Récit d’une soirée en jaune…et en colère

Vendredi 18, on s’était décidé à une petite bande de camarades à rejoindre le rassemblement commun des gilets jaunes gapençais et de quelques syndicats (CGT et FSU visibles) à l’occasion des voeux de la préfète des Hautes-Alpes aux « corps constitués » du département, c’est à dire grosso modo tout ce que le 05 compte d’uniformes au garde à vous (militaires, flics, pompiers…), de patrons influents (chambre de commerce et compagnie, MEDEF local, syndicats du BTP…), de politicards locaux et de hauts technocrates d’Etat et de diverses institutions du coin. Autant dire un bon ramassis de pourris qui chaque jour nous exploitent, nous gouvernent, nous humilient et nous répriment ! Et là ils se faisaient payer la galette et le champagne avec nos impôts ! Alors que toujours plus de pauvres crèvent la dalle ici et ailleurs, et que ceux n’ayant pas les bon papiers de naissance se font traquer par les flics à la frontière pas si lointaine et subissent le racisme d’Etat, parfaitement orchestré par cette même préfète des voeux du soir.

Evidemment, il n’y en a pas eu un parmis tout ce gratin pour daigner s’arrêter discuter avec les quelques dizaines de manifestants ammassés sur le parvis, tous révoltés par l’injustice sociale ambiante. Non, l’élite politique et économique du département, à l’image de celle du pays, s’est gentiment fait escortée par un bon cordon de flics pour aller se goinfrer et écouter la préfète déblatterrer sur les actions super efficaces de l’Etat dans le 05, vers toujours moins de services publics, plus de cadeaux pour les patrons et le BTP local, des petites et grosses magouilles entre amis de la même caste…et évidemment pour une répression sans faille de la populace locale qui doit forcément rester docile tandis qu’une minorité festoie sur son dos.  Bon, on n’est pas rentré pour écouter – de toute façon on avait nous aussi notre galette dehors, et puis les discussions étaient plus intéressantes que le monologue déprimant de la préfète – mais pour sûr que la préfète a du faire son lot de petites blagues (amères) sur les gilets jaunes pecno du coin, arrachant probablement quelques sourires ou rires convenus dans l’assistance acquise à sa cause (du mépris des classes populaires). On est quand même content de leur avoir un peu gâché leur petite sauterie avec le boucan de la sono juste derrière leur salle, même si avec un soupçon d’audace collective on aurait probablement pu s’inviter aux festivités…

Un  petit groupe de gilet jaunes a ensuite proposé de bouger sur le péage de la Saulce pour ouvrir les barrières, en ce soir de forte affluence de week-end de ski. Aussitôt dit aussitôt fait, on se retrouve une petite 20aine peu de temps après sur la barrière de péage, l’ouverture des barrières et le détournement des caméras se fait en 30s chrono, sous le regard des quelques gendarmes ruraux postés là pour « s’assurer que tout se passe bien » (sic)… faut dire que l’équipe locale squatte le péage Vinci tous les week-end depuis 2 mois… De belles pertes financières pour Vinci…et une revendication simple et efficace qui fait mouche auprès de tout le monde : récupérons les autoroutes privatisées après que nos parents et grands parents les aient déjà payées ! Un bon symbole du hold up permanent des groupes privés sur les ouvrages et services publics, avec la complicité active de l’Etat et des politicards qui le dirigent…

Et cette fois ci des banderoles (« notre colère est légitime – amnistie pour les inculpés », « désarmons la police », « soldes macron », etc.) et tracts intéressants, un repas partagé improvisé et animé, des concerts de klaxon de soutien (même si certains en bagnoles de luxe n’avaient vraiment pas besoin du coup de pouce financier au départ de leur week-end ski de bourges…), et de bonnes discussions sur l’état du mouvement, les besoins d’organisation et de coordinations entre les groupes, la plateforme de revendication communes, et tutti quanti jusqu’à tard dans la nuit. Manquaient seulement quelques boîtes de collecte de prix libre pour les caisses de solidarités aux inculpés du mouvement social ici et dans tout le pays…promis on y pense la prochaine fois…

Tout le monde se quitte en appelant aux prochains RDV du mouvement, samedi 19/01 à14h à Forcalquier pour une manif’ de masse 04-05, dimanche 20/01 10h à Gap pour la marche des femmes contres les violences policières, mardi 22/01 à 18h au local de la CGT à Gap (maison des habitants du centre ville, en face de la prison) pour une comission sur le RIC (à ce sujet, lire l’artcile critique de nos amis de Exploités Enervés des Cévennes)… le mouvement semble parti pour durer dans le département, car la colère ne re-descent pas malgré les tentatives d’enfumage de Macron et de sa clique ! Encore plus précieux, des liens et affinités fortes se sont tissés depuis 2 mois de lutte, des solidarités multiples ont vu le jour (en interne du mouvement et avec les habitants du coin) et la découverte de la puissance de l’action collective galvanise un bon paquet de gilets jaunes, plutôt habitués précédemment à l’atomisation sociale et politique propres à notre société moderne ultra invidualiste. Et tout ça n’est pas près de s’effacer…

Alors, comme scandé sous les fenêtres de la préfète, nous aussi on veut moins de rois et plus de galette !! On reviendra !

