Procès du CESAI le 4 juin – Appel à soutien

Message reçu des camarades du CESAI (centre social autogéré de Gap) :

Salut les ami.e.s !
Le 4 juin approche à grand pas, c’est de pied ferme que nous nous préparons à défendre le CESAI devant le tribunal. Peu importe l’issue du verdict nous continuerons à écrire notre histoire de manière subversive, on ne se fait pas d’illusions sur l’issue de cette audience, dans le meilleur des cas nous avons un délais, mais dans la finalité nous finirons par être expulsés.
Nous vous donnons rendez-vous à toutes et tous devant le tribunal le 4 juin à partir de 13h30 pour un rassemblement festif.
Ramenez vos instruments de musique, vos envies et votre bonne humeur, il y aura tellement de choses à fêter qu’ aucune expulsion ne pourra assombrir cette journée.(l’Aïd, des anniversaires, peut-être un délai pour le CESAI)
Cela nous permettra aussi de continuer à tisser des liens entre nous : personnes, associations, collectisf, de parler de perspective et de créer du commun.Le CESAI c’est bien plus qu’une maison, c’est bien plus qu’un collectif c’est un projet qui s’inscrira au long terme dans le paysage Gapençais.La où Roger Didier divise, Nous, nous construisons des ponts.CESAI for life
Pour plus d’informations : https://cesai.noblogs.org/

Le lieu a besoin d’argent pour fonctionner (environ 500€ par mois) pour couvrir les dépenses de gaz, les bases alimentaires, les travaux de rénovation, etc. Pour contribuer en ligne : https://www.lepotcommun.fr/pot/t9rafseh

Lutte contre les politique anti-migratoire et situation juridique du Cesaï

Voici un communiqué afin de faire un point sur les actions que nous avons menées ces derniers temps à Gap contre les politiques liberticides envers les sans-papier et autour de la situation juridique actuelle du Cesaï. Deux institutions oppressives nous ont attaqué et auxquelles nous avons répondus.

La préf’

Suite au refus de l’état de permettre au personne sans-papier de se domicilié à gap ou dans les environs, une suite d’action a été mené afin de faire pression sur la préfecture dans le but qu’iels laissent les personnes concernées se domicilier où elles veulent.

Suite à ce changement de pratique de la préfecture, nous sommes allé.e.s leur demander des comptes en personne. Après s’être infiltré dans les bureaux, zbeulant leur paisible vie de travailleur, un rendez-vous a été obtenu avec la préfète dans la journée, ne débouchant sur rien d’autre qu’une promesse de solution en l’air.

N’ayant même pas daigné nous contacter, nous avons donc saturé leurs standard téléphonique pendant une matinée. Suite à quoi la préfecture a enfin répondu a notre demande par un mail de réponse contenant seulement des rappels de la loi ne menant à aucune solution, remettant la faute sur l’OFII, et nous disant qu’ils allaient contacter la préf’ de Marseille. Une réponse leur a été envoyée, les mettant face à leur responsabilité.

En parallèle, nous pensons à réaliser des référés-libertés pour chaque personne n’ayant pas pu librement choisir leurs domiciliations, afin de rajouter des dossiers au tribunal administratif et en espérant qu’au moins pour quelques individus, la situation s’améliorera.

La mairie

Le squat du Cesaï a été réquisitionné depuis quelques mois afin de loger une soixantaine de personne et de réalisé des activités libres et ouvertes à tou.te.s. Le lendemain de l’ouverture une plainte est déposée par la mairie, propriétaire des lieux, s’en suit une visite du commissaire fraîchement nommé à Gap et d’un huissier. Ils sont empêché de rentrer sur les lieux.

Après plusieurs mois sans visite de la part des institutions, le tribunal a autorisé les flics a faire usage de la force afin de permettre à l’huissier de venir réaliser un dossier pour la future expulsion. Ils ont choisi de passer le 26 mars.

De son coté, Roger Didier, le maire de Gap, fanfaronne dans le Daubé, et prépare médiatiquement l’expulsion qu’il souhaite le plus rapide possible. Ne comptant pas nous laisser faire nous sommes allé.e.s le voir lors du récent conseil municipal afin de lui faire la lecture (retour sur l’action). Un dossier est aussi en cours de composition afin de défendre le lieu lors du futur procès, tout témoignage pouvant montré l’utilité du lieu est la bienvenue, nous avons les documents disponible à la maison.

Nous sommes maintenant en attente d’une date de procès, que l’on cherchera bien évidement à ralentir.

Pendant ce temps, les fachos, ou autres blaireaux, s’amusent. Nous avons eu le droit à une visite un dimanche matin, de personne ayant arraché la banderole, saccagé tous les objets devant le lieux et cassé des vitres. Heureusement, ils n’ont pas pu rentrer et n’ont pas attaqué l’intérieur. Il paraîtrait que les flics les auraient arrêté mais nous n’avons aucune information la dessus et nous n’attendons rien de leur part.

 

Pour la suite

De notre coté, des réflexions sur les politiques de la ville sont en cours, les projets foireux du maire, et ses politiques répugnantes, mais malheureusement peine à avancer ces derniers temps.

