Mémoire : quand la France bombardait l’Algérie avec des armes nucléaires

Pour devenir une puissance nucléaire, la France n’a pas hésité à commettre ses essais terrifiants à l’air libre et en sous-sol en Algérie. Les stigmates de ces explosions sont encore visibles tant sur les habitants sur sur leurs terres. Et la France refuse toujours d’indemniser les victimes.

Lire la suite sur le site de la coordination anti-nucléaire sud-est

Recherche Traduteur-ices

HELLO! Si tu parles une langue étrangère (italien,anglais,all…)et que,tu veux te faire un kiff ou juste si tu as la motive pour traduire quelques textes,ce texte que nous partageons et pour toi.

https://bureburebure.info/appel-a-traductions-bureburebure/

Salut à toi qui lis le français !

Afin de rendre le site, ses articles et la lutte contre CIGEO (!) plus
accessibles à celleux qui ne parlent/lisent pas le français, nous
lançons un appel à traductions des articles de bureburebure.info vers
l’anglais, l’allemand, l’italien et le castillan. Si tu maîtrises
couramment l’une de ces langues ainsi que le français, n’hésite pas à
traduire les articles non-traduits dans les pages en anglais, allemand,
italien et castillan.

Si tu souhaites te lancer dans des traductions régulières vers une autre
langue, c’est bienvenu aussi ! En plus des articles, il existe des
brochures qu’il est possible de traduire! Si tu veux nous envoyer des
ressources antinucléaires dans d’autres langues, n’hésite pas. Toute
aide, même ponctuelle, est bienvenue, afin de rendre les informations
plus accessibles sur le long terme.

Comment faire ? Il te suffit de choisir un article que tu souhaiterais
traduire (après avoir vérifié qu’il n’est pas déjà publié dans la langue
où tu souhaiterais le traduire), tu le traduis, et tu envoies le texte
(titre compris) à traductions-bureburebure[a]riseup.net ; Une fois le
mail reçu, l’article sera publié dans sa catégorie linguistique.

Merci !

EHS (Electrohypersensibilité) contre Linky: une victoire!!

Communiqué de presse. Février 2020

Hautes-Alpes : pour la première fois en France un syndicat d’énergie met en
demeure Enedis par courrier « afin de prendre en compte la situation des usagers électrohypersensibles
comme l’imposait la jurisprudence alors en vigueur et, plus particulièrement, concernant les usagers qui
ont produit des documents médicaux établissant leur maladie : de maintenir les compteurs électriques
existants ou de remplacer par des compteurs classiques les compteurs Linky déjà posés ou, a minima,
d’installer des dispositifs de filtres » (29 novembre 2019).

De nombreux usagers hauts-alpins, assistés de Me. Jean-Sébastien Boda,
avocat au barreau de Paris, intervenant régulièrement en droit de l’énergie, avaient mis en demeure le
SyME05 d’utiliser ses pouvoirs de contrôle de la société concessionnaire Enedis à propos des modalités
de déploiement du Linky (4 novembre 2019) . Le syndicat a partiellement fait droit à cette demande.

C’est la première fois en France qu’une telle réponse positive est obtenue de la part d’un syndicat
d’énergie départemental : c’est l’aboutissement, pour les électrohypersensibles, des diverses
jurisprudences obtenues en 2019 et le début d’une reconnaissance de leur situation particulière et
de la protection qu’elle implique par les pouvoirs publics.

En conséquence, nous attendons :
– que le syndicat départemental d’énergie 05 s’engage plus avant dans la protection des EHS,
– qu’Enedis applique l’injonction du SyME 05,
– que tous les syndicats départementaux d’énergie et leur fédération, la F.N.C.C.R, mettent en œuvre une
décision similaire.

