L’imprimerie calue vous salue !

Calu.e : adj. Fada, folle, déraisonnable

À quelques un.e.s, nous nous occupons depuis plusieurs années d’une mini-imprimerie à Gap.

Nous avons actuellement une imprimante laser de qualité professionnel, couleur et noir, pour des affiches jusqu’au A3, des brochures agrafées en A4 et A3, des tracts…

L’idée est d’avoir un outil pour imprimer pas trop cher des fanzines, des journaux, des tracts pour les luttes, de remplir les infokiosques. Les outils sont pensés pour être utilisés de manière autonome par les personnes souhaitant imprimer.

Nous pouvons vous accompagner sur le fonctionnement de la machine, du massicot, mais aussi sur la mise en page grâce au poste informatique qui lui est dédié.

Nous partons d’une critique de l’autorité, du capitalisme et des rapports sociaux de domination. Nous souhaitons que cet outil permette de diffuser ces critiques, de permettre des rencontres, des discussions à partir des productions éditées ici.

Pour nous rencontrer, imprimer et en savoir plus, contactez-nous :

imprimeriecalue [at] riseup.net

Matériel calu :

-imprimante A3 recto-verso, CMJN, 1200*600 Dpi

-agrafeuse avec bras jusqu’à 25 cm

-massicot longueur de coupe 46 cm (format A3)

-papier 64g à 268g- mat/brillant- couché ou non – blanc ou couleur.

-PC linux/windows- logiciels de mise en page/traitement d’image – internet.

À la frontière comme ailleurs, luttons contre les politiques migratoires

Appel à manifester le samedi 20 avril à 11h au Col de Montgenèvre et dans toutes les villes!

(italiano english down)

Les frontières n’assurent pas la sécurité des territoires, mais celle des puissances financières qui possèdent la quasi-totalité des richesses du monde. Ce mécanisme d’identification, de tri et d’exclusion, au service des intérêts économiques des Etats et de l’industrie de la sécurité, définit toute une population de personnes sans droits, invisibilisées, et exploitables.

La frontière est partout y compris dans les espaces du quotidien. Elle ne se résume pas seulement à une chaîne de montagne qui sépare deux espaces ni à une clôture de barbelée.
La frontière est dans les administrations qui délivrent des titres de séjour ou des obligations de quitter le territoire. Elle dépend du statut social : les riches peuvent s’expatrier, les pauvres n’ont d’autre choix que de « migrer ». Elle dépend de la couleur de peau car si tu n’es pas blanc, les contrôles sont systématiques.
Un avion, un quai de gare, un aéroport, un trajet en bus sont pour certains synonyme de voyage. Pour d’autres ils signifient rafle, déportation, camp de concentration. Un hôtel Ibis, une station de ski, des lieux de vacances pour certains, d’emprisonnement ou de chasses à l’homme pour d’autres.

Lutter contre les politiques migratoires revient à dénoncer la stratégie impérialiste des Etats occidentaux qui maintiennent des systèmes corrompus, alimentent des guerres, soutiennent des dictateurs et poussent ainsi des milliers de personnes à l’exil. Ces mêmes Etats stigmatisent et criminalisent ensuite les personnes qui entrent sur leur territoire, cherchant à les réduire à de la main d’oeuvre bon marché et corvéable à merci.

La frontière est partout, dans les gares, sur les chemins, dans les trains, les centres de rétention, au sein des institutions… alors organise ta manif dans ta ville ou rejoins-nous sur le col de Montgenèvre le 20 avril à 11h.

Locandina 1204 fra

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[MàJ du 12/03/2019] Brochure sur l’opération étincelle et Manifestation contre les frontièresle 30 Mars à Turin

COMME UNE ÉTINCELLE AU TRAVERS DE LA GORGE

Compil de textes traduits de l’italien sur les deux opérations répressives à Turin, Trento, Rovereto en début de l’année 2019.

L’ASILO NON SI TOCCA

opération “scintilla”

Jeudi 7 février 2019, l’Asilo occupato à Turin est expulsé après 24 ans d’occupation.
La police a fait son entrée en force dans le bâtiment, au moins 600 flics qui ont débarqué de tout le nord de l’Italie. Les compagnon.nes ne se sont pas laissé.es surprendre: ielles ont réussi à monter sur le toit et résister pendant 30 heures avant de descendre. Assez vite un rassemblement solidaire est apparu en se déplaçant dans les rues du quartier pour faire face aux charges, contrôles et arrestations. La situation s’est tendue dans la soirée quand une manif sauvage d’environ 300 personnes est partie de la Radio blackout pour se diriger vers l’Asilo : affrontements, lacrymos et barricades enflammées dans un quartier complètement
militarisé.

