Déconfinons la solidarité à partir du 11 mai !

Rassemblements et Discussions le 11 mai à 20h devant les hôpitaux de Sisteron, Laragne, Gap, Embrun et Briançon

MAJ : Rassemblements reconduits lundi 18 mai à 20h! 

en prenant soin de nous protéger : masques, distances physiques…

Suite au succès de la mobilisation du 1er mai à Gap (et ailleurs), tant en terme de collecte alimentaire pour les habitant-e-s du CESAÏ à Gap (squat d’hébergement de SDF et d’exilé-e-s), que de détermination collective à briser un confinement autoritaire et souvent absurde, nous ne comptons pas en rester là !

Aujourd’hui, le plan de déconfinement imposé par Macron et sa clique de patrons est inexistant et surtout dangereux pour nous toutes et tous !

Dangereux tout d’abord pour les 1ers de corvée (soignant-e-s, caissier-e-s, ouvrier-e-s, livreurs, postier-e-s…) qui devront continuer à « aller au front » du travail sans beaucoup plus de protections que pendant le confinement, risquant encore la contamination puis celles en cascades de leurs familles, ami-e-s…

Dangereux également pour les personnes les plus vulnérables vis à vis du virus, forcées de s’isoler encore plus chez elles de peur d’une contamination sous une forme grave.

Sans oublier la réouverture chaotique et à marche forcée des écoles, avec des directives gouvernementales intenables qui engendrent stress et traumatismes chez les enfants, leurs parents et les enseignant-e-s.

Le tout avec une bonne dose de rabotage des libertés individuelles et collectives, sous un état d’urgence sanitaire qui ne vise qu’à garantir l’ordre social avant tout, pour la prospérité économique de quelques-uns uniquement.

Alors que notre système de santé et nos hôpitaux sont à bout de souffle !

La faute à qui ? Après 20 ans de coupes budgétaires, courses à la rentabilité, diminution du nombre de soignant-e-s et déshumanisation de l’hôpital, notre système de santé est aujourd’hui incapable de réellement prendre soin de toutes les personnes qui en ont besoin, et encore plus en ces temps d’épidémie de coronavirus. Et pourtant, toujours aucuns moyens conséquents ne sont débloqués sur le moyen terme pour inverser la tendance ! Macron préfère sauver Air France (7 milliards d’un coup de baguette magique !) et d’autres multinationales de la pollution plutôt que nos poumons !

DU FRIC ET DE L’HUMAIN POUR L’HÔPITAL ET LES EPHAD !!

En écho aux multiples appels de soignant-e-s, dont le fameux « BAS LES MASQUES », nous appelons à remettre le soin et la solidarité au centre de nos préoccupations fondamentales, partout et dès maintenant !

Sans attendre un quelconque changement de la politique d’État tristement gestionnaire, qui s’achemine vers une santé déshumanisée et réservée aux plus riches. Au contraire, nous savons que nous avons collectivement les compétences, l’intelligence, l’empathie et l’envie pour prendre en main directement et à l’échelle de nos territoires de vie (quartier, village, vallée…) ce pan essentiel de notre existence qu’est la santé, sur une base de solidarité totale.

Ainsi, nous appelons, à partir de ce lundi 11 mai – acte I du déconfinement – à se regrouper collectivement (à bien plus que 10 personnes si possible !) devant les centres de soin de nos territoires de vie (hôpitaux, dispensaires de quartier, centres de soin ruraux, etc.) pour discuter, prendre confiance, puis s’organiser et agir pour déconfiner la solidarité !

Plusieurs manifestant-e-s du 1er mai, habitant-e-s de Gap et des environs

 

Le tract en Pdf ici : 11_mai

Un 1er mai déconfiné et dans la rue à Gap !

Malgré les semaines de confinement et la répression qui va avec, sous une pluie continue, nous étions une bonne centaine à nous rassembler ce vendredi 1er mai à Gap devant la préfecture des Hautes-Alpes pour déconfiner la solidarité et agréger les colères qui montent de toute parts contre la clique des gouvernants macroniens, leurs potes patrons bourgeois et leurs meutes policières. Avec l’absence remarquée de l’intersyndicale qui a préféré rester bien au chaud (en appelant à des mobilisations de balcons) plutôt que de prendre le risque (sic) de manifester pour de vrai…

Peu importe, après une collecte de nourriture très réussie en faveur des habitant-e-s du Césaï (squat d’hébergement de personnes sans domicile, majoritairement des exilé-e-s), nous sommes parti-e-s manifester dans les rues quasi désertes de Gap, en faisant plusieurs arrêts symboliques devant l’hôpital (aux cris de « du fric pour l’hopital »), la bourse du travail, la prison (où les conditions d’enfermement ont été encore un peu plus dégradés en temps de confinement avec l’interdiction des parloirs notamment) et le commissariat (duquel sont sortis quelques gros bras cagoulés – covid oblige – de la BAC, toujours prêts à provoquer et cogner dans l’impunité). Le cortège est ensuite retourné à la bourse du travail pour un apéro bien mérité (mais sans les merguez de la cégète aux abonnées absents…). Encore un point positif,  aucune arrestation ou PV n’est à déplorer, en tout cas à l’heure où nous écrivons ces lignes… même si les pseudo-journaleux de d’ICI TV – absents – reprennent un communiqué des flics parlant de la verbalisation de 6 organisateurs fauteurs de troubles…sans aucun contrôle trop fort ! Comme quoi en étant un peu malins-malignes (avec une attestation qui va bien…) et en faisant groupe, on arrive à contourner leur répression omniprésente !

