13 Février : Procès des deux maraudeuse.eur.s

Mise à jour 13 février : le « verdict » en correctionnelle à Gap reconnu coupables les deux prévenu.e.s (appréhendées lors de maraudes) des deux chefs d’inculpation (outrage à agent et refus de signalétique) et les a condamné.e.s chacun.e à 600 € d’amende avec sursis total, et solidairement à 150€ de dommages et intérêts en faveur de chacun des cinq militaires constitués partie civile, à l’exclusion de leurs frais de justice. L’interjection en appel n’est pas encore décidée.


 

Le jeudi 13 février prochain, deux maraudeuse.eur.s passent en procès au tribunal de Gap pour « outrage sur agents » et « refus de signalétique» suite à une maraude effectuée le 26 novembre dernier.

Ce procès s’inscrit pleinement dans le contexte de répression qui existe aujourd’hui aux frontières et partout ailleurs, sur les personnes en soutien mais aussi et surtout sur les migrant.e.s.

Effectivement, les intimidations et la répression qu’exerce l’État sur les personnes solidaires à travers des contrôles ciblés, des amendes, du harcèlement policier, des procès,etc., ne sont qu’une petite partie de l’arsenal de répression mis en place par les autorités dans le cadre des politiques anti-migratoires.

Les contrôles au faciès, les tabassages et vols de la part des flics, le parcours du combattant en préfecture, la non prise en charge des mineurs dans certaines villes, l’enfermement en CRA (Centre de Rétention Administratif) dans des conditions atroces, les expulsions réalisées « parce que ton pays n’est pas considéré comme suffisamment dangereux » ou alors juste que la France s’en fout.

Tout ceci est le quotidien que peuvent vivre les gens arrivant ici sans les bons papiers.

Ces répressions orchestrées par l’État et mises en place par le duo Police-Justice semblent viser toutes les personnes et organisations considérées comme indésirables, toutes les formes de solidarités n’étant pas au profit de leur nation, toutes les formes d’actions ne s’inscrivant pas dans leur patriotisme.

Face à ces politiques mortifères, continuons à nous organiser !

Rendez-vous Jeudi 13 février dès 8h30 devant le tribunal de GAP.

N’hésitez pas à faire passer l’info

Feu aux frontières

Tract pour diffusion

Actions le 23 et 24 Janvier

 65% CONTRE LA RÉFORME DES RETRAITES,

65% DANS LA RUE !!!

Deux journées d’actions pour continuer à mettre la pression.

  RDV

Jeudi 23  -18h devant la préfècture pour les flambeaux de la colère

Vendredi 24  -15h devant la prefecture

                         -18h à l’impro pour un concert de soutient aux grévistes

 

3 jours pour amplifier la mobilisation

L’intersyndical 05 appelle au nécessaire élargissement de la mobilisation et de la grève ainsi qu’a une participation massive à toutes les actions et initiatives organisées les 9, 10 et 11 janvier 2020

Jeudi 9 janvier :

  • Casse croûte dès 12h00 à la préfecture, puis manif à 14h00

Vendredi 10 janvier :

  • Rendez-vous à 11h30 à la préf, suivi d’une action

Samedi 11 janvier :

  • RDV à 13h00 à l’hôpital de Gap

  • 14H00 à la préfecture puis manif (suivi d’un concert plus film)

TOUTES ET TOUS DANS L’ACTION,

POUR UNE RETRAITE JUSTE ET SOLIDAIRE,

NOUS GAGNERONS !

LES CHAUFFEURS PARLENT ET RESALP SE TAIT…

La compagnie francaise Resalp gère plusieurs lignes de bus, dont l’une fait la liaison entre l’Italie et la France. Chaque jour, la ligne Oulx-Briancon permet aux passagers qui ne peuvent pas passer la frontière « légalement » de faire un bout de chemin.

Ainsi, ils descendent à Clavière, à quelques mètres de la PAF (police aux frontières) avant de rejoindre la France par les montagnes. C’est là que commence la chasse à l’homme, jours et nuits les flics traquent celleux qui n’ont pas les bons papiers.

Au poste de frontière, certains chauffeurs rapportent aux flics de la PAF le nombre de personnes descendues à Clavière, les informant par là meme du nombre de personnes à pourchasser. Cette conversation qui peut sembler anodine est en fait une quasi assurance de leur arrestation quelques heures plus tard dans la montagne.
Comment appeler ca autrement que de la délation ?

