1er Mai Contre l’Etat et le capitalisme : Action directe et Anarchiste !

1 mai 2021 à Gap

CONTRE L’ETAT ET LES PATRONS, ACTION DIRECTE ET ANARCHISTE!

–  RDV 10h30  devant la Bourse du travail

Cortège rouge et noir, ramenez de quoi faire un cortège festif et déter !

– Arrivé au parc de la pépinière : Apéro et Cantine pour une bouffe populaire et convivial !
Exposition sur la Commune, Chants révolutionnaire, Table de presse, infokiosques, discussions, prise de parole.

Toute initiative est la bienvenue!

 

Union des Travailleuses et Travailleurs Antiautoritaires appelle à manifester ce 1mai, sur les bases qui font pour nous l’essence de cette date, le souvenir des « martyrs de

chicago » 8 anarchistes assassinés par l’état bourgeois suite aux manifestations à HYMARKET aux Etats Unis.

Ils réclamaient la limitation du temps de travail, les trois 8 (8heures de travail , 8heures de sommeil, 8heures de culture) mais ces revendications avaient pour but de cristalliser un besoin pour faire émerger quelque chose de plus vaste et plus juste que la revendication immédiate.

Ce but était l’abolition réel des privilèges, l’émancipation complété de l’humanité, la fin de l’exploitation salariale ….. l’anarchie !

Le 1er mai n’est ni la fête du travail, ni la fête des travailleurs.ses mais bien la journée internationale de revendications et de solidarité qui s’est soldée par des bains de sang, des travailleurs de Chicago à Istanbul, en passant par Paris et Fourmies…

Il y a un an, le 1er mai 2020 (cf: https://valleesenlutte.noblogs.org/post/2020/05/01/un-1er-mai-deconfine-et-dans-la-rue-a-gap/) en plein confinement une manifestation autonome de 100 personnes à parcouru les rues de Gap.

Nous ne pouvons laisser le dictat de l’Etat s’imposer à nos libertés. En cette année d’anniversaire des 150 ans de la Commune, ou à Paris (et d’autre ville Narbonne, Creusot, ect..) était libre et aux mains du peuple de la Commune pendant ces trois mois d’avancées sociales et révolutionnaires.

Quoi de plus normale d’aller occuper la rue et crié notre rage ! Contre les attaques de l’Etat bourgeois aux travailleurs-ses, aux exilées, contre la réforme de l’assurance chômage et des retraites.

Que l’émancipation des travailleurs et travailleuses sera l’oeuvre des travailleuses et travailleurs eux-elles mêmes !!!!!

On est là! La Commune n’est pas morte!

 

A l’initiative de l’UTTA (Union des travailleuses et Travailleurs Antiautoritaire) et du Café Taule

utta at riseup.net – cafe_taule at riseup.net

Ps : Pour venir de plus de 10km, une attestation de déplacement dérogatoire «droit à manifester» est disponible la :  Attestation manif.

Briançon, procès des 3+4+2 : appel à soutien et à mobilisation

Mise à jour 22/04 : le procureur a demandé 2 mois de sursis et 5 ans d’interdiction de territoire du département des Hautes-Alpes pour les deux personnes.

Le printemps 2021 sera marqué par deux procès politiques, criminalisant la solidarité avec les exilé-es et les sans papiers.

Le 22 avril au tribunal de Gap jugement de deux solidaires en première instance pour « aide à l’entrée et à la circulation sur le territoire national de personnes en situation irrégulière »

Ils ont été interpellé le 19 novembre alors qu’ils étaient en train de porter secours à une famille Afghane sur le territoire français .

Le 27 mai jugement en appel des « 7 de Briançon »suite à la condamnation prononcée le 13 décembre 2018.

Ils ont été condamnés en première instance à des peines allant jusqu’à quatre mois de prison fermes et huit mois avec sursis pour avoir participer le 22 avril 2018 à une manifestation antifasciste.

Cette manifestation spontanée visait à dénoncer l’action du groupe fascisant Génération Identitaire présent la veille au col de l’Echelle ( Hautes Alpes) et la militarisation de la frontière qui met des vies en danger.

Depuis 5 ans , l’Etat mène une chasse à celles et ceux qu’il considère comme indésirables et procède à des refoulements illégaux quotidiens en contrevenant à ses propres lois .

Depuis 5 ans , des milliers de solidaires , des dizaines de soignants se relayent au nom du principe de fraternité pour porter assistance à des exilé-es déterminé-es à venir chercher chez nous un peu de paix.

Les violences policière sont avérées https://www.bastamag.net/police-racket-violence-sur-mineur-detournement-de-fonds-publics-refugies-proces-PAF-Montgenevre,la mise en danger des exilé-es qui une fois sur le territoire français tentent d’échapper à leur interpellation et les courses poursuites meurtrières aussi https://www.liberation.fr/france/2019/05/08/sur-les-traces-de-blessing-matthew-migrante-nigeriane-noyee-dans-la-durance_1725483.

Il ne s’agit plus de bavures policières isolées mais d’une répétition d’actes systématiques de violence et de graves atteintes aux droits fondamentaux qui témoignent d’un racisme systémique à l’oeuvre aux frontières françaises et européennes.

Cette politique du gouvernement français a conduit à la mort de 5 personnes en exil à Montgenèvre.