Côté ambiance, l’atmosphère était bien déterminée : des banderoles de toute parts, beaucoup de slogans dans l’air et sur les murs, du désormais traditionnel « on est là, on est là, même si Macron ne veut pas… », aux plus nouveaux « déconfinons la solidarité », « 1er de cordée 1er pendu », « covid-ons les prisons », en passant par les classiques « tout le monde déteste la police », « à bas l’enfermement » et « Grève Sabotage Autogestion »… Le tout entrecoupé de chants inspirés lancés par nos ami-e-s de la CAB (chorale autogérée du Buëch), et notamment une belle reprise de la chorale des canulars (Lyon) en réécoute ci-dessous :

Ambiance déterminée… et surtout joyeuse à l’idée de briser collectivement ce confinement autoritaire et souvent absurde, d’autant plus un jour symbolique comme le 1er mai (commémoration de la mort de militants anarchistes à Chicago en 1886 et devenue depuis journée internationale de lutte des travailleurs-euses). Tout en assumant que nous étions suffisamment responsables pour organiser nos propres « gestes barrière » contre le risque de l’épidémie du coronavirus, en portant masques et gants (pour une fois que c’est encouragé en manif’ !), sans pratiquer d’embrassades, etc. Et en rappelant que nous nous méfions des injonctions strictes et arbitraires venues d’en haut, sauf peut être celle de bien se distancer d’un maître…

Et on va pas s’arrêter là ! RDV dans la rue dès le déconfinement pour montrer notre envie de vivre et faire payer les pots cassés de la crise en cours à ceux qui en sont vraiment responsables !

 

Et un petit florilège des photos du cortège :

 

Avec une mention spéciale aux flics qui – semble-t-il – n’ont pas bien compris ce qu’il leur reste à faire :

Sous les glaciers la rage – Spéciale Confinement – Avril 2020

Et encore une émission spéciale confinement en ce mois d’avril 2020 pour l’équipe confinée et renouvelée de « sous les glaciers la rage », diffusée sur radio zinzine et radio dragon avec au programme :

– une chronique belge

– un grand débat sur la (non)responsabilisation populaire face à la pandémie, la peur de la mort et la gestion de la crise par le gouvernement

– une petite revue d’actu des hautes-alpes avec notre fameuse préfète crétine des Alpes, des nouvelles du Césaï et d’autres

– et pour finir un agenda déconfiné avec un appel à manifester le 1er mai à Gap et partout dans nos vallées (voir plus de précisions ici)

sans oublier des musiques aux petits oignons confits !

Bonne écoute !! (l’émission est en 3 parties)

PS :  pour une meilleure écoute il vaut mieux télécharger les 3 parties sur votre ordinateur en cliquant droit sur chaque piste de lecture puis Enregistrer la cible sous.

[Radio] Sous les glaciers la rage # fèv 2020 – en réécoute !

Et pour ce mois ci dans l’émission d’infos haut-alpine diffusée sur radio zinzine et radio dragon, on retrouve des histoires de menaces de mort contre un réalisateur pro-loup, une première mobilisation réussie des saisonniers contre les réformes du chômage et des retraites, quelques prémices des joutes pour les élections municipales…avant un reportage lors de la journée santé-exil du 1er février dernier à Gap…le tout agrémenté de petites sélections musicales variées…sans oublier un agenda du tonnerre ! Bonne écoute !

 

Pour une écoute agréable sans coupure, vous pouvez faire un click droit sur la piste de lecture puis Enregistrer la cible du lien sous et enregistrer le fichier sur votre ordinateur, pour l’écouter ensuite tranquillement

[Radio] Sous les glaciers la rage # déc 19 et janv 2020 – en réécoute !

et voilà les 2 dernières émissions de Sous les glaciers la rage diffusées sur Radio Zinzine dans les Alpes du Sud et Radio Dragon dans le Trièves, en réécoute sur vallées en lutte !

En décembre il était question de réforme des retraites, d’actions en préparation contre le nuisible rallye monte carlo, un disque du mois blues-funky et un reportage studieux avec 2 profs qui nous racontent leur métier et analysent les dernières réformes qui les touchent ces dernières années, sans oublier un bel agenda culturel.

Pour une meilleure écoute sans bug, l’idéal c’est de faire « clic droit-enregistrer la cible du lien sous » pour ensuite enregistrer l’émission sur votre PC

 

Et pour la 1ère émission de 2020, des nouvelles enthousiasmantes des mouvements sociaux en cours dans le département des hautes-alpes, un retour acide sur la dernière assemblée du conseil départemental 05 et une chronique de l’artiste du mois très fournie, à la découverte d’une slameuse-rappeuse gapençaise : Aurore Boréale. Allez,  en bonus un petit enregistrement d’avant bouche : https://www.youtube.com/watch?v=4Krg8faqg2E&feature=youtu.be

 

Le 5 décembre à Gap, chômeuses et chômeurs dans la partie !

Chômeuses et chômeurs en grève !

Saisonnières, chômeurs, intérimaires, précaires : agissons contre les réformes !

Des ronds entre les saisons ! À qui profite l’intérim ? Nous sommes quatre millions et on va pas se laisser faire !

Jeudi 5 décembre 2019 à Gap à 9h30

au Parc de la Pépinière (au kiosque)

pour discuter et partir déambuler !

Amène de quoi partager, faire du bruit et t’amuser !

« La meilleure façon d’abolir le chômage, c’est d’abolir le travail et l’argent qui lui sont associés. Supprimer le travail en le transformant en une activité utile, et se réapproprier la vie sont une seule et même chose »

On est là pour défendre nos allocations même si le chômage et la retraite, on n’y croit plus depuis longtemps. Mais nous croyons encore en la possibilité de bouleverser le monde et de prendre du pouvoir sur nos vies.