Tout ca sans parler des comportements humiliants et discriminatoires de quelques chauffeurs qui interdisent meme parfois aux personnes noires de monter dans le bus. Ces pratiques sont racistes, et pour ce que ca vaut, illégales.

La ligne Oulx-Briancon étant un passage obligé pour le franchissement de cette frontière, les chauffeurs qui y travaillent deviennent alors des indics parfaits pour la police. Se mélangent la responsabilité individuelle du chauffeur et celle de l’entreprise: les chauffeurs ne sont pas tenus de livrer des informations sur les passagers à la police, et l’entreprise doit garantir que ce passage d’infos n’aie pas lieu.

Tant que Resalp ne délivrera aucun message clair a ses salariées sur la position à adopter, la compagnie continuera de fait à collaborer et restera une extension du controle policier.

Passager/ère: ouvre l’oeil et ne sois pas complice !
Chauffeur/euse: ne parle pas à la police!

STOP A LA DELATION ET A LA COLLABORATION !

 

GLI AUTISTI PARLANO… E RESALP TACE. Su come gli autobus diventano strumenti repressivi

À la frontière comme ailleurs, luttons contre les politiques migratoires

Appel à manifester le samedi 20 avril à 11h au Col de Montgenèvre et dans toutes les villes!

(italiano english down)

Les frontières n’assurent pas la sécurité des territoires, mais celle des puissances financières qui possèdent la quasi-totalité des richesses du monde. Ce mécanisme d’identification, de tri et d’exclusion, au service des intérêts économiques des Etats et de l’industrie de la sécurité, définit toute une population de personnes sans droits, invisibilisées, et exploitables.

La frontière est partout y compris dans les espaces du quotidien. Elle ne se résume pas seulement à une chaîne de montagne qui sépare deux espaces ni à une clôture de barbelée.
La frontière est dans les administrations qui délivrent des titres de séjour ou des obligations de quitter le territoire. Elle dépend du statut social : les riches peuvent s’expatrier, les pauvres n’ont d’autre choix que de « migrer ». Elle dépend de la couleur de peau car si tu n’es pas blanc, les contrôles sont systématiques.
Un avion, un quai de gare, un aéroport, un trajet en bus sont pour certains synonyme de voyage. Pour d’autres ils signifient rafle, déportation, camp de concentration. Un hôtel Ibis, une station de ski, des lieux de vacances pour certains, d’emprisonnement ou de chasses à l’homme pour d’autres.

Lutter contre les politiques migratoires revient à dénoncer la stratégie impérialiste des Etats occidentaux qui maintiennent des systèmes corrompus, alimentent des guerres, soutiennent des dictateurs et poussent ainsi des milliers de personnes à l’exil. Ces mêmes Etats stigmatisent et criminalisent ensuite les personnes qui entrent sur leur territoire, cherchant à les réduire à de la main d’oeuvre bon marché et corvéable à merci.

La frontière est partout, dans les gares, sur les chemins, dans les trains, les centres de rétention, au sein des institutions… alors organise ta manif dans ta ville ou rejoins-nous sur le col de Montgenèvre le 20 avril à 11h.

Locandina 1204 fra

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[CESAÏ] Action au conseil municipal de GAP

Ce vendredi 28 mars , un collectif d’habitants et de soutiens du centre social CESAÏ (Squat humanitaire et culturel installé rue de l’imprimerie) est intervenu lors du Conseil municipal de Gap.

Le CESAÏ est aussi un lieu d’échange culturel ouvert à tous et s’est très vite intégré dans le centre-ville. Mais le maire ne l’entend pas ainsi… C’est une « occupation sans droit ni titre » qui « ne donne pas le droit à la parole ». Peu importe, pour lui, la nature du projet.

 

Repris de https://alpternatives.org

 

Le CESAÏ (centre social autogéré de l’Imprimerie) a ouvert ses portes le 19 octobre 2018. C’est un espaces de vie et d’habitations pour des personnes mises à la rue par L’État notamment les habitant(e)s expulsé(e)s de la maison Cézanne.

https://cesai.noblogs.org/

Grand enfumage national : le tyran Macron annoncé jeudi 24 janvier dans la Drôme à Valence pour un repas entre notables à la préfecture !

Destiné aux alliés du Pouvoir, aux naïfs et aux larbins de tout poil, le grand enfumage consultatif continue.