Pour mémoire, le syndicat d’énergie est autorité de contrôle du concessionnaire et, à ce titre, doit
contrôler pleinement la bonne exploitation du service public concédé. Toute carence dans ce domaine
peut faire l’objet d’un recours devant le juge administratif et peut engager la responsabilité du syndicat si
un préjudice en résulte.
Cette mise en demeure du SyME 05 à Enedis ne répond que partiellement aux attentes des requérants qui
se réservent la possibilité de poursuivre en justice afin d’obtenir entière satisfaction.
Requérants et avocat, soutenus par le collectif Stoplinky05, comptent bien ne pas en rester là…

Contact : 06 75 35 96 33

ALERTE Forêt des Sérigons !

Nous relayons ci-dessous un appel aperçu dans le cloud en provenance d’un collectif « foretdesserigons », qui s’est constitué récemment pour lutter contre un n ième projet d’énergie pseudo renouvelable industrielle et prédatrice de notre environnement…

Savez-vous qu’un parc photovoltaïque sera prochainement construit sur le site des Sérigons à la Roche des Arnauds ?

Ce projet entraîne la déforestation d’une surface de 7,5 hectares et modifiera radicalement le site.Ce cadre naturel apprécié de tous les promeneurs, vététistes, joggeurs, randonneurs, grimpeurs, enfants de l’école et du centre de loisirs est menacé.
La population locale n’a pas été consultée lors du choix du lieu d’implantation. Nous aurions alors pu réfléchir à une autre solution qui n’aboutit ni à la destruction massive de la faune et de la flore, ni à la suppression d’un lieu d’activité fréquenté.
Nous souhaitons trouver des moyens d’actions pour préserver cette forêt. Si vous souhaitez réfléchir avec nous, agir ou simplement vous informer,contactez nous par mail à l’adresse suivante :
foretdesserigons@outlook.fr

Pour signer la pétition : https://www.mesopinions.com/petition/nature-environnement/alerte-foret-serigons/77691

Bure : Le bois Lejuc est réoccupé

Près de Bure, le bois Lejuc est réoccupé depuis le 18 juillet à 14h. De nombreuses personnes ont réinvesti ce lieu au sol comme dans les arbres pour réaffirmer leur opposition au projet de centre d’enfouissement de déchets radioactifs Cigéo, au nucléaire et à son monde, industriel, colonial, militaire. Les forces policières qui occupaient jusque là ce lieu stratégique et protégeaient les intérêts de l’Andra ont été contraintes de quitter les lieux. Nous appelons dès maintenant à converger dans le bois Lejuc ainsi que dans les villages de Bure et Mandres-en-Barrois, situés à deux kilomètres de la forêt.

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Luttes locales contre l’industrie de l’énergie : plateau radio ATOMIK TOUR à Aspremont le 28 avril

Lors de l’étape haut-alpine de l’ATOMIK TOUR à Aspremont le 28 avril dernier, le studio mobile de RADIO ZINZINE a capté les riches discussions entre protagonistes de diverses luttes (plus ou moins) locales contre l’industrie de l’énergie, en ré-écoute via les liens ci-dessous :
Avec la participation de :
– Jean, engagé contre la privatisation des barrages hydrauliques,
– Philippe de l’Association pour la Promotion de Politiques responsables en matière d’énergie et engagé contres projets éoliens et solaires dans le sud de la vallée du Buech,
– Thomas et Etienne des collectifs contre la ligne THT dans la vallée de la Haute-Durance,
– Jean-Philippe de l’association Haut-Buëch Nature en lutte à La Beaume contre un projet éolien,
– Hélène de l’Association de Défense de l’Environnement du Haut-Buëch contre un projet éolien à St Julien en Beauchêne,
– Nick sur la centrale à biomasse à Gardanne,
– et enfin des amis venus de Bure (poubelle nucléaire) et de l’Amassada (méga transformateur pour 1000 éoliennes) dans le sud de l’Aveyron.

La belle arnaque du financement participatif du super crétin Tenoux à Trescléoux

CE QUE VA VOUS COUTER LA TROMPERIE DU « FINANCEMENT PARTICIPATIF » DE LA CENTRALE PHOTOVOLTAÏQUE DE TRESCLEOUX.

Les quelques habitants qui se sont rendu dans les locaux de la mairie de Trescléoux à la réunion d’information animée par la CNR*, et la société Enerfip** ont entendu ce 13 novembre 2018 une bien belle histoire.

