[Radio] Sous les glaciers la rage # fèv 2020 – en réécoute !

Et pour ce mois ci dans l’émission d’infos haut-alpine diffusée sur radio zinzine et radio dragon, on retrouve des histoires de menaces de mort contre un réalisateur pro-loup, une première mobilisation réussie des saisonniers contre les réformes du chômage et des retraites, quelques prémices des joutes pour les élections municipales…avant un reportage lors de la journée santé-exil du 1er février dernier à Gap…le tout agrémenté de petites sélections musicales variées…sans oublier un agenda du tonnerre ! Bonne écoute !

 

Pour une écoute agréable sans coupure, vous pouvez faire un click droit sur la piste de lecture puis Enregistrer la cible du lien sous et enregistrer le fichier sur votre ordinateur, pour l’écouter ensuite tranquillement

Procès en appel de deux gilets jaunes lourdement comdamnées en Décembre 2018 à Valence

Communiqué de Stephane et Tom

L’heure est venue de retourner faire face à la justice et de reprendre le chemin du tribunal, de Grenoble cette fois, plus d’un an après notre procès à Valence (l’affaire avait pris le nom du procès des 4 de Valence : Dylan, Maria, Stéphane et Tom).

Le rendu avait été très lourd, nous condamnant tous les 4 à de la prison ferme (de 3 mois à 12 mois) et à 3 ans d’interdiction de manifester sur toute la France. Un rendu s’inscrivant dans un traitement judiciaire du mouvement des Gilets Jaunes pour le moins sévère et questionnant. Entre Novembre 2018 et décembre 2019, 10 000 gardes à vue ont été effectuées, 3200 personnes ont été condamnées à de la prison et 300 à de la prison ferme. Du jamais vu en France. Sans parler des nombreu.x.ses bléssé.e.s, éborgné.e.s, démembré.e.s.

Nous sommes 2 (Tom et Stéphane) à avoir fait appel, ne reconnaissant pas les faits pour lesquels nous avons été condamnés (violence sur personne dépositaire de l’autorité publique en réunion) et estimant avec nos avocat.e.s que la sanction était disproportionnée et injustifiée.
De leur côté, Maria et Dylan n’ont pas souhaité retourner devant la machine judiciaire. Un cinquième Gilet Jaune, jugé plus tard dans la même affaire, a été condamné à 24 mois de prison dont 8 mois ferme et n’a pas fait appel.

Nous serons donc de nouveau à la barre le jeudi 6 février à 14h à la cour d’appel de Grenoble. A cette occasion, un rassemblement s’organise devant le tribunal. Plus d’info viendront sur le site d’infos libres et indépendants de la vallée de la Drôme, ricochets.cc

Merci à toutes celles et ceux qui nous soutiennent depuis 1 an et qui nous donnent envie de rester debout et combatif.

Ensemble, on est nombreu.x.ses !

Stéphane et Tom

Appel à solidarité inculpés GJ de Narbonne

Solidarité avec les inculpés de Bessan et Narbonne

La coordination des Défenses Collectives du Languedoc appelle à organiser des événements de soutien aux inculpés de Bessan et de Narbonne partout en France et ailleurs.

Entre le 1er et le 19 décembre, les péages de Narbonne et de Bessan ont été incendiés plusieurs fois dans le cadre du mouvement des Gilets Jaunes. Les instructions liées à ces affaires sont en cours de clôture et les procès vont bientôt débutés pour des dizaines d’inculpés. Les frais de justice, d’avocats, les mandats aux détenus demandent énormément d’argent. Nous appelons donc à la plus grande solidarité financière et militante possible.

lire la suite ici

[Radio] Sous les glaciers la rage #11 – novembre 2019 – en réécoute !

Après une petite interruption accidentelle au mois d’octobre, l’équipe de SOUS LES GLACIERS LA RAGE fait son come back en novembre, encore une fois en direct depuis la colline Zinzine à Limans (diffusé en direct sur Radio Zinzine le 3ème jeudi du mois à 12h30 et rediffusé le samedi suivant à 19h et minuit) et en rediffusion sur Radio Dragon (radio libre du Trièves en Isère) la semaine suivante.

Au programme des infos de novembre  :

– des nouvelles fraîches des camarades du Césaï (Centre Social autogéré de l’imprimerie à Gap), qui ont fait grande impression à leur procès à la cour d’appel de Grenoble le 28 octobre dernier, à suivre…le rendu du procès est prévu le 10 décembre, RDV à 20h pour une auberge espagnole au Césaï !

– encore et toujours les gilets jaunes haut-alpins qui, associés à l’intersyndicale locale, font la misère à Géant Casino Gap (zone Tokoro) qui a décidé d’ouvrir son magasin le dimanche après-midi sans caissier-e-s et blindé de vigiles et de flics, au mépris du droit du travail et surtout dans la droite ligne macronienne du consommer toujours plus partout et tout le temps…

– un long entretien avec Thibo du groupe Elementerre sur les difficultés de l’installation agricole dans l’Embrunnais et les tentatives de regroupements entre habitant-e-s du territoire, paysans déjà installés et jeunes en recherche de terres pour aboutir à des installations paysannes nombreuses et variées, dans des petites fermes (pourquoi pas collectives ?!!) et dans des productions de qualité…vaste programme !!

– une artiste incroyable qui fout une grosse pêche, M.I.A. !!

 

Le lien pour la réécoute : http://www.zinzine.domainepublic.net/emissions/SRG/2019/SGRd19-11-22t12’30’00-Novembre2019.mp3

 

LES CHAUFFEURS PARLENT ET RESALP SE TAIT…

La compagnie francaise Resalp gère plusieurs lignes de bus, dont l’une fait la liaison entre l’Italie et la France. Chaque jour, la ligne Oulx-Briancon permet aux passagers qui ne peuvent pas passer la frontière « légalement » de faire un bout de chemin.

Ainsi, ils descendent à Clavière, à quelques mètres de la PAF (police aux frontières) avant de rejoindre la France par les montagnes. C’est là que commence la chasse à l’homme, jours et nuits les flics traquent celleux qui n’ont pas les bons papiers.

Au poste de frontière, certains chauffeurs rapportent aux flics de la PAF le nombre de personnes descendues à Clavière, les informant par là meme du nombre de personnes à pourchasser. Cette conversation qui peut sembler anodine est en fait une quasi assurance de leur arrestation quelques heures plus tard dans la montagne.
Comment appeler ca autrement que de la délation ?

Tout ca sans parler des comportements humiliants et discriminatoires de quelques chauffeurs qui interdisent meme parfois aux personnes noires de monter dans le bus. Ces pratiques sont racistes, et pour ce que ca vaut, illégales.

La ligne Oulx-Briancon étant un passage obligé pour le franchissement de cette frontière, les chauffeurs qui y travaillent deviennent alors des indics parfaits pour la police. Se mélangent la responsabilité individuelle du chauffeur et celle de l’entreprise: les chauffeurs ne sont pas tenus de livrer des informations sur les passagers à la police, et l’entreprise doit garantir que ce passage d’infos n’aie pas lieu.

Tant que Resalp ne délivrera aucun message clair a ses salariées sur la position à adopter, la compagnie continuera de fait à collaborer et restera une extension du controle policier.

Passager/ère: ouvre l’oeil et ne sois pas complice !
Chauffeur/euse: ne parle pas à la police!

STOP A LA DELATION ET A LA COLLABORATION !

 

GLI AUTISTI PARLANO… E RESALP TACE. Su come gli autobus diventano strumenti repressivi

Compte rendu du procès du Cesaï à la cour d’appel de Grenoble

COMMUNIQUÉ DE PRESSE du CESAÏ

Les dés sont lancés

Nous étions une quarantaine du CESAI à avoir fait le déplacement le 28 octobre dernier. Peu importe le temps que nous mettrions à poireauter devant le tribunal, il n’était pas concevable pour nous de ne pas être présent.e .s !!

C’est dans la salle 13 du palais de justice que se jouait l’avenir de plus de 6O habitant.e.s du Centre Social Autogéré de l’Imprimerie.

Ces derniers mois le maire de Gap a redoublé d’énergie afin de nous discréditer et de nous mettre la pression par tout les moyens, alternant recours juridiques, faux rapports de pompiers et communiqué de presse dégueulasse.