Pour les mêmes raisons , plusieurs centaines de blessés sont déjà à déplorer et le ton sécuritaire continue de monter.Le 16 novembre , les effectifs de police ont été doublés à Montgenèvre, avec de plus le renfort des forces dites sentinelles .

Par ces décisions , le gouvernement veut faire croire qu’une Europe -forteresse est possible et vaut mieux que des vies humaines .

Les milliers de cadavres aux frontières de l’Europe, la violence et les dénis de droits aux frontières intérieures des pays européens ne semble pas le gêner.

POUR NOUS ,SOLIDAIRES , il n’est pas question que le scénario se répète inlassablement à la fontière briançonnaise .

La militarisation de la montagne n’est qu’un geste vain de l’Etat qui pousse les exilé-es à prendre plus de risques.

Nous voulons faire de nos procès une nouvelle occasion de mettre en lumière la répression, l’injustice et la violence invisibilisées qui s’excercent chaque jour sur les personnes en exil.

« Les gens qui meurent sur les plages , si c’étaient des blancs , la terre entière serait en train de trember »
Fatou Diome

La répression nous coûte cher .

Depuis 2018 , les procès et les frais de justice se sont multipliés , une vingtaine personnes ont été poursuivies en justice dont 12 pour aide à l’entrée sur le territoire , les autres pour des motifs fallacieux ( outrage …)

Depuis 2018 , les besoins en aide d’urgence pour les lieux d’accueil des exilé-es comme les maisons occupé-es de la Casa Cantoniera à Oulx , Chez Marcel à Briançon , Chez Roger ( ex Cesai) à Gap sont continuels et engendrent beaucoup de frais .

NOUS APPELLONS A SOUTENIR FINANCIEREMENT LA LUTTE

POUR QUE CESSE LA TRAQUE AUX EXILE-ES PARTOUT SUR LE TERRITOIRE

EN SOLIDARITE AVEC TOUS LES SANS PAPIERS ET LES SOLIDAIRES INCULPE-ES

ET VOUS ATTENDONS NOMBREU-SES

LE 22 AVRIL A GAP , 12 H DEVANT LE TRIBUNAL

LE 27 MAI A GRENOBLE , 14 h DEVANT LE TRIBUNAL

Sur l’expulsion de la Casa Cantoniera (Oulx)

Depuis un an, la pandémie a bouleversé la vie de milliards de personnes, et dans ce monde dystopique où l’augmentation considérable des systèmes de surveillance et de contrôle est légitimée par la doctrine de la guerre au virus, où tout est illégal sauf aller au travail, les expulsions et les évictions locative ne cessent pas.

Deux ans et demi après son ouverture, la Casa Cantoniera Occupata, le refuge autogéré d’Oulx, a été expulsée.
Il y avait plein de monde ce jour-là à l’intérieur : la pandémie n’a jamais arrêté ceux qui voyagent sans avoir le privilège d’avoir un endroit où s’arrêter.

Occupé en décembre 2018, c’était un lieu créé pour apporter de la solidarité aux personnes qui voulaient traverser la frontière italo-française au col du Montgenèvre. Un lieu de lutte et d’auto-organisation, contre toutes les frontières et les dispositifs militaires et politiques qui cherchent à contrôler et à sélectionner.
Un refuge libre pour tous ceux qui croient que la terre n’a pas de frontières ni de maîtres, et que chacun devrait avoir la liberté de choisir où et comment vivre. Une occupation qui a fait de la solidarité active et quotidienne sa base, et qui a tenté de se mettre en travers de ces lois racistes qui font des frontières et de leurs contrôleurs une ligne maudite et meurtrière. Un lieu qui a soutenu une direction précise de la lutte, qui a indiqué un outil pratique à tous ceux qui voulaient lutter activement contre les politiques ségrégationnistes de cette Europe meurtrière.
Dans nos Alpes, des gens sont obligés de marcher sur des sentiers de haute montagne, se cachant uniquement parce qu’ils n’ont pas le « bon » papier, tandis que les marchandises et les touristes, pour qui cette frontière est invisible, passent tranquillement. Tout comme dans les bois de Croatie et de Bosnie, où la police frappe et vole, massacrant les pieds des gens pour les empêcher de marcher. Du désert de Tamarasset à la mer Égée et dans toute la Méditerranée, où un génocide conscient est en cours, fait de prisons et de patrouilleurs payés par l’Union européenne, où les gens continuent de mourir tandis que les gouvernements s’engagent à bloquer les bateaux de sauvetage et à réprimer toute forme de solidarité. Une partie de ce génocide se déroule ici, dans nos montagnes, et il se poursuit de jour en jour.

La maison a été évacuée le mardi 23 mars ; ils sont arrivés à 7 heures du matin : le défilé habituel de policiers, de carabiniers, de digos. Il leur a fallu plus d’une heure et demie pour entrer.
Plus de 60 personnes, dont de nombreuses familles avec des mineurs, ont été libérées et emmenées.
L’intervention des pompiers a été déterminante : ils ont positionné une échelle afin de pouvoir entrer par le toit et ont aidé les digos à franchir les barricades de protection qu’ils ne pouvaient pas ouvrir. La Croix-Rouge a également contribué à l’évacuation, en installant une tente devant la Maison pour faire des prélèvements anti-covid.
Les « sans-papiers » et leurs familles ont été conduits dans des dortoirs de premier accueil à Susa (au couvent des religieuses), à Bardonecchia (à l’association Alveare) et à Oulx (au refuge salésien). Ceux qui n’avaient pas de famille ont été emmenés au poste de police de Bardonecchia pour être identifiés, puis relâchés.
Maintenant, au refuge des salésiens d’Oulx, personne ne peut entrer s’il n’est pas « autorisé ». La police et les digos sont très présents et oppressants dans toute la zone frontalière. Dans le village il y a quelques camions de Celere (équivalent CRS) fixes. La mairie a expressément demandé aux citoyens de signaler à la police toute personne « suspecte » errant dans Oulx, après l’expulsion tant souhaitée.