Le constat commence à se faire partout en France, les contrôles de flic dans les gares se généralisent, et les personnes n’ayant pas les bons papiers ont de plus en plus de mal a se déplacé.

Concernant les billets de train, ils devraient être financé par la pref’ ou l’OFII, ce qui n’est bien évidement pas fait. Les voyages dans d’autres villes devenant de plus en plus régulier, les financements des associations ne deviennent plus suffisant.

N’hésitez pas à venir faire un tour au squat si une de ces problématiques vous intéresse, on a toujours besoin de monde pour tracter, coller des affiches ou plus

Concernant la partie centre social, elle tourne au ralenti en ce moment, n’hésitez pas à proposer des activités, projections, débats …

Désolé pour les copaines n’ayant pas participé à l’écriture du communiqué, il a été fait assez spontanément.

No border

No nation

Stop deportation

Le CESAÏ (centre social autogéré de l’Imprimerie) a ouvert ses portes le 19 octobre 2018. C’est un espaces de vie et d’habitations pour des personnes mises à la rue par L’État notamment les habitant(e)s expulsé(e)s de la maison Cézanne.

https://cesai.noblogs.org/

[CESAÏ] Action au conseil municipal de GAP

Ce vendredi 28 mars , un collectif d’habitants et de soutiens du centre social CESAÏ (Squat humanitaire et culturel installé rue de l’imprimerie) est intervenu lors du Conseil municipal de Gap.

Le CESAÏ est aussi un lieu d’échange culturel ouvert à tous et s’est très vite intégré dans le centre-ville. Mais le maire ne l’entend pas ainsi… C’est une « occupation sans droit ni titre » qui « ne donne pas le droit à la parole ». Peu importe, pour lui, la nature du projet.

 

Repris de https://alpternatives.org

 

Le CESAÏ (centre social autogéré de l’Imprimerie) a ouvert ses portes le 19 octobre 2018. C’est un espaces de vie et d’habitations pour des personnes mises à la rue par L’État notamment les habitant(e)s expulsé(e)s de la maison Cézanne.

https://cesai.noblogs.org/

Turin (Italie): bref retour sur la manif du 30 mars 2019

Repris de squat.net

Contre les frontières et les expulsions, pour la liberté de toutes les personnes inculpées, condamnées et enfermées suite aux opérations répressives de février en Italie, une manifestation a eu lieu à Turin le samedi 30 mars 2019. Depuis début février, des actions de solidarité ont eu lieu partout en Italie, et ailleurs. Plusieurs d’entre elles sont évoquées dans différents articles trouvables ici sur Squat!net. Voir aussi les sites Sans Attendre Demain et Attaque pour encore plus d’infos.

 

[MàJ du 12/03/2019] Brochure sur l’opération étincelle et Manifestation contre les frontièresle 30 Mars à Turin

COMME UNE ÉTINCELLE AU TRAVERS DE LA GORGE

Compil de textes traduits de l’italien sur les deux opérations répressives à Turin, Trento, Rovereto en début de l’année 2019.

L’ASILO NON SI TOCCA

opération “scintilla”

Jeudi 7 février 2019, l’Asilo occupato à Turin est expulsé après 24 ans d’occupation.
La police a fait son entrée en force dans le bâtiment, au moins 600 flics qui ont débarqué de tout le nord de l’Italie. Les compagnon.nes ne se sont pas laissé.es surprendre: ielles ont réussi à monter sur le toit et résister pendant 30 heures avant de descendre. Assez vite un rassemblement solidaire est apparu en se déplaçant dans les rues du quartier pour faire face aux charges, contrôles et arrestations. La situation s’est tendue dans la soirée quand une manif sauvage d’environ 300 personnes est partie de la Radio blackout pour se diriger vers l’Asilo : affrontements, lacrymos et barricades enflammées dans un quartier complètement
militarisé.