Le sujet : la possibilité pour les habitants qui en ont les moyens de participer au financement du parc photovoltaïque qui va être exploité par la CNR,à Trescléoux. C’est ce qui est appelé « financement participatif ». Et visiblement, ils sont bons sur la com’ ces gens là ! voir leur campagne de pub’ ici : https://enerfip.fr/placer-son-argent/investissement-solaire/trescleoux/

Le conseiller départemental Gérard Tenoux a introduit en plantant le décors : le financement participatif, c’est le souci que les habitant eux aussi s’enrichissent.

Un habitant dans la salle a eu la bonne idée de mentionner l’existence d’une prime dont bénéficie l’exploitant quand il recourt au financement participatif, « détail » que ceux qui disent être venus pour nous informer évitaient de mentionner.

Une prime est accordée à l’exploitant quand une centrale photovoltaïque est en partie financée par le financement participatif. Elle s’élève à 3 euros le MW (0.003 euros le kw) pendant toute la durée du contrat de rachat, soit 20 ans.

Elle est versée par la société EDF quand elle paie à l’exploitant du parc l’électricité que le parc produit.

Le prix moyen d’achat suite à des appels d’offre est actuellement de 55 euros le MW soit 0,055 euros le kw

Du fait de la prime accordée en raison du financement participatif, le prix payé pendant 20 ans à l’exploitant pour chaque kw produit se trouve majoré de + ou – 5.5% (le prix passe de 0,055 à 0.058)

AUGMENTATION du prix de l’électricité pour tous

Toute l’électricité produite en recourant au procédé du financement participatif, la répercussion de cette prime conduirait à une augmentation du prix de l’approvisionnement du kw de l’ordre de 5% (cf. le passage de 0.055 à 0.58 avant les frais d’acheminement, de commercialisation et autres).

Il faudra bien que quelqu’un finisse par payer cette augmentation, et ce sera nécessairement le consommateur.

En effet, la réglementation prévoit que EDF répercute le coût de la prime versée dans son coût de production, lequel conduit ensuite à la fixation du prix de l’électricité payée par les habitants.

Ainsi, le prix de vente majoré dont bénéficie l’exploitant du parc contribue directement à l’augmentation à terme du prix de l’électricité, prix payé par tous les habitants, y compris ceux qui n’auront pas bénéficié du petit revenu accordé aux quelques personnes qui aurons « participé » au financement participatif.

PETIT BENEFICE pour quelques personnes, très gros bénéfice pour l’exploitant (CNR)

Le financement participatif ne concerne en définitive que 200 000 euros : plus ou moins 4 % du financement total.

La rémunération des obligations souscrite, qui est de 5%, ne porte que sur cette partie du financement, et seulement pendant 4 ans.

Les quelques personnes ayant eu les moyens de souscrire auront donc ces 5% portant sur 4% du coût du projet.

Inversement, l’exploitant bénéficiera d’une augmentation de son revenu de l’exploitant, elle aussi de l’ordre de 5% (passage de 0.55 à 0.58), qui portera au contraire sur la totalité des revenus (et non sur 4%) et ce pendant 20 ans (et non pas les 4 années qui sont la durée des obligations proposées aux habitants).

L’exploitant qui propose aux quelques personnes qui peuvent souscrire le « financement participatif » ne le fait aucunement par de ces quelques personnes (qu’il appelle « la population » alors que 99% n’auront pas pu ou pas voulu souscrire). L’exploitant propose ce dispositif pour bénéficier d’un prix de vente à EDF majoré, opération qui lui rapporte tout au long des 20 premières années 100 fois plus que le petit surcoût que représente, pour le financement de 4% du projet, le recours au financement participatif par rapport au coût pour l’exploitant d’un emprunt bancaire.

Par contre, tous les consommateurs d’électricité supporteront l’augmentation du coût de l’électricité nécessaire pour assurer le paiement à la CNR de la super prime qu’on lui accorde sur tous les kw vendus pendant toute la période.

