totale. D’autres secteurs comme letourisme et la restauration faisant appel également à des saisonniers sont régulièrement pointés du doigtsuite à de nombreux décès liés aux conditions d’hébergement.Entre tristesse et colère, les saisonniersencore présents dans le paisible village, bouleversés par le décès de leur collègue s’organisent pourinformer par leurs propres moyens consommateurs, population, acteurs locaux et autres saisonniers de cesinistre accident qui pour eux n’est pas une fatalité. Ci-joint le tract rédigé par les saisonniers, traduit enplusieurs langues et diffusé par leurs propre moyens pour alerter et appeler à la solidarité, afin que lalongue liste des travailleurs, morts à cause des conditions précaires offertes aux ouvriers, ne s’allonge plusjamais.

D’après les témoignages recueillis auprès des saisonniers locaux, le tract rédigé, et les informations parues dans La Provence extraites du rapport de gendarmerie.

Contact : solidarite.saisonniers@mailo.com

Communiqué de presse

Tract

Le 3 octobre nous marchons sur l’aérodrome de Gap-Tallard !!!

Contexte local
L’aéroport de Gap-Tallard est le symbole archaïque d’une économie absurde, dépassée et réservée à une élite aisée : l’économie liée aux sports et loisirs aériens. Cette économie accompagne également la destruction du vivant via l’artificialisation des milieux naturels, l’utilisation toujours plus importante d’énergies fossiles, le gaspillage des ressources en eau…
Exemple: Pour un saut en parachute de 1 minute c’est l’équivalent d’un déplacement de 100 km en voiture !
L’aérodrome de Gap-Tallard c’est :
70 000 mouvements annuels d’avion 330 jours par an.
L’exemple de l’aérodrome de Narbonne:
ATTENTION : Aller simple pour le crash climatique !

Mais pourquoi ?

1– Si Le transport aérien était un pays, il serait le 7ème plus gros pollueur de la planète. Avec les émissions de CO2 dues à la combustion du kérosène et l’impact des traînées de condensation et des oxydes d’azote rejetés, le transport aérien est à l’origine de 5% du réchauffement climatique mondial.2– Au niveau mondial, les émissions de CO2 du transport aérien ont plus que doublé en 20 ans.

3– En 2018, les émissions de CO2 pour le transport aérien en France se sont élevées à 22,7 Mt (millions de tonnes).
4– Le trafic aérien français a connu une hausse de près de 62% de ses émissions de CO2 depuis 1990.

5– Le transport aérien échappe à toute taxe sur le carburant en France.

6– Les Français·es qui volent beaucoup sont les 10 à 20% les plus riches, avec des revenus mensuels de plus de 2500 €.

7– Le bruit engendré par les avions reste une des nuisances sonores les plus durement ressenties par la population.

Rendez-vous samedi 3 octobre à 11h 
Parking intermarché aérodrome de Gap-Tallard.
 
 
Salutations « aériennes »
Le collectif Ras le rallye 05
Contact : raslerallye05@gmail

NOUS EXIGEONS JUSTICE ! MARCHE DE RESISTANCE

Ces derniers mois, les combats dans la Vallée de Susa s’intensifient. En même temps que la résistance No Tav dans les montagnes, l’opposition de milliers de personnes qui rejettent les frontières arbitrairement délimitées par les Etats, et qui tentent d’autodéterminer leur vie future se poursuit.
L’ impitoyable système capitaliste continue de diviser les gens entre les productifs et les exclus de la société, créant une hiérarchie mondiale dans laquelle les biens et les intérêts économiques jouissent d’une liberté illimitée, tandis que les « damnés de la terre » sont confrontés aux barrières politiques, économiques, physiques et mentales créées par le système des frontières. Ces dernières années, nous avons assisté à un processus croissant de militarisation des territoires européens le long des principales routes de passage : du maroc-ceuta à l’espagne, de la route de la méditerranée centrale de la libye à l’italie, et de la turquie à travers les balkans. Cette militarisation s’est faite parallèlement aux différents accords politiques et policiers entre les états européens et les états avoisinants (maroc, libye, turquie en premier lieu) visant à externaliser les frontières et à renforcer les contrôles, le refoulement et la chasse aux indésirables – appelés « migrant », « réfugié » – définis comme tels parce qu’ils ne sont pas en possession du « bon document ».
Au niveau local, le nouveau maire de Briançon a déclaré une hostilité ouverte à toutes les initiatives de solidarité de la ville, avec l’intention de fermer le refuge Solidaire et le local de maraude dans les prochaines semaines. Il veudrait fermer aussi le squat de Chez Marcel. A cela s’ajoute l’arrivée de nouveaux pelotons de gendarmerie (environ 60 unités), employés à la frontière entre Montgenèvre et Claviere pour augmenter le niveau de surveillance et de refoulement, soutenus par une collaboration renouvelée avec la police italienne.
De ce côté de la frontière, à Oulx, la Casa Cantoniera Occupata, offre un espace libre et autogéré à tous ceux qui veulent prendre leur destin en main et vivre collectivement la lutte à la frontière. Les principes d’autogestion, d’anti-autoritarisme et de solidarité directe guident ce projet comme un phare dans l’obscurité dystopique contemporaine dans laquelle nous vivons.
Dans ce contexte, depuis la Vallée de Susa, depuis le Refuge Solidaire autogéré chezJesOulx, nous lançons un nouvel appel déterminé à exiger justice pour tous les êtres humains affectés et invisibilisés par les frontières et nous invitons toutes et tous les solidaires à participer à une marche de résistance, dimanche 20 septembre à 11h à Claviere, en partant symboliquement de l’église, pour réaffirmer notre position contre les frontières et les murs artificiels des états au nom de la liberté pour toutes.s !