Pour un monde sans chômage, ni retraite !

Ah tiens, encore une réforme du chômage ! Nous voilà bien, il va falloir travailler plus pour gagner moins. Lorsque l’on est saisonnière, intérimaire, précaire : comment on va faire pour joindre les deux saisons ? Aux caisses des supermarchés, pardi ! Malheureusement pour nous, à Géant ils remplacent les humains par des machines, en feintant le code du travail.

Mais à quoi peut servir le chômage ?

Le chômage qui s’est développé massivement ces quatre dernières décennies avec quatre millions de personnes (si on prend les chiffres complets) ne peut pas être le résultat de personnes fainéantes ! Il est sans doutes nécessaire à la mise en concurrence des travailleuses.
Il doit aussi avoir un lien avec l’idéologie du toujours plus et de la technologie capitaliste. Parce que malgré tou-te-s ces fainéant-e-s, l’économie produit toujours plus !
Ceci pour au final détruire la Terre, quand ce n’est pas déjà fait par la guerre.

Il sert pour les travailleuses saisonnières, à garantir, un revenu entre les saisons, qui rend vivable les conditions de travail à 50 heures par semaine pour 1500€ par mois, avec le logement saisonnier à payer. Et pour les intérimaires à avoir des revenus entre deux missions. Intérim dont la souplesse et l’isolement des travailleuses arrange bien toutes sortes d’entreprises !

« Le chômage n’est pas le contraire du travail. C’est un moment du travail. »

Cette attaque contre le chômage, cache mal l’extension du domaine du contrôle économique sur nos vies. « Le problème du chômage est aussi bien celui du travail, et plus encore celui de l’emploi de la vie même ». Car lorsque nous ne travaillons pas pour un patron ou comme auto-entrepreneuses de nos vies, tout un monde s’ouvre à nous ! Des rêves, des désirs d’apprendre, de lire, de cultures vivrières, de faire vivre des espaces non-marchands, des espaces pour travailler des productions communes, de l’entraide, de la solidarité et de la résistance. En fait, si on regarde bien, ça ne fait pas si longtemps que notre vie est entièrement happée par l’argent.

Pourquoi la paysannerie a été détruite ? Combien de chômeuses, de RSAstes sont des paysannes sans terre ou en fermage ? Combien n’ont pas de qualifications, sont discriminé.e.s (parce que trop âgé.e, femmes, racisé.e.s) ? Avez-vous déjà essayer de vous faire financer une formation ? Faut être vraiment déterminé.e, sauf si c’est pour bosser à Disneyland ou poser des compteurs Linky ! Beaucoup de patrons pleurent : « y a personne qui veut bosser », mais combien paient une misère, exploitent leurs apprenti.e.s, tiennent des propos sexistes ou racistes à longueur de journée ?

Pourquoi est-il impossible de vivre chichement et dignement ? Parce que l’on est obligé de payer un loyer, de prendre des crédits, parce que ça fait longtemps qu’il n’y plus d’en-dehors à la société. Nous sommes toutes prisonnières de l’argent ! Celles et ceux, qui nous font croire qu’on va changer le monde « juste en se changeant soi-même », s’aveuglent ou sont bien privilégié.e.s.

Le chômage et le RSA servent bien à payer des loyers, à faire ses courses à Lidl, à faire tourner l’économie, à rendre acceptable le fait que l’on ne peut pas échapper au travail et à l’argent.

« La meilleure façon d’abolir le chômage, c’est d’abolir le travail et l’argent qui lui sont associés.
Supprimer le travail en le transformant en une activité utile, et se réapproprier la vie sont une seule et même chose »

On est là pour défendre nos allocations même si le chômage et la retraite, on n’y croit plus depuis longtemps. Mais nous croyons encore en la possibilité de bouleverser le monde et de prendre du pouvoir sur nos vies.

[Radio] Sous les glaciers la rage #11 – novembre 2019 – en réécoute !

Après une petite interruption accidentelle au mois d’octobre, l’équipe de SOUS LES GLACIERS LA RAGE fait son come back en novembre, encore une fois en direct depuis la colline Zinzine à Limans (diffusé en direct sur Radio Zinzine le 3ème jeudi du mois à 12h30 et rediffusé le samedi suivant à 19h et minuit) et en rediffusion sur Radio Dragon (radio libre du Trièves en Isère) la semaine suivante.

Au programme des infos de novembre  :

– des nouvelles fraîches des camarades du Césaï (Centre Social autogéré de l’imprimerie à Gap), qui ont fait grande impression à leur procès à la cour d’appel de Grenoble le 28 octobre dernier, à suivre…le rendu du procès est prévu le 10 décembre, RDV à 20h pour une auberge espagnole au Césaï !

– encore et toujours les gilets jaunes haut-alpins qui, associés à l’intersyndicale locale, font la misère à Géant Casino Gap (zone Tokoro) qui a décidé d’ouvrir son magasin le dimanche après-midi sans caissier-e-s et blindé de vigiles et de flics, au mépris du droit du travail et surtout dans la droite ligne macronienne du consommer toujours plus partout et tout le temps…

– un long entretien avec Thibo du groupe Elementerre sur les difficultés de l’installation agricole dans l’Embrunnais et les tentatives de regroupements entre habitant-e-s du territoire, paysans déjà installés et jeunes en recherche de terres pour aboutir à des installations paysannes nombreuses et variées, dans des petites fermes (pourquoi pas collectives ?!!) et dans des productions de qualité…vaste programme !!

– une artiste incroyable qui fout une grosse pêche, M.I.A. !!