La responsabilité de cette expulsion est entièrement politique.

La préfecture à la municipalité d’Oulx (l’expulsion a été demandée dès le premier jour d’occupation et le maire Andrea Terzolo, élu il y a presque deux ans, a fait de nous une partie de sa campagne électorale). Les états, italiens et français, et leurs bras armés, diverses polices et digossini. L’ANAS (propriétaire de dizaines de maisons abandonnées depuis des décennies dans toute l’Italie – ainsi que de l’immeuble d’Oulx – qui a immédiatement porté plainte contre les occupants) le petit journalisme national, qui s’est engagé à diffamer ce lieu de toutes les manières possibles. Ils ont tous joué un rôle actif dans la criminalisation de cette expérience et ont rendu sa fermeture matériellement possible.
Et cela nous rend encore plus furieux de savoir que l’ANAS, qui a traîné 24 d’entre nous (plus 13 camarades / / solidaires présents à l’intérieur de la Maison au moment de l’entrée des flics) dans un procès pour occupation qui a fort à propos commencé le matin meme de l’expulsion, a mis en vente 100 Case Cantoniere. Il est question de les convertir en bars, restaurants, stations de charge pour voitures électriques.
Les gens seront heureux d’être libres de voyager où ils veulent, de boire du café et de recharger leurs voitures de luxe sur une route souillée du sang de ceux qui doivent marcher la nuit, en se cachant des coups des flics et des griffes d’un système d’accueil qui se remplit les poches sur la peau du peuple.
Désormais, des centaines de milliers d’euros arriveront également aux municipalités frontalières pour la « gestion des migrants », nouvelle marchandise. Au moins 600 000 euros à Bardonecchia, plus 162 000 euros à la municipalité de Claviere.

Et de l’autre côté du visage explicitement répressif, les responsabilités « invisibles ».
Même le jour de l’expulsion, Rainbow for Africa a joué son rôle de bonne association qui fournit un abri aux migrants expulsés du terrible abri anarchique : la même ONG qui, depuis trois ans, travaille entre Bardonecchia et Oulx pour donner une réponse institutionnelle aux « flux migratoires », en essayant de décourager les départs en offrant des solutions irréelles d’un accueil qui n’est qu’un business ; la même qui a récemment gagné un appel d’offres pour la fabrication de tampons à Turin et qui essaie de trouver une légitimité même à l’intérieur des lieux occupés.
Nous savons que les organisations de ce type font appel à des bénévoles qui ne cherchent qu’à aider, et qui le font avec leur cœur. Mais le fonctionnement et les choix politiques de cette ONG ont des conséquences spécifiques, des responsabilités précises et nous ne les partageons pas, et nous voulons nous en souvenir. De plus, le président, Paolo Narcisi, nous a toujours diffamé.
Et de la même manière, nous rejetons les « beaux mots »de l’archevêque de Turin, Nosiglia, qui comme l’evêque de Susa Confalonieri appelle maintenant à la solidarité catholique . Les hommes d’Entram de cette Église qui, d’un côté, prétend parler d’aide et de solidarité et, de l’autre, s’applique à autoriser les expulsions (procés pour l’occupation de Chez Jesus, le sous-eglise de Claviere en cours) et de mettre fin à concrètes expériences de solidarité.

En conclusion : l’expulsion de la Casa Cantoniera fait partie d’une répression globale contre la liberté de mouvement, contre les lieux de solidarité et les espaces occupés où s’organiser en toute liberté. Partout en Europe, les espaces de lutte font l’objet d’attaques répressives de la part des États. La militarisation des frontières et la normalisation des refoulements et des rapatriements à l’intérieur et à l’extérieur des frontières européennes sont alimentées par les sentiments de plus en plus racistes et fascistes de la société et de la politique. Pendant ce temps, ceux qui continuent à apporter leur solidarité aux personnes en mouvement et refusent d’entrer dans cette logique raciste et normative sont constamment attaqués.
Sur cette frontière, de nombreux procès sont en cours pour aide à l’immigration clandestine (deux grands procès dans les mois à venir du côté français). De nombreuses personnes font l’objet d’une enquête pour des initiatives, actions, occupations, marches sur la frontière des deux côtés.
La répression contre les personnes de passage se manifeste par une augmentation visible de la militarisation, de plus en plus de violence, et maintenant dans les contrôles également dans les structures où ils sont hébergés.
Pourtant, les gens continuent et continueront à passer, car le désir et la détermination de décider où vivre ne s’arrêteront jamais.
Nous remercions tous ceux qui, ces dernières années, ont été solidaires de cette expérience, depuis la vallée de Suse – qui, bien qu’elle ait été contrainte d’accueillir cette frontière infâme, a trouvé de nombreux amis et sœurs qui ont partagé cette lutte avec nous – et depuis tous les coins du monde.