SOLIDARITE AVEC LES COPAINES DU BRENNERO AFFECTES PAR LA REPRESSION ET A TOUS CELLEUX QUI LUTTENT CONTRE LES FRONTIERES!
LIBERTÉ DE VIVRE ET DE VOYAGER OÙ ET COMME ON VEUT

Refuge autogéré chez JesOulx

Nouveau squat pour les exilés à Gap

Venez toutes et tous au nouveau squat d’exilés « Chez Roger » (le Cesai 2) à Gap !

Nous avons besoin de monde pour tenir la batisse pour le week end. ‘adresse : 3 cours du vieux moulin. Ex bâtiment Afpa. Entre la Pépinière et Leclerc. Venez dès que vous pouvez.

Si possible prenez de quoi faire à manger, nettoyer les lieux, dormir, meubler, aménager, de la bouffe…et du soutien ! faites tourner !


Communiqué du collectif Cesaï :

Le collectif Césaï tient à remercier Roger Didier

Roger Didier ayant été choqué par le communiqué de presse de la préfète du 20/08/2020 concernant l’expulsion du Césaï, a décidé de mettre l’un de ses nombreux bâtiments personnels vides à la disposition des plus démunis.

Ne pouvant plus rester sans rien faire face à ces 52 personnes expulsées mercredi 19 août, il a choisi de transformer en actes ses convictions démocratiques. « Chez Roger » ouvre donc ses portes pour offrir un toit à tout ceux que l’État met à la rue.

Conscient que chaque demandeur d’asile a droit à des conditions matérielles d’accueil ; une aide financière et un logement (décret n° 2012-1208 du 30 octobre 2012) et que l’OFII (Office Français de l’Immigration et de l’Intégration) et le 115 (Samu Social) ont trop peu de moyens à leur disposition, il se devait d’agir.

Les témoignages du personnel du 115 expliquant que, dépassé par le nombre de SDF gapençais dans le besoin n’avait d’autre possibilité que de les rediriger vers le Césaï (squat expulsé rue de l’imprimerie), n’ont pas laissé notre maire indifférent et une solution s’est imposée : ouvrir un de ses bâtiments vides à Gap.

En effet, sur 52 personnes présentes le jour de l’évacuation du Cesaï, seules 21 se sont vu proposer des places provisoires au camping Napoléon (les fameux hébergements d’urgence de l’État). En parallèle, les femmes demandeuses d’asile logées à l’hôtel par le Samu Social ont été informées mi-août qu’elles devaient quitter leur chambre à la fin du mois. Étant donné que les 115 places en Centre d’Accueil de Demandeurs d’Asile (CADA) proposées aux personnes vivant dans les rues des grandes villes, que les 40 places en Hébergement d’Urgence pour Demandeurs d’Asiles (HUDA) correspondent à des nuitées en hôtel sans la possibilité de se faire à manger et que les 105 places en hébergement d’urgence généraliste (HU) ne suffisent déjà pas à mettre à l’abri les SDF et qu’en plus l’ensemble de ces places sont réparties dans tout le département : le calcul est simple il n’y a pas assez de place pour toutes les personnes dans le besoin.

Ainsi, par ce geste Roger Didier a décidé de palier lui-même aux carences de l’État dans un soucis de représenter nos belles valeurs républicaines que sont la liberté, l’égalité, la fraternité et rend ainsi un juste hommage à l’armée Africaine qui a libéré notre ville en ce jour fatidique du 20 août 1944.