 

Le lien pour la réécoute : http://www.zinzine.domainepublic.net/emissions/SRG/2019/SGRd19-11-22t12’30’00-Novembre2019.mp3

 

LES CHAUFFEURS PARLENT ET RESALP SE TAIT…

La compagnie francaise Resalp gère plusieurs lignes de bus, dont l’une fait la liaison entre l’Italie et la France. Chaque jour, la ligne Oulx-Briancon permet aux passagers qui ne peuvent pas passer la frontière « légalement » de faire un bout de chemin.

Ainsi, ils descendent à Clavière, à quelques mètres de la PAF (police aux frontières) avant de rejoindre la France par les montagnes. C’est là que commence la chasse à l’homme, jours et nuits les flics traquent celleux qui n’ont pas les bons papiers.

Au poste de frontière, certains chauffeurs rapportent aux flics de la PAF le nombre de personnes descendues à Clavière, les informant par là meme du nombre de personnes à pourchasser. Cette conversation qui peut sembler anodine est en fait une quasi assurance de leur arrestation quelques heures plus tard dans la montagne.
Comment appeler ca autrement que de la délation ?

Tout ca sans parler des comportements humiliants et discriminatoires de quelques chauffeurs qui interdisent meme parfois aux personnes noires de monter dans le bus. Ces pratiques sont racistes, et pour ce que ca vaut, illégales.

La ligne Oulx-Briancon étant un passage obligé pour le franchissement de cette frontière, les chauffeurs qui y travaillent deviennent alors des indics parfaits pour la police. Se mélangent la responsabilité individuelle du chauffeur et celle de l’entreprise: les chauffeurs ne sont pas tenus de livrer des informations sur les passagers à la police, et l’entreprise doit garantir que ce passage d’infos n’aie pas lieu.

Tant que Resalp ne délivrera aucun message clair a ses salariées sur la position à adopter, la compagnie continuera de fait à collaborer et restera une extension du controle policier.

Passager/ère: ouvre l’oeil et ne sois pas complice !
Chauffeur/euse: ne parle pas à la police!

STOP A LA DELATION ET A LA COLLABORATION !

 

GLI AUTISTI PARLANO… E RESALP TACE. Su come gli autobus diventano strumenti repressivi

Compte rendu du procès du Cesaï à la cour d’appel de Grenoble

COMMUNIQUÉ DE PRESSE du CESAÏ

Les dés sont lancés

Nous étions une quarantaine du CESAI à avoir fait le déplacement le 28 octobre dernier. Peu importe le temps que nous mettrions à poireauter devant le tribunal, il n’était pas concevable pour nous de ne pas être présent.e .s !!

C’est dans la salle 13 du palais de justice que se jouait l’avenir de plus de 6O habitant.e.s du Centre Social Autogéré de l’Imprimerie.

Ces derniers mois le maire de Gap a redoublé d’énergie afin de nous discréditer et de nous mettre la pression par tout les moyens, alternant recours juridiques, faux rapports de pompiers et communiqué de presse dégueulasse.

En vain. Toute cette agitation n’a fait que renforcer nos liens et notre motivation à nous battre.

Selon les dires des avocats de la ville et de l’EPFR, Roger Didier n’en dormirait plus la nuit.

L’affaire du CESAI l’affecterait tellement qu’il s’en cognerait la tête contre les murs. Serait est ce de la culpabilité ???

Dans la salle, c’était l’usine. Des affaires n’ayant rien à voir les unes avec les autres se succedaient à grande vitesse. Les magistrates n’accordaient que dix minutes à chaque avocat pour plaider. On se demande bien comment c’est possible de se faire une idée réaliste d’une situation un tant soit peu complexe en si peu de temps. Voire même comment rester concentré.e pendant 7h, en écoutant un flot de gens qui se contredisent sur les sujets les plus divers tout en parlant le plus vite possible…

Mais passons.

Il semblerait que la mairie tente de se rabibocher avec l’EPF, car iels les ont rejoint à la barre pour associer leurs plaidoiries sur les points suivants : ils sont rentrés par voie de fait, ils se mettent en danger en se mettant à l’abri et on va leur sauver la vie en les mettant dehors, le carré de l’imprimerie et ses 24 millions, et c’est pas notre responsabilité de loger les gens mais celle de l’état.

Ce dernier point est assez drôle si l’on se rappelle que Roger est passé sur Fr3 et sur Alpes 1 il y a deux ans pour annoncer qu’il s’opposait à la création, à l’initiative de l’état, de 80 places (soit à peu près la population du Césaï) pour mineurs isolés et demandeurs d’asile à Gap alors même qu’à cette époque il était en procédure pour expulser la maison Cézanne !

Délibéré le 10 décembre.

Une chose est sûre : la justice sociale ne s’obtiendra jamais dans un palais de justice…

Quoi qu’il en soit, nous expulser ne nous effacera pas du paysage, nous continuerons à lutter.

Si Roger veut retrouver l’esprit tranquille, il n’a qu’une chose à faire : nous octroyer un lieu légal d’accueil et d’hébergement. Aux normes ERP si ça lui chante.

Nous remercions toutes les personnes, associations, collectifs qui nous ont soutenu et nous vous donnons rendez-vous à toutes et tous le 10 Décembre à 20h pour une auberge Espagnole ainsi que pour le verdict au CESAI.

 

CESAI COEUR DE VILLE FOR LIFE !!!!

Communiqué du collectif des travailleurs sociaux du 05

Nous, travailleurs du social et du médico-social des Hautes Alpes dénonçons la marchandisation du travail social :

  • réduction des budgets de l’action sociale
  • techniques de management basées sur le contrôle au détriment de l’humain
  • informatisation accrue qui nous éloigne de notre cœur de métier : la relation.