3+4 de Briançon – Retour sonore sur le procès du 8 novembre

Le 8 novembre 2018, à Gap, 7 personnes sont convoqué.e.s pour « aide au passage de la frontière à des sans-papiers, en bande organisée « .

La situation à la frontière franco-italienne dans le Briançonnais est de plus en plus tendue. Les « solidaires » sont traqué.e.s, les exilé.e.s dépouillé.e.s, les situations de plus en plus invisibilisées.

Ce procès est le reflet d’une réalité qui s’ancre sans mesure dans le refus d’accueillir, la répression commanditée, l’état aux manettes.

Près de 1200 soutiens étaient présent.e.s devant le tribunal.

Voici quelques sons qui relatent l’ambiance de la journée.

https://audioblog.arteradio.com/blog/98675/podcast/130568

COPYLEFT – Faites tourner !

La rage ne s’arrête pas – Sur les trois jours Passamontagna et autre

 

Avec le Camping Itinérant Passamontagna, nous avons marché pendant trois jours sur les routes et les sentiers de ces montagnes frontalières. Nous les avons traversées en cortège, en fredonnant, en musique et en choeur. Nous nous sommes parlEes et avons tenus des assemblées, des débats sur le dispositif frontières sur le système d’accueil, la marchandisation et l’exploitation des flux migratoires par les États.

Nous avons traversé cette ligne imaginaire appelée frontière, pour réaffirmer que nous ne la reconnaissons pas. Nous n’avons demandé les papiers de personne. Contre tout système de division, de catégorisation et de séléction, contre le dispositif répressif qui commence dans les pays d’origine, que les états occidentaux colonisent et exploitent encore et toujours, dans les centres d’accueil, dans les centres de rétention, des rafles en ville jusqu’à arriver à ces frontières, faites d’uniformes, de gendarmes et de militaires. En passant par les villages de la Vallée de la Clarée, des interventions au micro, de la musique, des chœurs, quelques tags à terre, des affiches antifascistes collées.
Nous n’avons pas oublié les responsables des trois morts à la frontière du mois dernier, ni les délateurs de Generation Identitaire, qui s’amusent à dénoncer les migrants de passage. Nous n’avons pas non plus oublié le bras armé de cette frontière, les femmes et les hommes en uniforme qui poursuivent chaque jour les sans papiers, considerEés moins dignes qu’une quelconque marchandise qui circule chaque jour d’un côté à l’autre de la frontière.

Pendant ce temps là le gouvernement italien, avec son Ministre de l’Interieur tout de vert vétu, s’amuse à politiquer sur le dos des éxilEes, en fermant tous les ports et en bloquant les bateaux de celleux qui fuient, en cherchant une autre vie. Ce jeu politique nous dégoute.
Au terme de ces trois jours, nous sommes TOUTES arrivEes à Briançon. Les gouvernements et les puissants ferment les frontières. Nous, avec nos pratiques, nous les avons ouvertes et nous continuerons à le faire.

Ces trois jours sont passés. Et le dispositif aux frontières continue son opération-sélection, devenue meurtrière depuis longtemps. Une personne a eté tabassée par la PAF (Police aux Frontières) l’autre nuit, après avoir été attrappée par la Police pendant qu’elle essayait d’arriver en France. Elle a été tabassée parce qu’elle ne voulait pas etre refoulée en Italie, ni signer les papiers de « refus d’entrée ». Ces dernières semaines, celleux qui tentent de passer la frontière se retrouvent de plus en plus souvent menacEés par les armes des gendarmes et des militaires, qui menacent de faire feu sur celleux qui n’acceptent pas les intimidations. Dans les derniers jours, de nombreuses personnes mineurEs ont eté repoussEes, malgrè le fait que leur lois préconisent le contraire. Hier, un jeune homme de 17 ans, gravement malade, a tenté deux fois d’arriver à la PAF pour se faire emmener à l’hopital. Il voulait être pris en charge par le système français, après des mois de maladie non soignée dans les centres d’accueil Italiens. Il avait du mal à tenir debout. Ils lui ont dit qu’ils l’emmeneraient tout de suite à l’hopital. Au lieu de ça ils l’ont trompé, et lui on fait signer un papier dont il ne connait pas le contenu, avant de le ramener en Italie.

Notre colère ne s’apaise pas, au contraire, elle augmente. La militarisation continue à tuer. Les néofascistes ne s’en sont pas encore allés. Nous ne laisserons pas ces vallées aux mains de la militarisation, qui continue à tuer, aux groupes fascistes qui continuent à tenter de s’insinuer dans ces territoires. Nous resterons sur ces montagnes, nous les traverserons et nous continuerons à lutter, afin que, des frontières, ne restent que les débris.