En vain. Toute cette agitation n’a fait que renforcer nos liens et notre motivation à nous battre.

Selon les dires des avocats de la ville et de l’EPFR, Roger Didier n’en dormirait plus la nuit.

L’affaire du CESAI l’affecterait tellement qu’il s’en cognerait la tête contre les murs. Serait est ce de la culpabilité ???

Dans la salle, c’était l’usine. Des affaires n’ayant rien à voir les unes avec les autres se succedaient à grande vitesse. Les magistrates n’accordaient que dix minutes à chaque avocat pour plaider. On se demande bien comment c’est possible de se faire une idée réaliste d’une situation un tant soit peu complexe en si peu de temps. Voire même comment rester concentré.e pendant 7h, en écoutant un flot de gens qui se contredisent sur les sujets les plus divers tout en parlant le plus vite possible…

Mais passons.

Il semblerait que la mairie tente de se rabibocher avec l’EPF, car iels les ont rejoint à la barre pour associer leurs plaidoiries sur les points suivants : ils sont rentrés par voie de fait, ils se mettent en danger en se mettant à l’abri et on va leur sauver la vie en les mettant dehors, le carré de l’imprimerie et ses 24 millions, et c’est pas notre responsabilité de loger les gens mais celle de l’état.

Ce dernier point est assez drôle si l’on se rappelle que Roger est passé sur Fr3 et sur Alpes 1 il y a deux ans pour annoncer qu’il s’opposait à la création, à l’initiative de l’état, de 80 places (soit à peu près la population du Césaï) pour mineurs isolés et demandeurs d’asile à Gap alors même qu’à cette époque il était en procédure pour expulser la maison Cézanne !

Délibéré le 10 décembre.

Une chose est sûre : la justice sociale ne s’obtiendra jamais dans un palais de justice…

Quoi qu’il en soit, nous expulser ne nous effacera pas du paysage, nous continuerons à lutter.

Si Roger veut retrouver l’esprit tranquille, il n’a qu’une chose à faire : nous octroyer un lieu légal d’accueil et d’hébergement. Aux normes ERP si ça lui chante.

Nous remercions toutes les personnes, associations, collectifs qui nous ont soutenu et nous vous donnons rendez-vous à toutes et tous le 10 Décembre à 20h pour une auberge Espagnole ainsi que pour le verdict au CESAI.

 

CESAI COEUR DE VILLE FOR LIFE !!!!

Chronique d’une justice ordinaire…

20 juin, tribunal de Digne (04) une banderole s’élève :

«  ISOLEMENT CARCERAL = TORTURE

MEDECINS MUETS = COMPLICES

FEU AUX PRISONS »

Ces mots sont ceux que portait Christine et le soutien présent, elle est accusée d’harcèlement téléphonique par le médecin en charge de Fabrice Boromée (voir l’article à ce sujet)

En effet, incarcéré depuis 2011 en métropole (depuis 2010 en Guadeloupe) alors qu’il n’y été rentré initialement que pour 8 ans.

Privé des droits les plus humains comme notamment l’accès aux soins Fabrice perd l’usage d’une oreille suite à un « blocage » dans une douche : il refuse de sortir, pour revendiquer son transfert vers la Guadeloupe, son île natale où il a famille et amis. Les matons l’en sortiront de force en envoyant une grenade assourdissante…

Jamais écoutés dans leurs demandes polies et administratives, les prisonniers ont recours parfois à d’autres moyens pour se faire entendre.

Ce fut le cas de Fabrice qui du mettre en place des prises d’otage et blocages, ce qui a entraîné des conditions de détentions de plus en plus drastiques, des problèmes de santé graves et des peines à rallonge (il lui reste 30 ans à tirer).

A l’isolement, la visite médicale de Fabrice se résume à un « Ça va » machinal.

C’est dans ce contexte que Christine prend la décision d’appeler le service médical du centre de détention. Sans réponse, elle insiste, elle est orientée sur d’autres services, ils la baladent, lui donnent des rendez-vous qu’ils n’honorent pas.

Elle insiste, le secrétariat lui raccroche au nez systématiquement, elle insistera jusqu’à 126 fois en 1h et demie…

Quelques semaines plus tard un ami prend le relais et elle peut enfin dire au médecin ce qu’elle pense de sa lâcheté.

Petit à petit, les visites redeviennent correctes et Fabrice voit même un ORL qui lui confirme sa surdité (séquelles de la grenade dans la douche).

Mais depuis juin 2019 Fabrice a été envoyé à la maison centrale de Mendin le Veil (Nord pas de Calais) les visites médicales redeviennent ce qu’elles étaient : inutiles.

Or depuis Fabrice a contracté un ulcère et ses jours sont comptés.

Christine comparaissait aussi pour avoir soit disant casser le doigt à un flic lors d’une GAV, pendant sa détention à Roanne. Les keufs ne voulant ni la laisser pisser ni la sortir alors qu’ils disaient que les 48 heures légales étaient passées.

Elle refuse, en toute logique, de se faire ramener en cellule. C’est avec quelques coups de poing au visage qu’elle y fut traînée.

Quand, trois ans plus tard elle est informée de la plainte des policiers, elle rappelle qu’elle a, elle aussi, déposée plainte à l’issue de cette GAV. Évidement sans suite…

Les cas de Christine et Fabrice ne sont pas isolés.

Face à une justice de classe soutenue par une presse bourgeoise, il est nécessaire de ne pas se laisser intimider. Les juges, procs etc, ne sont que des personnes, au même titre que celles appelées derrière la barre. Quelques exemples pour contrer l’intimidation :

– Se pointer à un jugement avec un T-shirt «  la prison tue » « crève la taule »

– Tendre une ou plusieurs banderoles et distribuer des tracts

– Avoir des soutiens qui applaudissent ou huent les situations, à l’intérieur de la salle

– Couper la parole du juge ou de la juge si ses propos sont inexacts ou humiliants

– Parler fort

– Reprendre la parole après l’avocat.e. Même si il/elle est sincère politiquement, ça reste un rouage de la machine à condamner. C’est à nous d’assumer aussi nos revendications.

– Rentrer dans le lard d’un proc qui ose dire «  DÉSOLÉ, mais je réclame 4 mois d’emprisonnement ferme »

– si nécessaire, tenter d’instrumentaliser la presse bourgeoise pour que les potes à l’intérieur aient vent de nos actions

– surtout surtout… être en bande et s’amuser

Rendu du procès du Césaï : 30 mois de délai !

C’est avec plein d’étincelles dans les yeux que nous vous transmettons le délibéré. Le tribunal nous a accordé 30 mois, plus la trêve hivernale, plus deux mois à partir de la délivrance du commandement de quitter les lieux. Ce qui revient à un délai de quasiment 3 ans.

La cour a su reconnaître le rôle important de la maison. Cela dit la mairie de gap a 15 jours pour faire appel de cette décision. Connaissant Roger Didier et son ego démesuré, il y a des fortes chances qu’il ne s’en prive pas. Quoi qu’il advienne, nous nous battrons de toutes nos forces pour que ce lieu perdure un maximum de temps.

Nous vous remercions toutes et tous pour votre soutien et votre présence que vous nous apportez depuis l’ouverture du CESAI.

Il est important de pas oublier que cette maison est aussi un outil pour créer du lien, de la convergence entre personnes,collectifs, associations, mouvements sociaux et luttes environnementales. Tout reste encore à construire ensemble. Maintenant que nous pouvons y voir plus clair, nous allons pouvoir lancer des projets : chantiers collectifs, activité, cantine… vous êtes toutes et tous les bienvenus à y participer et à être force de proposition. Nous vous tiendrons au courant pour les futurs RDV.

La suite au prochain épisode.

Des bisous.

CESAI FOR LIFE

Quelques phtos du Procès du 4 juin :

Salut les ami.e.s l’été arrive à grand pas. La ville de Gap va laisser place aux nocturnes commercial et aux flux touristiques. De notre maison nous ressentons déjà les prémices, cette semaine nous avons reçu plusieurs coup de pression de la police allant jusqu’à essayer de nous voler à deux reprises notre banderole ou est inscrit nos modestes revendications « pas d’expulsion, au CESAi on y est et on y reste ».