Ces réalités sont enrobées dans des discours lénifiants comme « la solidarité en action », « l’usager au coeur du dispositif » ou dans des termes vidés de sens comme « inclusion » ou « bonnes pratiques ».

La mutualisation des moyens et l’uniformisation des pratiques sont des leitmotivs de nos employeurs et de nos financeurs respectifs, qui cachent en réalité des coupes budgetaires drastiques.

L’informatisation complexe de toutes les démarches administratives éloignent les plus fragiles de l’accès à leur droits.

Les personnes sont rendues responsables et coupables de leurs situations, ainsi les politiques trouvent un prétexte pour se désengager de leurs responsabilités.

Partant de ces constats nous nous sommes constitués en collectif pour :
– échanger
– diffuser nos constats
– décloisonner, penser collectif
– penser nos interventions et nos métiers
– défendre les droits des usagers
– se mobiliser

Travailleuses et travailleurs sociaux et médico-sociaux, rejoignez-nous en envoyant un mail à cette adresse : collectiftravailleursociaux05@lists.riseup.net

Nous nous retrouvons un lundi par mois à 18h à Gap

Le collectif des travailleurs sociaux 05

Le CESAÏ a besoin de coups de main et d’argent !

Le CESAI, bâtiment occupé depuis octobre 2018 en plein centre-ville de Gap accueille une 60aine de sans abris de tous pays.

Les frais du quotidien sont minimisés grâce à la récupération d’invendus notamment.
Néanmoins, les dépenses minimales frôlent les 500€ /mois pour le gaz, les bases alimentaires, voire quelques travaux de rénovation.

En plus de COUPS DE MAINS (tout le monde est la bienvenue !), ce lieu indépendant a besoin de SOUTIEN FINANCIER.
On a donc mis en place un pot commun sur la toile pour couvrir ces dépenses mensuelles:
https://www.lepotcommun.fr/pot/t9rafseh

On compte sur vous tou.tes ! Parlez-en !
Une idée: donner peu mais régulièrement.

Merci à vous !

Pour plus d’informations : https://cesai.noblogs.org/

Des Gilets Jaunes des Hautes-Alpes emprisonné.e.s à Montpellier

Quelques articles repris de-ci, de là nous permettent d’en savoir plus.

Liberté pour tou.te.s !

 

 

Le Daubé le 13/06/2019

Deux gilets jaunes haut-alpins écroués dans l’Hérault

Un appel aux dons a été lancé sur les réseaux sociaux après que deux Haut-Alpins, dont l’une est fer de lance des gilets jaunes à Gap, ont été placés en détention pour purger une peine de trois mois de prison ferme.

https://www.ledauphine.com/hautes-alpes/2019/06/13/deux-gilets-jaunes-haut-alpins-ecroues-dans-l-herault-apres-l-acte-xxx

 

 

Le Poing le 12/06/2019

Montpellier : la juge Boussaguet surpasse le procureur et envoie 4 gilets jaunes en prison

Après les brutalités policières, l’arbitraire judiciaire. Le tribunal de grande instance de Montpellier a fait preuve ce mardi d’une extrême sévérité à l’égard des six gilets jaunes présentés en comparution immédiate. Malgré des accusations bancales, quatre d’entre eux sont partis en prison à l’issue de l’audience, un autre a pris du sursis et un autre a été libéré sous contrôle judiciaire. La juge Geneviève Boussaguet a été au-delà des réquisitions du procureur et ne s’est pas vraiment intéressé au droit. Le Poing fait le point.

Des prévenus maltraités et sévèrement condamnés

Conformément aux consignes du gouvernement, les policiers sont allés au contact samedi dernier à Montpellier lors de l’acte 30 des gilets jaunes. De nombreux manifestants ont été blessés, et les autorités parlent de dix-neuf personnes interpellées et placées en garde à vue. Six personnes auraient été relâchées de la garde à vue, et treize autres auraient été déférées lundi pour passer devant le juge des libertés et de la détention.
Sur ces treize, sept ont été libérées lundi avec des contrôles judiciaires stricts, comprenant notamment des interdictions de paraître à Montpellier, et des convocations ultérieures au tribunal pour des procès qui auront lieu cet été. Parmi eux figurent Dylan, éborgné le 1er mai à Montpellier par une grenade de désencerclement, et Casti, éborgné par un lanceur de balles de défense en 2012. Parmi ces sept personnes, certaines présentaient des marques de blessures causées par les policiers lors de l’interpellation : l’un boitait, un autre avait un œil au beurre noir, et un autre, qui n’a pas pu prendre ses médicaments lors de sa garde à vue, souffrait d’une contusion à l’épaule.
Six autres ont été placés en détention provisoire et sont passés mardi en comparution immédiate. Après deux jours de garde à vue et une nuit en détention provisoire, ils avaient tous l’air exténués et une gilet jaune, violentée lors de son interpellation, est arrivée en béquille et ne parvenait pas à se lever pendant l’audience. Ces stigmates n’ont visiblement pas ému la juge Boussaguet, qui a prononcé deux condamnations à trois mois de prison ferme avec mandat de dépôt plus trois mois de sursis et une condamnation à huit mois de prison avec sursis pour les trois qui n’ont pas demandé de délai lors de l’audience, et deux détentions préventives et une libération sous contrôle judiciaire pour les trois autres qui ont réclamé un report (les procès se tiendront cet été). Ces peines sont supérieures à celles requises par le procureur Tixier, qui avait réclamé un mandat de dépôt, et non quatre. On notera d’ailleurs que pour l’une des deux personnes envoyées en détention provisoire, le procureur avait requis, en vain, une libération sous contrôle judiciaire pour « des raisons de santé ».

