Retour sur le rassemblement de soutien à Chez Jésus à Crest

Récit de ce moment de solidarité et de dénonciation des politiques migratoires

Ce jeudi soir, un rassemblement spontané s’est fait à Crest, place de l’église, avec plusieurs banderoles et pancartes, dont :

– En soutien à Chez Jésus, expulsé à Clavières
– A bas toutes les frontières, les politiques migratoires sont criminelles
– Le prêtre de Clavières complice (de l’expulsion du refuge)
– Ils ont osé, ils ont expulsé Jésus, nous ne pardonnons pas, nous n’oublions pas

Les 30-40 personnes présentes sont indigné.e.s par l’expulsion du refuge « Chez Jésus » à Clavières situé à la frontière italienne.
Plusieurs prises de parole ont dénoncé cette expulsion qui met encore plus en danger les exilé.e.s qui voyagent à travers les montagnes des Hautes-Alpes pour venir en France. Les choix politiques de l’Europe et de la France ont été vivement critiqués. Nos pays, accusés lors de ce rassemblement d’être démocratiques et respectueux des droits de l’homme seulement en façade, financent en effet des dictatures et des pays autoritaires, des bandes armées et des bandits (en Libye) qui violentent, violent, tuent, torturent, esclavagisent et pillent les exilé.e.s, ce qui arrange l’Europe qui veut les maintenir à tout prix loin de ses frontières.
De plus, l’Europe fait une guerre à des ennemis qu’elle s’invente pour que des firmes vendeuses d’armes et de hautes technologies innovent et fassent de l’argent, pour que des politiciens cyniques et terroristes fassent leur beurre électoral en créant des peurs et des mythes, en créant des boucs émissaires et des guerres aux migrant.e.s qui détournent de leurs propres turpitudes.

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[MàJ]12/10/2018 : Expulsion de Chez Jesus à Claviere : rendez-vous vendredi 12 à 18h à Briançon

Jeudi matin a eu lieu l’expulsion du refuge autogéré Chez Jesus à Claviere.

« Expulsion en cours chez jesus! besoin de soutien! faites tourner l’info

Plus d’infos sur leur compte Facebook

Rendez-vous vendredi 12 octobre à 18h à Briançon

 

Sans le refuge autogéré, les personnes passent la frontière sans infos, sans équipements, sans repos, sans nourriture et sont laissés à la merci des flics qui eux n’ont pas changé leurs pratiques : violence, racket, chasse aux personnes en pleine montagne. Il fait 0 degré en montagne en ce moment.

Le point sur les rassemblements en solidarité à l’expulsion de Chez Jesus

– jeudi 11 octobre à 19h à Gare du Nord : de Paris à Clavière, contre les frontières ! Solidarité contre toutes les expulsions !
– jeudi 11 octobre à 18H à lyon au collège Maurice Scève occupé, 8 rue Louis Thévenet à la Croix Rousse.
– à Marseille jeudi soir à 17h sous l’Ombrière du Vieux Port.
– à 18h place de l’église de Crest (Drôme)

Rocky Horror Picture Show en soutien au CHUM

Ça y est, l’automne est là, l’hiver affûte ses armes, la déprime s’insinue en nous … mais ne désespérez pas ! Le comité de la Fête remet le couvert pour une seconde saison de folie à
la Batie Montsaléon ! Avec pour les petits et les grands une double projection le Samedi 13 octobre, place du petit marché !

Laissez tomber le Futuroscope et vos ridicules lunettes de réalité virtuelle, et prenez place pour une pure expérience immersive ! Tous vos sens seront de la fête pour cette soirée inoubliable !
A très bientôt…

Solidarité avec les 4 personnes arrêtées à Briançon

Solidarité avec les 4 personnes arrêtées à Briançon

Quatre personnes ont été mises en garde à vue mardi 17 juillet à
Briançon! Quatre militant.e.s supplémentaires, français.es selon nos
sources, accusé.e.s « d’aide à l’entrée d’étrangers en situation
irrégulière sur le territoire français en bande organisée » suite à la
marche du 22 avril dernier. Comme attendu, la réponse à la Question
Prioritaire de Constitutionnalité (QPC), qui a certes décriminalisé
l’aide au séjour et à la circulation, n’a rien changé au fond du
problème (cf communiqué de presse du 26.06.18). Pire, suite à cette
abolition tant déclamée la représsion s’est accentuée et les
arrestations reprennent. La solidarité est toujours un délit.

Le recours au Conseil constitutionnel, organe oligarchique dit « des
sages », était présenté comme une opportunité de changement radical. Il a
surtout permis de redorer temporairement le blason médiatique des
instutitions françaises. Il a également donné un répit au procureur de
Gap, dont les épaules sentaient la pression de la mobilisation des
personnes solidaires.

En réalité, c’est à une volonté aveugle que nous faisons face: celle de
faire respecter des normes et institutions, telles que les frontières,
plutôt que la dignité humaine. L’intégrité des personnes en exil est
piétinée, tout comme celle des personnes qui leurs viennent en aide. En
déclarant criminels et en incarcérant des gens qui traversent des
montagnes, en amenant massivement l’armée aux frontières pour se
défendre contre des prétendus « ennemis extérieurs », comme en
méditérannée, en renflouant financièrement la machine Frontex – que
l’austérité ne semble pas toucher – ou encore par des contrôle au
faciès, l’Etat détruit des êtres. Il donne ainsi la priorité à des
mécanismes sociétaux articifiels plutôt qu’à la vie.

Désigner sept coupables parmi toutes les personnes présentes lors de la
marche du 22 avril n’a aucun sens. Qui sait comment va encore évoluer
cette affaire. Peut-être nous retrouverons-nous à deux cents sur le banc
des accusés le 8 novembre prochain? Il en faudra en tout cas
certainement pas moins pour que l’Etat puisse enfin caractériser sa
bande organisée, qui ne deviendra alors qu’une belle mascarade aux yeux
de toustes.

Et c’est en ce sens que la mobilisation populaire est capable de
contre-carrer les plans du gouvernement français. Ne le laissons pas
définir la bonne de la mauvaise solidarité. Toutes ses formes,
organisées ou non, sont justes. La violence, répressive dans ce cas-ci,
provient de l’Etat, celui-là même qui se targue de représenter la
volonté du peuple. Quand le peuple a-t-il accepté de se livrer à ce
genre de répression ? A aucun moment ! Comme le montre le fort soutien
populaire qui s’est manifesté autour des 3 de Briançon.

Solidarité et courage à elles.

Le comité Genevois de soutien aux Sept de Briançon

Quelques besoins pour ce début d’été chez Marcel

Bonjour à toutes et tous!

juste un petit mot pour dire qu'il ya quelques besoins pour ce début
d'été chez marcel...
En ce moment y a plus beaucoup de bouffe, ça s'organise quand même ,
entre récup , et un peu de sous pour les courses, mais si c'est possible
de faire tourner le message des besoins réguliers: riz, oignons, piment,
huile, sauce tomate, café, pain, oeufs, lait, thé , sucre , sel, aussi
produits ménagers, et en ce moment c'est la dech de brosse à dents
dentifrice savon...

l'argent part vite parce que en ce moment y a pas beaucoup de personnes
qui touchent l'ada..
[...]
si y a des gens dispo et avec l'envie de passer régulièrement c'est cool,
voir si y a assez de gaz et si faut aller en chercher en voiture, ou si
des personnes ont besoin d'être amenées a l'hôpital ou d'accompagnements
de soins, des choses comme ça .... aussi si il ya des gens qui veulent
bien être appelé pour ça et laisser le numéro à la maison, ça peut être
pratique aussi...

et toutes autres initiatives sont toujours chouette!

des bises!