 

http://www.passamontagna.info/ fb – Chez Jesus rifugio autogestito

« Nous avons piraté les frontières » – Récit sur le camp itinérant « Passamontagna » du 8 au 10 Juin

« Nous avons piraté les frontières » – Récit sur le camp itinérant « Passamontagna » du 8 au 10 Juin

http://www.passamontagna.info/?page_id=151&lang=fr

Comment faire pour rendre caduques les frontières ? C’est devenu nécessaire avec la militarisation de celles-ci dans le cadre de la guerre aux migrant-es qui a été enclenchée en Europe. Après la marche du 22 Avril de Montgenevre à Briançon, il fallait recommencer. Surtout quand 3 migrant-es ont été retrouvé-es mort-es dans la vallée, tué-es non pas par le froid mais par la répression policière. Surtout quand 3 personnes ont été placées en prison suite à cette précédente marche.

C’est dans ce contexte que s’est monté Passamontagna, un camp itinérant contre les frontières, partant de Melezet en Italie, passant par le col de l’Échelle et arrivant à Briançon. 3 jours collectifs et autogérés, de marche mais aussi de discussions et de reflexion autour de ces frontières, réunissant des personnes italiennes, françaises et d’ailleurs luttant contre les frontières.

Lire la suite sur grenoble.indymedia.org

A Grenoble, marchons pour briser les frontières et la loi Collomb

Manifestation à 14H Samedi 2 juin 2018 Place Félix poulat (arrêt de tram A Victor hugo)

Le projet de loi « asile-immigration », présenté par Gérard Collomb, a été voté à l’Assemblée Nationale. Il passera au Sénat (auditions à partir du 6 juin et vote le 18 et 19 juin a priori). Le gouvernement a décidé de passer en procédure accélérée (pas d’aller-retours entre l’Assemblée et le Sénat). Cela signifie que s’il n’y a pas de modification du projet par le Sénat, il sera adopté.

Ce projet de loi, raciste et liberticide, légitime et favorise la chasse aux personnes exilées. Il fait passer les exilé·e·s pour des criminel·le·s et des fraudeur.se.s. Il propose surtout des moyens de répression : pénalisation du passage de frontière (peine de prison possible), augmentation des contrôles, augmentation des enfermements en centre de rétention (y compris pour les enfants) et de la durée de ce dernier, facilitation des expulsions…
C’est un recul dangereux des droits des personnes exilées, qui va dans le sens des courants conservateurs et fascistes.

Les collectifs de sans-papiers de la région parisienne appellent tout le mouvement social à manifester à leurs côtés le samedi 2 juin, de la place de la République au Sénat. Ils exigent la liberté de circulation et d’installation, la régularisation de toutes les personnes sans-papiers, la fin du règlement dit de « Dublin », de la rétention et des expulsions.

À Grenoble, nous appelons à manifester le 2 juin avec les mêmes mots d’ordre et à rejoindre les mobilisations organisées ces prochaines semaines contre les frontières et le harcèlement des personnes exilées.

Le 1er mai, Ismaïl Bokar Deh, travailleur sans-papier en France depuis 18 ans, à été tué par des policiers qui l’ont percuté avec leur véhicule alors qu’il tentait d’échapper à un énième contrôle d’identité. Encore un exemple flagrant du racisme d’Etat et de sa violence, qui ne cessent de se durcir et de se vulgariser.

Le 9 mai, le corps de Blessing Mathew, une Nigériane de 20 ans, était retrouvé dans la Durance. Deux jours plus tôt, elle disparaissait après avoir été poursuivie par les forces de l’ordre, alors qu’elle marchait pour rejoindre Briançon.

Le 18 mai, Mawda, 2 ans, est tuée d’une balle en pleine tête par des policiers belges. Elle était dans une camionnette d’exilé·e·s poursuivie par la police. Ils ont tiré à balles réelles à travers la fenêtre.

Le 18 mai, le corps de Mamadou, un jeune Sénégalais, était retrouvé par des promeneurs dans un bois de la commune de Montgenèvre, frontalière avec l’Italie.

Depuis le samedi 21 avril, des militants d’extrême-droite se mettent en scène régulièrement et publiquement comme des gardiens de la frontière qui traquent, avec la complicité de la justice et de la police, celles et ceux qui tentent de passer la frontière.

En réaction, le 22 avril 2018, un cortège spontané est parti de Clavière (Italie) vers Briançon pour affirmer une solidarité en acte avec les exilé·e·s qui traversent quotidiennement cette frontière et rappeler que les Alpes ne sont pas et ne seront jamais le terrain de jeu des fascistes.

Bastien, Théo et Éléonora, interpelé·e·s au terme de cette marche, sont poursuivi.e.s pour aide à l’entrée d’étrangers en situation irrégulière sur le territoire national en bande organisée (le délit de « passeur »). Leur procès a lieu le 31 mai à Gap. Les prévenu.e.s risquent jusqu’à 10 ans de prison ferme et 750 000€ d’amende.