Le Pressoir le 11/06/2019

Gilets Jaunes interpellé·e·s à Montpellier lors de l’Acte 30 : 4 détentions provisoire et 7 libération sous contrôle judiciaire

Ce samedi 8 juin à Montpellier, lors de l’acte 30 des gilets jaunes, une vingtaine de personnes ont été interpellées et placées en garde à vue.

Lu sur la page facebook de l’assemblée générale de Montpellier contre les violences d’état – commission juridique gilets Jaunes de Montpellier.

Ce samedi 8 juin à Montpellier, lors de l’acte 30 des gilets jaunes, une vingtaine de personnes ont été interpellées et placées en garde à vue, dont Dylan, éborgné par la police le 13 mai dernier, et Casti, éborgné par la police en 2012. Certaines personnes ont été libérées du commissariat (avec ou sans convocation ultérieure au tribunal, nous ne le savons pas), et d’autres ont été déférées ce lundi 10 juin au tribunal de grande instance (TGI) de Montpellier pour passer devant le Juge des Libertés et de la Détention, qui en a placé quatre en détention provisoire en attendant les procès en comparution immédiate qui auront lieu ce mardi 11 juin à 14h au TGI. Nous appelons à cette occasion à se rassembler ce mardi à 13h30 devant les grilles du TGI (place Pierre Flotte) pour soutenir les prévenus.

Le détail :

  • Un libéré sous contrôle judiciaire (interdiction de paraitre sur Montpellier et pointage hebdomadaire au commissariat) en attendant son procès le 15 juillet au TGI pour des accusations de participation à un attroupement en vue de commettre des violences et des dégradations et violence sur personne dépositaire de l’autorité publique.
  • Un libéré sous contrôle judiciaire (interdiction de paraitre sur Montpellier, de détenir une arme et pointage hebdomadaire au commissariat) en attendant son procès le 15 juillet à 14h au TGI de Montpellier pour des accusations de participation à un attroupement en vue de commettre des violences et des dégradations et violence sur personne dépositaire de l’autorité publique.
  • Une libérée sous contrôle judiciaire (interdiction de paraitre sur Montpellier et pointage hebdomadaire au commissariat) en attendant son procès le 22 juillet à 14h au TGI de Montpellier pour des accusations de violence sur personne dépositaire de l’autorité publique.
  • Un libéré sous contrôle judiciaire (interdiction de paraitre sur Montpellier, de détenir une arme et pointage hebdomadaire au commissariat) en attendant son procès le 5 août à 14h au TGI de Montpellier pour des accusations de violence sur personne dépositaire de l’autorité publique et participation à un attroupement en vue de commettre des violences et des dégradations.
  • Un libéré sous contrôle judiciaire (interdiction de paraître sur Montpellier et pointage hebdomadaire au commissariat) en attendant son procès le 19 juillet à 14h au TGI de Montpellier pour des accusations de tentative de “feu de poubelle”.
  • Un libéré sous contrôle judiciaire (interdiction de paraître sur Montpellier et pointage hebdomadaire au commissariat) en attendant son procès le 19 juillet à 14h au TGI de Montpellier pour des accusations de tentative de “feu de poubelle”.
  • Un libéré sous contrôle judiciaire (pointage hebdomadaire au commissariat) en attendant son procès le 29 juillet à 14h au TGI de Montpellier pour des accusations de menace de mort sur personne dépositaire de l’autorité publique et participation à un attroupement en vue de commettre des violences et des dégradations.
  • Une placée en détention provisoire à Nîmes en attendant son procès en comparution immédiate ce mardi 11 juin à 14h au TGI de Montpellier pour des accusations de violence sur personne dépositaire de l’autorité publique.
  • Une placée en détention provisoire à Nîmes en attendant son procès en comparution immédiate ce mardi 11 juin à 14h au TGI de Montpellier

 

  • Un placé en détention provisoire à Villeneuve-lès-Maguelone en attendant son procès en comparution immédiate ce mardi 11 juin à 14h au TGI de Montpellier pour des accusations de violence sur personne dépositaire de l’autorité publique et participation à un groupement en vue de commettre des violences et des dégradations.

 

  • Un placé en détention provisoire à Villeneuve-lès-Maguelone en attendant son procès en comparution immédiate ce mardi 11 juin à 14h au TGI de Montpellier.

https://lepressoir-info.org/spip.php?article1490

Sous les glaciers la rage #4 – Avril 2019

Au programme du 4ème opus de l’émission d’infos, luttes et alternatives des Hautes-Alpes SOUS LES GLACIERS LA RAGE sur Radio ZINZINE (diffusé en direct le 3ème jeudi du mois à 12h30 et rediffusé le samedi suivant à 19h et minuit) :

– des infos locales printanières autour de sujets toujours aussi chauds : désenclavement, réseaux internet, un conseil municipal chahuté, actus militantes

– une crétine des Alpes au top de sa forme

– un agenda toujours aussi foisonnant

– un disque du mois avec des musicien.es un peu énervé.es

– et pour finir le dernier épisode de la trilogie « L’intime face au corps médical »

Bonne écoute ! La bise

PS : pour envoyer des remarques, critiques, louanges…et bien évidemment toute proposition de sujet pour les prochaines émissions : souslesglacierslarage@riseup.net

 

À la frontière comme ailleurs, luttons contre les politiques migratoires

Appel à manifester le samedi 20 avril à 11h au Col de Montgenèvre et dans toutes les villes!