Besoin de soutien pour le refuge autogéré de Claviere

Bonjour à tou-te-s,

La situation en ce début d'été est très critique à la frontière, que ce
soit à Briançon pour donner un coup de main dans les différents lieux
d'accueil (Refuge Solidaire, chez Marcel) ou au Refuge Autogéré de
Claviere à la frontière.

De la présence, des mains et de la motivation sont nécessaires pour
soutenir des lieux indispensables pour la sécurité et l'accueil des
personnes exilées à travers la montagne, dans le contexte de répression
policière de la frontière. Durant tout l'été, il faudra des nouvelles
personnes, de passage ou qui restent un peu, pour apporter un souffle
nouveau à celles et ceux qui sont engagé-es sur place et qui, faute
d'épuisement, peine à rencontrer et soutenir dignement les personnes qui
traversent la frontière.

Plus nous serons nombreux-ses, plus nous pourrons être solides,
créatif-ves et combatif-ves, et nous pourrons imaginer de choses à
construire ensemble dans ces montagnes frontalières !

A bientôt à Claviere !

PS : En plus de mains, nous avons aussi besoin d'argent, et d'un
ordinateur pour Claviere !

Compte-rendu de la frontière de Montgenèvre : entre convocation à la PAF et refoulements

(italiano in basso)

– Exemples de répression quotidienne

L’autre nuit, la PAF a tabassé un garçon qui suppliait de ne pas etre rapatrié en Italie.
La police refoule aussi toujours plus fréquemment les mineurEs, souvent en leur mentant sur la destination finale du trajet en camionette, qui les déporte inexorablement en Italie.
Gendarmes et policièrEs patrouillent sur les chemins avec des quads, en vélo et à pied, menaçant souvent de tirer sur celleux qui cherchent à traverser cette frontiere sans avoir la couleur de peau et les documents requis.
En parallèle, le terrain de golf est à nouveau ouvert. Le tourisme est de retour dans ces montagnes. Pendant l’hivers, ces sentiers qui sont fréquentés de nuit par les “migrantEs” sont des pistes utilisées par des milliers de skieusEs ainsi qu’une destination touristique pour les riches. En été, ils se transforment en terrain de golf, à ce qu’il parait propriété de Lavazza. La pelouse du terrain est bien entretenue, le “golf transformatalier”, “18 trous à cheval sur deux pays!” comme illes l’appellent aussi. Ce terrain n’est accessible qu’à celleux qui peuvent payer. La frontière aussi a été privatisée. Elle est rèpartie entre les forces de l’ordre et les multinationales.

–  Premier épisode

Marcher dans les bois entre Claviere et Montgenèvre est dangereux: on risque d’y  rencontrer des personnes mal intentionnées sur les chemins, comme un gendarme à vélo qui te barre la route. Il y a peu, trois amiEs qui se promenaient dans cette montagne militarisée ont été interpelléEs pour un contrôle d’identité. L’une d’elleux n’avait pas de documents sur elle. Le gendarme à bicyclette a appelé des renforts et les trois amiEs ont été embarquéEs dans la camionnette qui les a emmenéEs à la PAF (police aux frontières) pour vèrification. D’abord, les flics ont essayés de leur mettre la pression en disant que leur intervention faisait suite à une dénonciation: quelqu’un aurait vu nos trois amiEs marquer les chemins à l’aide d’une bombe de peinture. Une fois arrivés au poste, illes ont étè fouilléEs, mais rien n’a été trouvé, ni sur elleux, ni dans les sacs à dos. ToutEs trois ont été relachéEs avec une convocation à la PAF en audition libre pour “suspicion d’aide à l’entrée et au séjour de personne étrangère”.

Cette arrestation rentrerait dans le cadre d’une enquete plus large, ouverte pour aide à l’immigration clandestine, chef d’accusation auquel il semble que le sympathique procureur de Gap soit particulièrememt attaché. Il est évident que la volonté du procureur et de la police des frontières est de mettre un coup de pression. Pendant ce temps là, celleux qui cherchent à traverser continuent de se perdre en montagne, en passant des heures dans le bois pour échapper aux forces de la police. Au moins trois d’entre elleux sont déjà mort.

– Deuxième épisode

Une voiture avec trois personnes à son bord est arrétèe à quelques centaines de mètres de la frontière par un jeune fort mal en point, qui se dèclare trés malade et a besoin d’aller à l’hopital. Il demande a etre amené à la PAF pour être pris en charge par le système français, en tant que mineur non accompagné et en trés mauvais état de santé (la loi française prévoit en effet la prise en charge par l’Etat de n’importe quelle personne présente sur le territoire qui se déclare mineur non accompagné). Sa condition physique est visiblement critique. Le jeune homme peine à parler et meme à s’asseoir. Il affirme ne pas avoir été soigné dans le centre d’accueil italien. Les trois personnes l’emmènent à la PAF où elles disent que le jeune homme doit aller à l’hopital et qu’il est mineur. Les policiers le font descendre et entrer. Puis, une par une, les trois personnes sont interrogéEs, après qu’on leur ait donné le choix entre une “audition libre” immédiate et une garde-à-vue, pour aide à l’immigration clandestine. De fait, tout trois sont retenuEs trois heures et demi durant: interrogatoire et coups de pression. Ils repartent avec un rendez-vous pour le lendemain, donné à l’oral. Il semble que le procureur de Gap ait voulu ouvrir une enquète.
Pendant ce temps-là, le jeune malade est plus ou moins interrogé, puis on lui dit qu’il sera amené à l’hopital de Briançon. Il lui font signer un papier qu’il n’a même pas pu lire. Puis il le font monter dans une camionette, avec deux autres mineurs. Ils croient tous qu’ils vont à Briançon, au lieu de quoi ils sont deposés sur la route, à l’entrée de Clavière, à la frontière italienne.
La personne malade ré-essaie. Elle arrête una autre voiture, qui l’emmène à nouveau. Cette fois-ci, le conducteur a des compétences medicales et peut confirmer qu’il a sérieusement besoin d’être hospitalisé. Au lieu de ça, de nouveau il est refoulé à la frontière. Cetre fois-ci, il semble que c’est la prefète de la région en personne, contactée pour l’occasion, qui prend la décision de le refouler.
Quelqu’unE l’amène à l’hôpital en Italie. Des medecins zélés appellent immédiatement les flics. Les carabinieri italiens le soumettent en premier lieu à un examen osseux, pour vérifier qu’il est bien mineur. Ils l’embarquent ensuite pour un contrôle d’identité. Fichage, photos, etc.
Puis, le jeune est amené dans un centre pour mineur en basse vallée de Suse, et il est hospitalisé le lendemain à Turin.