Monsieur le Maire est pressé de nous voir dégager du paysage : c’est vrai que montrer à des touristes qu’ici il y a des gens qui luttent contre les frontières ça ne vends pas du rêve mais ça remet sûrement les pieds sur terre. Mardi 18 nous allons recevoir notre verdict et plus que jamais nous avons besoin votre présence et de tout votre soutien pour montrer que nous sommes pas seuls et qu’aucune expulsion ne pourra effacer le combat que nous menons.

Rendez-vous Mardi 18 à 14h devant le tribunal de Gap. Le soir même à 19h nous organisons une rencontre de coordination et de lutte contre les frontières,vous êtes toutes et tous les bienvenus (vous pouvez apporter de quoi grignoter si vous le pouvez).

Des Bisous Le CESAI

Contre l’isolement carcéral !

En solidarité avec Fabrice Boromée
 

Aujourd’hui 20 juin 2019, Christine passe en procès à Digne pour avoir « harcelé téléphoniquement » un médecin qui refusait de faire des visites décentes au quartier d’isolement de la prison de Moulin où était enfermé (et donc torturé) Fabrice.

Depuis 2012, Fabrice Boromée subit l’enfermement dans les quartiers d’isolement des prisons en métropole. Depuis sept ans, ses conditions de détention doivent être qualifiées de torture. Ce traitement inhumain a été mis en place par l’administration pénitentiaire après que Fabrice ait refusé de se soumettre à l’arbitraire carcéral qui lui interdisait d’assister à l’enterrement de son père en Guadeloupe. Depuis, Fabrice ne demande qu’une chose : être transféré en Guadeloupe auprès de ses proches. Face au silence de l’administration, il s’est révolté de nombreuses fois pour se faire entendre, notamment avec des prises d’otage. Alors qu’il était entré en prison pour une peine de huit ans, il a pris des rallonges de peine à la pelle, il a aujourd’hui encore trente ans à faire.

Enfermé et exilé de force en métropole Fabrice subit une double peine, comme de nombreux autres détenu.e.s originaires des territoires qu’il est convenu d’appeler les « DOM-TOM ». Outre la répression carcérale, leur situation révèle un des aspects de la domination coloniale que l’État français continue d’imposer aux populations de ces territoires. À l’isolement et très éloigné de ses proches, Fabrice n’a de contacts quasiment qu’avec les surveillants casqués…

Depuis, plusieurs articles de presse ont été écrits sur sa situation mais celle-ci n’a pas changé et la mesure d’isolement n’est toujours pas levée. Au contraire, il a subi des conditions extrêmement difficiles, dignes des anciens QHS (quartiers de haute-sécurité) soit-disant abolis : menottage systématique, escortes suréquipées et violentes, refus de le laisser voir le médecin ou le cpip dans des conditions décentes, repas jetés par la trappe… Il y a 18 mois Fabrice refusait de sortir de la douche, demandant à la direction de respecter ses engagements pour son transfert. La seule réponse a été de lui envoyer les ERIS (le GIGN de la prison) qui ont balancé une grenade assourdissante dans la douche de quelques mètres carrés. Ces violences de l’administration lui ont fait perdre l’ouïe d’une oreille.

L’isolement carcéral, véritable torture, a des conséquences très graves sur sa santé et son moral. Il a eu des attaques cardiaques, il se plaint de migraines permanentes, sa vue baisse, il s’exprime moins bien, il perd le goût de vivre… Un ulcère de l’estomac a été diagnostiqué il y a 6 mois et empire à cause du stress continuel. Ces agissements ignobles sont validés par le ministère de la justice et des médecins complices.

Nous ne les laisserons pas tuer Fabrice Boromée !
 
Pour lui écrire :

Fabrice Boromée 638

MC QI- 5 rue Droux
62880 Vendin le vieil

Des opposant.e.s à la prison et ami.e.s de Fabrice

ALERTE pour les Solidaires des exilé-e-s : Risques d’arrestations et perquisitions dans les prochains jours

Des infos circulent en Haute-Durance sur des risques d’arrestations et de perquisitions de personnes solidaires des exilé-e-s dans les prochains jours, méfiez-vous et préparez-vous ! Voir notamment les conseils ci-dessous en cas d’arrestation ou de convocation

Cette information concerne les bénévoles, militants, maraudeurs, solidaires, actifs autour de la frontière franco-italienne.

D’après des informations fiables, le procureur de Gap Raphael Balland prévoit des ARRESTATIONS et PERQUISITIONS ciblées dans la Haute Durance ces prochains jours.

Pourquoi ?

Il y’a quelques jours de cela, deux maraudeurs sont interpellés à Montgenèvre sur le bord de la route. A bord du véhicule, ils ne sont que deux maraudeurs.
S’en suit une interpellation et le placement en garde à vue de l’un d’entre eux. Le second est relaché quelques heures après l’arrestation avec une convocation pour mardi prochain. Le lendemain, les gendarmes de la « Brigade Anti-Solidaire » de Briançon, le recontactent pour qu’il se présente dès à présent à la gendarmerie. Il refuse sur conseil de son avocat, en stipulant notamment qu’il est déjà convoqué mardi. Quand au premier maraudeur il est toujours en garde à vue à ce moment-là. Il y passera 48h et sera même gratifié d’une perquisition à son domicile. Les questions tourne essentiellement autour de Tous Migrants, de bande organisée, d’échanges de SMS entre solidaires…

La revanche d’un procureur humilié…

Ca se tire pour Balland. Bientôt fini les exactions dans les Hautes-Alpes, le voilà muté procureur à Béziers, chez Bébert le facho. Le départ est prévu pour cet automne, mais avant, Raphael Balland aurait envie de faire un coup d’éclat. Sa bande organisée, il y tient. Elle n’a pas tenu pour le procès des 3+4 de Briançon… humilié, il ne compte pas en rester là, et souhaite marquer véritablement son passage dans les Hautes-Alpes.
La brigade dite BAS a bossé tout l’hiver pour trouver les éléments capables de matérialiser « la bande organisée ».
Et puis bon, il faut bien justifier le salaire de ces 6 gendarmes, qui pour le moment n’ont pas obtenu de résultats des plus significatifs.

Alors, ATTENTION: Si vous avez des chaussures de marche, des cartes IGN, des jumelles, une voiture, un GPS, que vous connaissez Tous migrants, et que vous avez déjà été contrôlé aux abords d’un pic-nic solidaire… Vous êtes potentiellement de la BANDE ORGANISÉE.

 

Voilà quelques conseils sur quoi faire en cas d’arrestation ou de convocation

Mémorise le nom d’un-e avocat-e au courant de la lutte

En cas d’interpellation :
Ils nous embrouillent, embrouillons les !
Si tu es interpelé-e, alerte les personnes autour de toi pour qu’elles préviennent l’équipe légale.
Si tu es témoin d’une interpellation, appelle le numéro qui figure sur ce tract. Et donne : une description physique et vestimentaire de la personne arrêtée, ainsi que l’heure, les circonstances et le lieu de l’arrestation. Ne donne aucun nom au téléphone, ne donne aucune info sur les infractions commises (exemple : « mon ami était avec des migrants »). Si ça ne répond pas, laisse un message, avec les infos pour que l’on te rappelle plus tard. Puis n’oublies pas de rappeler pour signaler ta sortie de GAV, ou la sortie d’un-e de tes proches.

Soit tu es convoqué
Si tu reçois une convocation par la police ou la gendarmerie, tu dois t-y rendre obligatoirement.
Les convocations peuvent se faire par courrier ou par téléphone. Le lieu, la date et l’horaire de la convocation te sont précisés. Les auditions ont le plus souvent lieu au commissariat de police ou à la brigade de gendarmerie.
Cette obligation s’applique quel que soit le motif de la convocation.
Si tu te rend de toi-même à la convocation, tu peux quitter les lieux quand tu veux lors de votre audition.
Laissez votre téléphone à la maison …
Si tu ne te rends pas à cette convocation, tu peux y être contraint par la force. Cependant, la police ou la gendarmerie ne peut pas entrer dans ton domicile sans ton accord pour venir t’ arrêter. Si les policiers ou gendarmes ont ton accord, ils peuvent venir vous chercher à votre domicile de 6h à 21h. Dans ce cas, tu peux être retenu pendant 4 heures dans les locaux de la police ou de la gendarmerie.
Si tu es officiellement soupçonné d’avoir commis une infraction (dès la convocation ou lors de l’audition),
• soit tu es entendu sous le régime de l’audition libre et tu peux
quitter les locaux quand tu veux.