Nous sommes loin du conte de fée que le conseiller général et les 2 entreprises nous ont présenté avec le sourire.

L’apéritif « offert » à quelques uns est une goûte d’eau par rapport au bénéfice de l’opération pour les actionnaires, sans parler des consommateurs qui, eux, finiront par payer l’augmentation du prix pour EDF de son approvisionnement.

Bilan : les entreprises vendent leur camelote en se présentant comme désintéressées alors que l’opération de « financement participatif » leur rapporte 100 fois plus qu’elle ne rapporte aux quelques habitants qui auront placé de leur épargne dans l’opération.

D’autre part, l’Etat cherche à ce qu’il n’y ait pas d’opposition aux projets d’énergie solaire et plus encore, aux projets éoliens. Les habitants, c’est le discours officiel, relayé par les élus locaux, « bénéficient » directement de l’opération. On oublie de dire que ce n’est que quelques uns, une infime minorité, qui en bénéficie et pendant un temps limité sur de petites sommes alors que tous verront à terme le prix de l’électricité augmenter pour éponger la prime versée à 99% en définitive aux actionnaires.

CONCLUSION :

la démarche « participative » est une belle tromperie qui nous coûtera à tous.

Un habitant de la vallée de la Blaisance

*CNR, compagnie nationale du Rhône

** Enerfip, société qui est rémunérée quand un « financement participatif » est mis en place

Détention provisoire pour trois personnes accusées de sabotages des artères du capital et de l’Etat – 26 avril 2019

On apprend par les journaux que quatre personnes se revendiquant des gilets jaunes viennent d’être arrêtées dans les Alpes-de-Haute-Provence mercredi 24 avril pour ces faits et d’autres encore commis dans les Alpes-de-Haute-Provence, le Vaucluse et l’Aveyron contre des infrastructures d’énergie ou de téléphonie (qui n’étaient pas sortis dans la presse, dont un incendie d’antenne-relais à Villemus, le 6 février 2019). Trois ont été placées en détention préventive vendredi 26 avril.

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Un dimanche avec l’ATOMIK TOUR à Aspremont : comme un parfum d’association de malfaiteurs dans le 05 ?

Ce dimanche 28 avril 2019, l’ATOMIK TOUR (caravane de militant-e-s contre le projet de méga poubelle enterrée de déchets nucléaires ultimes à Bure dans la Meuse) faisait étape dans les Hautes-Alpes à Aspremont. Une belle occasion d’échanger et de tisser des liens entre différentes luttes locales et nationales contre l’industrie de l’énergie et son monde : plateau radio, projections, discussions…ont rythmé ces rencontres, le tout dans une ambiance déterminée mais quand même détendue. Du moins au début…

Car en milieu d’après-midi, nous apprenons qu’un important dispositif policier (une 12aine de gendarmes bien équipés, dont des molosses du PSIG, une équipe cynophile, etc.) vient de se déployer sur la minuscule route d’accès menant au lieu des rencontres. Les flics ont déjà arrêté une voiture qui repartait, et s’en prennent au seul noir présent dans la voiture, suspecté d’emblée d’être en situation irrégulière car n’ayant pas de papiers d’identité sur lui. Sous le faux prétexte de la protection des mineurs isolés (les gendarmes ayant également décrété que ce dernier avait moins de 18ans, toujours au faciès) et craignant que les autres personnes l’accompagnant soient des pédophiles (sic), les flics décident d’embarquer le prétendument sans-papiers mineur dans une de leurs voitures pour aller le confier au service ASE du Département des Hautes-Alpes (fermé le dimanche…cherchez l’erreur !).