Maintenant la nécessité de reconstruire une véritable solidarité est grande. Tout est nécessaire, il y a un besoin de réorganisation. Une autre assemblée ouverte sera convoquée, également dans le but de donner une réponse à la répression toujours plus forte.
Nous recherchons également un moyen de transport collectif, que ce soit une camionnette ou une grosse voiture, pour pouvoir continuer à être présents à la frontière. Si quelqu’un a un véhicule (à bon marché :), ou des matériaux utiles, merci de nous écrire.

Toute contribution est la bienvenue.
Toujours contre toutes les frontières.
Nous reviendrons.
Certains et certaines ennemis des frontières

Repris du site passamontagna.info

Appel à soutien : Rencontre discussion 4 Avril Chez Roger

Le squat « Chez Roger » est le lieu de vie de plus de 60 personnes depuis Août 2020. Le tribunal de Gap a ordonné son expulsion dès juillet 2021. Dans le même temps, la coordination Sud-Est No Border accueille la caravane zapatiste cet été.

Les membres du collectif de Chez Roger on besoin de soutien pour envisager la suite possible.
Les membres de la coordination Sud Est no Border se rencontre pour organiser la venu de la caravane zapatiste.

Nous vous proposons donc une rencontre afin de nous aider à imaginer la suite et à définir les différentes possibilités d’actions et d’événements pour cet été. (expulsion possible dés le 5 Juillet)!
Vous êtes donc les bienvenues le Dimanche 4 avril, au squat Chez Roger, pour échanger autour de toutes ces questions.
Ce sera le moment pour aborder de manière plus large la question des exilé-e-s, des luttes aux frontières, mais aussi la question de la défense des terres agricoles et de l’organisation collective… avec la présence et la participation de la coordination Sud-Est No Border pour la venue de la caravane zapatiste. (Ils souhaitent mettre sur pied des événements cet été sur l’axe Briançon – Marseille, en abordant les thèmes pré-cités ).

On souhaite faire du lien pour réfléchir ensemble autour de ces thématiques communes.

Rendez-vous donc le DIMANCHE 4 Avril de 10h à 13h pour une rencontre discussion (groupe de travail possible). Suivi d’un repas partagé tiré du sac et une après-midi qui se définira en fonction des points abordés le matin et des dispos de chacun-e.

Pour rappel, le samedi 3 Arvil, manifcarnaval. RDV au parc de la pépinière à partir de Midi.

Le collectif de soutien Chez Roger et La coordination Sud-Est No border

Expulsion de la Casa Cantoniera à Oulx

Venez soutenir la lutte côté français à la frontière franco-italienne !

Plus de soixante personnes expulsées

Hier matin, la Casa Cantoniera occupée à Oulx a été expulsée. À l’intérieur, il y avait plus de soixante personnes, dont plusieurs familles.
Malgré la pandémie et les zones rouges, une fois de plus, l’État n’a eu aucun problème à jeter les gens à la rue, dans le but de détruire une réalité solidaire et d’affaiblir la lutte à la frontière.
Outre le déploiement habituel de digos et de divers policiers, les complices de cette opération ont été les pompiers, qui ont permis l’accès au toit et la rupture des barricades. La Croix-Rouge, déjà impliquée dans les refoulements aux frontières, était chargée de transporter les personnes vers les postes de police et les dortoirs entre Oulx, Bardonecchia et Suse.
Nous convoquons une assemblée publique pour nous réorganiser.
Ce mercredi 24 mars, à 18 heures, devant Radio Blackout, via Antonio Cecchi 21/a (Turin) .

En lire plus sur mars-infos.org

Les voix en cage épisode 16

Les voix en cage ce sont celles de personnes qui ont été enfermées dans des Centres de rétention administratifs. Ce sont des étrangers qui nous racontent leurs histoires, celles qui les ont fait arriver dans ces prisons destinées à les garder enfermés jusqu’à ce que les autorités les renvoient de force hors de France. Ils nous racontent aussi leurs conditions de vie, ou plutôt de survie, dans les CRA. Nous sommes un collectif qui souhaite diffuser ces voix pour rendre audible des réalités invisibles, pour offrir une écoute à ces personnes et qu’elles soient entendues par d’autres. Nous souhaitons garder ces voix anonymes pour plus de sécurité. Et si ces témoignages peuvent être relayés et que les conditions inhumaines des CRA peuvent être dénoncées alors cette radio aura permis d’être ensemble ! Faisons résonner ces histoires individuelles souvent trash et grattons le plaqué or de l’histoire officielle.

Ce mois-ci :
– Un soutien pour le journal l’envolée
– Des témoignages
– un point actu

Le lien audio ici :
https://audioblog.arteradio.com/blog/146183/podcast/161180/infos-et-temoignages-dans-les-cra-fevrier-2021-la-soumission-par-la-norme#

Communiqué sur le délibéré du procès du squat Chez Roger

Une nouvelle fois le verdict tombe: une expulsion dans six mois pour « Chez Roger ». Le 5 juillet, on recommence. Une cinquantaine de personnes vont se retrouver à nouveau dans une situation d’extrême précarité, d’instabilité sociale, d’insécurité physique.

Une nouvelle fois, on est plongé dans une situation schizophrénique. Un État, une mairie, incohérents, qui soutiennent une expulsion sans proposer de solution et légitiment donc l’occupation de tels lieux. Conséquences de l’absence de considération et du cercle vicieux enclenché depuis 2016. Maison Cézanne, Cesaï, Chez Roger, et après ?