La police a débarqué non seulement pour expulser l’Asilo mais aussi pour arrêter 7 compagnon.nes dont une toujours en cavale. Toutes seraient accusées “d’association subversive” (article de loi 270 du code pénal italien) et d’attaques (incendiaires ou explosives) contre des entreprises et institutions qui collaborent avec la machine à expulser et qui s’occupent de la gestion des CPR (Centri di Permanenza per il Rimpatrio, l’équivalent des CRA, centres de rétention administrative). Dans l’histoire récente de la répression italienne, l’article 270 a été utilisé plusieurs fois et particulièrement contre des anarchistes.
Les juges accusent les compagnon.nes d’avoir constitué une association dédiée à des pratiques illégales et violentes dans le but de subvertir l’ordre démocratique.
Dans la plupart des situations passées, le parquet n’a pas réussi lors des procès à soutenir cette thèse. Mais la gravité des chefs d’inculpations permet d’allonger la prison préventive jusqu’à 2 ans.
De plus les compagnon.nes sont soumis.es au régime de “Haute surveillance”, réservé aux inculpations liées au terrorisme. Cela signifie concrètement qu’ielles ne peuvent pas rencontrer de détenus dits de droit commun, que leur courrier est censuré (toutes les lettres reçues ou envoyées sont ouvertes et lues par les matons) et que les parloirs sont fortement limités. Une forme lourde d’isolement.
La solidarité a été de suite très forte. Et ce n’est pas un hasard. Pendant de nombreuses années, l’Asilo a été un des lieux repère dans le conflit en ville et une base de passage pour beaucoup de compagnon.nes d’Europe et d’ailleurs. C’est de là que s’est organisée la lutte contre les expulsions locatives, dans les quartiers de Barriera et Aurora, qui a fait trembler beaucoup de proprios. C’est de là aussi qu’on partait pour aller devant le CPR et soutenir les révoltes des détenu.es de différentes façons. L’Asilo était un lieu ressource pour celleux qui, dans ces quartiers, essayent de résister aux transformations du tissu urbain; toujours ces mêmes processus qui favorisent une petite partie de la population au détriment des autres.
C’est pour cela que le samedi 9 février 2019, nous étions plus d’un millier à manifester et à s’affronter pendant des heures contre la police, dans les rues d’un Turin complètement militarisé: militants-es, squatteurs-es, personnes rencontré-és dans la lutte contre les
expulsions locatives et les CPR, habitant-es du quartier qui voient leur possibilité de survie chaque jour plus réduite face à la gentrification. Une manifestation enragée. Et elle n’aurait pas pu être autrement. Entre vitres et voitures brisées, institutions communales détruites, autobus assaillis et affrontements directs contre la police, il y avait toute une partie de cette ville qui ne baisse pas la tête, qui n’en peut plus de la maire et du climat politique nationale.
Le bilan est d’une dizaine de flics blessés et de 11 compagnon.nes arrété.es vers la fin de la manif.
Le lendemain, 10 février 2019, le cortège annuel contre la commémoration fasciste de “le foibe”, dans le quartier des Vallette, se finit devant la prison pour un parloir sauvage chaleureux. Dans le bâtiment pénitencier un hangar qui sert d’atelier prend feu. Aucun
blessé et beaucoup de dégats!

Ce n’est que le début.
Face à une telle attaque, on ne s’est pas laissé-e surprendre. La suite reste à construire…

 

Cliquer sur l’image pour télécharger la brochure

 

Version cahier ici Comme.une.etincelle_v1_Booklet

 

ET AUSSI

Manifestation internationale contre les frontières le 30 Mars à Turin :

plus d’infos sur https://www.autistici.org/macerie/

et en français sur https://www.passamontagna.info/

 

 

BLOQUONS LA VILLE!
“Ils font la guerre aux pauvres et ils appellent ça requalification. Résistons contre les proprios de la ville!”
Gouvernements et proprios essayent de nous étouffer avec une normalité faite de guerres, militarisation des villes, conditions d’exploitation de plus en plus dures, traque aux immigrés et haine entre les pauvres.
Ils veulent se débarrasser de celleux qui cherchent à lutter contre la dégradation des conditions de vie et qui tentent de subvertir cet
ordre social. C’est le cas des 13 compagnon.ne.s arrêté.e.s en février dernier.

Continuons à resister et à lutter!

GIADA, SILVIA, ANTONIO, LORENZO,
NICCO, BEPPE, POZA, STECCO, NICO,
AGNESE,SASHA, RUPERT, GIULIO.

LIBERTE POUR TOUS ET TOUTES!

 

SAMEDI 16 MARS à 15H, CORTEGE A TRENTO

Moins d’une semaine après l’opération répressive «scintilla» qui a causé l’expulsion de l’Asile à Turin et l’arrestation de 6 compagnon.ne.s inculpé.e.s d’association subversive, en Trentino démarre l’opération «Renata». Il s’agit d’un énorme dispositif policier entrainant l’arrestation de 7 compagnon.ne.s pour terrorisme et la perquisition de 50 lieux (lieux de vie, espaces de luttes,
salle de boxe populaire).
Ils veulent nous étouffer avec une normalité faite de guerres, de militarisation et de haine entre pauvres. Ils voudraient mettre hors jeux les luttes, la solidarité et l’action directe. Afin qu’il ne reste que le silence et les applaudissements.
Participons à la manifestation de Trento! Affichons notre solidarité!
Pour s’organiser avec des départs collectifs depuis Turin écrire à: breccia@autistici.log

SAMEDI 23 MARS 15H A FLORENCE

Rassemblement en solidarité avec tous et toutes les prisonnier.e.s anarchistes! Sans trêve pour l’anarchie!
Au mois de mars il y aura le rendu du procès contre nos compagnon.ne.s inculpé.e.s dans l’ enquête «operazione panico»* .
Desertons le tribunal!
* Operazione panico: Le 31 Décembre 2016, un engin explosif placé devant la librairie (proche de CasaPound) “Il Bargello” explose dans les mains d’un artificier particulièrement stupide qui tente maladroitement de déminer l’engin sur place, il perdra un œil et une main. La librairie “Il Bargello” et CasaPound Italia se sont portés parties civiles en plus de l’artificier-flic.
Trois personnes accusées de «tentative de meurtre», «d’association de malfaiteur» pour deux d’entre eux, ainsi que de «transport et fabrication d’engin explosif» se retrouvent incarcérées. Paska, Ghespe, et Giova sont depuis incarcérés dans les geôles italiennes. Ndt. Pour plus d’infos sur l’opération Panico: https://nantes.indymedia.org/articles/42084