• Avant l’audition libre, tu dois être informé de tes droits à 2
reprises, sauf si tu n’as pas été convoqué.

Lors de la convocation…
La convocation écrite indique :
• les éléments caractéristiques de l’infraction pour laquelle tu es mis en cause,
• ton droit d’être assisté par un avocat au cours de ton audition, uniquement si l’infraction concernée est punie par une peine de prison.
L’avocat peut consulter les procès-verbaux d’audition dans les mêmes conditions que lors d’une garde à vue, c’est-à-dire dès son arrivée,
• les conditions d’accès à l’aide juridictionnelle,
• les modalités de désignation d’un avocat commis d’office,
• et les lieux où tu peux obtenir des conseils juridiques avant cette audition.

Avant l’audition…
Juste avant l’audition, tu dois à nouveau être informé de tes droits par les policiers ou gendarmes :
• droit de quitter les lieux à tout moment,
• droit de connaître la qualification, la date et le lieu présumés de l’infraction,
• droit de garder le silence lors de l’audition,
• droit à l’assistance d’un interprète si vous ne comprenez pas le français,
• droit d’être assisté par un avocat au cours de l’audition, uniquement si l’infraction concernée est punie par une peine de prison. L’avocat peut consulter les procès-verbaux d’audition dans les mêmes conditions que lors d’une garde à vue, c’est-à-dire dès son arrivée,
• droit de bénéficier de conseils juridiques dans une structure d’accès au droit.
• soit tu es placé en garde à vue, qui est une mesure de privation de liberté.
• ta garde-à-vue (GAV) te sera signalée la première heure de ton arrestation. Elle peut durer 24 heures, puis être renouvelée une fois pour 24 heures de plus (sauf certains cas comme terrorisme ou bande organisée, où elle peut durer jusqu’à 144 heures). Dès que ta GAV t’est signalée, tu as le droit de voir un médecin (même si tu n’as pas de médocs à prendre, même si tu n’as pas reçu de coups pendant l’arrestation). Tu peux aussi demander à appeler un proche mais c’est la police qui le fera. Un avocat avec lequel tu auras un entretien peut, à ta demande, être présent pendant les auditions de ta GAV. Si tu n’en connais pas, tu en auras un commis d’office. Si vous êtes plusieurs au poste, laisse les avocats proches pour celles-ceux qui risquent le plus pénalement. L’avocat n’est pas forcément ton complice, tu n’es en rien obligé-e de tout lui raconter, ni de lui faire entièrement confiance.
C’est toi qui choisis ta stratégie de défense et qui définis ton attitude vis à vis de la police.

Stratégies de résistance et de non coopération : Pour ralentir le travail de la police, certain-e-s ne déclarent rien et refusent de décliner leur état civil. D’autres ne déclarent que le strict minimum (nom, prénom, lieu et date de naissance). Garder le silence est un droit. Lors de l’interrogatoire, tu peux répondre « je n’ai rien à déclarer » (différent de « je ne sais rien », ce qui revient à déclarer quelque chose). Plus elles sont portées collectivement, plus ces attitudes de défense sont efficaces et faciles à tenir. Quelle que soit la stratégie, ne donne surtout aucune info sur les autres interpellé-e-s, ni sur l’action. On ne balance jamais quelqu’un-e d’autre, et quoi que puissent en dire les flics, en dire plus n’écourtera pas ta GAV et peut compliquer ta défense le jour du procès.
Tu peux refuser de signer les documents présentés par les flics (compte-rendu d’interrogatoires, PV de sortie de GAV,…). Signer c’est reconnaître que tout s’est bien passé et s’empêcher de revenir sur les trucs dis ou subis pendant la GAV. Tu peux refuser les photos d’identité, les prises d’empreintes digitales, le fichage ADN et de donner tes codes de téléphone et d’ ordinnateur. Si ces refus constituent des délits en soi, refuser le fichage est une position politique.
En cas de comparution immédiate : A l’issu de la GAV, tu peux être emmené-e au tribunal où tu peux refuser d’être jugé-e une fois à la barre. Ce qui augmente le risque de contrôle judiciaire, voire de détention préventive. Cependant, les peines sont généralement plus lourdes en comparution immédiate. Refuser d’être jugé-e en comparution immédiate te permet de gagner du temps pour préparer ta défense. Si tu peux justifier d’un emploi et d’un logement, tu as moins de chance d’être placé-e en détention préventive.

Des Gilets Jaunes des Hautes-Alpes emprisonné.e.s à Montpellier

Quelques articles repris de-ci, de là nous permettent d’en savoir plus.

Liberté pour tou.te.s !

 

 

Le Daubé le 13/06/2019

Deux gilets jaunes haut-alpins écroués dans l’Hérault

Un appel aux dons a été lancé sur les réseaux sociaux après que deux Haut-Alpins, dont l’une est fer de lance des gilets jaunes à Gap, ont été placés en détention pour purger une peine de trois mois de prison ferme.

https://www.ledauphine.com/hautes-alpes/2019/06/13/deux-gilets-jaunes-haut-alpins-ecroues-dans-l-herault-apres-l-acte-xxx

 

 

Le Poing le 12/06/2019

Montpellier : la juge Boussaguet surpasse le procureur et envoie 4 gilets jaunes en prison

Après les brutalités policières, l’arbitraire judiciaire. Le tribunal de grande instance de Montpellier a fait preuve ce mardi d’une extrême sévérité à l’égard des six gilets jaunes présentés en comparution immédiate. Malgré des accusations bancales, quatre d’entre eux sont partis en prison à l’issue de l’audience, un autre a pris du sursis et un autre a été libéré sous contrôle judiciaire. La juge Geneviève Boussaguet a été au-delà des réquisitions du procureur et ne s’est pas vraiment intéressé au droit. Le Poing fait le point.

Des prévenus maltraités et sévèrement condamnés

Conformément aux consignes du gouvernement, les policiers sont allés au contact samedi dernier à Montpellier lors de l’acte 30 des gilets jaunes. De nombreux manifestants ont été blessés, et les autorités parlent de dix-neuf personnes interpellées et placées en garde à vue. Six personnes auraient été relâchées de la garde à vue, et treize autres auraient été déférées lundi pour passer devant le juge des libertés et de la détention.
Sur ces treize, sept ont été libérées lundi avec des contrôles judiciaires stricts, comprenant notamment des interdictions de paraître à Montpellier, et des convocations ultérieures au tribunal pour des procès qui auront lieu cet été. Parmi eux figurent Dylan, éborgné le 1er mai à Montpellier par une grenade de désencerclement, et Casti, éborgné par un lanceur de balles de défense en 2012. Parmi ces sept personnes, certaines présentaient des marques de blessures causées par les policiers lors de l’interpellation : l’un boitait, un autre avait un œil au beurre noir, et un autre, qui n’a pas pu prendre ses médicaments lors de sa garde à vue, souffrait d’une contusion à l’épaule.
Six autres ont été placés en détention provisoire et sont passés mardi en comparution immédiate. Après deux jours de garde à vue et une nuit en détention provisoire, ils avaient tous l’air exténués et une gilet jaune, violentée lors de son interpellation, est arrivée en béquille et ne parvenait pas à se lever pendant l’audience. Ces stigmates n’ont visiblement pas ému la juge Boussaguet, qui a prononcé deux condamnations à trois mois de prison ferme avec mandat de dépôt plus trois mois de sursis et une condamnation à huit mois de prison avec sursis pour les trois qui n’ont pas demandé de délai lors de l’audience, et deux détentions préventives et une libération sous contrôle judiciaire pour les trois autres qui ont réclamé un report (les procès se tiendront cet été). Ces peines sont supérieures à celles requises par le procureur Tixier, qui avait réclamé un mandat de dépôt, et non quatre. On notera d’ailleurs que pour l’une des deux personnes envoyées en détention provisoire, le procureur avait requis, en vain, une libération sous contrôle judiciaire pour « des raisons de santé ».