Une nouvelle fois, monsieur le Maire nie la question des exilé·es sur le territoire en refusant de réagir à la fois à titre privé et à la fois à titre d’élu. Estimant que c’est « une affaire privée », Roger Didier refuse également en tant que Maire de répondre à nos sollicitation de coopération face à cette situation et ne se souci donc pas des conséquences d’une telle inconsidération et irresponsabilité. Monsieur le Maire a récemment communiqué qu’il se « souciait de ces concitoyens », mais a priori pas de tous.

Une nouvelle fois, le problème de fond n’est pas traité, aucun solution d’accueil pérenne n’est envisagé. Être logé, nourrit, dans des conditions dignes d’existence n’est toujours pas possible à Gap. Des enfants de trois ans vont commencer leur scolarisation en septembre et vont donc se retrouver dans un contexte incertain.

Des jeunes mineurs vont certes terminer leur année scolaire mais leur scolarisation n’est pas terminée et se retrouver à la rue juste avant la rentrée n’est pas une solution.

Certains majeurs travaillent, certains ont besoin d’être accompagnés pour leur demande d’Asile, au niveau de la santé et de leur droits. Les femmes présentes sur le lieu s’y sentent en sécurité (au regard de l’accueil proposé par le 115), c’est encore une nouvelle insécurisante et instable que de s’imaginer encore sans toit sur la tête.

Une nouvelle fois, il n’y a pas non plus de prise en compte que c’est une situation globale aux frontières qui est gérée de manière inhumaine. Que dans le contexte mondial politique, social, économique et écologique, les exilé·es tentent de trouver de meilleurs conditions de vie, et qui ne ferait pas la même chose ? La situation à Gap n’est que la conséquence d’une gestion inhumaine de l’État à la frontière, qui est reproduite à l’identique de manière locale.

Une nouvelle fois le collectif de soutien et les habitants de « Chez Roger » n’ont pas de raison d’être satisfait de cette décision. On appelle encore à la solidarité, à l’humanité, à la mise à disposition de logements vides, à considérer et protéger toutes les personnes dans le besoin sans conditions, ni discrimination, à trouver une solution pérenne d’accueil et hébergement pour tous et toutes.

Signer la pétition

Communiqué du procès du 10 Décembre à GAP

Le jeudi 10 décembre 2020, une semaine à peine après l’enième procès de personnes solidaires du Briançonnais, 9 camarades français-e-s et italien-ne-s sont convoqué-e-s devant le tribunal correctionnel de Gap. Ces personnes sont accusées de divers délits, et notamment de résistance aux forces de l’ordre lors d’une manifestation qui a eu lieu à Montgenèvre en avril 2019. Comme lors des affaires précédentes, le dossier présente des éléments et des témoignages contradictoires, et il n’est fondé sur aucune preuve matérielle. Cette convocation s’inscrit, une fois de plus, dans la politique de harcèlement judiciaire qui cherche depuis deux ans à affaiblir le mouvement de lutte à la frontière franco-italienne. Un mouvement qui s’attache, de multiples facons, à visibiliser les contradictions mortifères du dispositif-frontière, tout en pratiquer des formes de solidarité de part et d’autre de la frontière.
La manifestation d’avril 2019 à Montgenèvre avait pour objectif de dénoncer les violences de la police aux frontières à l’encontre des personnes exilées, ainsi que de déjouer, pour une journée, le petit manège infernal qui veut que les agissements de la PAF et de la gendarmerie (à savoir les coups, la traque, les insultes, les vols), se déroulent dans le silence de la nuit. Manifester sur les pistes de ski, en plein jour, c’est une facon de visibiliser, auprès de celles et ceux qui choisissent de passer leurs vacances à Montgenèvre, que la frontière est tachée de sang.
Deux ans plus tard et en plein confinement, le procureur et la préfecture des Hautes-Alpes poursuivent en justice des personnes qui étaient présentes à cette manifestation. Leurs objectifs sont clairs : faire taire celles et ceux qui cherchent à rendre visible les violences policières, et protéger les agents armés de l’Etat en détournant l’attention de leurs agissements réels, dans les Hautes-Alpes comme ailleurs.
Depuis le premier confinement, les violences policières envers les personnes exilées et/ou racisées ont explosé partout en France. La semaine dernière, depuis les portes de Paris jusqu’à la place de la République, l’enchaînement d’expulsions extrêmement violentes des campements dans la capitale n’est qu’un sinistre exemple parmi d’autres – le faux étonnement du Ministre de l’Intérieur n’a d’ailleurs trompé personne. Depuis mars dernier, à Calais, à Menton, à Paris, à Marseille, des dizaines cas de brutalité et même de meurtres policiers ont été reportés à l’encontre de personnes en situation de migration. Depuis le mois de mai, des milliers de personnes dites “sans-papiers”, à travers tout le pays, se sont unies pour réclamer l’égalité : en octobre, elles ont effectué une marche historique jusqu’à la capitale, n’ayant cesse de dénoncer le régime d’Etat raciste qui les place dans une condition de citoyen-nes de seconde zone. Plutôt que d’écouter leurs revendications, le gouvernement (et les médias à ses côtés) n’a qu’une chose en tête : faire taire celles et ceux qui parlent de la violence d’Etat contre les personnes étrangères. Disperser violemment les rassemblements des personnes exilées, invisibiliser et ignorer leurs luttes, tout comme intenter des procès aux personnes qui les soutiennent, tout cela s’inscrit dans la même stratégie du gouvernement français. Le projet de loi « Securité Globale », qui laissera les mains libres à la police lors des manifestations au détriment des corps des manifestant-e-s, en est la parfaite illustration.
Le 10 décembre, pendant que nos camarades sont jugé-e-s pour des chefs d’accusation ridicules, la violence d’Etat continue de s’exercer dans toutes les villes. Ainsi, même s’il est difficile de se rassembler, chacun-e, là où nous nous trouvons, nous pouvons montrer notre solidarité collective en continuant de dénoncer, filmer et combattre les violences policières et le racisme d’Etat qui opèrent autour de nous, et en soutenant les luttes menées actuellement par les personnes exilées.