La police a débarqué non seulement pour expulser l’Asilo mais aussi pour arrêter 7 compagnon.nes dont une toujours en cavale. Toutes seraient accusées “d’association subversive” (article de loi 270 du code pénal italien) et d’attaques (incendiaires ou explosives) contre des entreprises et institutions qui collaborent avec la machine à expulser et qui s’occupent de la gestion des CPR (Centri di Permanenza per il Rimpatrio, l’équivalent des CRA, centres de rétention administrative). Dans l’histoire récente de la répression italienne, l’article 270 a été utilisé plusieurs fois et particulièrement contre des anarchistes.
Les juges accusent les compagnon.nes d’avoir constitué une association dédiée à des pratiques illégales et violentes dans le but de subvertir l’ordre démocratique.
Dans la plupart des situations passées, le parquet n’a pas réussi lors des procès à soutenir cette thèse. Mais la gravité des chefs d’inculpations permet d’allonger la prison préventive jusqu’à 2 ans.
De plus les compagnon.nes sont soumis.es au régime de “Haute surveillance”, réservé aux inculpations liées au terrorisme. Cela signifie concrètement qu’ielles ne peuvent pas rencontrer de détenus dits de droit commun, que leur courrier est censuré (toutes les lettres reçues ou envoyées sont ouvertes et lues par les matons) et que les parloirs sont fortement limités. Une forme lourde d’isolement.
La solidarité a été de suite très forte. Et ce n’est pas un hasard. Pendant de nombreuses années, l’Asilo a été un des lieux repère dans le conflit en ville et une base de passage pour beaucoup de compagnon.nes d’Europe et d’ailleurs. C’est de là que s’est organisée la lutte contre les expulsions locatives, dans les quartiers de Barriera et Aurora, qui a fait trembler beaucoup de proprios. C’est de là aussi qu’on partait pour aller devant le CPR et soutenir les révoltes des détenu.es de différentes façons. L’Asilo était un lieu ressource pour celleux qui, dans ces quartiers, essayent de résister aux transformations du tissu urbain; toujours ces mêmes processus qui favorisent une petite partie de la population au détriment des autres.
C’est pour cela que le samedi 9 février 2019, nous étions plus d’un millier à manifester et à s’affronter pendant des heures contre la police, dans les rues d’un Turin complètement militarisé: militants-es, squatteurs-es, personnes rencontré-és dans la lutte contre les
expulsions locatives et les CPR, habitant-es du quartier qui voient leur possibilité de survie chaque jour plus réduite face à la gentrification. Une manifestation enragée. Et elle n’aurait pas pu être autrement. Entre vitres et voitures brisées, institutions communales détruites, autobus assaillis et affrontements directs contre la police, il y avait toute une partie de cette ville qui ne baisse pas la tête, qui n’en peut plus de la maire et du climat politique nationale.
Le bilan est d’une dizaine de flics blessés et de 11 compagnon.nes arrété.es vers la fin de la manif.
Le lendemain, 10 février 2019, le cortège annuel contre la commémoration fasciste de “le foibe”, dans le quartier des Vallette, se finit devant la prison pour un parloir sauvage chaleureux. Dans le bâtiment pénitencier un hangar qui sert d’atelier prend feu. Aucun
blessé et beaucoup de dégats!

Ce n’est que le début.
Face à une telle attaque, on ne s’est pas laissé-e surprendre. La suite reste à construire…

 

Cliquer sur l’image pour télécharger la brochure

 

Version cahier ici Comme.une.etincelle_v1_Booklet

 

ET AUSSI

Manifestation internationale contre les frontières le 30 Mars à Turin :

plus d’infos sur https://www.autistici.org/macerie/

et en français sur https://www.passamontagna.info/

 

 

BLOQUONS LA VILLE!
“Ils font la guerre aux pauvres et ils appellent ça requalification. Résistons contre les proprios de la ville!”
Gouvernements et proprios essayent de nous étouffer avec une normalité faite de guerres, militarisation des villes, conditions d’exploitation de plus en plus dures, traque aux immigrés et haine entre les pauvres.
Ils veulent se débarrasser de celleux qui cherchent à lutter contre la dégradation des conditions de vie et qui tentent de subvertir cet
ordre social. C’est le cas des 13 compagnon.ne.s arrêté.e.s en février dernier.