Lettre de prisonniers de l’ « opération étincelle », en Italie : Le plus beau des cadeaux

Lettre collective de personnes arrêtées le 7 février dernier lors de l’expulsion de l’Asilo Occupato à Turin, mais par rapport à une enquête sur 21 attaques, dans toute l’Italie entre 2015 et 2018 contre des entreprises qui collaborent à la machine à expulser, de la construction à la gestion des CIE/CPR (centres de rétention).

 

Le plus beau des cadeaux

C’est arrivé souvent au fil des années que nous nous soyons laissés aller à la fantaisie, en essayant d’imaginer comment et quand aurait lieu l’expulsion de l’Asilo. Combien de flics envahiraient le quartier, combien de temps tiendraient les barricades, à quel point résisteront ceux qui seront montés sur le toit, si cela coïnciderait avec une opération répressive et quelle serait la réponse à l’extérieur.

Aujourd’hui, deux semaines après, beaucoup de réponses ont été données. Mais on n’arrive toujours pas à se faire une raison.

Peut-être parce qu’ils nous ont traînés les uns après les autres d’abord à l’isolement aux Vallette (prison de Turin), puis à la section spéciale de la prison de Ferrara. Frappés d’une enquête qui nous décrit comme étant une secte interne et cachée au plus large milieu de compagnons qui s’est organisé à l’Asilo pendant des années.

Une ordonnance dégueulasse qui a permis de sélectionner et de déformer des bouts de nos conversations intimes, politiques et amicales dans le but de soutenir leur thèse inquisitoire. Une reconstruction qui, en aucun cas, ne peut saisir la variété des tensions, idées et élans rebelles qui se sont déchaînés, à partir de ce lieu, vers le monde extérieur.

Peut-être aussi, parce que nous n’avons pas vu les blindés et les CRS fermer pendant plus d’une semaine des morceaux entiers du quartier et refoulé quiconque n’y habite pas ou ne peut pas le prouver, dans le but d’isoler complètement le désormais ex-foyer des subversifs. Peut-être parce que nous n’avons pas entendu de jour comme de nuit les ouvriers rendre la structure inaccessible, mais surtout inutilisable.

Ou peut-être parce qu’au fond ça ne nous intéresse pas. Ces derniers jours, passés ici en taule, ne se sont pas écoulées dans la nostalgie de tous les souvenirs et moments passés à l’intérieur, de ce que cela pouvait signifier pour chacun de nous, des luttes qui y sont apparues et qui l’ont traversé au fil des années. Ils se sont écoulés plutôt avec le regret de ne pas avoir été avec vous durant ces journées, là dehors, le long de la rue qui va du centre jusqu’au quartier d’Aurora (nom du quartier de l’Asilo), aux assemblées publiques ou au bar à cuver les lacrymos.

Parce que si avec cette expulsion, certains ont perdu leur logement, un endroit où s’organiser et se confronter, beaucoup se sont sentis privés d’un bout de liberté, arraché par la force et par une modalité marquant un point de non-retour. Une « étincelle ». Une déclaration de guerre à laquelle tout le monde s’est senti de réagir et dont les échos sont arrivés au-delà des kilomètres, des murs et des barreaux qui nous séparent.

Et cela, c’était le plus beau des cadeaux que vous pouviez nous faire : savoir que l’expulsion de l’Asilo et la réponse à cette enquête ont été l’occasion pour chacun d’exprimer son malaise, sa propre rage et rébellion bien au-delà des luttes et initiatives singulières de ceux qui s’organisaient avec constance là-dedans.

Et qu’importe si après, quand nous sortirons nous ne reconnaîtrons pas l’Asilo pour ce qu’il a été, si dans les yeux de ceux qui seront là nous retrouvons le même amour et la même rage qui se respire aujourd’hui à Turin.

Il y a une espérance. Mais cette espérance n’est pas dans un asilo occupato mais dans le cœur, l’esprit et les bras de ceux qui ont décidé.

« les prisonniers »

Antonio, Beppe, Lorenzo et Niccolo’

18 février 2019

28 février

https://www.autistici.org/macerie/?p=33434

 

Mise-à-jour de la situation des détenu-e-s :

Suite à leur incarcération les six compagnons de l’opération « étincelle » (https://paris-luttes.info/turin-expulsion-de-l-asilo-11678 ) avaient fait appel. Le 1er mars, le tribunal a rendu sa décision : l’ « association subversive » (art ; 270) est tombée, deux personnes ont été libérées. Cependant trois autres restent incarcérées pour des délits spécifiques tandis qu’une quatrième subit une seconde procédure d’incarcération en rapport avec la perquisition menée le jour de leur arrestation.