A la suite de ce week end de mobilisation, le gouvernement renforce le dispositif policier aux frontières, s’alignant ainsi sur les revendications de l’extrême droite.

LA POLICE TUE ! LES FRONTIÈRES TUENT ! BRISONS LES ! LIBERTÉ DE CIRCULATION ET D’INSTALLATION ! CETTE NOUVELLE LOI, ON N’EN VEUT PAS ! ORGANISONS NOUS !

AGENDA

- 31 mai – 8h30 à Gap : Procès des « 3 de Briançon »
-  2 juin – 14h place félix poulat à Grenoble : Manifestation contre les frontières et la « loi asile-immigration »
- 8, 9 et 10 juin : Campement itinérant « Passamontagna » , trois jours de lutte contre les frontières, entre Bardonecchia, le Col de l’Echelle, Névache et Briançon .Plus d’info sur: valléesenlutte.noblogs.org
-  11 juin : Coordination Grenobloise contre les frontières. Contact: coord-sanspap-38@riseup.net
- 16 et 17 juin : Anniversaire des six mois d’occupation du Patio Solidaire. Plus d’informations sur : https://fr-fr.facebook.com/Le-Patio…
- 14 juillet : Mobilisation internationale à Vintimille

Point de vue sur le Carnaval à Gap

Le carnaval sauvage de Gap a dépassé les frontières : une audience inespérée.

Mais quelles frontières ? On parle de débordements, de dégradations, de tags. Ah, les tags…

Les commerçants.es, les gapançais.es, seraient scandalisé-e-s. Mais de qui s’agit-il vraiment ? Car il y a aussi toutes celles et ceux qui ont été agréablement surpris.es par autant de vie et de spontanéité.

Que ça ne soit pas du goût de tout-e-s, soit. Nous n’avons pas tout-e-s les mêmes rapport à la « stratégie ». Mais de là à considérer que ce sont les carnavaliers qui sont un problème, car ils auraient dénoncé de manière déplaisante pour certain-e-s l’horreur de la frontière et de son monde, nous considérons pour notre part que c’est ça le scandale.

C’est trop facile de pointer des boucs-émissaires quand le répression se fait plus forte, ou plutôt plus visible. Comme si nous étions responsable de la passivité des habitants.es, de la violence de l’État, de l’arrogance des politiciens et pourquoi pas du fascisme qui monte.

Car ce sont bien là les véritables problématiques qui devraient occuper nos échanges, d’autant que ça pourrait bien s’aggraver dans les semaines à venir.

Les puissants ont toujours chercher à diviser celles et ceux qui leur résistent, mais nous pouvons aussi choisir de rester uni-e-s. Car c’est en partie dans cette diversité de tactiques que réside notre force. C’est elle qui nous rend insaisissables et imprévisibles.

Nous pouvons ne pas être d’accord sur certains points, autant sur des questions de forme que de fond. Mais ne perdons pas de vue notre combat commun.

Des gent.es qui ont trouvé ce carnaval trop bien

Les Black Blocs expliqués à Eric Ciotti (et à ma grand-mère)

Invité sur une chaine d’informations ultralibérales en continue le 29/04/2016, Eric Ciotti commentait les débordements survenus la veille, lors d’une manifestation contre la loi Travaille ! et proposait de dissoudre les Black Blocs. Nous lui expliquons pourquoi cette proposition n’a pas de sens même si nous comprenons sa crainte à voir ce genre de pratique se généraliser.

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EN TRAVERSANT LA FRONTIERE… – MANIFESTATION CONTRE LES FRONTIERES

EN TRAVERSANT LA FRONTIERE… – MANIFESTATION CONTRE LES FRONTIERES

Hier, dimanche 22 avril, 300 personnes sont parties depuis Clavière, pour traverser la frontière. Après une matinée de discussions et de rencontres sur le thème « Alpes, frontières et résistances » et un repas partagé devant le Refuge Autogeré Chez Jésus, nous nous sommes organisé·es, exilé·es et solidaires, contre toutes les frontières.

Nous avons marché ensemble et uni·es, et nous avons bloqué la route qui va de Clavière jusqu’à Briançon. Ceci pour donner un signal clair aux fascistes et à la police, et en réponse à la militarisation qui s’est accrue et a complètement bloqué la frontière ces derniers jours. Il s’agissait bien d’une chasse à l’homme, nocturne et diurne. La traversée de la frontière était aussi une réponse à la manifestation des néo-fascistes de Génération identitaire au col de l’Échelle. Si les militaires et les fascistes veulent bloquer les frontières, alors nous continuerons à lutter afin que celles-ci soient abattues.