Le tyran en chef devrait venir souiller la Drôme par ses blablas en enfumages jeudi 24 janvier, pour un déjeuner entre notables.

Hélas, il y a aura toujours des gogos, des larbins LREM et divers élus qui seront là ravis de se faire servir la soupe à grosses louchers.
Ils préparent déjà leur gamelle, toujours prêts à montrer leur allégeance au régime.

- Sur fRance Bleu :

Il prévoit un déjeuner avec les préfets et les présidents d’associations d’élus de la région Auvergne-Rhône-Alpes.

Les autorités se préparent à une visite du chef de l’État ce jeudi dans la Drôme. Emmanuel Macron serait accompagné d’un des deux ministres chargés du grand débat national : Emmanuelle Wargon ou Sébastien Lecornu.

Le chef de l’Etat serait attendu vers 12 heures à Valence. Il prévoit de déjeuner en préfecture avec une soixantaine de convives : les présidents des associations des maires dans les 12 départements de la Région, les présidents des maires ruraux, les 12 préfets de la Région et quelques élus.

Il est possible qu’Emmanuel Macron se rende également à Bourg-de-Péage, la ville de son ministre de l’agriculture Didier Guillaume. Le drômois l’accompagnera certainement dans son déplacement

  •  Débat national en présence du ministre de l’agriculture Didier Guillaume
    JEUDI 24 JANVIER A 16H30 à la Maison des associations François Mitterrand (2 avenue de Mindelheim – Bourg de Péage).
    Attention le nombre de places est limité : inscription obligatoire uniquement au 04 75 72 74 12 de 8h30 à 19h.
  • Voici ce qu’a publié le Daubé :
    Le président de la République poursuit ses déplacements en province dans le cadre du Grand débat national. Ce jeudi, Emmanuel Macron devrait venir à la rencontre des maires du territoire dans un cadre plus restreint que ces dernières interventions dans l’Eure et dans le Lot. C’est à la mi-journée ou en fin de matinée, d’après nos informations, que le président devrait gagner la Drôme, terre de Didier Guillaume, actuel ministre de l’agriculture.

Lire la suite sur le site Ricochets…

Exilés – Action à la préfecture de Gap

Suite à l’occupation des bureaux de l’étage de la préfecture à Gap ce lundi matin à partir de 10h30 par des personnes solidaires des exilé-e-s (qui ont réussi à ressortir vers 12h30 sans donner leur identités, bravo !), la préfète a été obligée de donner un RDV cet après-midi même à une délégation de 6 personnes pour aborder le sujet du harcèlement administratif des demandeurs d’asile par l’État, et notamment la récente obligation de se domicilier à Marseille, rendant leurs démarches hyper compliquées depuis le 05 (allers retours en train incessants et à leurs frais  pour récupérer le moindre courrier…alors qu’ils sont logés dans le 05 !).

Mise à jour : l’entrevue avec la préfète n’a pas permis de faire évoluer la situation, celle-ci se réfugiant derrière des problèmes financiers. A l’évocation de la situation dans les Alpes-Maritimes où la préfecture a été condamnée à payer les frais de transport aux demandeurs d’asile, la préfète a suggéré de faire une procédure judiciaire pour faire appliquer la même mesure dans les Hautes-Alpes !

D’Athènes à Briançon, solidarité sans frontières

Traduction du communiqué de camarades anarchistes suite à leur action à Athènes.

Sept camarades luttant contre le terrorisme des frontières et l’Etat sécuritaire ont été arrêté.es en France pour avoir aidé des migrant.es à faire leur vie où ielles le voulaient. Ielles font face à de sévères chefs d’inculpation et risquent des peines de prison, comme c’est le cas pour toustes celleux qui se font arrêter en combattant l’imposture des nations.

Prenant part à un appel à la solidarité internationale, nous – une initiative anarchiste à Athènes – répondons en attaquant l’institut français, une institution diplomatique dépendant de l’ambassade et donc de l’Etat français. Le but des instituts français est de légitimer l’héritage de la colonisation française et de perpétuer son identité nationaliste. La France érige des frontières mortelles et persécute celleux qui les détruisent. Face à la répression par l’Etat français, toute institution qui normalise son existence devient une cible légitime dans notre lutte.