Le Pressoir le 11/06/2019

Gilets Jaunes interpellé·e·s à Montpellier lors de l’Acte 30 : 4 détentions provisoire et 7 libération sous contrôle judiciaire

Ce samedi 8 juin à Montpellier, lors de l’acte 30 des gilets jaunes, une vingtaine de personnes ont été interpellées et placées en garde à vue.

Lu sur la page facebook de l’assemblée générale de Montpellier contre les violences d’état – commission juridique gilets Jaunes de Montpellier.

Ce samedi 8 juin à Montpellier, lors de l’acte 30 des gilets jaunes, une vingtaine de personnes ont été interpellées et placées en garde à vue, dont Dylan, éborgné par la police le 13 mai dernier, et Casti, éborgné par la police en 2012. Certaines personnes ont été libérées du commissariat (avec ou sans convocation ultérieure au tribunal, nous ne le savons pas), et d’autres ont été déférées ce lundi 10 juin au tribunal de grande instance (TGI) de Montpellier pour passer devant le Juge des Libertés et de la Détention, qui en a placé quatre en détention provisoire en attendant les procès en comparution immédiate qui auront lieu ce mardi 11 juin à 14h au TGI. Nous appelons à cette occasion à se rassembler ce mardi à 13h30 devant les grilles du TGI (place Pierre Flotte) pour soutenir les prévenus.

Le détail :

  • Un libéré sous contrôle judiciaire (interdiction de paraitre sur Montpellier et pointage hebdomadaire au commissariat) en attendant son procès le 15 juillet au TGI pour des accusations de participation à un attroupement en vue de commettre des violences et des dégradations et violence sur personne dépositaire de l’autorité publique.
  • Un libéré sous contrôle judiciaire (interdiction de paraitre sur Montpellier, de détenir une arme et pointage hebdomadaire au commissariat) en attendant son procès le 15 juillet à 14h au TGI de Montpellier pour des accusations de participation à un attroupement en vue de commettre des violences et des dégradations et violence sur personne dépositaire de l’autorité publique.
  • Une libérée sous contrôle judiciaire (interdiction de paraitre sur Montpellier et pointage hebdomadaire au commissariat) en attendant son procès le 22 juillet à 14h au TGI de Montpellier pour des accusations de violence sur personne dépositaire de l’autorité publique.
  • Un libéré sous contrôle judiciaire (interdiction de paraitre sur Montpellier, de détenir une arme et pointage hebdomadaire au commissariat) en attendant son procès le 5 août à 14h au TGI de Montpellier pour des accusations de violence sur personne dépositaire de l’autorité publique et participation à un attroupement en vue de commettre des violences et des dégradations.
  • Un libéré sous contrôle judiciaire (interdiction de paraître sur Montpellier et pointage hebdomadaire au commissariat) en attendant son procès le 19 juillet à 14h au TGI de Montpellier pour des accusations de tentative de “feu de poubelle”.
  • Un libéré sous contrôle judiciaire (interdiction de paraître sur Montpellier et pointage hebdomadaire au commissariat) en attendant son procès le 19 juillet à 14h au TGI de Montpellier pour des accusations de tentative de “feu de poubelle”.
  • Un libéré sous contrôle judiciaire (pointage hebdomadaire au commissariat) en attendant son procès le 29 juillet à 14h au TGI de Montpellier pour des accusations de menace de mort sur personne dépositaire de l’autorité publique et participation à un attroupement en vue de commettre des violences et des dégradations.
  • Une placée en détention provisoire à Nîmes en attendant son procès en comparution immédiate ce mardi 11 juin à 14h au TGI de Montpellier pour des accusations de violence sur personne dépositaire de l’autorité publique.
  • Une placée en détention provisoire à Nîmes en attendant son procès en comparution immédiate ce mardi 11 juin à 14h au TGI de Montpellier

 

  • Un placé en détention provisoire à Villeneuve-lès-Maguelone en attendant son procès en comparution immédiate ce mardi 11 juin à 14h au TGI de Montpellier pour des accusations de violence sur personne dépositaire de l’autorité publique et participation à un groupement en vue de commettre des violences et des dégradations.

 

  • Un placé en détention provisoire à Villeneuve-lès-Maguelone en attendant son procès en comparution immédiate ce mardi 11 juin à 14h au TGI de Montpellier.

https://lepressoir-info.org/spip.php?article1490

Procès du CESAI le 4 juin – Appel à soutien

Message reçu des camarades du CESAI (centre social autogéré de Gap) :

Salut les ami.e.s !
Le 4 juin approche à grand pas, c’est de pied ferme que nous nous préparons à défendre le CESAI devant le tribunal. Peu importe l’issue du verdict nous continuerons à écrire notre histoire de manière subversive, on ne se fait pas d’illusions sur l’issue de cette audience, dans le meilleur des cas nous avons un délais, mais dans la finalité nous finirons par être expulsés.
Nous vous donnons rendez-vous à toutes et tous devant le tribunal le 4 juin à partir de 13h30 pour un rassemblement festif.
Ramenez vos instruments de musique, vos envies et votre bonne humeur, il y aura tellement de choses à fêter qu’ aucune expulsion ne pourra assombrir cette journée.(l’Aïd, des anniversaires, peut-être un délai pour le CESAI)
Cela nous permettra aussi de continuer à tisser des liens entre nous : personnes, associations, collectisf, de parler de perspective et de créer du commun.Le CESAI c’est bien plus qu’une maison, c’est bien plus qu’un collectif c’est un projet qui s’inscrira au long terme dans le paysage Gapençais.La où Roger Didier divise, Nous, nous construisons des ponts.CESAI for life
Pour plus d’informations : https://cesai.noblogs.org/

Le lieu a besoin d’argent pour fonctionner (environ 500€ par mois) pour couvrir les dépenses de gaz, les bases alimentaires, les travaux de rénovation, etc. Pour contribuer en ligne : https://www.lepotcommun.fr/pot/t9rafseh

Sous les glaciers la rage #4 – Avril 2019

Au programme du 4ème opus de l’émission d’infos, luttes et alternatives des Hautes-Alpes SOUS LES GLACIERS LA RAGE sur Radio ZINZINE (diffusé en direct le 3ème jeudi du mois à 12h30 et rediffusé le samedi suivant à 19h et minuit) :

– des infos locales printanières autour de sujets toujours aussi chauds : désenclavement, réseaux internet, un conseil municipal chahuté, actus militantes

– une crétine des Alpes au top de sa forme

– un agenda toujours aussi foisonnant

– un disque du mois avec des musicien.es un peu énervé.es

– et pour finir le dernier épisode de la trilogie « L’intime face au corps médical »

Bonne écoute ! La bise

PS : pour envoyer des remarques, critiques, louanges…et bien évidemment toute proposition de sujet pour les prochaines émissions : souslesglacierslarage@riseup.net

 

Lutte contre les politique anti-migratoire et situation juridique du Cesaï

Voici un communiqué afin de faire un point sur les actions que nous avons menées ces derniers temps à Gap contre les politiques liberticides envers les sans-papier et autour de la situation juridique actuelle du Cesaï. Deux institutions oppressives nous ont attaqué et auxquelles nous avons répondus.

La préf’

Suite au refus de l’état de permettre au personne sans-papier de se domicilié à gap ou dans les environs, une suite d’action a été mené afin de faire pression sur la préfecture dans le but qu’iels laissent les personnes concernées se domicilier où elles veulent.

Suite à ce changement de pratique de la préfecture, nous sommes allé.e.s leur demander des comptes en personne. Après s’être infiltré dans les bureaux, zbeulant leur paisible vie de travailleur, un rendez-vous a été obtenu avec la préfète dans la journée, ne débouchant sur rien d’autre qu’une promesse de solution en l’air.