La semaine passée, avec la fin de la saison touristique, la frontière italo-française de Montgenèvre a changé de visage : elle a perdu son image de « village de ski » pour devenir le lieu de villégiature de dizaines de militaires, qui sont venus s’entrainer à la guerre en chassant les exilé·es. Et c’est bien d’une chasse qu’il s’agit : des patrouilles de nuits de dix, vingt soldats en armes surveillent les sentiers qui traversent la frontière, équipés de torches et de motos-neige. Ils sont à la recherche de celleux qui, determiné·es à continuer leur vie en dehors de l’Italie, tentent chaque jour de traverser cette frontière, perméable seulement pour celleux qui détiennent le privilège du lieu de naissance ou de la richesse.

En conséquence, les nuits passées ont été le théâtre de véritables guet-apens des militaires et des gendarmes dans les bois. Les refoulements en masse ont bloqué des dizaines de personnes au refuge autogéré Chez Jésus, sans possibilité de passage.

Ceci, ainsi que la présence néo-fasciste au col de l’Échelle, nous a poussé à choisir de rompre, en nombre et à la lumière du jour ce dispositif frontière qui tente de rendre la traversée impossible à celleux qui ne sont pas les bienvenu·es. Afin que toutes et tous voient et entendent, contre l’utilisation politique et économique des flux migratoires et contre tout le dispositif qui se met en place pour leur « gestion ».

Dimanche, nous avons marché pendant 19 kilomètres sur le sentier et sur la route, déjouant les tentatives d’interruption du cortège de la police française, déterminé·es que nous étions à atteindre l’objectif de cette marche.

Nous sommes arrivé·es à Briançon pendant l’après-midi. Nous sommes entré·es dans la ville à 300, en chantant des chansons et slogans contre les frontières, les fascistes et les contrôles de police. Pour une fois, personne n’a été obligé de se cacher dans la nuit et la neige, personne n’a marché pendant des kilomètres pour être repoussé par la police au point de départ. Un jeu de l’oie qui tue.
L’arrivée à Briançon a été la conclusion d’une belle journée de lutte.  Nous sommes arrivé·es au centre de Briançon et les festivités ont commencé. C’est justement à ce moment là que la police a commencé sa chasse à l’homme : peu après nous avons su que dix manifestant·es avaient été arreté·es en petits groupes, à l’écart du rassemblement. Ils ont été bloqué·es sur le trottoir, aligné·es, menotté·es et emmené·es. Les gendarmes ont encore essayé d’arrêter un autre camarade après l’avoir jeté à terre et tabassé. Seule la solidarité en actes des manifestant·es a permis d’éviter son arrestation.

Quatre personnes ont été libérées dimanche soir, trois autres dans la nuit de lundi à mardi. Tous les autres sont encore en état d’arrestation.
La frontière est faite d’uniformes, de bâtons et de dispositifs de division. C’est à nous de trouver les mécanismes de l’engrenage pour ensuite, le détruire

Nous voulons la libération immédiate de tout·e·s les camarades arreté·es.
La frontière est seulement une ligne imaginaire. Si nous nous organisons ensemble pour la combattre, nous réussirons à la faire disparaitre, et nous l’avons démontré hier.

LIBERTE POUR TOUT·E·S LES CAMARADES ARRÊTÉ·ES !

Déroulé d’un gai week-end de mobilisation à la frontière


DÉROULÉ D’UN GAI WEEK-END DE MOBILISATIONS A LA FRONTIÈRE

Contexte : Toute la semaine, la re-militarisation de la frontière a
été entamée : sur jeudi, vendredi, samedi, seules 2 personnes ont
réussi à passer. Le dispositif de contrôle a été renforcé par au
moins 20 militaires (chasseurs alpins en entraînement) présents sur la
route pendant la nuit, et 3 motoneiges.

Samedi, à partir de 9h du matin _UNE CENTAINE DE GÉNÉRATIONS
IDENTITAIRES_ (français mais aussi italiens, venus de plusieurs pays
d’Europe) _SONT MONTÉS AU COL DE L’ECHELLE_ en raquettes. Le but,
indiqué dans les médias, était de faire une action symbolique massive
pour « attirer l’attention » sur la frontière franco-italienne et
de « bloquer la frontière » pour dissuader les migrant-es de passer.

Les observations des militant·es sur le terrain portent plutôt les
effectifs à 80-90 que plus d’une centaine. Ils étaient accompagnés
de 2 hélicoptères, qui ont survolé Briançon le dimanche matin, et
suivis par des drones, _PREUVE QU’ILS ONT DES FINANCEMENTS
IMPORTANTS_.

Samedi après-midi, lors du carnaval à Gap, une annonce de la situation
à la frontière a été faite ainsi qu’un appel à protéger les
lieux. Pendant la nuit, ainsi, 10 à 20 personnes ont pu être
présent·es sur chaque lieu. (voir article du carnaval ICI)

Les Générations Identitaires ont dormi à l’hôtel à Chantemerle.
Des militant·es ont fait des rondes toute la nuit pour observer leurs
mouvements, ils ont été mobiles mais rien de particulier n’a été
remarqué. Il est néanmoins important de signaler qu’_UNE SEULE
VOITURE DE GENDARME ÉTAIT PRÉSENTE AU COL DE L’ECHELLE PENDANT TOUTE
LA SOIRÉE/NUIT DE SAMEDI, __CE QUI CONTRASTE IRONIQUEMENT AVEC LA FORCE
DU DISPOSITIF POLICIER UTILISÉ POUR BLOQUER LES ENTRÉES DES CAMARADES
EXILÉ-ES._

Samedi soir différents projets pour contrer l’action des
Identitaires ont été discutés, dont l’idée d’un passage en
groupe de la frontière, débattu à Clavière avec les quarante
exilé-es qui y dormaient.