Troisième épisode

AucunE des six arrêtéEs ne s’est presenté à la convocation pour interrogatoire à la PAF. Illes n’avaient aucune intention de se présenter volontairement à un rendez-vous non obligatoire et potentiellement pas folichon avec la police, pour se faire assomer de questions et éventuellement retenir en GAV pour aide à l’immigration clandestine.

La PAF apelle sur les téléphones privés de certainEs des convoquéEs. Il leur est indiqué que s’illes ne se présentent pas rapidement illes finiront sur la liste des personnes recherchéEs. En pratique, illes les menacent de venir les chercher de force. Ce sont le procureur et la préfète qui souhaitent poursuivre les enquête et cet absurde théâtre répressif.

Quelques jours plus tard, la police se présente chez deux des trois amiEs et apellent l’un d’elleux au travail. Illes ont à l’evidence très envie de leur parler. Illes n’ont trouvé personne. Nous ne savons pas comment continuera l’histoire.

Le procureur et la préfète nous ont tellement pris en sympathie qu’ils souhaitent passer toujours plus de temps en notre compagnie. Et il semble qu’illes aient un dossier qu’illes enrichissent toujours plus, avec des photos de famille.

La répression envers celleux qui sont de passage et envers les soldaires continue.
Mais la solidarité aussi.
Des vos convocs, on en fera rien.

http://www.passamontagna.info/

AGGIORNAMENTO DALLA FRONTIERA DEL MONGINEVRO TRA CONVOCAZIONI ALLA PAF E RESPINGIMENTI

– Esempi di repressione quotidiana

L’altra notte la PAF ha gonfiato di botte un ragazzo che pregava di non essere rimpatriato in Italia. La polizia respinge sempre più frequentemente anche i minori, spesso ingannandoli sulla destinazione finale del viaggio in furgone, che inesorabilmente li riporta in Italia. Gendarmi e polizia pattugliano i sentieri in quad, in bicicletta e a piedi,spesso minacciando di sparare a chi cerca di passare questo confine senza avere la pelle e i documenti richiesti. Intanto, i terreni da golf stanno riaprendo i battenti. Torna il turismo tra queste montagne. D’inverno, questi sentieri calpestati di notte dai “migranti” sono piste  attraversate da migliaia di sciatori, meta turistica per ricchi. D’estate, si trasformano in campi da golf, pare- di proprietà della Lavazza. Campi dal terreno iper curato, il “golf transfrontaliero”, come anche viene chiamato. “… 18 buche a cavallo su due paesi!” dice il sito. Campi accessibili solo per chi ha le possibilità di pagare. Anche la frontiera è stata privatizzata. Se la spartiscono polizie varie e multinazionali.

– Primo episodio

Camminare nei boschi tra Claviere e Monginevro è pericoloso: rischi di incontrare brutti ceffi sul cammino, come un gendarme in bicicletta che ti sbarra la strada. Poco tempo fa tre amic* che passeggiavano tra queste montagne militarizzate sono stat* fermat* e sono stati chiesti loro i documenti.  Una di loro non li aveva. Il gendarme a sella della sua bici ha chiamato rinforzi e i tre amic* sono stat* caricat* su una camionetta e portati alla PAF (polizia di frontiera) per accertamenti. Dapprima le guardie hanno provato a mettere pressione dicendo che il loro intervento era dovuto ad una segnalazione: qualcuno li avrebbe visti marcare i sentieri con una bomboletta spray. Una volta arrivati in centrale sono stati perquisiti, ma nulla è stato trovato nei loro zaini. I tre amic* sono stat* rilasciat* con una convocazione alla PAF per un’audizione libera, perché sospetti “di aiuto all’ingresso e al soggiorno di persona straniera”. Anche questo fermo rientrerebbe nel quadro di un’indagine più ampia, aperta per favoreggiamento all’immigrazione clandestina, a cui sembra che il simpatico procuratore di Gap sia particolarmente affezionato. E’ palese che la volontà del procuratore e della polizia di frontiera sia quella di mettere pressione. Intanto chi cerca di passare continua a perdersi in montagna passando ore tra i boschi per scappare dalle varie polizie; almeno in tre, tra queste montagne sono già morti.

– Secondo episodio

Una macchina con a bordo tre ragazz* viene fermata a qualche centinaio di metri dalla frontiera da un ragazzino malconcio, che si dichiara molto malato e che necessita di andare in ospedale. Chiede di essere portato alla PAF per farsi prendere in carico dal sistema francese, in quanto minorenne non accompagnato e in gravi condizioni di salute (la legge francese infatti prevede la presa in carico da parte dello stato di qualsiasi minorenne non accompagnato presente sul territorio). Le sue condizioni fisiche sono visibilmente critiche: il ragazzo fa fatica a parlare e perfino a sedersi. Afferma di non essere stato curato dai centri di accoglienza italiana. I tre ragazz* gli danno un passaggio e dicono alla PAF che il ragazzino deve andare in ospedale e che è minorenne. I poliziotti di frontiera fanno scendere il ragazzo e lo portano dentro. Poi, uno a uno, i tre ragazz* vengono interrogat* sui fatti. Gli viene proposta la scelta fra un “audition libre” (audizione libera), o la garde-à-vue (fermo) per favoreggiamento all’immigrazione clandestina. Di fatto i tre sono trattenut* per tre ore e mezza, interrogat*, mess* sotto pressione. Vengono rilasciat* con un appuntamento orale per l’indomani. Pare che sia stato il procuratore di Gap a voler procedere con l’inchiesta. Intanto il ragazzino malato viene interrogato, poi gli viene detto che lo porteranno all’ospedale di Briançon. Gli hanno fatto firmare un foglio che nemmeno ha potuto leggere. Poi lo caricano su un furgone, insieme ad altri due minorenni. Credono tutti di andare a Briançon, invece si ritrovano buttati per strada all’inizio di Clavière, alla frontiera italiana. Il ragazzino malato ci riprova. Ferma un’altra macchina, si fa dare un passaggio. Questa volta l’autista ha competenze mediche e può confermare che ha seriamente bisogno di cure all’ospedale. Nuovamente, invece, viene respinto alla frontiera. Questa volta sembra sia stata la prefetta della regione in persona, mobilitata per il caso, a volerlo respingere. Qualcun* lo porta in ospedale in Italia. Solerti medici chiamano immediatamente le forze di polizia. I carabinieri italiani, per prima cosa, lo sottopongono ad un esame osseo per verificare che sia minorenne. E poi lo foto-segnalano. Il ragazzino viene portato in un centro per minori in bassa Val di Susa e da lì l’indomani sarà ricoverato in un ospedale torinese.

-Terzo episodio

Nessun* dei sei fermat* si presenta alla convocazione per farsi interrogare dalla PAF. Non avevano nessuna intenzione di presentarsi volontariamente ad un appuntamento non obbligatorio e che si prevedeva poco galante con la polizia, per farsi riempire di domande e potenzialmente trattenere in garde-à-vue accusati di favoreggiamento. La polizia di frontiera chiama i telefoni privati di alcun* dei convocati. Viene detto loro che se non si presenteranno a breve finiranno nella lista dei ricercati. In pratica, li minacciano di andare a prenderli con la forza. Qualche giorno dopo, la polizia si presenta a casa di un paio dei tre amici e chiamano al lavoro uno di loro. Hanno evidentemente molta voglia di parlargli. Per ora non trovano nessuno.
Procuratore e prefetta ci hanno preso così in simpatia da voler passare sempre più spesso tempo con noi. È pare che abbiano pure un dossier che arriscono sempre più con foto di famiglia.
La repressione verso chi di passaggio e verso i solidali continua. Ma nemmeno la solidarietà si arresta.