Continuons à resister et à lutter!

GIADA, SILVIA, ANTONIO, LORENZO,
NICCO, BEPPE, POZA, STECCO, NICO,
AGNESE,SASHA, RUPERT, GIULIO.

LIBERTE POUR TOUS ET TOUTES!

 

SAMEDI 16 MARS à 15H, CORTEGE A TRENTO

Moins d’une semaine après l’opération répressive «scintilla» qui a causé l’expulsion de l’Asile à Turin et l’arrestation de 6 compagnon.ne.s inculpé.e.s d’association subversive, en Trentino démarre l’opération «Renata». Il s’agit d’un énorme dispositif policier entrainant l’arrestation de 7 compagnon.ne.s pour terrorisme et la perquisition de 50 lieux (lieux de vie, espaces de luttes,
salle de boxe populaire).
Ils veulent nous étouffer avec une normalité faite de guerres, de militarisation et de haine entre pauvres. Ils voudraient mettre hors jeux les luttes, la solidarité et l’action directe. Afin qu’il ne reste que le silence et les applaudissements.
Participons à la manifestation de Trento! Affichons notre solidarité!
Pour s’organiser avec des départs collectifs depuis Turin écrire à: breccia@autistici.log

SAMEDI 23 MARS 15H A FLORENCE

Rassemblement en solidarité avec tous et toutes les prisonnier.e.s anarchistes! Sans trêve pour l’anarchie!
Au mois de mars il y aura le rendu du procès contre nos compagnon.ne.s inculpé.e.s dans l’ enquête «operazione panico»* .
Desertons le tribunal!
* Operazione panico: Le 31 Décembre 2016, un engin explosif placé devant la librairie (proche de CasaPound) “Il Bargello” explose dans les mains d’un artificier particulièrement stupide qui tente maladroitement de déminer l’engin sur place, il perdra un œil et une main. La librairie “Il Bargello” et CasaPound Italia se sont portés parties civiles en plus de l’artificier-flic.
Trois personnes accusées de «tentative de meurtre», «d’association de malfaiteur» pour deux d’entre eux, ainsi que de «transport et fabrication d’engin explosif» se retrouvent incarcérées. Paska, Ghespe, et Giova sont depuis incarcérés dans les geôles italiennes. Ndt. Pour plus d’infos sur l’opération Panico: https://nantes.indymedia.org/articles/42084

Louves and groove, ladyfest rural à Glandage (26)!

« Louves and groove, ladyfest rural à Glandage (26)!

Le festival « louves and groove », c’est un festival féministe, à Glandage (26), à la lisière des Hautes-Alpes, de la Drôme et de l’Isère, le 14 juillet 2018 !

Un festival D.I.Y., porté de A à Z par des meufs, qui a pour but de promouvoir la musique, les arts et l’échanges de savoirs et de savoirs-faire entre femmes et personnes trans. Cet évènement est à prix libre, en soutien à l’ouverture d’un lieu militant et féministe autour de la sexualité, dans le Diois.

C’est également un moment où les meufs, les gouines, les trans peuvent se retrouver, échanger, discuter, faire la fête, organiser les résistances, participer à des ateliers et se découvrir autour de différents thèmes qui leur tiennent à cœur.

Au programme, des ateliers d’écriture, de mécanique, de danse, et bien d’autres encore, une conférence gesticulée, des concerts… Rejoignez-nous au festival Louves and groove !

Pour plus d’infos, rdv sur notre blog : https://louvesandgroove.wordpress.com/

Soirée de soutien à la Maison Cézanne samedi 23 juin 19h à Gap

Des gens sont à la rue.

Une maison va être détruite… pour une opération immobilière !!!

Oui, la maison Cézanne va fermer. Pourtant, elle accueille encore aujourd’hui une vingtaine de personnes exilées, des demandeurs d’asile qui sont censés avoir des droits. Parmi ceux là le droit fondamental d’être hébergés.

(Article L. 348-1 du Code de l’Action Sociale et des Familles (CASF) : « les personnes dont la demande d’asile a été enregistrée conformément à l’article L. 741-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile peuvent bénéficier d’un hébergement en centre d’accueil pour demandeur d’asile, à l’exception des personnes dont la demande d’asile relève d’un autre État, au sens de l’article L. 742-2)Regardons les choses en face : l’État n’assume pas ses obligations et la mairie veut récupérer « son bien »… quitte à utiliser la force publique pour expulser des gens qui ont tout perdu !