Dimanche : Ce 22 avril une mobilisation était prévue par les
différents collectifs italiens à Clavière, des cycles de débats et
de discussions sur l’histoire de la frontière.

De nombreuses personnes sont donc montées à cette occasion et il a
été possible de mettre rapidement en place une action commune. La
décision de former un cortège pour accompagner les camarades exilé-es
jusqu’à Briançon a été adoptée collectivement et ainsi, _DIMANCHE
MIDI UNE GROUPE DE PLUS DE 150 PERSONNES EXILÉES ET SOLIDAIRES EST
PARTI À PIED DE CLAVIÈRE__. __LES MANIFESTANT·ES ÉTAIENT __170 EN
HAUT DE __MONTGENÈVRE QUAND ILLES ONT REJOINT LA ROUTE PRINCIPALE._

Suite à un problème de communication, une camarade grenobloise est
passée en voiture, avant le cortège, transportant trois exilés. La
voiture été arrêtée en haut de Briançon. Les trois personnes
qu’elle transportait ont été, selon la police, descendues à Gap
avec les mineurs. _LA CAMARADE A ÉTÉ MISE EN GARDE À VUE À LA POLICE
NATIONALE ET RELÂCHÉE 8H PLUS TARD. ELLE TÉMOIGNE D’HUMILIATIONS
VÉCUES PENDANT SA GARDE-À-VUE._

Pendant ce temps, un barrage de police attendait le cortège à la
sortie du tunnel de Montgenèvre, mais les forces de l’ordre étaient
clairement en sous-effectifs (moins d’une cinquantaine, avec deux
lignes de quelques dizaines de policiers formant un barrage corporel).
Sans doute alarmés par les slogans des manifestant·es qui résonnaient
joyeusement et avec force dans le tunnel, les policiers ont manifesté
des signes de peur en voyant arriver le cortège, notamment en reculant.
Ils n’ont fait usage d’aucun moyen de dispersion, aucune sommation
de dispersion n’a même été émise, aucun tir de gaz n’a été
fait. Le terrain fait qu’ils ne pouvaient pas arrêter l’ensemble
des manifestant·es et les camarades exilé·es ont pu contourner le
barrage sans difficulté.

Le cortège a continué sa longue marche sous le soleil, le long de la
route, pendant les 19 kilomètres qui séparent Clavière de Briançon.
L’hélicoptère du PGHM survolait la scène de très près, sans doute
pour filmer ou compter les personnes rassemblées, et la police suivait
le cortège sans essayer de bloquer la route. Une voiture
d’Identitaires inconscients a traversé le cortège en filmant la
scène, ce qui a conduit à l’égratinure d’un de leurs véhicules.

Pendant ce temps, tout au long de l’après-midi, des renforts de
gendarmerie sont montés depuis la vallée à grand cris de sirènes.
Démunis, ils se sont postés au Champ de Mars et devant certains
endroits de Briançon, plutôt dans l’optique de les protéger des
lieux importants (poste, gendarmerie, gare) que d’attaquer le
cortège, qu’ils ont laissé passer.

A l’arrivée, le cortège est passée par la ville de Briançon pour
augmenter sa visibilité, les manifestant·es galvanisées par la for ce
collective qui leur avait permis de passer sereinement la frontière.
Des visages sympathiques et des soutiens ont été manifestés par des
passants au long de la route et ainsi, _EN ARRIVANT AU REFUGE SOLIDAIRE,
LE CONVOI AVAIT AUGMENTÉ JUSQU’À ÊTRE COMPOSÉ DE 250 PERSONNES.__
_

Le cortège est arrivé 17h30-18h dans l’effervescence et la joie et
les camarades exilé·es ont pu être mis·es à l’abri au Refuge.
Tout le monde est resté rassemblé sur le parking de la MJC, pour
délibérer, discuter, se reposer de la marche.

Vers 18h30 la décision a été prise de se rendre à la police
nationale pour demander la libération de nos camarades arrêté-es plus
tôt dans l’après-midi. Dans ce mouvement, deux ou trois militant·es
italien·nes ont été arrêtéfes alors que le cortège passait devant
la gendarmerie. A_CTUELLEMENT __PERSONNE N’A DE LEURS NOUVELLES__.
ILLES SONT SANS DOUTE ENCORE EN GARDE-À-VUE._ (Voir des nouvelles ICI)

Une fois arrivé à la police nationale, dans l’incertitude de savoir
si les camarades étaient détenu·es dans ces locaux, le cortège est
retourné devant le Refuge Solidaire.