En tant qu’institution culturelle, l’institut français propage l’agenda nationaliste de l’Etat-nation français. Nous ne tolérons aucun Etat-nation ou aucune institution les représentant. Nous ne tolérons pas la forteresse européenne et les frontières qui empêchent la liberté de cirulation de chacun.e. Dans la lutte contre la criminalisation de la solidarité, nous encourageons toustes les militant.es à s’organiser et à participer à la lutte quels que soient les moyens dont ielles disposent.

Dimanche soir nous avons attaqué l’institut avec de la peinture, des pierres et des slogans. Après quoi 30 policiers sont venus sur place et ont arreté des personnes au hasard. L’Etat grec tout comme l’Etat français ciblent indistinctement celleux qui se trouvaient sur le lieu de leur sécurité mensongère : la sécurité du terrorisme policier.

No nations, no borders ! Fight law and order !

Article original sur athens.indymedia.org.

Traduction reprise de mars-infos.org

Retour sur le rassemblement de soutien à Chez Jésus à Crest

Récit de ce moment de solidarité et de dénonciation des politiques migratoires

Ce jeudi soir, un rassemblement spontané s’est fait à Crest, place de l’église, avec plusieurs banderoles et pancartes, dont :

– En soutien à Chez Jésus, expulsé à Clavières
– A bas toutes les frontières, les politiques migratoires sont criminelles
– Le prêtre de Clavières complice (de l’expulsion du refuge)
– Ils ont osé, ils ont expulsé Jésus, nous ne pardonnons pas, nous n’oublions pas

Les 30-40 personnes présentes sont indigné.e.s par l’expulsion du refuge « Chez Jésus » à Clavières situé à la frontière italienne.
Plusieurs prises de parole ont dénoncé cette expulsion qui met encore plus en danger les exilé.e.s qui voyagent à travers les montagnes des Hautes-Alpes pour venir en France. Les choix politiques de l’Europe et de la France ont été vivement critiqués. Nos pays, accusés lors de ce rassemblement d’être démocratiques et respectueux des droits de l’homme seulement en façade, financent en effet des dictatures et des pays autoritaires, des bandes armées et des bandits (en Libye) qui violentent, violent, tuent, torturent, esclavagisent et pillent les exilé.e.s, ce qui arrange l’Europe qui veut les maintenir à tout prix loin de ses frontières.
De plus, l’Europe fait une guerre à des ennemis qu’elle s’invente pour que des firmes vendeuses d’armes et de hautes technologies innovent et fassent de l’argent, pour que des politiciens cyniques et terroristes fassent leur beurre électoral en créant des peurs et des mythes, en créant des boucs émissaires et des guerres aux migrant.e.s qui détournent de leurs propres turpitudes.

Lire la suite sur ricochets.cc

 

La rage ne s’arrête pas – Sur les trois jours Passamontagna et autre

 

Avec le Camping Itinérant Passamontagna, nous avons marché pendant trois jours sur les routes et les sentiers de ces montagnes frontalières. Nous les avons traversées en cortège, en fredonnant, en musique et en choeur. Nous nous sommes parlEes et avons tenus des assemblées, des débats sur le dispositif frontières sur le système d’accueil, la marchandisation et l’exploitation des flux migratoires par les États.

Nous avons traversé cette ligne imaginaire appelée frontière, pour réaffirmer que nous ne la reconnaissons pas. Nous n’avons demandé les papiers de personne. Contre tout système de division, de catégorisation et de séléction, contre le dispositif répressif qui commence dans les pays d’origine, que les états occidentaux colonisent et exploitent encore et toujours, dans les centres d’accueil, dans les centres de rétention, des rafles en ville jusqu’à arriver à ces frontières, faites d’uniformes, de gendarmes et de militaires. En passant par les villages de la Vallée de la Clarée, des interventions au micro, de la musique, des chœurs, quelques tags à terre, des affiches antifascistes collées.
Nous n’avons pas oublié les responsables des trois morts à la frontière du mois dernier, ni les délateurs de Generation Identitaire, qui s’amusent à dénoncer les migrants de passage. Nous n’avons pas non plus oublié le bras armé de cette frontière, les femmes et les hommes en uniforme qui poursuivent chaque jour les sans papiers, considerEés moins dignes qu’une quelconque marchandise qui circule chaque jour d’un côté à l’autre de la frontière.