Nous vous invitons à montrer votre solidarité aux habitants de la maison en participant à la soirée de soutien, repas, musique qui aura lieu le

SAMEDI 23 JUIN A 19H A LA MAISON CÉZANNE

Un point info sur la situation et une discussion est prévue à 20h.

N’hésitez pas à ramener des instruments, une playlist, vos boissons et sucreries préférées. Un couscous avec et sans viande est prévue !


Un toit un droit, 2 rue Ernest Cézanne à Gap, en face de l’entrée desn urgences (en périphérie du centre ville, banderoles sur la maison)

Pour nous joindre : untoitundroit at riseup.net

Pour être informé-e (activités, besoins, urgences…) : envoyer un mail à cette adresse pour demander votre ajout sur la liste.

Si vous souhaitez recevoir plus participer plus activement: envoyer un mail vide à cezanne-subscribe at lists.riseup.net (liste de discussion)

Affiche : En lutte contre les frontières !

En lutte contre les frontières !

Surfant sur l’apathie du plus grand nombre, le fond de l’air xénophobe et les agissements de groupes fascistes, le pouvoir étend son arsenal répressif_(doublement de la durée maximale de rétention, agrandissement des CRA, assignations à résidence, PRADHA etc.), et multiplie les coups de pression envers des individus solidaires afin de dissuader toute velléité d’entraide et de révolte.

L’armée est déployée dans les Alpes depuis plusieurs années, en renfort des patrouilles de la PAF et de la gendarmerie. Ces sales uniformes quadrillent les zones frontalières à grands renforts de drônes et d’hélicoptères pour traquer les indésirables. Ils multiplient les contrôles sur les routes et dans les gares, les perquisitions aux domiciles hébergeant des personnes migrantes, poussant celles-ci à emprunter des chemins toujours plus périlleux.

Ces charognes sont responsables de la mort de milliers de personnes, que ce soit lors du passage de frontières soi-disant « naturelles » (Méditerranée, Alpes, Manche), de leur enfermement ou de leur expulsion.

Rafles dans les transports et harcèlement policier à l’œuvre dans certains quartiers participent des mêmes logiques autoritaires et capitalistes, visant à dégager les pauvres des centre ville. Les urbanistes tiennent à faire « place nette » pour les touristes friqués, les investisseurs et les entrepreneurs « cools ».

Et voilà que se développe en PACA un « pôle d’excellence » concentrant des centaines d’entreprises, de laboratoires de recherche publics ou privés (etc.) qui travaillent, entre autres dégueulasseries, sur la sécurité intérieure et la surveillance des frontières. Les crapules qui mettent au point drônes (servant aux frappes « ciblées », à surveiller les frontières, les manifs ou les infrastructures dites « sensibles ») et logiciels de traitement des images (permettant la détection des comportements « suspects ») pullullent tout autour de nous, à portée de crachat. À moins de s’en prendre aux hôtels hébergeant les condés, aux boîtes impliquées dans la construction, la gestion des CRA, PRADHA, CAO… ou de tenter de mettre des bâtons dans les roues des contrôleurs et autres uniformes, partout où on les croise?

Pour s’attaquer aux Etats et leur volonté de contrôle total des populations, au racisme mortifère et au capitalisme qui broie nos vies, il est temps de développer des dynamiques de lutte sans concession.

Des passages de frontière aux tentatives d’empêcher les expulsions, des (complicités d’) évasions à la solidarité vis à vis des révoltes qui secouent régulièrement les centres de rétention, des attaques visant les rouages de la machine à enfermer et à expulser à celles dirigées contre les développeurs de technologies de mort… Autant de cibles que de manières de… Déchaînons la liberté !

Carnaval à Gap le 21 avril !

CARNAVAL À GAP,

LE 21 AVRIL 2018 À 14H

DEPUIS LE PARC DE LA PÉPINIÈRE

Un carnaval à Gap contre la frontière, contre son idée-même, parce
qu’elle ne s’arrête pas au poste, au franchissement du col. La
frontière s’étend jusque dans le quotidien, dans l’intime.Un carnaval
issu de la nécessité de se rassembler pour raconter, pour rendre
visible les histoires présentes d’exil, de passage, de solidarité et
de lutte.
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