 

Pour écrire aux compagnon-ne-s :

Antonio Rizzo, Via Arginone, 327 – 44122 Ferrara, Italie

Silvia Ruggieri, Via Bartolo Longo, 72 – 00156 Roma, Italie

Niccolò Blasi, Via Arginone, 327 – 44122 Ferrara, Italie

Giuseppe De Salvatore, Via Arginone, 327 – 44122 Ferrara, Italie

Pour envoyer une aide financière pour aider à soutenir la détention des compagnon-ne-s :

IBAN: IT61Y0347501605CC0011856712

ABI: 03475  CAB: 01605   BIC: INGBITD1

Giulia Merlini et Marco Pisano

Istituto Centrale Banche Popolari Italiane, c.so Europa 18 Milano – 20122

 

Repris de nantes.indymedia.org

Face aux politiques migratoires, squatter est une nécessité

L’article du 21 janvier 2019 du Daubé présentait les projets du maire par ordre d’importance concernant la ville de Gap. Quelle surprise de voir l’expulsion des « squatteurs » du carré de l’imprimerie figurer en deuxième position.

Cependant selon l’entourage du CESAI ce projet, qui va coûter une fortune à la ville, n’est pas envisagé avant trois ou quatre ans. Suite à cet article, nous avons décidé la rédaction d’une lettre ouverte dirigée aux habitants de Gap et au maire lui-même.

L’objectif de cette lettre étant d’expliquer ce qui se passe au CESAI, notamment l’accueil, la gestion administrative, le soutien aux exilé.e.s et sans-abris que l’état devrait prendre en charge.

À bientôt, Le CESAI

Turin : arrestations et expulsions de l’Asilo et de Corso Giulio

L’Asilo est occupé depuis 1995, c’est un lieu d’habitation mais surtout un lieu central d’organisation pour les luttes qui agitent le quartier et même un peu plus loin : contre les expulsions de logement, contre les centres de rétention et pour la liberté de circulation, contre la taule, la construction de la TAV…

L’occupation de Corso Giulio est surtout habitative avec un espace collectif. Cette occupation est née de l’assemblée de quartier contre les expulsions de logement. Ce sont principalement des familles qui y vivent et ce matin les flics ont de nouveau fracassé les portes pour perquisitionner et emmener des compagnons.

Tandis qu’à l’Asilo, dont là aussi les portes ont été maintes fois défoncées par les flics, les occupants sont depuis très tôt ce matin sur le toit et résistent à l’expulsion. Le quartier est complètement militarisé et les flics donnent la chasse à quiconque se rassemble pour exprimer sa solidarité. Malgré cela plusieurs rassemblements et manifs sauvages ont eu lieu toute la journée dans la ville en jouant au chat et à la souris avec les flics

La police recherche 8 personnes à Turin et Bologne, pour le moment 5 ont été arrêtées et placées en détention provisoire. Elles sont mises en accusation par l’article 270bis « association subversive » pour des faits de sabotages et d’engins incendiaires, dans plusieurs villes d’Italie, contre des entreprises qui participent à la machine à expulser : construction et gestion des CIE/CPR (centres de rétention), déportations etc…

Sur leur compte twitter, la maire de Turin C. Appendino (mouvement 5 étoiles) et le premier ministre M. Salvini (lega nord) se félicitaient déjà très tôt ce matin de l’intervention des flics, on vous épargne les traducs de leurs conneries.

Force et détermination aux personnes arrêtées et aux résistants du toit !

Liberté pour tou-t-e-s !!!

pour rester informé :

https://www.autistici.org/macerie/

https://radioblackout.org/2019/02/sgomberi-e-arresti-a-torino-aggiornamenti-7-febbraio/

 

repris de nantes.indymedia.org

Squat du chateau Laric à Chabestan : invitation à habiter et à défendre le lieu

Voilà maintenant une quinzaine de jours que le château Laric de Chabestan (région de Gap) est réouvert. Ce bâtiment à l’abandon depuis 10 ans était une colonie de vacances du CIE des dockers de Marseille, qui a fermé ses portes à cause de normes trop conséquentes.

Nous occupons ce bâtiment pour le mettre à la disposition de toustes. Nous ne considérons pas que le fait d’avoir ouvert nous rende plus légitimes que d’autres à prendre des décisions sur cet endroit que nous voulons ouvert et collectif. Lors d’une journée pizza samedi dernier, voisinage et ami-e-s étaient invité-e-s à proposer leurs envies pour le lieu. Des idées sont sorties et prennent vie, tel que : une cantine, de l’échange de savoirs notamment à travers divers ateliers (bois, métal, vélo, dessin…), des concerts, du théâtre, une boulangerie (four à bois), des espaces d’accueil, espace MTPGQI*… Nos désirs et nos expériences passées nous incitent à fonctionner de manière horizontale, cherchant toujours à débusquer et à combattre la reproduction de schémas oppressifs et dominants tels que le capitalisme, le patriarcat, le racisme, le validisme et autres merdes.

Hier, le 23/01, un avis de mise en péril a été collé sur le portail. Il permet une “évacuation d’urgence” (= une expulsion). Ceci est une invitation à toustes à venir occuper les lieux, y faire des propositions, y trainer, le défendre et l’habiter.