Delle vostre convocazioni non ce ne facciamo niente.

http://www.passamontagna.info/

Soirée de soutien à la Maison Cézanne samedi 23 juin 19h à Gap

Des gens sont à la rue.

Une maison va être détruite… pour une opération immobilière !!!

Oui, la maison Cézanne va fermer. Pourtant, elle accueille encore aujourd’hui une vingtaine de personnes exilées, des demandeurs d’asile qui sont censés avoir des droits. Parmi ceux là le droit fondamental d’être hébergés.

(Article L. 348-1 du Code de l’Action Sociale et des Familles (CASF) : « les personnes dont la demande d’asile a été enregistrée conformément à l’article L. 741-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile peuvent bénéficier d’un hébergement en centre d’accueil pour demandeur d’asile, à l’exception des personnes dont la demande d’asile relève d’un autre État, au sens de l’article L. 742-2)Regardons les choses en face : l’État n’assume pas ses obligations et la mairie veut récupérer « son bien »… quitte à utiliser la force publique pour expulser des gens qui ont tout perdu !

Nous vous invitons à montrer votre solidarité aux habitants de la maison en participant à la soirée de soutien, repas, musique qui aura lieu le

SAMEDI 23 JUIN A 19H A LA MAISON CÉZANNE

Un point info sur la situation et une discussion est prévue à 20h.

N’hésitez pas à ramener des instruments, une playlist, vos boissons et sucreries préférées. Un couscous avec et sans viande est prévue !


Un toit un droit, 2 rue Ernest Cézanne à Gap, en face de l’entrée desn urgences (en périphérie du centre ville, banderoles sur la maison)

Pour nous joindre : untoitundroit at riseup.net

Pour être informé-e (activités, besoins, urgences…) : envoyer un mail à cette adresse pour demander votre ajout sur la liste.

Si vous souhaitez recevoir plus participer plus activement: envoyer un mail vide à cezanne-subscribe at lists.riseup.net (liste de discussion)

Affiche : En lutte contre les frontières !

En lutte contre les frontières !

Surfant sur l’apathie du plus grand nombre, le fond de l’air xénophobe et les agissements de groupes fascistes, le pouvoir étend son arsenal répressif_(doublement de la durée maximale de rétention, agrandissement des CRA, assignations à résidence, PRADHA etc.), et multiplie les coups de pression envers des individus solidaires afin de dissuader toute velléité d’entraide et de révolte.

L’armée est déployée dans les Alpes depuis plusieurs années, en renfort des patrouilles de la PAF et de la gendarmerie. Ces sales uniformes quadrillent les zones frontalières à grands renforts de drônes et d’hélicoptères pour traquer les indésirables. Ils multiplient les contrôles sur les routes et dans les gares, les perquisitions aux domiciles hébergeant des personnes migrantes, poussant celles-ci à emprunter des chemins toujours plus périlleux.

Ces charognes sont responsables de la mort de milliers de personnes, que ce soit lors du passage de frontières soi-disant « naturelles » (Méditerranée, Alpes, Manche), de leur enfermement ou de leur expulsion.

Rafles dans les transports et harcèlement policier à l’œuvre dans certains quartiers participent des mêmes logiques autoritaires et capitalistes, visant à dégager les pauvres des centre ville. Les urbanistes tiennent à faire « place nette » pour les touristes friqués, les investisseurs et les entrepreneurs « cools ».

Et voilà que se développe en PACA un « pôle d’excellence » concentrant des centaines d’entreprises, de laboratoires de recherche publics ou privés (etc.) qui travaillent, entre autres dégueulasseries, sur la sécurité intérieure et la surveillance des frontières. Les crapules qui mettent au point drônes (servant aux frappes « ciblées », à surveiller les frontières, les manifs ou les infrastructures dites « sensibles ») et logiciels de traitement des images (permettant la détection des comportements « suspects ») pullullent tout autour de nous, à portée de crachat. À moins de s’en prendre aux hôtels hébergeant les condés, aux boîtes impliquées dans la construction, la gestion des CRA, PRADHA, CAO… ou de tenter de mettre des bâtons dans les roues des contrôleurs et autres uniformes, partout où on les croise?

Pour s’attaquer aux Etats et leur volonté de contrôle total des populations, au racisme mortifère et au capitalisme qui broie nos vies, il est temps de développer des dynamiques de lutte sans concession.

Des passages de frontière aux tentatives d’empêcher les expulsions, des (complicités d’) évasions à la solidarité vis à vis des révoltes qui secouent régulièrement les centres de rétention, des attaques visant les rouages de la machine à enfermer et à expulser à celles dirigées contre les développeurs de technologies de mort… Autant de cibles que de manières de… Déchaînons la liberté !

La rage ne s’arrête pas – Sur les trois jours Passamontagna et autre

 

Avec le Camping Itinérant Passamontagna, nous avons marché pendant trois jours sur les routes et les sentiers de ces montagnes frontalières. Nous les avons traversées en cortège, en fredonnant, en musique et en choeur. Nous nous sommes parlEes et avons tenus des assemblées, des débats sur le dispositif frontières sur le système d’accueil, la marchandisation et l’exploitation des flux migratoires par les États.

Nous avons traversé cette ligne imaginaire appelée frontière, pour réaffirmer que nous ne la reconnaissons pas. Nous n’avons demandé les papiers de personne. Contre tout système de division, de catégorisation et de séléction, contre le dispositif répressif qui commence dans les pays d’origine, que les états occidentaux colonisent et exploitent encore et toujours, dans les centres d’accueil, dans les centres de rétention, des rafles en ville jusqu’à arriver à ces frontières, faites d’uniformes, de gendarmes et de militaires. En passant par les villages de la Vallée de la Clarée, des interventions au micro, de la musique, des chœurs, quelques tags à terre, des affiches antifascistes collées.
Nous n’avons pas oublié les responsables des trois morts à la frontière du mois dernier, ni les délateurs de Generation Identitaire, qui s’amusent à dénoncer les migrants de passage. Nous n’avons pas non plus oublié le bras armé de cette frontière, les femmes et les hommes en uniforme qui poursuivent chaque jour les sans papiers, considerEés moins dignes qu’une quelconque marchandise qui circule chaque jour d’un côté à l’autre de la frontière.

Pendant ce temps là le gouvernement italien, avec son Ministre de l’Interieur tout de vert vétu, s’amuse à politiquer sur le dos des éxilEes, en fermant tous les ports et en bloquant les bateaux de celleux qui fuient, en cherchant une autre vie. Ce jeu politique nous dégoute.
Au terme de ces trois jours, nous sommes TOUTES arrivEes à Briançon. Les gouvernements et les puissants ferment les frontières. Nous, avec nos pratiques, nous les avons ouvertes et nous continuerons à le faire.