(italiano english down)

Les frontières n’assurent pas la sécurité des territoires, mais celle des puissances financières qui possèdent la quasi-totalité des richesses du monde. Ce mécanisme d’identification, de tri et d’exclusion, au service des intérêts économiques des Etats et de l’industrie de la sécurité, définit toute une population de personnes sans droits, invisibilisées, et exploitables.

La frontière est partout y compris dans les espaces du quotidien. Elle ne se résume pas seulement à une chaîne de montagne qui sépare deux espaces ni à une clôture de barbelée.
La frontière est dans les administrations qui délivrent des titres de séjour ou des obligations de quitter le territoire. Elle dépend du statut social : les riches peuvent s’expatrier, les pauvres n’ont d’autre choix que de « migrer ». Elle dépend de la couleur de peau car si tu n’es pas blanc, les contrôles sont systématiques.
Un avion, un quai de gare, un aéroport, un trajet en bus sont pour certains synonyme de voyage. Pour d’autres ils signifient rafle, déportation, camp de concentration. Un hôtel Ibis, une station de ski, des lieux de vacances pour certains, d’emprisonnement ou de chasses à l’homme pour d’autres.

Lutter contre les politiques migratoires revient à dénoncer la stratégie impérialiste des Etats occidentaux qui maintiennent des systèmes corrompus, alimentent des guerres, soutiennent des dictateurs et poussent ainsi des milliers de personnes à l’exil. Ces mêmes Etats stigmatisent et criminalisent ensuite les personnes qui entrent sur leur territoire, cherchant à les réduire à de la main d’oeuvre bon marché et corvéable à merci.

La frontière est partout, dans les gares, sur les chemins, dans les trains, les centres de rétention, au sein des institutions… alors organise ta manif dans ta ville ou rejoins-nous sur le col de Montgenèvre le 20 avril à 11h.

Locandina 1204 fra

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Sous Les Glaciers La Rage #3 – mars 2019

Au programme de ce 3ème opus de l’émission d’infos mensuelle des luttes et alternatives des hautes-alpes, diffusée sur Radio Zinzine :

– des infos locales gratinées autour de projet toujours plus ambitieux,
de l’électricité, des frontières, des lieux d’accueil et des manifs
nombreuses et stimulantes

– un ou une ou des crétin-crétines des Alpes au top de leurs formes

– un agenda toujours aussi foisonnant

– un disque…heu non…un artiste…enfin…un disque du mois…bref
écoutez et dansez

– et pour finir le 2eme épisode d’un reportage intitulé  « L’intime face
au corps médical »

Bonne écoute !
La bise

L’équipe de sous les glaciers la rage

PS : Ah oui, on a maintenant une adresse mail pour recevoir vos
remarques, critiques, louanges…et bien évidemment toute proposition
de sujet pour nos prochaines émissions !!! là voilà :
souslesglacierslarage@riseup.net_

 

 

 

 

Quelques récits et vidéo des dernières mobilisations des gilets jaunes dans les alpes du sud

Par manque de temps, nous n’avons pas pu vous proposer de nouvelles de nos dernières excursions hebdomadaires avec les gilets jaunes des alpes du sud, mais voilà quand même une petite sélection subjective de plusieurs récits écrits ou vidéo qui donnent un peu la température des mobilisations des dernières semaines…et tout ce qu’on peut dire, c’est qu’il n’y a pas que le climat qui se réchauffe !

Et ça ne fait que commencer !! RDV nombreux-ses le 2/03 à Forcalquier pour l’Acte XVI et son carnaval indépendant !

Cécile ! ya le téléphon’ qui son’ et ya person’ qui y répond !

Depuis le 1er janvier 2018, les demandeurs.ses d’asile de PACA sont obligé.e.s de se domicilier à la SPADA de Marseille, ce qui implique un nombre accru d’aller-retour pour chercher leur courrier entre autre.

Le 21 janvier, contrainte et forcée (paf !), madame la Préfète (Cécile Bigot Dekeyzer) nous a accordé une entrevue au terme de laquelle elle s’était engagée à tenter de trouver un moyen d’acheminer le courrier de la SPADA de Marseille jusqu’à Gap et à nous en informer sous quinze jours par mail. Le délai passé, nous les avons relancé et l’un des directeurs de cabinet nous a promi une réponse rapide par téléphone. Étant toujours sans nouvelles, nous avons décidé hier d’inonder collectivement leur standard téléphonique par des appels insistants. En fin de matinée, ils nous ont supplié.e.s d’arrêter (re-paf !) et nous ont envoyé un mail de réponse
en prétendant nous l’avoir déjà adressé le 8 février.

Après vérification, l’adresse mail n’avait rien à voir avec celle qu’on leur avait donnée. Mauvaise foi ou incompétence ?

Hormis faire le point sur la loi que l’on connaît déjà, aucune solution n’est apportée ni même envisagée. Ainsi la préfète fait preuve de la mauvaise foi habituelle du pouvoir, par exemple :

_ elle nie les difficultés rencontrées par les personnes au motif qu’ils.elles ne recoivent pas forcément un courrier toutes les semaines ou tous les mois, mais comment peuvent-ils.elles le savoir avant d’avoir ouvert leur boîte aux lettres ? Elle parle aussi d’alertes SMS, mais cela ne dispensera personne de faire l’aller-retour pour une simple lettre.

_ elle pretexte que les radiations ne sont pas automatiques en cas de non-consultation, nous invitant ainsi à jouer à la roulette russe…

Ci-dessous le mail recu avec en bonus l’adresse mail de la secrétaire générale de Cécile : est-ce une autre invitation à jouer ?

Mesdames, messieurs,
Veuillez trouver ci-dessous un nouvel envoi du mail de réponse adressé
comme convenu à M. S******* le 8 février 2019.
Cordialement.