Compte-rendu d’un an de collectif anti-répression 04-05

Voilà un an maintenant que, suite aux rencontres/ateliers organisés lors de l’Atomik Tour en avril 2019, nous avons lancé le Café_Taule.

A la base, réuni.e.s autour de la création d’une légal team, nous avons basculé vers l’anti rép car, même si nous continuons à tenter de soutenir des personnes inculpées qui le demandent (reconnaissons que la plupart avaient les connaissances nécessaires pour trouver un avocat sans nous, tel Fabrice par exemple https://valleesenlutte.noblogs.org/agenda/?event_id1=2162 ) et à organiser des temps d’inter formation ( https://valleesenlutte.noblogs.org/agenda/?event_id1=2060 mais aussi https://valleesenlutte.noblogs.org/agenda/?event_id1=2060 ), nous avons très vite dit que l’idéal était de se débarrasser du triptyque police-tribunal-prison.

Pour soutenir les prisonniers et leurs proches, concrètement, nous avons mis en place une permanence hebdomadaire devant le mur de la Maison d’Arrêt de Gap, baptisée Café-Taule. L’ambition principale était de créer du lien avec les familles des enfermés (exclusivement des hommes à Gap). On a passé la plupart de nos mercredis à offrir le café et le croissant aux personnes se rendant aux parloirs.

Ça c’était l’objectif principal. On a rapidement eu envie d’avoir un support écrit qui regrouperait le maximum d’infos pratiques sur la taule et à destination des proches. En janvier sort donc la « Brochure à destination des proches de prisonniers de la Maison d’Arrêt de Gap » (https://valleesenlutte.noblogs.org/files/2020/01/brochure-prison.pdf ).

À cette occasion on est invités à Paris à la journée du GENEPI (https://www.genepi.fr/journee-anticarcerale-du-genepi/) pour présenter nos actions en présence de nombreuses personnes et collectifs venus échanger autour de la taule. Avant ça, à l’automne, on était aussi partis trois jours dans la Drôme animer trois soirées (Romans, Saillans, Die) sur l’enfermement (écoutes d’émissions de radio, ateliers de correspondances avec des prisonnier.e.s, discussions, projections de films et pièce de théâtre : https://valleesenlutte.noblogs.org/agenda/?event_id1=2251 ).

On a proposé aussi des correspondances avec les prisonniers, qui ont donné lieu à quelques échanges de lettres, mais qui ne se sont guère poursuivis dans le temps.

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Aujourd’hui on essaie de présenter un bilan de cette année, pour nous d’abord, parce qu’on est peu (vraiment très peu !) et remplis de questionnements.

On pense que les systèmes répressifs et carcéraux sont absolument au cœur de toutes les luttes, tout comme devraient l’être la lutte antipatriarcale ou antiraciste par exemple. Bien sûr on peut s’opposer à un projet de nouveau CRA (prisons pour sans papiers), de nouvelle taule, de nouvel aéroport, de nouveau Center Parc, de femeture d’un service public local, de projet de loi, ou d’une politique. Mais l’enfermement et la répression ne sont pas un projet mais les « valeurs » d’un système et donc présents partout. Dans tous les combats on est potentiellement confronté à la répression qui s’abat dès que la lutte sort des sentiers battus. On ne peut pas penser lutter en omettant de parler de taule, d’HP, de flics etc. Ce combat ne se superpose pas à d’autres, peut-être plus concrets parce que matérialisés, mais en est au cœur.

D’où un premier constat, notre action parle peu. Que ce soit avec les familles des taulards, avec les prisonniers eux mêmes, avec les militants du coin (gilets jaunes ou syndicalistes), nous ne parvenons pas assez à créer du lien et à mettre sur la table les questions sur l’enfermement. Est ce qu’on est totalement à coté de la plaque et que la taule et la répression sont quelque chose de totalement admis et normal pour qu’on en parle pas ? Les médias ont ils tellement bien fait leur boulot que la justice de classe ne fait qu’entériner ce discours comme quoi les étrangers et les pauvres sont forcément des délinquants et des terroristes?

Pourtant, nous , on a envie de parler d’autonomie de la justice, de justice non institutionnelle et réparatrice, d’abolition de la police, des tribunaux et de la prison, de prise en charge au sein d’une communauté. On n’est pas là pour nier les faits mais on veut poser la question : face à l’état et au capitalisme, comment imaginer l’abolition de la répression, au même titre qu’on cultive son potager pour se passer de la grande distribution ou de l’agriculture industrielle. Et on ne se la joue pas « faut faire comme ci ou comme ça », on veut aborder la question de façon humble.