N’ayant même pas daigné nous contacter, nous avons donc saturé leurs standard téléphonique pendant une matinée. Suite à quoi la préfecture a enfin répondu a notre demande par un mail de réponse contenant seulement des rappels de la loi ne menant à aucune solution, remettant la faute sur l’OFII, et nous disant qu’ils allaient contacter la préf’ de Marseille. Une réponse leur a été envoyée, les mettant face à leur responsabilité.

En parallèle, nous pensons à réaliser des référés-libertés pour chaque personne n’ayant pas pu librement choisir leurs domiciliations, afin de rajouter des dossiers au tribunal administratif et en espérant qu’au moins pour quelques individus, la situation s’améliorera.

La mairie

Le squat du Cesaï a été réquisitionné depuis quelques mois afin de loger une soixantaine de personne et de réalisé des activités libres et ouvertes à tou.te.s. Le lendemain de l’ouverture une plainte est déposée par la mairie, propriétaire des lieux, s’en suit une visite du commissaire fraîchement nommé à Gap et d’un huissier. Ils sont empêché de rentrer sur les lieux.

Après plusieurs mois sans visite de la part des institutions, le tribunal a autorisé les flics a faire usage de la force afin de permettre à l’huissier de venir réaliser un dossier pour la future expulsion. Ils ont choisi de passer le 26 mars.

De son coté, Roger Didier, le maire de Gap, fanfaronne dans le Daubé, et prépare médiatiquement l’expulsion qu’il souhaite le plus rapide possible. Ne comptant pas nous laisser faire nous sommes allé.e.s le voir lors du récent conseil municipal afin de lui faire la lecture (retour sur l’action). Un dossier est aussi en cours de composition afin de défendre le lieu lors du futur procès, tout témoignage pouvant montré l’utilité du lieu est la bienvenue, nous avons les documents disponible à la maison.

Nous sommes maintenant en attente d’une date de procès, que l’on cherchera bien évidement à ralentir.

Pendant ce temps, les fachos, ou autres blaireaux, s’amusent. Nous avons eu le droit à une visite un dimanche matin, de personne ayant arraché la banderole, saccagé tous les objets devant le lieux et cassé des vitres. Heureusement, ils n’ont pas pu rentrer et n’ont pas attaqué l’intérieur. Il paraîtrait que les flics les auraient arrêté mais nous n’avons aucune information la dessus et nous n’attendons rien de leur part.

 

Pour la suite

De notre coté, des réflexions sur les politiques de la ville sont en cours, les projets foireux du maire, et ses politiques répugnantes, mais malheureusement peine à avancer ces derniers temps.

Le constat commence à se faire partout en France, les contrôles de flic dans les gares se généralisent, et les personnes n’ayant pas les bons papiers ont de plus en plus de mal a se déplacé.

Concernant les billets de train, ils devraient être financé par la pref’ ou l’OFII, ce qui n’est bien évidement pas fait. Les voyages dans d’autres villes devenant de plus en plus régulier, les financements des associations ne deviennent plus suffisant.

N’hésitez pas à venir faire un tour au squat si une de ces problématiques vous intéresse, on a toujours besoin de monde pour tracter, coller des affiches ou plus

Concernant la partie centre social, elle tourne au ralenti en ce moment, n’hésitez pas à proposer des activités, projections, débats …

Désolé pour les copaines n’ayant pas participé à l’écriture du communiqué, il a été fait assez spontanément.

No border

No nation

Stop deportation

Le CESAÏ (centre social autogéré de l’Imprimerie) a ouvert ses portes le 19 octobre 2018. C’est un espaces de vie et d’habitations pour des personnes mises à la rue par L’État notamment les habitant(e)s expulsé(e)s de la maison Cézanne.

https://cesai.noblogs.org/

Nouveau sweat « sérigraphié maison » en soutien aux squats d’exilés, aux maraudes et à la lutte contre les frontières

De nouveaux sweats ont été sérigraphiés en soutien aux éxilés, au maraudes des lieux d’acceuil et à la lutte contre les frontières !

une série rouge et une série jaune
Ils sont vendus 25 balles pour soutenir les maraudes/squats.

Derrière

devant

Le prochain logo qu’on va imprimer sur sweats ou teeshirts ou papier
ça va ressembler à peu près à ça:

On cherche aussi pas mal de:
-fringues (teeshirts, sweats,…) issues de friperies, de couleur unies sans motifs imprimés,
-papiers grands formats mini A3, tous grammages,
-papiers autocollant,
-un stock de gilets jaunes…
Bref tous les supports imprimables.

Et pour cette nouvelle année qui commence, à ta santé et aux beaumettes!

Aux frontières de l’exploitation

Voir en ligne : Traductions en anglais et italien par ici

Ce 10 janvier 2019, deux camarades comparaissent devant le tribunal correctionnel de Gap. Ils sont accusés d’aide au passage illégal de la frontière franco-italienne, dans les environs de Briançon.
Il n’y a pas lieu de s’en indigner ni même de s’en étonner. Le contrôle des frontières et des marchandises et humain·es admis ou non à les franchir est une prérogative exclusive et essentielle des États.
Qui s’incarne au quotidien dans la persécution et la mise en danger par les forces de l’ordre des personnes qui tentent de rentrer et de séjourner en France sans les bons papiers.
Qui se traduit par la conclusion d’accords avec les chefs de guerre libyens, le roi du Manioc et autres dictatures, turque ou soudanaise. Le concept : l’externalisation des frontières. Les conséquences : des dizaines de milliers de vies englouties par le désert et la mer, le viol des femmes et la torture systématisées, l’internement de masse dans des camps de concentration, l’esclavage.
De Khartoum à Calais, des barbelés des camps libyens aux patrouilles nocturnes de flics dans la montagne, une seule et même politique.

Quiconque entend contester ce monopole du contrôle des frontières par l’État s’expose à une réaction du pouvoir. Réaction qui s’exprime dans ce tribunal par la voix du procureur et la future sanction des juges. Dans ce système-monde, la répression prend des formes multiples : elle est économique, policière, pénale, plus ou moins systématique et brutale selon la position à laquelle on est assigné dans l’échelle des dominations.

Carnage

Ce monde, ce système est un carnage. Un pillage sans limite de l’ensemble des ressources, rendant invivable une partie croissante des territoires que les gens sont obligés de quitter. Un carnage écologique qui se décline en extraction de la biomasse, désertification, appauvrissement des sols, assèchement et pollution massive des cours d’eau, fonte des réservoirs d’eau douce, disparition de la biodiversité et des pollinisateurs naturels, contamination chimique et nucléaire de territoires. D’Amazonie en Afrique centrale, en Mongolie, en Biélorussie ou au Japon. Partout.
Insécurité alimentaire de masse, famines, épidémies, génocides et autres fléaux s’abattent sur des pans entiers de l’humanité. Ils sont les effets et le cœur de la guerre, qu’elle soit économique, financière, ou militaire.

Le vivant en général est soumis à un comportement délirant, complètement cannibale, du système capitaliste. Tout est propre à devenir marchandise : de l’eau potable au corps des femmes, de l’AK-47 au fœtus.

Ce carnage laisse des traces irrémédiables de violence dans les histoires individuelles et collectives. Ce système sème la mort et le désert. Et plus que jamais, la misère et l’exploitation sont le lot commun de l’humanité dans son ensemble — ou presque. Dans un tel système, tôt ou tard, n’importe qui peut se retrouver et se retrouvera naufragé et devra partir pour chercher ailleurs où et comment survivre.
Dans cette guerre impitoyable contre le vivant et l’humanité, nous sommes toutes et tous des naufragé·es en devenir.

Dans cette logique, nous sommes tous·tes marchandises, ressources et fusibles de la logique de rentabilité du capital. La mondialisation s’est faite au profit de puissances industrielles et financières dans une logique de privatisation totale au prix d’une dépossession du plus grand nombre.
L’histoire des pays colonisés renferme son lot de souffrances et d’exploitation outrancières, de racisme, de négation de l’individu, de guerres, et de domination des puissances européennes.
Les monopoles industrialo-financiers occidentaux ont pu grâce aux soutien des États et de leurs armées, par l’influence et la corruption des possédants locaux des colonies ou ex-colonies, s’approprier toujours plus de matières premières, accroître leur production, s’abreuver de nouveaux marchés juteux, dans des régions où les coûts sont bas, le droit salarial quasiment absent et l’exploitation quasi-esclavagiste.