Vers 19h – Un militant briançonnais a été interpellé alors qu’il
buvait tranquillement une bière à la gare. Les gendarmes ont
contrôlé son identité sans raison. _ILS SE SONT JETÉS À 6 SUR LUI, POUR LE METTRE AU SOL, IL
A ÉTÉ MENOTTÉ. ALORS QU’IL SE DÉBATTAIT IL A REÇU DES COUPS DE
GENOUX DANS LE DOS, DES COUPS DE PIED SUR LA TÊTE. _Pour les
militant·es briançonnais·es, il s’agit d’une tentative de
_VENGEANCE PAR INTERPELLATION_, ciblée contre un individu connu par les
autorités locales et qui relève d’un odieux règlement de compte
couvert par la force de l’État.

Alors que tout le monde se trouvait devant le Refuge Solidaire, un
groupe est allé à son secours. Ces militant·es ont été violemment
gazé·es au poivre ; illes ont réussi à extraire le camarade des
coups des gendarmes et à s’abriter au Refuge solidaire, les visages
brûlés par les gaz._ __LE CAMARADE, DÉFIGURÉ, AURAIT DÛ SE RENDRE
IMMÉDIATEMENT À L’HÔPITAL, MAIS IL A PRÉFÉRÉ RESTER CACHÉ
PENDANT LA NUIT PAR PEUR D’ÊTRE ARRÊTÉ. LA POLICE DÉTIENT SES
PAPIERS ET SON TÉLÉPHONE._ (Voir le récit ICI)

Pendant ce temps, un groupe de gens (une petite dizaine) identifiés
comme des militants d’extrême droite regardaient la scène, debout
sur le trottoir de la gare, aux côtés des policiers.

20h00 – Une dame du Refuge Solidaire a fait une annonce : La police
aurait prévenu une voisine qu’un groupe de gens armés de cocktails
Molotov étaient amassés au coin de la rue, prêts à attaquer d’ici
quelques minutes. Elle voulait demander à la police d’intervenir pour
protéger le Refuge, mais la police aurait refusé d’agir
(s’agissait-il d’une supposition de sa part ou d’une vraie
déclaration de la police?) tandis que les « antifascites » étaient
présents sur les lieux.

Dans la précipitation et face au risque d’une mise en danger du
Refuge, un groupe est parti protéger le squat de Briançon et les
camarades italien·nes ont organisé un départ expéditif en convoi de
voitures, par l’arrière du Refuge.

Le soir :

*

Une soixantaine de personnes sont remontées à Clavière pour tenir le
lieu ; une veille a été assurée à l’autre lieu de Briançon. Dans
ces deux lieux, rien à signaler.
*

Pendant ce temps, seul·es trois bénévoles sont resté·es au Refuge
toute la nuit pour s’assurer de la sécurité des sans-papiers sur le
lieu. Les rondes des voitures de gendarmerie montraient que la police
jetait un œil régulier mais elle n’était pas présente devant le
Refuge pour protéger ses habitant·es.

Dimanche après-midi, dans la presse, les membres de Génération
Identitaire ont annoncé qu’ils s’en allaient mais qu’un groupe
resterait toute la semaine dans le Briançonnais pour patrouiller sur «
les différentes routes qu’utilisent les migrant·es pour venir en
France ». Satisfaits de la « phase 1 » de leur « mission »,_ ILS
ANNONCENT UNE « PHASE 2 » À VENIR DONT ON N’A AUCUNE IDÉE DE CE À
QUOI ELLE RESSEMBLERA._

Le soir, notre ami Collomb a annoncé dans un communiqué qu’il
_ »condamne avec la plus grande fermeté l’ensemble des provocations,
gesticulations et incidents qui ont marqué ce week-end dans les
Hautes-Alpes et dont des groupes d’activistes d’ultra droite et d’ultra
gauche sont respectivement à l’origine »_. Il _« rappelle la volonté
de l’Etat de combattre ceux qui souhaitent faire échec aux
__contrôles__ des frontières comme ceux qui prétendent se substituer
aux forces de l’ordre ds ces missions »._

_IL__ __PROFITE DONC DE CETTE OCCASION POUR _nous faire la faveur de
_DÉCRÉTER IMMÉDIATEMENT LE RENFORCEMENT INTENSIF DES CONTRÔLES À LA
FRONTIÈRE, AVEC DES ARRIVÉES MASSIVES DE TOUTE LA RÉGION._

Ce lundi matin, partout dans Briançon, la gendarmerie mobile et des CRS
patrouillaient, ce qui empêche les exilé·es vivant à Briançon de se
déplacer en sécurité dans la ville. Un barrage a été installé à
la Vachette.

Des dizaines d’autres cars de CRS ont été vus en train de monter
depuis la vallée. On peut aller jusqu’à estimer le nombre de
policiers et gendarmes actuellement présents à 200.