No pasaran!

Deux articles d’analyse sur la frontière franco-italienne dans le briançonnais

La revue de géographie alpine a réalisé un numéro sur les réfugiés et la montagne. Loin de l’urgence et de l’analyse sur le fait, ce type de texte permet de prendre du recul sur les événements en les mettant en perspective. Deux articles ont attiré mon attention et méritent d’être lu tranquillement afin d’affuter nos réflexions sur nos rapports à cette localité, son histoire et son évolution en fonction des évenements.  Le premier s’intéresse à la notion de « montagne-refuge », retrace une histoire de ce concept, comment la montagne est aujourd’hui vu comme un lieu où la solidarité s’appliquerait de façon « naturelle ». Le second s’intéresse au maintien de l’orde à la frontière franco-italienne dans le briançonnais, analyse la traque policière comme technologie de domination.

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« Chez Roger » devant le tribunal de Gap Mardi 3 novembre

Mise à jour : le verdict sera rendu le 5 janvier.


Le procès de « Chez Roger » passe donc au tribunal ce Mardi 3 Novembre a 10h30.

Malgré le confinement, on maintient le rassemblement.

C’est maintenant ou jamais que l’ont doit être solidaire et en profiter pour ne pas tout accepter à l’aveugle.

RDV à 9h30 Chez Roger pour un convoi jusqu’au tribunal tous ensemble.

Ou rdv à 10h30 sur Place.

Sur Place:

-Vente de jus de pomme chaud

-table petit dej

Dans tout les cas, il y a un grand besoin en nourriture chez Roger.

Donc,  même formule qu’au premier Mai, ramener de la bouffe et cocher « assistance à personne dans le besoins »!

Riz / sardines / œuf / huile / poulet / cube magie / oignons / semoule / sauce tomate / savon / sac poubelles

Apporter directement chez Roger (3bis cours du Vieux Moulin, derrière la pep) à 9h30 ou sur place vers 10h30.

On ramène son croissant, son masque, son attestation et on vient sans sa carte d’identité. ;-)

Merci et à Mardi!!

Pourquoi le nouveau lieu d’accueil « Chez Roger » ?

Le continent africain, déchiré par la colonisation et l’esclavagisme récent est meurtri de profondes blessures. Les climats politiques y sont souvent devenus sanglants et autoritaires. Les pays riches occidentaux en profitent au passage pour perpétuer un colonialisme désormais économique. A la clé, notamment, l’accès à des minerais qui composent ensuite nos ordinateurs, smartphones, télés, ou alimentent nos centrales nucléaires.

Fuyant la persécution, l’exploitation, la misère, des personnes se retrouvent prises dans un parcours migratoire forcé. On ne peut plus fermer les yeux sur le réseau de trafic d’êtres humains existant qui les menent vers des pays où le travail forcé est de mise (Algérie, Lybie) et qui les poussent à chercher la sécurité toujours plus loin : vers les riches pays occidentaux. Fuir son foyer, ses enfants, sa famille, ses amis, n’est un plaisir pour personne. Le chemin est semé d’embûches, bien souvent de torture et de sinistres événements.

Les personnes exilées arrivent donc en Europe, souvent par l’Italie. Certaines décident de venir en France par les montagnes, une partie arrivant par Briançon. Dans la loi française, le gouvernement doit proposer un hébergement aux demandeurs d’asile le temps de la procédure. En réalité, nombre d’entre eux et notamment des mineurs sont sans logement et à la rue dans le département, entre autre, à Gap.

C’est pourquoi :

* En Octobre 2016, la maison Cézanne a été occupée pour loger les exilés sans toit. Le collectif « un toit un droit » à été créé.

* Fin 2017. Le gouvernement propose d’ouvrir un centre d’hébergement pour les exilés d’une cinquantaine de places. La mairie s’y oppose.

[Deux structures sont en projet à Gap. L’une pour accueillir 30 mineurs non accompagnés, l’autre pour 50 demandeurs d’asile. L’état et le conseil départemental sont à l’origine de ces créations de structures. Selon nos confrères de Alpes 1, Roger Didier, le maire de Gap, dit non à la création de ces 80 places. Il déclare : « La commune dispose déjà sur son territoire de suffisamment de places d’hébergement officielles pour ne pas y concentrer 80 places supplémentaires ».

Source : France Info PACA : publié le 6 Décembre 2017.]

Dans les faits, une trentaine de mineurs non pris en charge et une cinquantaine de personnes laissées pour compte. Les chiffres parlent d’eux même.

* 16 Octobre 2018: La maison Cézanne est expulsée : 20 personnes à la rue. Un campement se fait devant la préfecture. Malgré une tentative de dialogue, aucune proposition de lieu perenne n’est enclenchée, ni d’hébergement.