Marchandise humaine et compétition

Les migrations vers l’Europe, si marginales qu’elles soient par rapport aux mouvements migratoires dans le monde, ont généré un bruit médiatique phénoménal ces dernières années. Ces candidat·es à l’intégration représentent une aubaine à plusieurs titres. Boucs émissaires parfaits dans une période de rhétorique d’insécurité permanente, ils permettent d’acheter et de fabriquer l’électorat de l’extrême-droite. Ils justifient ensuite de renforcer aux frontières intérieures et extérieures de l’Europe, et sur tous les territoires possibles l’emploi de matériels et moyens de surveillance, contrôle, répression, enfermement, etc., un terrain de jeu et un marché lucratif pour l’industrie d’armement. Les nouveaux arrivant·es représentent enfin une main-d’œuvre idéale : arrivée auprès de l’employeur à ses propres frais, à un prix défiant toute concurrence locale, sans protection sociale ni sécurité au travail, rendue docile par les difficultés du parcours, et jetable dès qu’elle n’est plus utile.
Le patronat ne s’y trompe pas lorsqu’il affirme la nécessité de cette migration corvéable à merci. Comment pourrait-on alors encore aujourd’hui penser que l’immigration représente un problème alors qu’elle contribue à la croissance, si ce n’est pour s’assurer que les exploité·es soient mis en concurrence ?

Dans les anciennes colonies françaises comme en hexagone, on peut se retrouver à travailler pour les mêmes firmes transnationales, plus ou moins exploité·e selon que l’on dispose ou pas des bons papiers. On peut ici se sentir privilégié·e bien que « la crise » (qui n’est qu’une réorganisation de la production capitaliste) touche également la population voyant son niveau de vie reculer. Les licenciements massifs des pôles industriels (ex Arcelor Mittal) ruinent des vies ouvrières nombreuses et ne sont pas dus à la migration des humain·es mais à celle des machines et des investissements là où les coûts de production sont plus attractifs, plus « compétitifs ».

Les migrant·es sont accusé·es d’être des concurrent·es sur le marché du travail alors qu’illes sont d’autres exploité·es. Les camionneur·ses français·es ont douloureusement senti la venue des travailleur·ses d’Europe de l’est sous la forme d’une plus grande pression de leurs patrons sur les heures, le taux horaire, etc.

Le repli nationaliste, xénophobe qui se répand et peut apparaître comme une « menace pour la démocratie » est compréhensible dans ce contexte d’insécurité économique, de souffrance et de précarité qui ne sont que les effets concrets de la mise en concurrence violente du prolétariat.

Valeur(s)

Liberté, égalité, fraternité. Les valeurs invoquées par l’État dans son histoire moderne ont été et restent diverses manières d’habiller les logiques d’exploitation pour les justifier, et ce quelles que soient les références utilisées : supériorité raciale blanche, scientisme, positivisme, développement, droits de l’homme. Tous les universalismes nés dans les milieux intellectuels des pays conquérants ont été autant de valeurs mobilisées par la classe dominante pour la défense de ses intérêts propres, industriels, économiques, culturels, etc.

Loin d’être des idéaux que l’usure du fonctionnement des institutions démocratiques aurait dévoyés, ces valeurs ont été le drapeau avec lequel le capitalisme a revêtu son passage en système dominant dans le monde. Et ce drapeau n’est déjà plus qu’un torchon sale et jeté à la poubelle de l’histoire d’en haut.

Du reste, les chien·nes de garde du système, chroniqueur·ses autorisé·es et autres penseur·ses réactionnaires ne s’y trompent pas, qui ne s’appuient guère plus sur ces valeurs que pour justifier la fermeture de l’espace intérieur, où elles seront protégées d’un extérieur « barbare » : la sécurité éventuellement liberticide au nom de la liberté, ou encore l’égalité au sein d’une partie choisie de la population. Le déchainement de mépris, au nom des valeurs républicaines, qui a pu s’exprimer ces dernières semaines à l’encontre de celles et ceux qui ont pris la rue et les rond-point, affirmant leur refus d’être gouvernés et tentant de se relier et de s’organiser en conséquence, relève du même mécanisme. Là-bas, les « barbares », ici, les « foules haineuses ». En danger, les valeurs. Et pour les défendre, la force.

Aujourd’hui, l’État déploie une milice à ses frontières pour suveiller et traquer les éxilé·es. Des maraudes s’organisent pour leur porter secours, non pas par ce que la montagne, la neige et le froid sont en eux-mêmes des dangers, mais du fait de la mise en péril qu’entraîne ce déploiement sécuritaire. Et la justice pourchasse celles et ceux qui y prennent part. Le message se veut clair : quiconque entend traduire en actes des valeurs pourtant gravées au fronton de tous les bâtiments publics peut finir en taule.

Dès lors, peut on attendre d’un tribunal qu’il rétablisse, au nom de ces valeurs, un prétendu « État de droit » qui n’est, en définitive, rien d’autre que l’expression d’un rapport de forces, celui du totalitarisme capitaliste et des violences qui, partout, toujours, l’accompagnent ?
Peut-on même invoquer ces valeurs dans une sorte d’absolu qui évacuerait la question de fond des rapports d’oppression qui, pourtant, conditionnent la possibilité de leur réalisation ?
Nous ne voulons plus croire en ce mensonge. Dans la guerre qu’il mène contre le vivant et l’humanité, ce système, dont l’État n’est qu’un rouage, n’admet qu’une valeur : celle du profit.

Et alors ?

Quelle possibilité pour une lutte dans le Briançonnais, territoire où la classe prolétaire (saisonniers des stations et précaires du bâtiment) est atomisée et pour une part importante itinérante, donc peu organisée face à la classe exploiteuse, et qui se retrouvera à la rue quand le réchauffement climatique aura fait fondre les espoirs de loisirs de neige ? Quelle lutte dans un territoire où la classe possédante profite de l’exploitation touristique de la montagne mise en scène comme un espace sauvage, préservé dans un spectacle caractéristique du capitalisme de loisirs ? Quelle lutte possible dans un territoire où les forces de l’ordre sont chargées d’assurer que les « indésirables » soient invisibles dans ce décor de carte postale ?
Bousculer cet ordre frontalier implique de remettre en cause l’ensemble de l’industrie de loisirs qui n’est qu’une forme locale du carnage mondial.

Ni ici ni ailleurs, nous ne voulons qu’une infime minorité prenne les décisions, accumule les richesses extorquées. Ni ici ni ailleurs, nous ne pouvons ignorer le carnage. Mais une perspective où l’on aide un·e « autre » quand tant d’autres restent livré·es à eux-mêmes peut-elle suffire ? Peut-on imaginer nous extraire du carnage, nous émanciper collectivement autrement que dans une lutte commune ? Peut-on faire autrement que lutter dans chaque situation où nous percevons nos intérêts communs pour les réaffirmer et nous libérer ensemble, à partir d’une conscience de condition commune, entre exploité·es et face aux exploiteurs ? Peut-on s’opposer plus longtemps aux politiques racistes d’État sans s’associer avec les principaux concernés, la où ils et elles s’organisent et luttent déjà ? Peut-on combattre les violences policières sans une analyse systémique qui prenne en compte a minima l’ensemble des perspectives évoquées ici ?

P.-S.

Texte imaginé et rédigé par un collectif de personnes socialement hétéroclites mais qui sont toutes blanches et avec les papiers nationaux français. Ce texte est une première étape, une version indispensable pour commencer à poser les éléments d’une réflexion base d’une lutte. Si tu as envie de le modifier, de l’enrichir, le développer, zyva.

10 janvier, procès contre 2 nouveaux solidaires = 2 rassemblements

Communiqué de presse

13 décembre 2018

Comité de soutien aux 3+4, Gisti, Anafé et La Cimade

Les 7 de Briançon lourdement condamné·e·s par le tribunal de Gap

Le 13 décembre 2018, le tribunal correctionnel de Gap a déclaré les 7 de Briançon coupables d’aide à l’entrée sur le territoire d’une personne en situation irrégulière. Si la circonstance aggravante de bande organisée a été abandonnée, la lourdeur des peines prononcées (conformes aux réquisitions du parquet) marque un tournant dangereux dans la répression des personnes solidaires.