Contact : chateaularic at riseup.net

Nouveau sweat « sérigraphié maison » en soutien aux squats d’exilés, aux maraudes et à la lutte contre les frontières

De nouveaux sweats ont été sérigraphiés en soutien aux éxilés, au maraudes des lieux d’acceuil et à la lutte contre les frontières !

une série rouge et une série jaune
Ils sont vendus 25 balles pour soutenir les maraudes/squats.

Derrière

devant

Le prochain logo qu’on va imprimer sur sweats ou teeshirts ou papier
ça va ressembler à peu près à ça:

On cherche aussi pas mal de:
-fringues (teeshirts, sweats,…) issues de friperies, de couleur unies sans motifs imprimés,
-papiers grands formats mini A3, tous grammages,
-papiers autocollant,
-un stock de gilets jaunes…
Bref tous les supports imprimables.

Et pour cette nouvelle année qui commence, à ta santé et aux beaumettes!

Le CESAÏ ouvre son blog !

Le CESAÏ (CEntre Social Autogéré de l’Imprimerie, à Gap), qui a fait naître des espaces de vie et d’habitations pour des personnes mises à la rue par l’État — notamment les habitant(e)s expulsé(e)s de la maison Cézanne, et qui est aussi un lieu d’activités en tous genres, dispose maintenant d’un blog où on peut suivre le programme d’activités, les besoins pratiques, l’actualité du lieu… C’est sur https://cesai.noblogs.org

Assemblée de l’espace social et d’activités du Césaï

Prochaine assemblée de l’espace social d’activités : vendredi 16 novembre de 14h à 15h30 et Jeudi 22 novembre de 18h à 19h30.

Tout ça au premier étage du Cesaï, rue de l’imprimerie, Gap.

 

Le CESAÏ (Centre Social Autogéré de l’Imprimerie) a ouvert ses portes il y a maintenant un mois. Après quatre semaines de travaux d’aménagement et de réhabilitation, qui ont fait naître des espaces de vie et d’habitations pour des personnes mises à la rue par L’État notamment les habitant(e)s expulsé(e)s de la maison Cézanne, vient le moment tant attendu de faire vivre l’espace d’activités, l’espace social au premier étage.

Nous vous invitons à proposer des activités en tout genre, à participer aux activités et à l’aménagement de l’espace. Ces activités se veulent gratuites où à prix libre et l’argent collecté servira à faire vivre le Césaï.

Venez y mettre votre grain de sel, votre énergie débordante, votre créativité à toutes épreuves. De petites bricoles ou de grandes ambitions, l’envie est forte de créer du lien social, du partage, de la solidarité, de l’échange, des sourires…

Alors poussons les portes, que le Césaï s’ouvre et perdure.

 

Programme et actu : http://cesai.noblogs.org

Pour recevoir le programme de Césaï, envoyer un mail à
cesai-activites@riseup.net

Insalubrité, gentrification : même combat!

De Noailles à la Plaine, en passant par la Belle-de-Mai et Belsunce, c’est toujours le même plan que la mairie de Marseille et la Soléam imposent : laisser pourrir les quartiers des pauvres pour pouvoir, ensuite, mieux les « valoriser », les « rentabiliser », les gentrifier…

Depuis deux jours, l’effondrement des immeubles de la rue d’Aubagne a suscité nombre de réactions. Au deuil et à l’attente de l’avancée des recherches des personnes disparues sous les décombres, s’est ajoutée, chez beaucoup d’habitant.e.s de Noailles, et du centre-ville, la colère. Si Gaudin et les responsables tiennent la pluie pour responsable de l’écroulement, beaucoup font le lien entre le drame de Noailles et la politique de la ville, menée par la Soléam, qui consiste à injecter des dizaines de millions d’euros dans des projets tape-à-l’oeil – la nouvelle tour « la Marseillaise », le centre commercial et la rénovation du Vélodrome, le projet de « montée en gamme » de la Plaine etc.

Pourrissement puis « valorisation » : le jeu de la mairie pour que les riches s’en mettent plein les poches

Revenons sur ce lien entre le fait de jouer le pourrissement des quartiers populaires et le phénomène de gentrification – de « valorisation » comme ils disent – qui s’en suit. Ceci n’est pas propre à Marseille. On le retrouve dans toutes les villes du monde. Mais, le fait est qu’à Marseille, cela se fait depuis des dizaines d’années de manière crue et brutale : on se rappelle évidemment du Panier il y a une bonne quinzaine d’années maintenant, de la rue de la République vendue au fond de pension américain Lehman Brothers, de la Joliette, etc.