Pendant ce temps là le gouvernement italien, avec son Ministre de l’Interieur tout de vert vétu, s’amuse à politiquer sur le dos des éxilEes, en fermant tous les ports et en bloquant les bateaux de celleux qui fuient, en cherchant une autre vie. Ce jeu politique nous dégoute.
Au terme de ces trois jours, nous sommes TOUTES arrivEes à Briançon. Les gouvernements et les puissants ferment les frontières. Nous, avec nos pratiques, nous les avons ouvertes et nous continuerons à le faire.

Ces trois jours sont passés. Et le dispositif aux frontières continue son opération-sélection, devenue meurtrière depuis longtemps. Une personne a eté tabassée par la PAF (Police aux Frontières) l’autre nuit, après avoir été attrappée par la Police pendant qu’elle essayait d’arriver en France. Elle a été tabassée parce qu’elle ne voulait pas etre refoulée en Italie, ni signer les papiers de « refus d’entrée ». Ces dernières semaines, celleux qui tentent de passer la frontière se retrouvent de plus en plus souvent menacEés par les armes des gendarmes et des militaires, qui menacent de faire feu sur celleux qui n’acceptent pas les intimidations. Dans les derniers jours, de nombreuses personnes mineurEs ont eté repoussEes, malgrè le fait que leur lois préconisent le contraire. Hier, un jeune homme de 17 ans, gravement malade, a tenté deux fois d’arriver à la PAF pour se faire emmener à l’hopital. Il voulait être pris en charge par le système français, après des mois de maladie non soignée dans les centres d’accueil Italiens. Il avait du mal à tenir debout. Ils lui ont dit qu’ils l’emmeneraient tout de suite à l’hopital. Au lieu de ça ils l’ont trompé, et lui on fait signer un papier dont il ne connait pas le contenu, avant de le ramener en Italie.

Notre colère ne s’apaise pas, au contraire, elle augmente. La militarisation continue à tuer. Les néofascistes ne s’en sont pas encore allés. Nous ne laisserons pas ces vallées aux mains de la militarisation, qui continue à tuer, aux groupes fascistes qui continuent à tenter de s’insinuer dans ces territoires. Nous resterons sur ces montagnes, nous les traverserons et nous continuerons à lutter, afin que, des frontières, ne restent que les débris.

 

http://www.passamontagna.info/ fb – Chez Jesus rifugio autogestito

« Nous avons piraté les frontières » – Récit sur le camp itinérant « Passamontagna » du 8 au 10 Juin

« Nous avons piraté les frontières » – Récit sur le camp itinérant « Passamontagna » du 8 au 10 Juin

http://www.passamontagna.info/?page_id=151&lang=fr

Comment faire pour rendre caduques les frontières ? C’est devenu nécessaire avec la militarisation de celles-ci dans le cadre de la guerre aux migrant-es qui a été enclenchée en Europe. Après la marche du 22 Avril de Montgenevre à Briançon, il fallait recommencer. Surtout quand 3 migrant-es ont été retrouvé-es mort-es dans la vallée, tué-es non pas par le froid mais par la répression policière. Surtout quand 3 personnes ont été placées en prison suite à cette précédente marche.

C’est dans ce contexte que s’est monté Passamontagna, un camp itinérant contre les frontières, partant de Melezet en Italie, passant par le col de l’Échelle et arrivant à Briançon. 3 jours collectifs et autogérés, de marche mais aussi de discussions et de reflexion autour de ces frontières, réunissant des personnes italiennes, françaises et d’ailleurs luttant contre les frontières.

Lire la suite sur grenoble.indymedia.org

Mort à la norme

Jérôme Laronze, éleveur de vaches charolaises en Saône-et-Loire, a été abattu le 20 mai 2017 par les gendarmes.

En l’espace de 5 ans, Jérôme avait subi 12 contrôles de diverses instances administratives agricoles, des pénalités, des menaces de saisie du troupeau… Cette répression visait à le « mettre aux normes », lui qui refusait de répondre aux injonctions de traçabilité (bouclage des animaux, bordereau de circulation, prophylaxie, etc…). La pression croissante a franchi un seuil en 2016, car les services vétérinaires font désormais appel aux gendarmes à chaque visite pour effectuer leurs contrôles coûte que coûte.

Le 11 mai 2017, deux contrôleurs et quatre militaires en armes se sont présentés à la ferme pour un contrôle. Pris au dépourvu, Jérôme Laronze a pris la fuite, fuite qui se pose comme un ultime recours dans une lutte de plusieurs années pour dénoncer les agissements de l’administration.