Benoit, Théo, Bastien, Lisa et Eleonora ont été condamnés à 6 mois d’emprisonnement avec sursis simple. Juan a été condamné à 12 mois d’emprisonnement dont 8 avec sursis simple et 4 fermes et Mathieu à 12 mois d’emprisonnement dont 4 fermes et 8 avec sursis avec mise à l’épreuve.

Nos organisations sont scandalisées et indignées par ce jugement qui criminalise encore une fois et de manière inédite des militant·e·s agissant en faveur des droits des personnes migrantes.

Le droit fondamental constitutionnel de manifester a donc été nié au profit d’une pénalisation toujours plus forte des personnes solidaires. Aussi, ce jugement va-t-il à l’encontre de l’obligation légale qu’a chacun·e de porter secours à une personne en danger. C’est un signal alarmant pour les défenseurs des droits humains en France qui font l’objet de pressions de plus en plus fortes de la part des forces de l’ordre et des autorités judiciaires.

Nos organisations se dressent aux côtés de Bastien, Benoît, Eleonora, Juan, Lisa, Mathieu et Théo et continueront de les soutenir et de dénoncer la situation de péril imminent des personnes migrantes dans les Alpes.

Lors de l’audience du 8 novembre 2018, les avocat·e·s et les prévenu·e·s ont pu dénoncer les violations quotidiennes des droits des personnes migrantes commises par les forces de l’ordre à la frontière franco-italienne, les agissements illégaux restés impunis à ce jour du groupuscule Génération Identitaire et les tentatives d’entraves au droit fondamental de manifester à la fois des prévenu·e·s mais aussi des personnes exilées.

Le Ministère public avait demandé au tribunal de condamner respectivement à 6 mois d’emprisonnement avec sursis simple pour Bastien, Benoît, Eleonora, Lisa et Théo ; 12 mois dont 4 mois d’emprisonnement ferme et 8 avec sursis simple pour Juan ; et 12 mois dont 4 mois d’emprisonnement ferme et 8 avec sursis avec mise à l’épreuve pour Mathieu.

Au-delà de la condamnation des 7 solidaires, le tribunal est resté sourd aux témoignages et preuves apportées par la défense, faisant le jeu ainsi des pratiques illégales de l’administration, les violations des droits et la traque des personnes migrantes. Alors que des personnes exilées, auxquelles nous essayons de venir en aide, meurent sur les routes dangereuses de la frontière franco-italienne, le tribunal correctionnel de Gap a fait le choix de condamner la solidarité.

Ce jugement est rendu alors que la Cour de cassation a annulé hier des décisions condamnant des militants pour « délit de solidarité ». L’occasion de rappeler que d’autres militants solidaires des personnes migrantes de Briançon sont convoqués devant la justice en janvier et en mars 2019.

Par ailleurs, les associations alertent sur la militarisation de la frontière qui contraint les personnes migrantes à se mettre en danger en montagne dans le froid et la neige. La présence policière permanente entrave le déroulement des maraudes visant à secourir les exilé·e·s.

Soutenues par près de 50 000 personnes qui ont signé la pétition, nos organisations demandent l’abandon de toutes les poursuites pour délit de solidarité contre les personnes, dans les Alpes et ailleurs, qui agissent dans un esprit de fraternité.

Rappel des faits :

Bastien, Benoit, Eleonora, Juan, Lisa, Mathieu et Théo étaient poursuivi·e·s pour avoir participé, en avril dernier, à une marche solidaire pour dénoncer les violences commises par le groupuscule identitaire à l’encontre des personnes exilées dans la région de Briançon et pour protester contre la militarisation de la frontière franco-italienne. L’État leur reproche d’avoir à cette occasion « facilité l’entrée de personnes illégales sur le territoire français », et de l’avoir fait « en bande organisée ».

Comité de soutien aux 3+4 : Article 1er, Le Cesai, CGT 05, Chemins Pluriels, Chez Marcel, CHUM, Collectif Maraudes, Comité de soutien aux 3+4 Genève, Comité de soutien aux 3+4 Marseille, Les Croquignards, Ensemble 05, La Fanfare Invisible, Icare 05, NO THT 05, PCF 05, Réseau hospitalité 05, Sud 05, Les Tabliers Volants, Tous Migrants.

Contacts presse :

La Cimade – Rafael Flichman – 06 42 15 77 14 – rafael.flichman@lacimade.org

Anafé – Laure Palun – 06 60 79 46 63 – palun.laure@anafe.org

GISTI – Violaine Carrère – 01 43 14 84 88 – carrere@gisti.org

Vox Public – Erika Campelo – 06 10 29 52 50 – erika.campelo@voxpublic.org

Pour contacter le Comité et les personnes inculpées : Agnès Antoine – antoine.antoine@gmail.com – 06 37 75 75 77

 

3+4 de Briançon – Retour sonore sur le procès du 8 novembre

Le 8 novembre 2018, à Gap, 7 personnes sont convoqué.e.s pour « aide au passage de la frontière à des sans-papiers, en bande organisée « .

La situation à la frontière franco-italienne dans le Briançonnais est de plus en plus tendue. Les « solidaires » sont traqué.e.s, les exilé.e.s dépouillé.e.s, les situations de plus en plus invisibilisées.

Ce procès est le reflet d’une réalité qui s’ancre sans mesure dans le refus d’accueillir, la répression commanditée, l’état aux manettes.

Près de 1200 soutiens étaient présent.e.s devant le tribunal.

Voici quelques sons qui relatent l’ambiance de la journée.

https://audioblog.arteradio.com/blog/98675/podcast/130568

COPYLEFT – Faites tourner !

D’Athènes à Briançon, solidarité sans frontières

Traduction du communiqué de camarades anarchistes suite à leur action à Athènes.

Sept camarades luttant contre le terrorisme des frontières et l’Etat sécuritaire ont été arrêté.es en France pour avoir aidé des migrant.es à faire leur vie où ielles le voulaient. Ielles font face à de sévères chefs d’inculpation et risquent des peines de prison, comme c’est le cas pour toustes celleux qui se font arrêter en combattant l’imposture des nations.

Prenant part à un appel à la solidarité internationale, nous – une initiative anarchiste à Athènes – répondons en attaquant l’institut français, une institution diplomatique dépendant de l’ambassade et donc de l’Etat français. Le but des instituts français est de légitimer l’héritage de la colonisation française et de perpétuer son identité nationaliste. La France érige des frontières mortelles et persécute celleux qui les détruisent. Face à la répression par l’Etat français, toute institution qui normalise son existence devient une cible légitime dans notre lutte.

En tant qu’institution culturelle, l’institut français propage l’agenda nationaliste de l’Etat-nation français. Nous ne tolérons aucun Etat-nation ou aucune institution les représentant. Nous ne tolérons pas la forteresse européenne et les frontières qui empêchent la liberté de cirulation de chacun.e. Dans la lutte contre la criminalisation de la solidarité, nous encourageons toustes les militant.es à s’organiser et à participer à la lutte quels que soient les moyens dont ielles disposent.

Dimanche soir nous avons attaqué l’institut avec de la peinture, des pierres et des slogans. Après quoi 30 policiers sont venus sur place et ont arreté des personnes au hasard. L’Etat grec tout comme l’Etat français ciblent indistinctement celleux qui se trouvaient sur le lieu de leur sécurité mensongère : la sécurité du terrorisme policier.

No nations, no borders ! Fight law and order !

Article original sur athens.indymedia.org.

Traduction reprise de mars-infos.org

Faisons le procès des frontières ! Feuille d’info de la Coordination régionale des collectifs du sud-est

4 pages d’infos pour faire le procès des frontières ! Ce journal a été réalisé et diffusé le jour du procès des 3+4 de Briançon à Gap par la Coordination régionale des collectifs sud-est contre les frontières. Continuons la mobilisation jusqu’au délibéré le 13 décembre !! Relaxe pour nos camarades !!

Feuille d’info téléchargeable ici. Contact : coordo.mig.sudest@riseup.net Repris de cevennessansfrontieres.noblogs.org