Depuis 20 ans, le grand projet de la mairie de Marseille et de Gaudin est, comme chacun.e sait, de « reconquérir » le centre-ville, d’en faire un centre-ville propre et riche qui pourrait faire rentrer la ville dans la longue liste des « métropoles européennes qui comptent ». En bref, de virer les pauvres du centre.
Pour se faire, les édiles se sont dotés de plusieurs outils : les officines d’aménagement urbain Euromed (pour la zone Arenc – La Joliette – Belle-de-Mai) et Soléam (pour le centre-ville notamment), les opérations comme « Marseille capitale européenne de la culture » (en 2013) ou « Ambition centre-ville ». On retrouve évidemment bon nombre d’élus et d’adjoints à la mairie dans les organigrammes de ces structures. Et tous les moyens sont bons pour parvenir à l’objectif visé : demander de l’argent à l’Etat, à la région, à la métropole, voire même vendre des quartiers entier à des entreprises (Lehman Brothers par exemple) ; booster l’industrie culturelle pour ramener hipsters et touristes ; élaborer un plan de « préemption renforcée » ultra agressif (nous y reviendrons plus loin)…

Et en attendant, il s’agit de laisser pourrir les immeubles et les infrastructures collectives (les écoles par exemple) et, de fait, les laisser se « dévaloriser » tout en préparant la « revalorisation » à venir. Il s’agira aussi de se poser en « grands sauveurs du quartier abandonné » quand les élus commenceront leur plan de com sur le projet qu’ils auront concocté.

…En lire plus sur mars-infos.org

Reportage audio sur le Cesaï

Voici un reportage sur le centre social autogéré CESAÏ qui vient d’ouvrir ses portes à Gap.
Après l’expulsion de la Maison CÉzanne, 17 demandeurs et demandeuses d’asiles se retrouvent à la rue. Après 48h d’occupation de la préfecture, la seule réponse des institutions est la force : plus de 40 gardes mobiles viennent déloger les 40 occupant.e.s.

A l’orée de l’hiver, la réponse de l’état est clair : le silence et la force.

Le centre ville de Gap est pourtant doté d’un beau parc immobilier … vide. Le maire, Roger Didier, présent et vaillant lors de l’expulsion de Cézanne, n’a pas daigné montrer son nez.

C’est avec bonne humeur et détermination que les demandeurs.euses d’asile soutenu.e.s par des collectifs et individu.e.s, décident de ne pas se laisser faire.

Le Centre social autogéré CÉSAÏ répond à l’état : « Réapproprions nous nos vi(ll)es »
Face à la situation des exilé.e.s et laissés pour compte, à la misère sociale et au vide culturel de la ville de Gap, le CÉSAÏ ouvre donc ses portes rue de l’imprimerie.
Son but : proposer un hébergement, un lieu de solidarité, d’organisation et des activités libres et gratuites.

Que fleurissent les lieux de luttes !

https://audioblog.arteradio.com/blog/126190/podcast/126191

Ouverture du CENTRE SOCIAL AUTOGERE à Gap, Rue de l’Imprimerie

Ouverture du
CENTRE SOCIAL AUTOGERE
à Gap, Rue de l’Imprimerie

* Reportage audio sur le Cesaï *

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N’attendons plus rien de la part de l’État et des institutions qui de toutes façons ne jouent pas leur rôle et ne respectent pas leurs propres lois.

Face à la situation des exilés et laissés-pour-compte, à la misère social et au vide culturel de la ville de Gap, le CESAÏ (centre social autogéré) ouvre ses portes rue de l’Imprimerie. Son but est de proposer un hébergement, un lieu de solidarité, d’organisation et des activités libres et gratuites.

Réapproprions-nous nos vi(ll)es.

A toutes les copines et copains ayant besoin de changer d’air vous êtes les
bienvenues, ici nous avons besoin de vous.


On a besoin de matériel (liste non exhaustive):
* Matériel de nétoyage : balais, seaux,
serpillière pelle, aspirateur…
* Matelas, couvertures, draps, rallonge,
multiprise, rideaux, meubles en tout
genres, chauffage…
* Outillage>>> de plomberie(plombier),
d’électricité, clous, vis, bois, étais, colle,
peinture, extincteurs, électroportatifs…
* Matos cuisine>>> trépieds, gamelles,
casseroles, verres, ustensiles.
* Et votre bonne humeur ainsi que votre énergie débordante !

Contact : cesai at riseup.net

 

Sur l’expulsion de Chez Jésus

Ils ont expulsé Chez Jésus. 14 camionettes, plusieurs voitures de police et carabinieri, l’éternel troupeau bien fourni de digossini tout fiers. Ils sont arrivés à 7h40 le mercredi matin. Ils ont defoncé la porte avec un bélier et un marteau, et ils sont entrés.
Le prêtre qui nous a denoncés, Don Angelo Bettoni, ne s’est pas montré. Le maire si, en revanche. Continue reading

Loi Elan : criminalisation des squats

Quelques éléments pour mieux comprendre pourquoi les discussions en cours sur la loi Elan concernent de près les squatteuses et les squatteurs.

Le projet de loi sur l’évolution du logement, de l’aménagement et du numérique, dite « Loi Elan », est en discussion au Sénat ce mois de juillet. Ce savoureux texte contient de nombreuses évolutions contre lesquelles il serait utile et nécessaire de se mobiliser[1]. Parmi elles, un élément passé inaperçu devrait faire bondir tous les squatteurs et squatteuses.