* 19 Octobre 2018 : Ouverture du CESAI en centre ville qui protège vite une cinquantaine de personnes exilées (notamment des mineurs, des familles, des femmes et enfants) et des personnes sans domicile fixe. Différentes associations y gravitent en soutient (Médecin du monde, réseau hospitalités, les 3 + 4 de Birançon, divers soutien autonome…), mais aucune collaboration ni dialogue, entre cette réalité et la mairie ne s’opère.

* 19 Aout 2020 : Le CESAI se voit expulser de force. L’expulsion est autorisée par la préfète de Gap Martine Clavel, orchestrée par le directeur du cabinet de la préfète et soutenue par le Maire de Gap Roger Didier. La cour d’appel de Grenoble stipule dans sa décision qu’après le passage de l’huissier pour délivrer le commandement de quitter les lieux, les occupants disposent d’un délai de deux mois supplémentaire pour quitter les lieux. Une expulsion de force peut être appliquée seulement après ce délai. Dans les faits, l’huissier, Mr Scarcella, a appliqué une expulsion de force autorisée par la préfecture sans respecter le délai de deux mois.

Une cinquantaine de personnes se retrouvent du jour au lendemain sans toit sur la tête. Quelques familles sont relogés en camping pour une durée inconnue. Le camping ne serait payé que jusqu’à la fin du mois d’août. Les mineurs ne sont pas pris en charge. La préfecture confond allègrement « adresse » et « domiciliation postale » pour grossir ses chiffres de prise en charge.

* 28 Août 2020 : Le 3 Cours du Vieux Moulin « Chez Roger » est occupé, pour mettre ces personnes à l’abri. À ce jour, une vingtaine de mineurs, une quarantaine de personnes sont protégées. Une nouvelle fois, Roger Didier n’est pas dans la coopération et le dialogue pour considérer cette situation et trouver une solution perenne. Ce lieu est vide depuis plusieurs années, alors que des gens dorment dehors.

N’oublions pas que certaines mairies sont solidaires et coopèrent avec les associations pour faciliter l’accueil de ces personnes. Ce n’est pas le cas de Roger Didier qui se contente de renvoyer la responsabilité à la préfecture. Celle-ci agit contre la dignité de ces personnes. Ils devient donc nécessaire d’occuper des lieux vides pour les protéger tant que cette réalité ne sera pas prise en compte globalement.

Nous demandons un lieu d’hébergement pérenne pour toutes les personnes à la rue, avec ou sans papiers.

Nous alertons également sur le fait que certaines personnes solidaires ne vivant pas sur place passent pour apporter un soutien matériel, moral ou juridique pour s’y retrouver dans les abîmes de la justice et de l’administration française.

Ces personnes donnent énormément de leur temps sans contrepartie autre qu’humaine, nous tenons à les remercier et à rappeler qu’il est inadmissible de devoir s’épuiser et lutter contre l’administration française pour quelle prenne soin des plus fragiles alors que nous sommes soit disant dans le pays des droits de l’Homme…

Nouveau squat pour les exilés à Gap

Venez toutes et tous au nouveau squat d’exilés « Chez Roger » (le Cesai 2) à Gap !

Nous avons besoin de monde pour tenir la batisse pour le week end. ‘adresse : 3 cours du vieux moulin. Ex bâtiment Afpa. Entre la Pépinière et Leclerc. Venez dès que vous pouvez.

Si possible prenez de quoi faire à manger, nettoyer les lieux, dormir, meubler, aménager, de la bouffe…et du soutien ! faites tourner !


Communiqué du collectif Cesaï :

Le collectif Césaï tient à remercier Roger Didier

Roger Didier ayant été choqué par le communiqué de presse de la préfète du 20/08/2020 concernant l’expulsion du Césaï, a décidé de mettre l’un de ses nombreux bâtiments personnels vides à la disposition des plus démunis.

Ne pouvant plus rester sans rien faire face à ces 52 personnes expulsées mercredi 19 août, il a choisi de transformer en actes ses convictions démocratiques. « Chez Roger » ouvre donc ses portes pour offrir un toit à tout ceux que l’État met à la rue.

Conscient que chaque demandeur d’asile a droit à des conditions matérielles d’accueil ; une aide financière et un logement (décret n° 2012-1208 du 30 octobre 2012) et que l’OFII (Office Français de l’Immigration et de l’Intégration) et le 115 (Samu Social) ont trop peu de moyens à leur disposition, il se devait d’agir.

Les témoignages du personnel du 115 expliquant que, dépassé par le nombre de SDF gapençais dans le besoin n’avait d’autre possibilité que de les rediriger vers le Césaï (squat expulsé rue de l’imprimerie), n’ont pas laissé notre maire indifférent et une solution s’est imposée : ouvrir un de ses bâtiments vides à Gap.

En effet, sur 52 personnes présentes le jour de l’évacuation du Cesaï, seules 21 se sont vu proposer des places provisoires au camping Napoléon (les fameux hébergements d’urgence de l’État). En parallèle, les femmes demandeuses d’asile logées à l’hôtel par le Samu Social ont été informées mi-août qu’elles devaient quitter leur chambre à la fin du mois. Étant donné que les 115 places en Centre d’Accueil de Demandeurs d’Asile (CADA) proposées aux personnes vivant dans les rues des grandes villes, que les 40 places en Hébergement d’Urgence pour Demandeurs d’Asiles (HUDA) correspondent à des nuitées en hôtel sans la possibilité de se faire à manger et que les 105 places en hébergement d’urgence généraliste (HU) ne suffisent déjà pas à mettre à l’abri les SDF et qu’en plus l’ensemble de ces places sont réparties dans tout le département : le calcul est simple il n’y a pas assez de place pour toutes les personnes dans le besoin.