-------- Message d'origine --------
De : Agnes CHAVANON <agnes.chavanon@hautes-alpes.pref.gouv.fr>
Date : 08/02/2019 21:22 (GMT+01:00)
À : m.s****n@gmail.fr
Objet : Éléments suite à entretien du 21/01/2019
Mesdames, messieurs,

Lors de notre entretien  du 21 janvier dernier, vous avez souhaité avoir des éléments complémentaires quant à la domiciliation des demandeurs d'asile, et évoqué les difficultés pour ceux résidant en Hautes-Alpes pour avoir accès à leurs courriers.

L’article L.744-1 du CESEDA, dans sa version en vigueur depuis le 1er janvier 2019, dispose que : « Le demandeur d'asile qui ne dispose ni d'un hébergement, au sens du 1° de l'article L.744-3, ni d'un domicile stable, élit domicile auprès d'une personne morale conventionnée à cet effet pour chaque département, dans des conditions fixées par décret en Conseil d'Etat. ». Ainsi, pour les demandes enregistrées après le 1er janvier 2019, la domiciliation chez un tiers n'est pas possible.

S’agissant des organismes conventionnés pour la domiciliation d’un demandeur d’asile, la réglementation en vigueur prévoit la désignation d’un organisme pour chaque département, mais celui-ci n’y est pas nécessairement implanté. Pour les Hautes-Alpes, l'organisme conventionné est la structure de premier accueil des demandeurs d’asile (SPADA) implantée à l’adresse «Forum réfugié» à Marseille. En région Provence-Alpes-Côte d'Azur, la cartographie des implantations a été arrêtée par l'OFII.

Cependant, je vous informe que, par dérogation, l'OFPRA peut adresser les correspondances relatives à la demande d'asile à une adresse différente de celle de la domiciliation, si elle a été communiquée à cette fin par le demandeur lors de l'introduction de sa demande auprès de l'office.

Par ailleurs, vous avez évoqué la nécessité des demandeurs d'asile résidant dans les Hautes-Alpes de se rendre une fois par semaine à Marseille auprès de la SPADA pour récupérer leur courrier. 
Après renseignement pris, il apparait que les déplacements nécessaires ne sont pas systématiquement une fois par semaine, ni même obligatoirement une fois par mois, car d'une part, il faut qu'il y ait un courrier en attente, et d'autre part, les radiations après un mois  sans justificatifs ne sont absolument pas automatiques.
Par ailleurs des notifications par SMS ou mails aux demandeurs d'asile pour leur indiquer qu'ils ont un courrier en attente, leur évitant ainsi de se déplacer, sont en cours de développement.
Il ne m'a pas encore été possible de trouver avec l'OFII et le SPADA 13 les modalités précises pour faciliter la réception des courriers par les demandeurs d'asile dans les Hautes-Alpes, mais les réflexions ne sont pas terminées.

Tels sont les informations que je peux vous apporter à ce jour.

Bien à vous

-- 

Pour une administration exemplaire, préservons l'environnement.
N'imprimons que si nécessaire.

Sous les glaciers la rage #2 – février 2019

Et voilà en ré-écoute le tout dernier opus de Sous les glaciers la rage, émission d’infos sur les luttes et alternatives des Hautes-Alpes, diffusé (irrégulièrement pour l’instant !) sur Radio Zinzine !

Au programme de ce mois de février 2019 :

– des infos locales gratinées autour des frontières et des lieux d’accueil, du mouvement des gilets jaunes, de l’hôpital de Briançon et de « petits » projets nuisibles de l’Embrunais

– un duo de crétin-crétines des Alpes de compèt’

– un agenda aux ptits oignons

– un disque…heu non…un artiste du mois bien déter’

– et pour finir un chouette reportage autour de l’intime et du corps médical

 

 

 

 

A la prochaine, autour du 21-23 mars sur les ondes de Zinzine…et évidemment sur Vallées en Lutte !

Ah oui, on a maintenant une adresse mail pour recevoir vos remarques, critiques, louanges…et bien évidemment toute proposition de sujet pour nos prochaines émissions !!! là voilà : souslesglacierslarage@riseup.net

 

Squat du chateau Laric à Chabestan : invitation à habiter et à défendre le lieu

Voilà maintenant une quinzaine de jours que le château Laric de Chabestan (région de Gap) est réouvert. Ce bâtiment à l’abandon depuis 10 ans était une colonie de vacances du CIE des dockers de Marseille, qui a fermé ses portes à cause de normes trop conséquentes.

Nous occupons ce bâtiment pour le mettre à la disposition de toustes. Nous ne considérons pas que le fait d’avoir ouvert nous rende plus légitimes que d’autres à prendre des décisions sur cet endroit que nous voulons ouvert et collectif. Lors d’une journée pizza samedi dernier, voisinage et ami-e-s étaient invité-e-s à proposer leurs envies pour le lieu. Des idées sont sorties et prennent vie, tel que : une cantine, de l’échange de savoirs notamment à travers divers ateliers (bois, métal, vélo, dessin…), des concerts, du théâtre, une boulangerie (four à bois), des espaces d’accueil, espace MTPGQI*… Nos désirs et nos expériences passées nous incitent à fonctionner de manière horizontale, cherchant toujours à débusquer et à combattre la reproduction de schémas oppressifs et dominants tels que le capitalisme, le patriarcat, le racisme, le validisme et autres merdes.

Hier, le 23/01, un avis de mise en péril a été collé sur le portail. Il permet une “évacuation d’urgence” (= une expulsion). Ceci est une invitation à toustes à venir occuper les lieux, y faire des propositions, y trainer, le défendre et l’habiter.

Contact : chateaularic at riseup.net