Alertées rapidement, une bonne trentaine de personnes se rendent sur place pour s’opposer au contrôle et défendre la personne embarquée au faciès, et, dans la confusion générale qui s’en suit, réussissent à l’exfiltrer depuis la voiture de flics : une belle petite victoire contre la police raciste de la nation française ! Le conducteur de la voiture s’en tirera avec une convocation à la gendarmerie le 1er mai prochain pour « non-assistance à personne en danger « et « aide au séjour de personne en situation irrégulière » (le fameux délit de solidarité), sacrée contradiction !! Donc, dans la tête des flics, soit ce dernier n’a pas protégé le supposé mineur des pédophiles des Hautes-Alpes (1ère accusation), soit il aide illégalement le supposé sans-papier à se cacher des flics (2ème accusation), à vous de choisir M. le juge ! Soyons attentifs aux suites et restons solidaires !

Encore une nouvelle constatation flagrante de la politique raciste de l’État français et de sa police, malheureusement (bien trop) fréquente dans les quartiers populaires comme autour des frontières. Et au-delà, la raison de la présence de ce barrage policier disproportionné et surtout les pouvoirs exceptionnels qui leur avait été confiés par réquisition du procureur (fouille des véhicules et contrôle de l’identité des passagers) laissent songeur…et révèlent la double dérive sécuritaire et policière du pouvoir en place. Tout cela rendu légalement possible grâce à l’arsenal de mesures anti-terroristes ajoutées au code pénal après chaque attentat.

En l’occurrence ce dimanche, les raisons des pouvoirs élargis des gendarmes, étaient grosso modo la « recherche d’armes et d’engins explosifs en vue d’entreprendre un acte terroriste », en plus des classiques recherches de stupéfiants. Totalement délirant par rapport à la teneur de l’événement qui était directement visé !! À moins que nos micros soient considérés comme des armes ou la tireuse à bière de la buvette comme un engin explosif ? Ou bien que s’opposer au nucléaire comme aux énergies renouvelables industrielles est une entreprise terroriste ? Tiens tiens…poser la (2ème) question, c’est déjà y répondre…

Eh oui, rien de tout à fait étonnant finalement, car l’usage abusif d’outils anti-terroristes ou anti-criminels est déjà largement répandu en France contre des militant-e-s et activistes écologistes notamment (sans parler des mouvements sociaux et du maintien de « l’ordre » dans les quartiers « sensibles »). Et dans des proportions hallucinantes à Bure dans le Meuse où la répression et l’exercice de la tension permanente sur un territoire en lutte atteint des sommets ces dernières années. A tel point que plusieurs militant-e-s  très engagé-e-s dans cette lutte sont visé-e-s depuis plus d’un an par une instruction pour « association de malfaiteurs en vue de commettre un crime » (en l’occurrence une pseudo-tentative d’incendie d’un bâtiment de l’ANDRA, et l’organisation de 2 manifestations), et soumis à un contrôle judiciaire liberticide qui les empêche de se voir et même de se rendre sur place. Les camarades de l’ATOMIK TOUR nous ont ainsi longuement détaillé et démontré, exercice pratique grandeur nature en bonus, la stratégie de l’État pour museler des opposant-e-s politiques et faire taire par la tension et/ou la force brutale tout mouvement de contestation du capitalisme et de ses tentacules industrielles et énergétiques (en autres).

De quoi rendre d’autant plus urgente et primordiale la création d’une « légal team » (groupe de « personnes ressources », dont des avocats, pour le conseil juridique et la défense en justice de personnes, militantes ou non, subissant les foudres répressives du système policier et judiciaire) dans le département et les environs ! Il paraît que c’est pour bientôt…à suivre…

 

Un habitant du coin témoin des faits

 

28 AVRIL – L’ATOMIK TOUR DANS LES HAUTES-ALPES

L’ATOMIK TOUR dans les Hautes-Alpes (05) le dimanche 28 avril
Rencontre des luttes autour de l’industrie de l’énergie : renouvelable ou nucléaire, ni ici ni à Bure !

A l’occasion du tour de France antinucléaire parti de Bure dans la Meuse (projet CIGEO : stockage souterrain des déchets ultimes à vie longue de la filière nucléaire), la caravane-infokiosque de l’Atomik Tour fait étape dans les Hautes-Alpes, à Aspremont (lieu-dit les Clavels) le dimanche 28 avril ! Avec l’objectif premier de sortir du cadre imposé par la mascarade de débat public officiel, en venant discuter directement avec les gens partout en région, non pas seulement de la gestion des déchets mais de l’ensemble de la filière nucléaire, bien évidemment remise en question !