Deuxième constat : on a du mal à s’investir avec les familles et les proches qui vont aux parloirs (neuf fois sur dix des femmes…). Déjà parce que la plupart sont rodé.e.s : la prison fait partie de leur vie et en fera sans doute toujours partie, alors on est qui pour eux-elles ? Quand le mec, le fils, le frère, le père sort, plus de nouvelles et on comprend. On comprend que c’est chouette de boire un café à la sortie du parloir et de tchatcher dix minutes de comment c’est en ce moment, des nouvelles d’un procès, d’une demande de mise en liberté, d’une hospitalisation, d’une recherche de taff. Puis quand on demande si ça intéresse de corriger la brochure parce que ça change tout le temps à l’intérieur, « oui, oui », puis en fait rien ou peu.

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Alors est-ce qu’on continue les perms ? À qui ça sert à part nous ? Nous, on aime bien, c’est l’occasion de se voir, de discuter, d’aller manger un kebab en ville…

Ce qui est sûr c’est que ça emmerde les flics et la matonnerie. La police municipale passe systématiquement, il y a des amendes, il y a eu le procès du 12 mars (https://valleesenlutte.noblogs.org/post/2020/05/06/un-exemple-banal-dun-systeme-repressif-qui-sauto-alimente/ et aussi https://valleesenlutte.noblogs.org/agenda/?event_id1=2749 ), il y a aussi le regard noir du taulier, de ses surveillants et de certains riverains. C’est peut être un peu pour ça aussi qu’on aime bien !

Mais quand même on aimerait être plus nombreux-ses d’autant que certain.e.s d’entre nous ne vont pas pouvoir assurer ces prochains temps et que si on n’est pas régulier, c’est mort. Les maisons d’arrêt c’est que des peines (relativement) courtes, du coup ça rentre et ça sort tout le temps, ce qui veut dire nouvelles familles, nouveaux liens et tout à recommencer ; alors si on n’est pas là tous les mercredis on perd les contacts et notre légitimité.

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Aussi on recrute ! Pour l’instant c’est les mercredis mais ça peut aussi être le samedi. Et plus globalement on est ouverts pour discuter, s’organiser etc.

Donc on vous attend au café-taule tous les mercredis devant la maison d’arrêt de Gap. On a aussi programmé une réunion, laissez-nous un message sur cafe_taule@riseup.net pour savoir le lieu et la date précises.

Communiqué expulsion du Cesaï

Mise à jour 23/08

La place de la préfecture a été évacuée samedi 22 août par les « forces de l’ordre ».


Mercredi 19 août, six heures, des policiers enfoncent à coup de bélier les portes des chambres des habitants du Césaï, le centre social auto-géré de Gap. Ils regroupent tout le monde dans une cour, effectuent des vérifications d’identité. C’est le début de l’expulsion du Cesaï.

Bilan : 43 personnes dehors, 20 hébergées dans des camping, 2 embarquées au poste. 43 exilé.e.s et sans abris qui ont à peine eu le temps de prendre leurs affaires, de ramasser de la nourriture avant que le Cesaï ne soit muré. 43 personnes sur la place Saint Arnoux, devant la préfecture, bientôt rejoints par des militant.e.s.

Un campement s’organise en attendant une solution qui ne viendra pas de la préfecture, celle-ci craignant toujours plus le fameux «appel d’air». En attendant un endroit où dormir et poser leur sac, familles, jeunes déminorisés, dublinés, sans abris, sont tous ébahis de se retrouver en quelques heures sans logement.

Une expulsion au mépris de toutes les règles, de toutes les lois. La préfecture s’est bien gardé de dire qu’un délai supplémentaire de deux mois était prévu par la cour d’appel de Grenoble après la visite préalable de l’huissier, sans les forces de l’ordre, qui n’a jamais eu lieu. N’ayant pas été prévenus, les habitants n’ont pas exprimé de refus.

Ce n’était pas une opération dans la loi mais une expulsion violente et illégale, menée tambour battant. En bonus, le sarcasme de Mr Scarcella, huissier assermenté, qui assure avoir remis le commandement de quitter le lieu, puis ment sur la décision de la cour d’appel et finit par déclarer : «c’est votre parole contre la mienne».

Et maintenant ? On a besoin de soutien. 43 personnes à la rue qui auront besoin d’un toit, de lits, de couvertures. On dort ce soir devant la préfecture. Et demain ? Impro totale.