Ces trois jours sont passés. Et le dispositif aux frontières continue son opération-sélection, devenue meurtrière depuis longtemps. Une personne a eté tabassée par la PAF (Police aux Frontières) l’autre nuit, après avoir été attrappée par la Police pendant qu’elle essayait d’arriver en France. Elle a été tabassée parce qu’elle ne voulait pas etre refoulée en Italie, ni signer les papiers de « refus d’entrée ». Ces dernières semaines, celleux qui tentent de passer la frontière se retrouvent de plus en plus souvent menacEés par les armes des gendarmes et des militaires, qui menacent de faire feu sur celleux qui n’acceptent pas les intimidations. Dans les derniers jours, de nombreuses personnes mineurEs ont eté repoussEes, malgrè le fait que leur lois préconisent le contraire. Hier, un jeune homme de 17 ans, gravement malade, a tenté deux fois d’arriver à la PAF pour se faire emmener à l’hopital. Il voulait être pris en charge par le système français, après des mois de maladie non soignée dans les centres d’accueil Italiens. Il avait du mal à tenir debout. Ils lui ont dit qu’ils l’emmeneraient tout de suite à l’hopital. Au lieu de ça ils l’ont trompé, et lui on fait signer un papier dont il ne connait pas le contenu, avant de le ramener en Italie.

Notre colère ne s’apaise pas, au contraire, elle augmente. La militarisation continue à tuer. Les néofascistes ne s’en sont pas encore allés. Nous ne laisserons pas ces vallées aux mains de la militarisation, qui continue à tuer, aux groupes fascistes qui continuent à tenter de s’insinuer dans ces territoires. Nous resterons sur ces montagnes, nous les traverserons et nous continuerons à lutter, afin que, des frontières, ne restent que les débris.

 

http://www.passamontagna.info/ fb – Chez Jesus rifugio autogestito

« Nous avons piraté les frontières » – Récit sur le camp itinérant « Passamontagna » du 8 au 10 Juin

« Nous avons piraté les frontières » – Récit sur le camp itinérant « Passamontagna » du 8 au 10 Juin

http://www.passamontagna.info/?page_id=151&lang=fr

Comment faire pour rendre caduques les frontières ? C’est devenu nécessaire avec la militarisation de celles-ci dans le cadre de la guerre aux migrant-es qui a été enclenchée en Europe. Après la marche du 22 Avril de Montgenevre à Briançon, il fallait recommencer. Surtout quand 3 migrant-es ont été retrouvé-es mort-es dans la vallée, tué-es non pas par le froid mais par la répression policière. Surtout quand 3 personnes ont été placées en prison suite à cette précédente marche.

C’est dans ce contexte que s’est monté Passamontagna, un camp itinérant contre les frontières, partant de Melezet en Italie, passant par le col de l’Échelle et arrivant à Briançon. 3 jours collectifs et autogérés, de marche mais aussi de discussions et de reflexion autour de ces frontières, réunissant des personnes italiennes, françaises et d’ailleurs luttant contre les frontières.

Lire la suite sur grenoble.indymedia.org

Théo, Bastien et Eleonora : Contrôle judiciaire levé

Ce matin, près de 300 personnes se sont réunies en solidarité avec les inculpé-e-s de la manifestation du 22 avril dernier.

A l’issue de l’audience, il a décidé de la levée des contrôles judiciaires auxquels étaient soumis « les 3 de Briançon ». Ils seront jugées sur le fond le 8 novembre.

Liberté pour toutes les prisonnières, les enfermés, les condamnées !

Main dans la main… l’Etat et les néofascistes ; Résistons ensemble, mai-juin 2018, n° 173

Bulletin numéro 173, mai/juin 2018, du réseau Résistons Ensemble. Formé en 2002, Résistons Ensemble a pour but d’informer, de briser l’isolement des victimes des violences policières et sécuritaires et de contribuer à leur auto organisation.

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Bulletin A4 recto-verso en PDF « RESISTONS ENSEMBLE » du réseau contre les violences policières et sécuritaires. Il est destiné à être photocopié et à être diffusé localement, si le journal vous plaît. Vous êtes invitEes à participer à son élaboration, à sa rédaction, à se joindre à l’équipe de rédaction. Nous attendons vos contributions, propositions, critiques …

Le bulletin no 173, mai/juin 2018 du petit journal mobile recto-verso A4 du réseau Résistons ensemble contre les violences policières et sécuritaires est sorti. Pour lire l’intégralité et télécharger ce bulletin mis en page au format pdf

Main dans la main… l’État et les néofascistes
Le col de l’Echelle (Hautes-Alpes), à 1762 mètres d’altitude, est actuellement couvert de neige, il sépare la France de l’Italie. Les routes sont coupées. Un groupe grimpe, raquettes aux pieds, soutenu par 2 hélicoptères (!), avion et drones… Pour sauver des alpinistes en danger ? Vous n’y êtes pas du tout. Il s’agit d’une centaine de néofascistes de« Génération identitaire », des français, des hongrois, des italiens… qui sont partis à la chasse aux migrants (comme déjà en août dernier avec le navire CSTAR en chasse sur la mer méditerranée voir RE 165).
Avec leur banderole déployée « Defend Europe » et des grillages en plastique, leur but est de repousser des migrants à bout de forces, gelés, vers l’Italie. Cette expédition spectaculaire était surveillée par les gendarmes, mais ils ont laissé faire. Mis à part un communiqué bidon, la justice classe l’affaire et les néofascistes jubilent.
Alors que des militants qui ont secouru des migrants sur un col voisin en réaction à la marche de la Génération identitaire, eux sont poursuivis et risquent 5 ans de prison comme les « trois de Briançon » qui passent au tribunal de Gap le 31 mai.
Deux poids, deux mesures ? Non c’est plus que ça. La nouvelle loi « asile et immigration » maintient le « délit de solidarité »pour toute aide portée aux migrants voulant franchir une frontière . Les néofascistes n’ont fait que mettre en pratique l’esprit de cette loi en rejetant dans la neige, éventuellement vers la mort des migrants exténués. Ils partagent le sale boulot avec les forces de répression « légales » dont les harcèlements peuvent mener a la mort, comme celle de Blessing, 20 ans, morte noyée à la frontière côté français. C’est pourquoi l’État ne les poursuit pas et laisse sévir les milices fascistes en tant que « garde-frontières ».
Le silence du mouvement social autour de ce nouveau développement est assourdissant. Dénoncer cette complicité de fait du gouvernement avec les néofascistes, la répression contre les migrants, et exiger la liberté pour tous militants solidaires est urgent et vital. Rappelons-nous la bête immonde, une fois lâchée, nous bouffera tous.