La Fondation Abbé Pierre a mené l’enquête et rédigé en juin 2018 une note instructive qui retrace la galerie des horreurs des différentes tentatives de criminaliser le squat ces dernières années (à retrouver en intégralité à la fin de cet article). Extrait de l’introduction :

Les récents débats parlementaires, dans le cadre du projet de loi ELAN, autour de onze amendements proposés par divers députés, visant à modifier la législation relative à l’occupation sans titre de la propriété d’autrui, témoignent d’une volonté de mettre à mal des avancées obtenues en matière de lutte contre le mal-logement.
Ces amendements […] qui s’inscrivent dans la lignée de plusieurs propositions de loi sur le même sujet, proposent, entre autre, d’élargir la notion de violation de domicile, déjà lourdement sanctionnée, pour aller vers une pénalisation de l’occupation de la propriété immobilière d’autrui. Alors qu’un arsenal juridique complet est déjà à disposition des propriétaires souhaitant récupérer la jouissance de leur bien, certains députés n’hésitent pas à instrumentaliser des faits divers marginaux pour proposer des textes qui contreviendraient dangereusement aux droits et libertés constitutionnellement garantis.

Regardons maintenant de plus près, dans le texte actuellement débattu au Sénat, l’amendement n°567 dit « amendement Daubresse » – du nom de ce charmant député qui mène depuis plusieurs années une guerre personnelle contre les squats. Il propose de remplacer en toute discrétion dans un article du code pénal et dans un autre de la loi DALO le mot « domicile » par « local d’habitation »[2].

Un changement anodin ? Certainement pas ! Un ami féru de droit nous aide à y voir plus clair. Un « domicile » est une notion juridique relativement précise. Il s’agit soit d’une résidence, qu’elle soit principale ou occasionnelle, soit de locaux d’entreprise s’ils sont encore occupés, même ponctuellement[3]. En revanche, un « local », cela décrit à peu près tout et n’importe quoi, et même un lieu non couvert comme un terrain.

Grâce à ce subtil tour de passe-passe linguistico-juridique, squatter une friche ou un bâtiment laissé vacant depuis des années à des fins de spéculation immobilière pourrait être sanctionné pénalement de la même manière que s’introduire dans l’appartement d’un.e de vos potes : un an d’emprisonnement, et 15 000 euros d’amende.

Alors à vos pieds de biche !

Le Comité de soutien à toutes les portes ouvertes

note_sur_les_squats-fap_11_juin_2018

Notes

[1] La Fondation Abbé Pierre juge le projet de loi ELAN inquiétant.
[2] Notes sur l’amendement Daubresse.
[3] Et oui, contrairement à ce que l’on pense souvent, la violation de domicile concerne aussi les locaux d’entreprise encore en activité. Pour ne donner qu’un exemple médiatique, 9 militant.es de Greenpeace avaient ainsi été mis.es en examen pour violation de domicile après avoir pénétré au sein d’une centrale nucléaire… Cf. l’article Nucléaire: merci.

[Publié le 11 juillet 2018 sur Paris-Luttes.]

Non à l’expulsion du squat la Maison Cézanne à GAP – Jeudi 9 Août 10h30

Tract Non à l’expulsion de la Maison Cézanne GAP – 9 Août 10h30

GAP (Hautes Alpes) :
Le squat d’accueil pour les personnes sans papiers exilées,
Maison Cézanne, en DANGER
9 Août 2018 Délibéré au tribunal de Gap
Dernière tentative de demande de délai avant expulsion

Après plus de 2 ans d’existence, la maison Cézanne ouverte en 2016 par le collectif « Un Toit un Droit » est officiellement expulsable depuis le 23 juillet 2018. Une dernière tentative légale de demande de délai supplémentaire a été déposée pour éviter à 20 personnes de se retrouver à la rue.

Ces personnes devraient, selon le droit français, être accueillies soit par le 115 pour les personnes en procédure Dublin ; soit en CADA (centre d’accueil de demandeur-ses d’asile) pour les personnes en procédure normale. Dans les faits, aucune structure institutionnelle n’a répondu à leur demande d’hébergement. Des attestations ont été fournies par le 115 de Gap, à chaque habitant de la maison Cézanne, pour leur signifier leur incapacité à proposer une solution d’hébergement.

Ce squat a accueilli des centaines de personnes pendant des durées allant de quelques jours à plusieurs mois, des familles, des femmes seules avec ou sans enfant, des hommes et mineurs.

Aujourd’hui, 20 personnes habitent la maison, et quelques familles logées par les institutions viennent y cuisiner. Ces familles sont prises en charge dans des hôtels miteux sans accès à des cuisines.

Or à Gap, il existe de nombreux logements vides, appartenant entre autre à la commune, ce qui démontre bien que le problème n’est pas d’ordre logistique, mais qu’il relève d’une absence de volonté politique d’accueillir dignement ces personnes.

 

NOUS APPELONS À UN GRAND RASSEMBLEMENT
LE JEUDI 9 AOÛT SUR LE PARVIS DU TRIBUNAL DE GAP À 10H30