Et c’est aussi l’occasion, dans nos vallées alpines (apparemment) éloignées des menaces de radiations, de tisser du lien de résistance entre les multiples luttes environnementales d’ici, qui…tiens tiens… tournent beaucoup autour de l’industrie de l’énergie ! Mais plutôt sur sa facette « renouvelable », laquelle cause aussi tout un tas de déboires à nos territoires : lignes THT en Haute-Durance, parcs éoliens dans le Buëch, photovoltaïque partout, centrale biomasse de Gardanne (13)…les projets délirants ne manquent pas par ici non plus !

Discutons-en et renforçons les liens entre les luttes anti-nucléaires et environnementales, pour en finir avec l’atome et son monde !

AU PROGRAMME des rencontres (flyer et affiches ci-dessous) :

– ouverture des portes à 10h et café-croissants-papote

– de 11h à 13h :

  • Table ronde / Plateau radio des luttes locales contre le système énergétique industriel : NO-THT en Haute-Durance, éoliennes du Buëch, photovoltaïque partout, centrale biomasse de Gardanne, privatisation des barrages hydroélectriques… Sonorisé par le studio mobile de Radio Zinzine
  • Projection du documentaire automedia « Pas res nos arresta » (collectif Amassada, 64min) sur la lutte contre le méga transformateur électrique de Saint Victor (Aveyron), ses 1000 éoliennes industrielles et le monde qui les accompagne. Suivie d’une rencontre et d’échanges avec plusieurs membres du Collectif Amassada

– Cantine végétarienne en soutien au CESAI, centre social autogéré de Gap

– de 15h à 17h :

  • Présentation et discussions autour de la lutte contre le projet CIGEO de stockage des déchets nucléaires à Bure dans la Meuse (historique, actualités de la lutte, répression, perspectives, comités locaux…) avec des membres de l’Atomik Tour.
  • Projection du documentaire « Le dossier Plogoff » (François Jacquemin, 50min) sur la lutte victorieuse des habitant-e-s d’un petit village breton contre un projet de centrale nucléaire à la fin des années 70. De quoi se donner une bonne dose d’optimisme !

– de 17h30 à 19h :

  • Discussions sur les perspectives de coordination des luttes environnementales locales et de soutien à la lutte antinucléaire. Le renouvelable et son nucléaire, même combat !
  • Projection du documentaire « Un héritage empoisonné » (Isabelle Masson Loodts, 57min) mettant en parallèle la gestion des déchets d’armement de la 1ère guerre mondiale avec le projet actuel de stockage des déchets nucléaires dans la Meuse. Suivie d’une discussion- débat avec la réalisatrice.

– 19h30 : spectacle de clown « Roméo dans la baignoire » de la Cie C’est pas grave (35min), un spectacle déjanté où se mêlent le rire et la tragédie. Un Shakespeare pour celles et ceux que le grand théâtre rejette, raconté par deux clowns armées d’une poubelle.
http://www.cie-cestpasgrave.com/index.php?page=romeo-dans-la-baignoire

Pizzas au feu de bois !

– 21h30 : concert du groupe champsaurin Thunderwize « O rage sage », duo blues rock psyché, musiques du monde, plutôt instrumental, aux sonorités acoustiques matinées d’effets. Planant, tellurique et dansant !
https://www.youtube.com/channel/UCRApqVMlCUT89AW2De-OJjg/featured

– Et plus si affinités…

En fil rouge tout au long de la journée :
– Infokiosques militants antinucléaires mais pas que !
– Coin enfants bien garni en jeux divers et variés
– Buvette
– Projections de courts métrages

Entrée à prix libre, en soutien à la caisse de solidarité des Hautes-Alpes

Comment venir ?
Lieu dit les Clavels à Aspremont
Depuis le village d’Aspremont, prendre la route D 993b direction St Pierre d’Argençon puis 300m à gauche direction Thuoux sur la D 329. Roulez (ou pédalez) environ 500m et ce sera indiqué !

