Déconfinons la solidarité à partir du 11 mai !

Rassemblements et Discussions le 11 mai à 20h devant les hôpitaux de Sisteron, Laragne, Gap, Embrun et Briançon

MAJ : Rassemblements reconduits lundi 18 mai à 20h! 

en prenant soin de nous protéger : masques, distances physiques…

Suite au succès de la mobilisation du 1er mai à Gap (et ailleurs), tant en terme de collecte alimentaire pour les habitant-e-s du CESAÏ à Gap (squat d’hébergement de SDF et d’exilé-e-s), que de détermination collective à briser un confinement autoritaire et souvent absurde, nous ne comptons pas en rester là !

Aujourd’hui, le plan de déconfinement imposé par Macron et sa clique de patrons est inexistant et surtout dangereux pour nous toutes et tous !

Dangereux tout d’abord pour les 1ers de corvée (soignant-e-s, caissier-e-s, ouvrier-e-s, livreurs, postier-e-s…) qui devront continuer à « aller au front » du travail sans beaucoup plus de protections que pendant le confinement, risquant encore la contamination puis celles en cascades de leurs familles, ami-e-s…

Dangereux également pour les personnes les plus vulnérables vis à vis du virus, forcées de s’isoler encore plus chez elles de peur d’une contamination sous une forme grave.

Sans oublier la réouverture chaotique et à marche forcée des écoles, avec des directives gouvernementales intenables qui engendrent stress et traumatismes chez les enfants, leurs parents et les enseignant-e-s.

Le tout avec une bonne dose de rabotage des libertés individuelles et collectives, sous un état d’urgence sanitaire qui ne vise qu’à garantir l’ordre social avant tout, pour la prospérité économique de quelques-uns uniquement.

Alors que notre système de santé et nos hôpitaux sont à bout de souffle !

La faute à qui ? Après 20 ans de coupes budgétaires, courses à la rentabilité, diminution du nombre de soignant-e-s et déshumanisation de l’hôpital, notre système de santé est aujourd’hui incapable de réellement prendre soin de toutes les personnes qui en ont besoin, et encore plus en ces temps d’épidémie de coronavirus. Et pourtant, toujours aucuns moyens conséquents ne sont débloqués sur le moyen terme pour inverser la tendance ! Macron préfère sauver Air France (7 milliards d’un coup de baguette magique !) et d’autres multinationales de la pollution plutôt que nos poumons !

DU FRIC ET DE L’HUMAIN POUR L’HÔPITAL ET LES EPHAD !!

En écho aux multiples appels de soignant-e-s, dont le fameux « BAS LES MASQUES », nous appelons à remettre le soin et la solidarité au centre de nos préoccupations fondamentales, partout et dès maintenant !

Sans attendre un quelconque changement de la politique d’État tristement gestionnaire, qui s’achemine vers une santé déshumanisée et réservée aux plus riches. Au contraire, nous savons que nous avons collectivement les compétences, l’intelligence, l’empathie et l’envie pour prendre en main directement et à l’échelle de nos territoires de vie (quartier, village, vallée…) ce pan essentiel de notre existence qu’est la santé, sur une base de solidarité totale.

Ainsi, nous appelons, à partir de ce lundi 11 mai – acte I du déconfinement – à se regrouper collectivement (à bien plus que 10 personnes si possible !) devant les centres de soin de nos territoires de vie (hôpitaux, dispensaires de quartier, centres de soin ruraux, etc.) pour discuter, prendre confiance, puis s’organiser et agir pour déconfiner la solidarité !

Plusieurs manifestant-e-s du 1er mai, habitant-e-s de Gap et des environs

 

Le tract en Pdf ici : 11_mai

Chronique d’une justice ordinaire…

20 juin, tribunal de Digne (04) une banderole s’élève :

«  ISOLEMENT CARCERAL = TORTURE

MEDECINS MUETS = COMPLICES

FEU AUX PRISONS »

Ces mots sont ceux que portait Christine et le soutien présent, elle est accusée d’harcèlement téléphonique par le médecin en charge de Fabrice Boromée (voir l’article à ce sujet)

En effet, incarcéré depuis 2011 en métropole (depuis 2010 en Guadeloupe) alors qu’il n’y été rentré initialement que pour 8 ans.