_LA SITUATION EST CRITIQUE. LA PLUPART DES SOUTIENS MILITANT·ES
EXTÉRIEURS, DONT LA PRÉSENCE A ÉTÉ INDISPENSABLE POUR RÉALISER UNE
FORTE ACTION DE SOLIDARITÉ CE WEEK-END, VONT PARTIR DANS LES JOURS QUI
VIENNENT. _

_BESOIN DE SOUTIENS POUR FAIRE DES PIEDS-DE-NEZ AUX MILITAIRES ET
PIÉTINER À NOUVEAU, TOU·TE·S ENSEMBLE, CETTE FRONTIÈRE !_

_Des copines de Briançon_

Un petit récit du carnaval à Gap

Nous fûmes aux alentours de 300 à nous retrouver samedi 21 pour un carnaval contre la frontière, mais pas que !

Des chars, des déguisements, des artifices, des confettis, de la musique, des chansons et plein de couleurs!

Le trajet est passé par la gare, car les transports sont une frontière, un lieu de contrôle où qui n’a pas de tickets, d’argent ou les bons papiers, est débarqué, mis à l’amende, ou dénoncé à la flicaille!

Heureusement que quelques cheminot-e-s ferment parfois les yeux quand des personnes solidaires se manifestent, mais il serait bon, en ces temps de luttes d’entendre un positionnement clair de la part des cheminot-e-s sur la collaboration de la SNCF à l’expulsion et à l’enfermement des exilé-e-s. À bon entendeur !

Le carnaval a ensuite continué son bout de chemin, vers le centre-ville, passant non loin de l’hôtel Le Globe, qui se fait beaucoup de frics légalement, bien-sûr, sur l’hébergement de personnes en exil, bien plus que la plupart des-dits « passeurs » qui eux, prolétaires de la frontière prennent de la prison ferme pour une poignée de dollars !

La cortège bariolé continua ensuite vers « la paroisse » à côté du dépôt de bus, lieu qui servit d’hébergement quelques temps.

 

Le monstrueux défilé avança jusqu’à la prison et là, horreur ! Un maton sauta sur nos monstres carnavalesques qui écrivaient de courtes phrases en couleurs sur les murs de la cour de promenade.

Ce pauvre héro fut repoussé comme il se doit et se retrouva avec de la peinture sur le front, sûrement une oie sauvage qui passait par là et qui pondit un œuf. Quelques condés aux alentours sortir de leur automobile gazeuse à la main, mais n’osèrent pas trop s’aventurer parmi les gueuses et les gueux en folies !

Puis, nous nous arrêtâmes un moment devant l’APASE où une déclamation eut lieu afin de dénoncer les honteuses manières du 115, de rappeler qu’une visite de courtoisie avait déjà eu lieu, et qu’à moment donné, la prochaine sera un peu plus vinaigre ! Leur évidente collaboration avec la Préfecture sous couvert d’humanitaire n’a que trop durer mes ami-e-s ! Comme dirait Deligny : « éducateurs, qui êtes-vous? », des flics ? Des collabos ? Ou alors quoi ?

On continua, un peu vers l’hôpital d’où l’on pouvait voir la Maison Cézanne occupée depuis deux ans et expulsable cet été (cette information est de la plus haute importance !).

Puis la bruyante nuée passa à côté de la préfecture avant de faire le procès carnavalesque sur la place coincée entre le conseil général, la préfecture, la cathédral et le tribunal. Il ne manque qu’un trou noir, pour aspirer tout ça ! Que se désintègre leur pouvoir !

 

Alors on a essayé !

Tout d’abord, une banderole c’est déroulée comme par magie sur la pref’ « PAF LA PREF! » était inscrit dessus. À quel jolie pied de nez ! Puis, le procès de la Justice a eu lieu, avec témoignages, avocat-e-s, speakerine et greffier, avant de foutre le feu à tout ça ! Un bien beau feu de l’enfer, sur leur place proprette !

Pendant ce temps là, des enfants sauvages redécoraient l’entrée du conseil général !

Un fantastique carnaval printanier qui n’épargna pas les banques et les agences immobilières de ses couleurs et de sa prose en chemin, les murs trop pâles ne furent pas non plus épargnés !

Vive la fête véritable ! Les postes frontières en feu, la justice, la police et les fachos au milieu !

 

L’aventure continue avec rage et joie !

Bientôt, nous espérons pouvoir publier des nouvelles de Briançon/Col de l’Echelle/Montgenèvre et des ami-e-s là-bas. Comme toujours, les politiciens font de la politique (et du fric !) et font croire que c’est celles et ceux qui sont à coeur, esprit et corps ouverts dans la solidarité qui en font, les fascistes répandent leur merde stérile et mortifère, l’État leur obéi en envoyant plus de flics et de militaires.

Les frontières ce n’est pas une idée, un discours à l’assemblée, dans un conseil municipal, en se dissociant du haut de son bureau, nous nous ne faisons pas de politique, nous l’honnissons car les frontières c’est à notre vie qu’elles nuisent !