Au sommaire

  • Main dans la main… l’État et les néofascistes
  • Déborder mais vers où ?
  • chronique de l’arbitraire
    Les différentes formes de la répression
    « Rien n’a changé à Seysses »
    « La vérité et rien que la vérité pour Monsieur Deh ! »
    Procès BDS à Versailles
    « Que se passe-t-il au commissariat d’Argenteuil ? »
    Procès du « 8 juillet »
    Stop à la gestion coloniale de nos quartiers !
  • agir
    11 après… pour Lamine Dieng
    Manifestation contre le projet de Loi Asile-Immigration

Chroniques de frontières alpines – 1 / Réprimer les solidarités : La stratégie de la peur

L’article complet sur https://derootees.wordpress.com

Depuis 2015, dans le cadre de la « lutte anti-terroriste » menée par l’Etat français, on a assisté à une intensification de la répression policière et juridique vis-à-vis des citoyen·nes solidaires avec les étranger·es, notamment aux zones frontalières. Entre juillet 2015 et janvier 2017, de 9 citoyen·nes des Alpes Maritimes ont été inculpé·es, et le 24 avril 2018, trois militant·es suisses et italienne ont été mis·es en détention préventive suite à une manifestation solidaire à la frontière des Hautes-Alpes. Ces récents événements ont fait ressusciter les débats autour du poussiéreux « délit de solidarité », institué en 1938 (dans un climat dont chacun·e devine qu’il était particulièrement xénophobe…)

Le dossier en ligne du Gisti sur le délit de solidarité montre comment les évolutions progressives du droit sont devenues de plus en plus floues de sorte qu’il n’ait plus vocation à réprimer les trafics et réseaux mafieux à la frontière, mais à englober dans le champ des répressions les pratiques d’aide gratuite et solidaires vis-à-vis des étrangers. Cette évolution est le fruit d’une représentation de continuité entre l’immigration clandestine et le terrorisme : ainsi, dès 1996, l’aide au séjour irrégulier est intégrée parmi les infractions à visée potentiellement terroriste. Depuis les années 2000, on assiste à une extension des immunités (notamment pour « motifs humanitaires ») mais aussi, simultanément, à une aggravation des sanctions et de la répression des citoyen·nes solidaires avec les étranger·es sans-papiers.

Tout un arsenal législatif a ainsi vocation à limiter les activités bénévoles de citoyen·nes solidaires : l’ « aide à l’entrée et au séjour irréguliers », punis de 10 ans d’emprisonnement et de 30 000 euros d’amende, mais aussi les « délits d’outrage, d’injure et de diffamation ou de violences à agent publics », utilisés selon le Gisti pour  » défendre l’administration et la police contre les critiques dont leurs pratiques font l’objet ». A ces motifs s’ajoutent des pratiques plus sournoises de dissuasion, qui procèdent de la même volonté politique : « Il s’agit de priver l’étranger en situation irrégulière en France de toute forme de soutien : amical, politique ou juridique mais aussi, au-delà, de signifier à la population en général et aux militant·es en particulier qu’on ne peut s’opposer impunément à la politique gouvernementale quelles que soient la détresse humaine et les horreurs qui lui sont inhérentes. »

A la frontière franco-italienne, depuis quelques années, la répression judiciaire des personnes solidaires avec les exilé·es a concerné avant tout la zone de Menton-Vintimille, avec des garde-à-vue à tours de bras, la distribution de plus de soixante-dix interdictions de territoire pour des militant·es français·es et italien·nes, et puis l’ouverture des procès d’habitant·es de la Roya et de Menton. Les personnes incriminées assument leur solidarité avec les sans-papiers, en arguant que ce sont les pratiques illégales par la police de refoulement aux frontières qui (re)mettent en danger les personnes exilées, dont elles violent les droits.

Dans les Hautes-Alpes, la route qui s’est ouverte progressivement au cours de l’année 2017 fait de la région briançonnaise, depuis plus de six mois, un des principaux passages vers la France. Les mêmes événements se sont enchaînés, rapidement, qu’à Menton et dans la Roya : forte augmentation du nombre de personnes traversant la région pour entrer en France, organisation citoyenne pour faire face à une situation humanitaire d’urgence, militarisation de la frontière grâce à des équipements et des renforts policiers, répression des personnes clandestines… Et prise en étau des bénévoles solidaires au coeur de ce dispositif de répression, lequel vise avant tout les personnes étrangères, mais également tous les gens qui leur viennent en aide.

A Grenoble, marchons pour briser les frontières et la loi Collomb

Manifestation à 14H Samedi 2 juin 2018 Place Félix poulat (arrêt de tram A Victor hugo)

Le projet de loi « asile-immigration », présenté par Gérard Collomb, a été voté à l’Assemblée Nationale. Il passera au Sénat (auditions à partir du 6 juin et vote le 18 et 19 juin a priori). Le gouvernement a décidé de passer en procédure accélérée (pas d’aller-retours entre l’Assemblée et le Sénat). Cela signifie que s’il n’y a pas de modification du projet par le Sénat, il sera adopté.

Ce projet de loi, raciste et liberticide, légitime et favorise la chasse aux personnes exilées. Il fait passer les exilé·e·s pour des criminel·le·s et des fraudeur.se.s. Il propose surtout des moyens de répression : pénalisation du passage de frontière (peine de prison possible), augmentation des contrôles, augmentation des enfermements en centre de rétention (y compris pour les enfants) et de la durée de ce dernier, facilitation des expulsions…
C’est un recul dangereux des droits des personnes exilées, qui va dans le sens des courants conservateurs et fascistes.

Les collectifs de sans-papiers de la région parisienne appellent tout le mouvement social à manifester à leurs côtés le samedi 2 juin, de la place de la République au Sénat. Ils exigent la liberté de circulation et d’installation, la régularisation de toutes les personnes sans-papiers, la fin du règlement dit de « Dublin », de la rétention et des expulsions.

À Grenoble, nous appelons à manifester le 2 juin avec les mêmes mots d’ordre et à rejoindre les mobilisations organisées ces prochaines semaines contre les frontières et le harcèlement des personnes exilées.

Le 1er mai, Ismaïl Bokar Deh, travailleur sans-papier en France depuis 18 ans, à été tué par des policiers qui l’ont percuté avec leur véhicule alors qu’il tentait d’échapper à un énième contrôle d’identité. Encore un exemple flagrant du racisme d’Etat et de sa violence, qui ne cessent de se durcir et de se vulgariser.

Le 9 mai, le corps de Blessing Mathew, une Nigériane de 20 ans, était retrouvé dans la Durance. Deux jours plus tôt, elle disparaissait après avoir été poursuivie par les forces de l’ordre, alors qu’elle marchait pour rejoindre Briançon.

Le 18 mai, Mawda, 2 ans, est tuée d’une balle en pleine tête par des policiers belges. Elle était dans une camionnette d’exilé·e·s poursuivie par la police. Ils ont tiré à balles réelles à travers la fenêtre.

Le 18 mai, le corps de Mamadou, un jeune Sénégalais, était retrouvé par des promeneurs dans un bois de la commune de Montgenèvre, frontalière avec l’Italie.

Depuis le samedi 21 avril, des militants d’extrême-droite se mettent en scène régulièrement et publiquement comme des gardiens de la frontière qui traquent, avec la complicité de la justice et de la police, celles et ceux qui tentent de passer la frontière.

En réaction, le 22 avril 2018, un cortège spontané est parti de Clavière (Italie) vers Briançon pour affirmer une solidarité en acte avec les exilé·e·s qui traversent quotidiennement cette frontière et rappeler que les Alpes ne sont pas et ne seront jamais le terrain de jeu des fascistes.