Ainsi, par ce geste Roger Didier a décidé de palier lui-même aux carences de l’État dans un soucis de représenter nos belles valeurs républicaines que sont la liberté, l’égalité, la fraternité et rend ainsi un juste hommage à l’armée Africaine qui a libéré notre ville en ce jour fatidique du 20 août 1944.

Communiqué expulsion du Cesaï

Mise à jour 23/08

La place de la préfecture a été évacuée samedi 22 août par les « forces de l’ordre ».


Mercredi 19 août, six heures, des policiers enfoncent à coup de bélier les portes des chambres des habitants du Césaï, le centre social auto-géré de Gap. Ils regroupent tout le monde dans une cour, effectuent des vérifications d’identité. C’est le début de l’expulsion du Cesaï.

Bilan : 43 personnes dehors, 20 hébergées dans des camping, 2 embarquées au poste. 43 exilé.e.s et sans abris qui ont à peine eu le temps de prendre leurs affaires, de ramasser de la nourriture avant que le Cesaï ne soit muré. 43 personnes sur la place Saint Arnoux, devant la préfecture, bientôt rejoints par des militant.e.s.

Un campement s’organise en attendant une solution qui ne viendra pas de la préfecture, celle-ci craignant toujours plus le fameux «appel d’air». En attendant un endroit où dormir et poser leur sac, familles, jeunes déminorisés, dublinés, sans abris, sont tous ébahis de se retrouver en quelques heures sans logement.

Une expulsion au mépris de toutes les règles, de toutes les lois. La préfecture s’est bien gardé de dire qu’un délai supplémentaire de deux mois était prévu par la cour d’appel de Grenoble après la visite préalable de l’huissier, sans les forces de l’ordre, qui n’a jamais eu lieu. N’ayant pas été prévenus, les habitants n’ont pas exprimé de refus.

Ce n’était pas une opération dans la loi mais une expulsion violente et illégale, menée tambour battant. En bonus, le sarcasme de Mr Scarcella, huissier assermenté, qui assure avoir remis le commandement de quitter le lieu, puis ment sur la décision de la cour d’appel et finit par déclarer : «c’est votre parole contre la mienne».

Et maintenant ? On a besoin de soutien. 43 personnes à la rue qui auront besoin d’un toit, de lits, de couvertures. On dort ce soir devant la préfecture. Et demain ? Impro totale.

Racket des migrants par des agents de la PAF : deux pandores passent au tribunal

Deux agents de la PAF (Police aux Frontières), François Maison et Joffrey Carron,  sont passés en procès au tribunal de Gap jeudi 2 juillet. L’un pour « violences volontaires par personne dépositaire de l’autorité publique », l’autre pour « usage de faux en écriture » et « détournement de fonds publics ».

Une nuit d’août 2018. Comme tant d’autres, deux jeunes exilés passent la frontière avec quelques effets personnels et leur argent. Comme tant d’autres, les agents de la PAF les amènent au poste de police, les fouillent, leur dépouillent leur argent et les réconduisent à la frontière.  Découvrant le forfait, les deux personnes décident de retourner au poste frontière pour réclamer leur dû. Ils mettent un téléphone en mode enregistrement pour garder une trace de la conversation que voici :

En bref, d’abord le déni. Puis la classique inversion des rôles (« attention c’est grave t’accuse la police ») avec menaces de poursuites 1 et d’expulsion (« demain t’es dans un avion Paris-Tripoli »). Puis les menaces physiques et le passage à l’acte, on entend que les flics les molestent pour les faire partir.

Les deux pandores détournaient aussi l’argent des amendes prélevées sur des usagers de la route étrangers.

Le procureur ne demande que du sursis, pas de dommages ni d’amendes : comme d’habitude la justice couvre la police, les deux institutions jouant main dans la main leur rôle répressif.

On pourra lire un article plus détaillé sur Bastamag :
https://www.bastamag.net/police-racket-violence-sur-mineur-detournement-de-fonds-publics-refugies-proces-PAF-Montgenevre

L’article  relatant les faits sur Vallées en lutte en 2018 :
Autre article sur la situation à la frontière :
1 On pense aux nombreuses personnes voulant porter plainte contre les violences policières et qui se retrouvent accusées d’outrage et rebellion.

Des nouvelles des centres de rétention

Des nouvelles des Centres de rétentions sont en ligne sur le blog des voix en cages : https://audioblog.arteradio.com/blog/146183/les-voix-en-cages

Un témoignage de Oissel, des violences policières et des histoires de vie. Il est toujours aussi important et prenant d’entendre la réalité de l’interieur, de se sentir en lien malgré les barbelés repressifs qui nous séparent.

Ensuite dans la deuxième partie du son, une actualité de toutes les infos trouvables sur les différents CRA de france. Les CRA réouvrent, les prefectures mentent dans les dossiers, il y a des mouvements de libération ciblés à Vincennes, et des mouvements de libération collectifs à Lille…

Bonne écoute