Jerome Laronze avait écrit : «L’hyper administration n’apporte rien aux agriculteurs, sinon de l’humiliation et des brimades. Cela ne rapporte qu’aux marchands et aux intermédiaires. Mon cas est anecdotique, mais il illustre l’ultra-réglementation qui conduit à une destruction des paysans. »

Les pressions administratives agricole qui consistent à certifier, normer, contrôler et labelliser a outrance les productions agricoles constituent une violence totale et permanente pour les agriculteurs.trices .

En mémoire de Jerome Laronze et pour soutenir toute.s les paysans.nes qui résistent contre l’État et ses directives normalisatrices – notamment en ce moment les camarades de Notre-Dame-des-Landes, nous appelons à un rassemblement le 18 mai 2018 à Gap. Le RDV est donné à 8h devant la gare SNCF.

 

Des collectifs d’agriculteurs.trices des Alpes du Sud contre les normes administratives et industrielles

Message de soutien a celles et ceux qui luttent contre les frontieres

Repris de  manif-est.info

Une banderole a été accrochée au bord du rhin, sur la zone frontalière franco allemande pour marquer notre solidarité avec celles et ceux qui luttent contre les frontières. De la plaine du rhin a briancon, et partout ailleurs, détruisons toutes les frontières .

Les Black Blocs expliqués à Eric Ciotti (et à ma grand-mère)

Invité sur une chaine d’informations ultralibérales en continue le 29/04/2016, Eric Ciotti commentait les débordements survenus la veille, lors d’une manifestation contre la loi Travaille ! et proposait de dissoudre les Black Blocs. Nous lui expliquons pourquoi cette proposition n’a pas de sens même si nous comprenons sa crainte à voir ce genre de pratique se généraliser.

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L’occupation continue sur l’esplanade de la paix à Gap!

L’occupation continue en solidarité avec la Zad et tous les lieux occupés sur l’esplanade de la paix à Gap, près de la liseuse (à côté du commissariat).
Rendez-vous ce soir mercredi 18 avril à partir de 18h pour discuter et à 19h une cantine de rue aura lieu.
Vous pouvez bien entendu ramenez à boire et à manger!
Et passer aussi quand vous voulez!

Demain, après la manifestation au départ de l’inspection académique à 10h00, retrouvons-nous à l’occupation (esplanade de la paix) pour un repas partagé, pour discuter des suites.

Et samedi c’est Carnaval à partir de 14h depuis le parc de la pépinière à Gap!

Faites tourner l’info!!!!!!!

Soyons hors normes !

Un 1er rassemblement est organisé mardi 17 avril à 10h devant les locaux de la MSA (Mutualité Sociale Agricole) de Manosque (voir appel ci-dessous) pour dénoncer le mépris et la répression de l’Etat et des institutions agricoles au main de la FNSEA (dont la MSA, la SAFER, la Chambre d’Agriculture…) contre les projets agricoles « hors normes », « hors cadre » (collectifs, non marchands, petite échelle…).

Un 2ème rassemblement est prévu à 15h30 à Gap sur le parking Dumart (avenue Commandant Dumont, entre Intermarché et le Lycée Aristide Briant) pour lutter contre toutes les expulsions, sur la ZAD et ici aussi !

Précaires, SDF, migrant-e-s… l’Etat et son bras armé policier traquent et répriment toujours plus violemment les personnes marginales, accidentées de la vie, exilées… au motif qu’elles ne rentrent pas dans le moule capitaliste assaisonné à la sauce Macron : OPPOSONS NOUS A SA POLITIQUE ET A SON MONDE !

Venons avec du bois, des palettes, cartons, banderoles… pour construire et s’installer justement là où l’Etat voudrait nous voir disparaître !

**** Appel du Comité ZAD 04 pour actions le 17 avril ****

Appel pour la ZAD et son monde!

Ce mardi 17 avril, Journée Mondiale des Luttes Paysannes, nous appelons à des rassemblements devant les institutions agricoles dans toute la France en soutien au mouvement de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes qui a réussi à empêcher la construction d’un nouvel aéroport.

Pour notre part, nous nous retrouverons à la MSA de Manosque ce 17 avril à partir de 10 heures.