Bastien, Théo et Éléonora, interpelé·e·s au terme de cette marche, sont poursuivi.e.s pour aide à l’entrée d’étrangers en situation irrégulière sur le territoire national en bande organisée (le délit de « passeur »). Leur procès a lieu le 31 mai à Gap. Les prévenu.e.s risquent jusqu’à 10 ans de prison ferme et 750 000€ d’amende.

A la suite de ce week end de mobilisation, le gouvernement renforce le dispositif policier aux frontières, s’alignant ainsi sur les revendications de l’extrême droite.

LA POLICE TUE ! LES FRONTIÈRES TUENT ! BRISONS LES ! LIBERTÉ DE CIRCULATION ET D’INSTALLATION ! CETTE NOUVELLE LOI, ON N’EN VEUT PAS ! ORGANISONS NOUS !

AGENDA

- 31 mai – 8h30 à Gap : Procès des « 3 de Briançon »
-  2 juin – 14h place félix poulat à Grenoble : Manifestation contre les frontières et la « loi asile-immigration »
- 8, 9 et 10 juin : Campement itinérant « Passamontagna » , trois jours de lutte contre les frontières, entre Bardonecchia, le Col de l’Echelle, Névache et Briançon .Plus d’info sur: valléesenlutte.noblogs.org
-  11 juin : Coordination Grenobloise contre les frontières. Contact: coord-sanspap-38@riseup.net
- 16 et 17 juin : Anniversaire des six mois d’occupation du Patio Solidaire. Plus d’informations sur : https://fr-fr.facebook.com/Le-Patio…
- 14 juillet : Mobilisation internationale à Vintimille

À propos des maraudes

Bonjour à tous,

La police barrant la route entre Clavière et Briançon, les exilés qui souhaitent effectuer la traversée doivent s’aventurer dans la montagne et parfois traverser la Durance gonflée par la fonte des neiges.
Aujourd’hui même nous avons recueilli le témoignage d’un jeune homme qui a failli être emporté par la rivière dans la nuit.

L’ accident dramatique de cette semaine (une jeune femme retrouvée morte noyée dans la Durance) met clairement en lumière le fait que le vrai danger vient de la Police et donc de l’Etat qui empêchent les demandeurs d’asile d’accéder à leurs droits en les refoulant systématiquement.

Une fois de plus, il témoigne du manque de discernement des forces de l’ordre : comment peut – on oser poursuivre et mettre en fuite, en pleine nuit, des femmes et des hommes épuisés par la route, à proximité d’un torrent de montagne gonflé par la fonte des neiges ? C’est juste impensable.

Nous espérions avoir réussi à éviter cela depuis le début de cet hiver en nous plongeant dans les nuits glaciales maraudes après maraudes.

Depuis le mois de Mars, la salle paroissiale de l’Eglise de Clavière s’est transformée petit à petit, grâce aux énergies, des uns et des autres en un lieu sympathique à partir duquel les exilés cherchent un chemin pour rejoindre la France.
L’hiver prenant fin, notre présence ici à Clavière a permis de rendre moins difficile et moins dangereuse la traversée vers la France et l’arrivée au Refuge Solidaire, au 115, chez Marcel, à l’hôpital ou dans une famille accueillante.
Pour les équipes ‘maraudes’, cela a été une nouvelle façon d’apporter de l’aide en permettant aux exilés qui franchissent le col de Montgenèvre de se réapproprier la façon dont ils souhaitent ou peuvent entreprendre la fin de leur parcours vers la France.

Nous avons donc arrêté les maraudes nocturnes. Nous restions cependant inquiets, parce que les risques encourus restent nombreux et sont exacerbés par la présence de la Police, des militaires et , depuis 3 semaines, des identitaires, présents jusque dans la ville de Briançon.

Les équipes du Refuge le constatent également tous les jours : les éxilés arrivent dans un état de fatigue beaucoup plus important, souvent avec des blessures, après des périples de parfois plusieurs jours dans la montagne, des nuits passées dehors dans le froid… Tout cela rend le travail des bénévoles plus difficile.

Nous en avons la preuve aujourd’hui : la nécessité de réorganiser notre présence sur le terrain est donc plus que justifiée par cet accident.
Nous devons pouvoir continuer à être présents et à apporter notre aide dans le but de sauver des vies. On retrouve là ce qui a été la motivation première de la mise en place des maraudes.
Personne ne doit mourir en montagne, ni par le froid, ni par épuisement, ni sous une avalanche, ni par noyade dans la Durance !…
Si nous y croyons, ne nous laissons pas décourager, soyons fidèles aux valeurs qui sont les nôtres, continuons à les mettre en pratique. Il faut qu’on s’habitue à notre présence nécessaire dans la montagne tant que la police ne respectera pas les lois et les droits des exilés..

Tout l’hiver nous avons bataillé pour essayer de faire reconnaître la place de l’équipe ‘maraude’ au sein des autres équipes du Refuge Solidaire.
Aujourd’hui, nous espérons que l’on comprend pourquoi.

Nous pensons qu’il faut que cette ‘action de terrain’ soit reconnue et portée par les Associations, Refuge Solidaire et Tous Migrants ( ce qui est déjà le cas pour cette dernière).

Nous pensons qu’aucun d’entre nous ne voudrait être à l’image de ces femmes tunisiennes qui refusent désormais d’aller à la pêche parce qu’elles savent que les poissons de leurs filets se sont nourris de la chair de leurs enfants. Et nous ? Jusqu’à quand pourrons nous encore boire l’eau de nos sources et parcourir nos montagnes sereinement ?
Tout l’hiver,nous avons bataillé pour essayer de faire reconnaître la place de l’équipe ‘maraude’ au sein des autres équipes du Refuge.
Aujourd’hui nous espèrons que l’on comprend pourquoi.

Nous pensons qu’une réunion s’impose pour repenser notre présence sur le terrain.
Nous vous proposons qu’on se retrouve jeudi 17 mai à 18h30 à la MJC pour en parler.

Chroniques d’une mort annoncée

Une semaine est passée depuis la mort de M. Cinq jours depuis que le cadavre d’une jeune femme «peut-être migrante » a été retrouvé, dans le fleuve qui passe sous Briançon, la Durance.

Voici les faits.

Un groupe d’une petite dizaine de personnes part de Clavière pour rejoindre Briançon à pied. Nous sommes dimanche soir, et comme chaque nuit les exilé·e·s qui tentent d’arriver en France se trouvent obligé·e·s d’éviter la route autant que possible et de passer par la montagne pour éviter les contrôles d’identité.Le groupe commence son chemin, et puis se sépare : la femme a des difficultés à marcher et a besoin d’aide et de soutien. Deux personnes restent avec elle, et les trois se détachent du groupe.
Ils marchent sur la route, en se cachant dès qu’ils aperçoivent des lumières de phares ou entendent des bruits.

La police a mis en place une véritable chasse aux migrant·e·s, plus féroce que jamais ces derniers jours. Ils se cachent sur les sentiers, pour surprendre, torches en main, ceux qui tentent la traversée, et font des rondes en voiture sur les routes. Ils se postent aussi aux entrées de Briançon, et à côté des carrefours, mettant en place de réels postes de blocage.