Privé des droits les plus humains comme notamment l’accès aux soins Fabrice perd l’usage d’une oreille suite à un « blocage » dans une douche : il refuse de sortir, pour revendiquer son transfert vers la Guadeloupe, son île natale où il a famille et amis. Les matons l’en sortiront de force en envoyant une grenade assourdissante…

Jamais écoutés dans leurs demandes polies et administratives, les prisonniers ont recours parfois à d’autres moyens pour se faire entendre.

Ce fut le cas de Fabrice qui du mettre en place des prises d’otage et blocages, ce qui a entraîné des conditions de détentions de plus en plus drastiques, des problèmes de santé graves et des peines à rallonge (il lui reste 30 ans à tirer).

A l’isolement, la visite médicale de Fabrice se résume à un « Ça va » machinal.

C’est dans ce contexte que Christine prend la décision d’appeler le service médical du centre de détention. Sans réponse, elle insiste, elle est orientée sur d’autres services, ils la baladent, lui donnent des rendez-vous qu’ils n’honorent pas.

Elle insiste, le secrétariat lui raccroche au nez systématiquement, elle insistera jusqu’à 126 fois en 1h et demie…

Quelques semaines plus tard un ami prend le relais et elle peut enfin dire au médecin ce qu’elle pense de sa lâcheté.

Petit à petit, les visites redeviennent correctes et Fabrice voit même un ORL qui lui confirme sa surdité (séquelles de la grenade dans la douche).

Mais depuis juin 2019 Fabrice a été envoyé à la maison centrale de Mendin le Veil (Nord pas de Calais) les visites médicales redeviennent ce qu’elles étaient : inutiles.

Or depuis Fabrice a contracté un ulcère et ses jours sont comptés.

Christine comparaissait aussi pour avoir soit disant casser le doigt à un flic lors d’une GAV, pendant sa détention à Roanne. Les keufs ne voulant ni la laisser pisser ni la sortir alors qu’ils disaient que les 48 heures légales étaient passées.

Elle refuse, en toute logique, de se faire ramener en cellule. C’est avec quelques coups de poing au visage qu’elle y fut traînée.

Quand, trois ans plus tard elle est informée de la plainte des policiers, elle rappelle qu’elle a, elle aussi, déposée plainte à l’issue de cette GAV. Évidement sans suite…

Les cas de Christine et Fabrice ne sont pas isolés.

Face à une justice de classe soutenue par une presse bourgeoise, il est nécessaire de ne pas se laisser intimider. Les juges, procs etc, ne sont que des personnes, au même titre que celles appelées derrière la barre. Quelques exemples pour contrer l’intimidation :

– Se pointer à un jugement avec un T-shirt «  la prison tue » « crève la taule »

– Tendre une ou plusieurs banderoles et distribuer des tracts

– Avoir des soutiens qui applaudissent ou huent les situations, à l’intérieur de la salle

– Couper la parole du juge ou de la juge si ses propos sont inexacts ou humiliants

– Parler fort

– Reprendre la parole après l’avocat.e. Même si il/elle est sincère politiquement, ça reste un rouage de la machine à condamner. C’est à nous d’assumer aussi nos revendications.

– Rentrer dans le lard d’un proc qui ose dire «  DÉSOLÉ, mais je réclame 4 mois d’emprisonnement ferme »

– si nécessaire, tenter d’instrumentaliser la presse bourgeoise pour que les potes à l’intérieur aient vent de nos actions

– surtout surtout… être en bande et s’amuser

Procès du CESAI le 4 juin – Appel à soutien

Message reçu des camarades du CESAI (centre social autogéré de Gap) :

Salut les ami.e.s !
Le 4 juin approche à grand pas, c’est de pied ferme que nous nous préparons à défendre le CESAI devant le tribunal. Peu importe l’issue du verdict nous continuerons à écrire notre histoire de manière subversive, on ne se fait pas d’illusions sur l’issue de cette audience, dans le meilleur des cas nous avons un délais, mais dans la finalité nous finirons par être expulsés.
Nous vous donnons rendez-vous à toutes et tous devant le tribunal le 4 juin à partir de 13h30 pour un rassemblement festif.
Ramenez vos instruments de musique, vos envies et votre bonne humeur, il y aura tellement de choses à fêter qu’ aucune expulsion ne pourra assombrir cette journée.(l’Aïd, des anniversaires, peut-être un délai pour le CESAI)
Cela nous permettra aussi de continuer à tisser des liens entre nous : personnes, associations, collectisf, de parler de perspective et de créer du commun.Le CESAI c’est bien plus qu’une maison, c’est bien plus qu’un collectif c’est un projet qui s’inscrira au long terme dans le paysage Gapençais.La où Roger Didier divise, Nous, nous construisons des ponts.CESAI for life
Pour plus d’informations : https://cesai.noblogs.org/