Les habitant.es de la Zone ont développé depuis des années des projets expérimentaux, agricoles, artisanaux et/ou de vie. Depuis le 9 avril au matin, l’Etat attaque la ZAD avec une brutalité sans (cent) nom. Depuis
lundi, on compte plus de 200 blessé.es, dont certain.es très graves dues aux armes utilisées par la gendarmerie (grenade de désencerclement, gazage massif, flash-ball etc.).
L’Etat, après l’annonce de l’abandon du projet d’aéroport le 17 janvier 2018, a fait semblant d’ouvrir des négociations avec le mouvement sur l’avenir des terres et leurs occupant.e.s. “Et en même temps”, il préparait la destruction des lieux de vie, de création et d’utopie.

Nous savons très bien que, sans le mouvement d’occupation des terres, le projet d’aéroport n’aurait pas capoté. Le mouvement, dans sa diversité, a donc toute légitimité de gérer les terres sauvées de la destruction et du bétonnage: depuis des années qu’ils et elles vivent dans le bocage, ils et elles ont appris à le connaître et savent parfaitement quoi faire de ces terres.
Sans compter que c’est l’Etat qui, en voulant récupérer les terres pour l’aéroport, a fait de cette zone en grande partie un désert rural. C’est le mouvement d’opposition qui l’a fait revivre en le protégeant dans
tous les sens du terme.
Et maintenant l’Etat, du haut de son mépris et de sa frustration de n’avoir pas construit cette infastructure, voudrait imposer des conventions individuelles sur ces terres. Légalement, les structures agricoles collectives existent depuis 1960 (GAEC, CUMA, etc.) et là, il ne faudrait que de l’individuel! C’est quoi ce délire!
L’Etat voudrait intégrer cette zone dans le modèle agricole dominant et en phase terminale: concentration des terres, pesticides, érosion des sols, pollutions multiples etc.

Nous serons devant une des institutions aux mains de la FNSEA, oligarchie agricole productiviste, qui valide les projets agricoles et donc pourrait accepter ceux de la ZAD.

Nous appelons à amplifier les actions de soutien déjà considérables à la ZAD et ses formes de vie!
L’Etat technocratique est têtu et fort, nous devons le faire plier par notre inventivité, nos forces conjointes et nos solidarités.

Par ailleurs la ZAD n’est pas la seule attaque de l’Etat. Par exemple, dans le coin, la ligne SNCF des Alpes est attaquée dans son existence en dehors de la réforme SNCF.

Les réformes actuelles ou récentes mènent à toujours plus d’individualisation, de compétition et de précarité.

Il fait enfin beau, amplifions les mouvements!

Comité ZAD 04

 

Blocage et occupation du rond point nord de Sisteron

Samedi 14 Avril, une centaine de personnes venant du 05, du 04 et d’ailleurs se sont retrouvées avec palettes, tracteur, brebis et bottes de pailles pour exprimer leur solidarité avec la Zad et bien plus!

Les quatre entrées du rond-point (entrée A51 et carrefour de la N85) ont été bloquées, puis une file a été ouverte afin de diffuser des tracts aux automobilistes.

L’occupation du rond point a commencée vers 10h30 pour se terminer vers 14h00. Il y avait de la musique, de nombreuses banderoles, dont certaines de la confédération paysannes et quelques tags. Les flics ont mis un peu de temps avant d’être nombreux, on a décidé de partir tranquilou.

On pouvait lire entre autres : « pas de pays sans paysans », « expulsions=agressions/pas de négociation », « solidarité avec les exilé-e-s », « expulsons macron, hulot, collomb », « solidarité avec les inculpé-e-s de limoges« , « les fruits sont à toutes, les terres à personne », « Laronze J. on n’oublie pas/soyons hors-norme« , « stoppons les expulsions des zadistes et des migrant-e-s »

On a pu aussi entendre, au hasard d’une playlist une interview de 2014 de Marina incarcérée depuis 2006, et oui, parce qu’on aime pas non plus les prisons (mais pas du tout du tout!).

Il paraît aussi que des pneus se seraient enflammés vers 10h30 à Sisteron, non loin de là sur la RN85 !

C’était vraiment une belle matinée, alors on a envie de continuer! Des rendez-vous à suivre la semaine prochaine!

Pour les infos sur valleesenlutte.noblogs.org/zad.nadir.org et pour être inscrit-e sur la newsletter solidarité nddl05 écrire à calucha@calucha.lautre.net

Rien à négocier, tout à prendre!

Un-e passagèr-e en grève de Blablacar