Les trois personnes marchent pendant une quinzaine de kilomètres et se trouve à 4 ou 5 kilomètres de Briançon. A la hauteur de la Vachette, cinq agents de la police nationale les attendent. Ils surgissent de derrière les arbres à gauche de la route. Il est entre quatre et cinq heure du matin, Lundi 7 Mai. Les policiers se mettent à leur courir après. Le groupe se met en fuite, et entre dans le village de la Vachette. Un des trois réussit à se cacher, et les deux autres, un homme et une femme, courent sur la route. L’homme court plus vite, il cherche à attirer la police, qui parvient à l’attraper et le ramène directement en Italie.

La femme, elle, disparaît.

La police continue ses recherches dans le village de la Vachette pendant quatre heures. La rivière est en crue, et la police concentre ses recherches sur les rives de la Durance et autour du pont. Puis ils s’en vont. Cette façon de faire est tout à fait différents des pratiques habituelles de la police, pendant ces nuits de contrôle : en général, après avoir attrapé quelques personnes, ils ne recherchent les fugitifs et fugitives restant·e·s que pendant quelques dizaines de minutes.

Les recherches concentrées dans la zone du fleuve indiquent clairement que les policiers avaient compris que quelque chose de très grave avait eu lieu.
50 heures plus tard, Mercredi 9 Mai, un cadavre de femme est retrouvé bloqué à la digue de Prelles, à 10 km au Sud de Briançon. Il s’agit d’une femme d’1 mètre 60, aux longs cheveux noirs tressés. Des cicatrices sur le dos, un collier serti d’une pierre bleue.

Le Procureur de la République de Gap, Raphaël Balland, a annoncé la nouvelle le jour suivant, en précisant que « Cette découverte ne correspond à aucune disparition inquiétante. Pour le moment, nous n’avons aucun élément qui nous permette d’identifier la personne et donc de dire si il s’agit d’une personne migrante ».
Lourde déclaration du procureur. Les disparitions de personnes exilées ne sont donc pas inquiétantes, sous prétexte qu’on ne les signale pas ?

Les soutiens de B. étaient au contraire très inquiets : mais comment se tourner vers la police pour déclarer des disparus, quand ils risquent d’être maltraités, et leurs soutiens réprimés ?
De plus, le procureur ment, car la police savait qu’une femme avait disparu après une poursuite.

Très peu de journaux ont relevé la nouvelle. Il semblerait que personne n’ait souhaité publier celle-ci. L’intérêt est d’ensevelir cette histoire, pour éviter un scandale face aux violences policières. Deux cas de femmes enceintes refoulées avaient déclenché des réactions publiques en mars dernier.

Une enquête judiciaire a été ouverte et confiée à la gendarmerie afin de déterminer les circonstances du décès. Le magistrat a annoncé que « n’ayant pas d’éléments qui font penser à la nature criminelle du décès, une enquête a été ouverte pour déterminer les causes de la mort ». Mais cela aussi est faux. La nature du décès est criminelle.

Ce n’est pas une mort accidentelle, ce n’est pas une erreur. Ceci est un homicide. Celui d’une jeune femme nigérianne de 21 ans.

Cinq policiers les ont poursuivis. Cette femme, M, est morte à cause d’eux et de la politique qui dirige, contrôle et légitime leurs actions.
M. est morte parce que la frontière ne peut pas être traversée en sécurité par les personnes sans papiers.

M. n’est pas morte à cause de la montagne, par erreur, elle n’est pas morte dans la neige cet hiver. Elle est morte parce qu’elle était en train d’essayer d’échapper à la police, qui s’adonne de façon toujours plus violente à la chasse aux migrant·e·s.
Elle a été tuée par ces cinq agents, comme le système de la frontière le leur ordonne.
Il s’agit d’un homicide avec des mandataires et des exécutants. Le Procureur de Gap et la préfète sont autant responsables que les policiers qui l’ont tuée, compte tenu des directives assassines qu’ils
donnent.

Les responsables sont aussi la magistrature et le tribunal, qui criminalisent les solidaires qui cherchent à éviter ces morts en rendant la traversée la plus sûre possible. Les responsables sont tous les politiciens qui fondent leur campagne électorale sur la différence de couleur de peau et de nationalité des personnes.

Si cela continue, les morts se multiplieront.

La frontière tue. La militarisation est son arme

Une femme est morte. Un cadavre sans nom a été retrouvé mercredi près du barrage de Prelles, dans la Durance, la rivière qui traverse Briançon.

Une femme noire, sans papiers, dont personne n’a déclaré la disparition.
Un corps sans vie et sans nom, comme les milliers qui sont retrouvés dans le fond de la Méditerranée.

Cette mort n’est pas une disgrâce inattendue, ce n’est pas un hasard. La montagne, la neige et le froid n’ont rien à voir là-dedans.

Cette mort a été annoncée par l’hiver qui vient de passer, par la militarisation qui, ces derniers mois sévit dans ces montagnes et par les dizaines des personnes hospitalisées après les blessures causées par leur fuite vers la France. C’est une conséquence inévitable de la politique de fermeture de la frontière et de la militarisation.

Ce décès n’est pas une fatalité. C’est un homicide, avec des mandataires et des complices bien faciles à identifier.
En premier lieu les gouvernements, leur politique de fermeture de la frontière, et chaque personne qui la soutient.

Gendarmes, police de l’air et des frontières, chasseurs alpins, et maintenant ces ridicules néofascistes de Génération Identitaire, qui patrouillent sur les chemins et les routes pour partir à la chasse aux migrants qui cherchent un passage par ces cols. Ils traquent sur les sentiers et dans la neige avec des motoneiges ; les attendent dans la voiture, à l’affut, sur les routes qui amènent à Briançon et celles du centre-ville. Beaucoup des cas cet hiver de personnes blessées et conduites à l’hôpital font suite à des chutes dues aux fuites consécutives aux contrôles de police.

Cette femme-là n’est qu’une des dizaines d’exilés qui, chaque jour, cherchent à aller en France pour continuer leur vie. Pour ce faire, elle a dû traverser à pied dans la neige, cette ligne imaginaire qu’ils appellent frontière. En effet, la possibilité de voyager par des moyens de transports sûrs lui a été refusée parce qu’elle ne disposait pas de papiers en règle et par la politique raciste de contrôle qui actent à la frontière. Après elle doit être descendue sur la route, parcourir les 17 kilomètres qui la séparaient de la ville. C’est pendant ce long trajet qu’elle doit être tombée sur un blocage de la police, comme les personnes refoulées le racontent souvent. Le groupe avec lequel elle était, qui comme elle essayait de traverser la frontière s’est probablement dispersé à la vue de la Police ou de la Gendarmerie qui traquent les indésirables pour les attraper et les ramener en Italie :
l’habituel jeu de l’oie cette fois a tué.

Cette femme sans nom doit avoir glissé alors qu’elle essayait de s’échapper et de se cacher, tuée par les contrôles policiers. L’autopsie qui aura lieu à Grenoble dans la journée de lundi nous permettra d’avoir des détails précis sur la cause de sa mort.

La frontière sépare et tue.
N’oublions pas qui sont les responsables.

12 mai, Refuge autogéré Chez Jesus