Infos : atomiktour05@riseup.net – 06 77 24 36 43

On imagine ces rencontres comme un moment autogéré et participatif alors on cherche bien évidemment des bénévoles ! Si tu veux nous donner un coup de main le jour même ou la semaine avant pour la préparation, contacte le 06 82 31 59 93

Et voilà déjà quelques dates de mobilisations à venir en soutien à la lutte à Bure :

– Cap sur Nancy les 1 et 2 juin : grand bal des malfaiteurs le samedi 1er au soir puis manifestation le dimanche 2 juin. Plus d’infos sur : ventdebure.com
– Festival les Bure-lesques les 9-10-11 août : Festival de résistance contre le projet de grosse poubelle atomique. Plus d’infos à venir sur : https://burefestival.org

 

Pour télécharger le flyer : flyer_AT_28avril_vf

Pour télécharger l’affiche : affiche AT 28avril

Pas de communisme sans planète

« Pour nous, il existe une classe polluante. Il ne peut y avoir de sauvetage de la planète sans rompre avec le mode de production capitaliste et sans prendre en compte la lutte des classes et la problématique de l’impérialisme. » Synthèse des réflexions du groupe « union pour le communisme » sur la question de l’écologie.

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Perquisition à Bure, mercredi 20/06

  • Communiqué sur la situation en cours (à 15h30 le 20/06/2018)

    Aujourd’hui, mercredi 20 juin 2018, une vague de perquisitions et d’arrestations s’est abattue sur la lutte contre le projet CIGEO. A 7h00 du matin, à Bure (55), la Maison de la Résistance a été perquisitionnée. À l’écriture de ce communiqué la perquisition est toujours en cours. Huit autres lieux d’habitation ont été simultanément perquisitionnés dans la même matinée. Dans ces lieux, les motifs des perquisitions ont été peu ou pas présentés ; les commissions rogatoires n’ont souvent pas été présentées non plus. Selon une dépêche AFP reprenant les déclarations du procureur Glady, ces perquisitions sont en lien avec « trois affaires de 2017 ». En septembre dernier, des perquisitions avaient déjà eu lieu pour ces mêmes motifs. A l’heure actuelle, au moins 8 personnes sont en garde-à-vue dont certaines à la suite d’arrestations ciblées. Une procédure exceptionnelle de perquisition a été engagée contre un avocat, qui a été arrêté. Ces opérations sont toujours en cours et nous redoutons toujours que ce bilan s’alourdisse.

    Nous souhaitons préciser que ce déploiement judiciaire et policier exceptionnel visant la lutte anti-CIGEO est la suite d’une semaine de répression. Il vise nos rassemblements et notre vie sur ce territoire. Durant cette semaine, la présence militaire entre les villages de Bure et de Mandres-en-Barrois a été constante, s’accompagnant de nombreux contrôles d’identité et fouilles de véhicules. Durant la journée de mobilisation et le weekend, du 16 et 17 juin, au moins 19 interpellations ont eu lieu. Ce lundi, 3 personnes ont été lourdement condamnées suite à la manifestation du 16 juin, dont 2 camarades qui sont actuellement en prison. Depuis le début de la semaine, 6 personnes ont été interpellées dans Bure et ses alentours. Cette intimidation est permanente mais les moyens mis en œuvre sont toujours énormes (centaines de militaires de la gendarmerie mobile, drônes, ULM, caméras en tout genre…). Malgré cette large opération d’intimidation de l’État, nous restons déterminé-es dans notre lutte contre le projet CIGEO, contre l’ANDRA et son monde. Nous appelons largement en France et dans le monde à des rassemblements ce soir, 18h, devant les préfectures, les ambassades ou les consulats pour montrer notre soutien à cette lutte, aux personnes actuellement en garde-à-vue et en prison.

    Quelques chouettes hiboux qui suivent la situation.

    Plus d’infos sur https://vmc.camp/