Le lieu a besoin d’argent pour fonctionner (environ 500€ par mois) pour couvrir les dépenses de gaz, les bases alimentaires, les travaux de rénovation, etc. Pour contribuer en ligne : https://www.lepotcommun.fr/pot/t9rafseh

Récit d’une soirée en jaune…et en colère

Vendredi 18, on s’était décidé à une petite bande de camarades à rejoindre le rassemblement commun des gilets jaunes gapençais et de quelques syndicats (CGT et FSU visibles) à l’occasion des voeux de la préfète des Hautes-Alpes aux « corps constitués » du département, c’est à dire grosso modo tout ce que le 05 compte d’uniformes au garde à vous (militaires, flics, pompiers…), de patrons influents (chambre de commerce et compagnie, MEDEF local, syndicats du BTP…), de politicards locaux et de hauts technocrates d’Etat et de diverses institutions du coin. Autant dire un bon ramassis de pourris qui chaque jour nous exploitent, nous gouvernent, nous humilient et nous répriment ! Et là ils se faisaient payer la galette et le champagne avec nos impôts ! Alors que toujours plus de pauvres crèvent la dalle ici et ailleurs, et que ceux n’ayant pas les bon papiers de naissance se font traquer par les flics à la frontière pas si lointaine et subissent le racisme d’Etat, parfaitement orchestré par cette même préfète des voeux du soir.

Evidemment, il n’y en a pas eu un parmis tout ce gratin pour daigner s’arrêter discuter avec les quelques dizaines de manifestants ammassés sur le parvis, tous révoltés par l’injustice sociale ambiante. Non, l’élite politique et économique du département, à l’image de celle du pays, s’est gentiment fait escortée par un bon cordon de flics pour aller se goinfrer et écouter la préfète déblatterrer sur les actions super efficaces de l’Etat dans le 05, vers toujours moins de services publics, plus de cadeaux pour les patrons et le BTP local, des petites et grosses magouilles entre amis de la même caste…et évidemment pour une répression sans faille de la populace locale qui doit forcément rester docile tandis qu’une minorité festoie sur son dos.  Bon, on n’est pas rentré pour écouter – de toute façon on avait nous aussi notre galette dehors, et puis les discussions étaient plus intéressantes que le monologue déprimant de la préfète – mais pour sûr que la préfète a du faire son lot de petites blagues (amères) sur les gilets jaunes pecno du coin, arrachant probablement quelques sourires ou rires convenus dans l’assistance acquise à sa cause (du mépris des classes populaires). On est quand même content de leur avoir un peu gâché leur petite sauterie avec le boucan de la sono juste derrière leur salle, même si avec un soupçon d’audace collective on aurait probablement pu s’inviter aux festivités…

Un  petit groupe de gilet jaunes a ensuite proposé de bouger sur le péage de la Saulce pour ouvrir les barrières, en ce soir de forte affluence de week-end de ski. Aussitôt dit aussitôt fait, on se retrouve une petite 20aine peu de temps après sur la barrière de péage, l’ouverture des barrières et le détournement des caméras se fait en 30s chrono, sous le regard des quelques gendarmes ruraux postés là pour « s’assurer que tout se passe bien » (sic)… faut dire que l’équipe locale squatte le péage Vinci tous les week-end depuis 2 mois… De belles pertes financières pour Vinci…et une revendication simple et efficace qui fait mouche auprès de tout le monde : récupérons les autoroutes privatisées après que nos parents et grands parents les aient déjà payées ! Un bon symbole du hold up permanent des groupes privés sur les ouvrages et services publics, avec la complicité active de l’Etat et des politicards qui le dirigent…

Et cette fois ci des banderoles (« notre colère est légitime – amnistie pour les inculpés », « désarmons la police », « soldes macron », etc.) et tracts intéressants, un repas partagé improvisé et animé, des concerts de klaxon de soutien (même si certains en bagnoles de luxe n’avaient vraiment pas besoin du coup de pouce financier au départ de leur week-end ski de bourges…), et de bonnes discussions sur l’état du mouvement, les besoins d’organisation et de coordinations entre les groupes, la plateforme de revendication communes, et tutti quanti jusqu’à tard dans la nuit. Manquaient seulement quelques boîtes de collecte de prix libre pour les caisses de solidarités aux inculpés du mouvement social ici et dans tout le pays…promis on y pense la prochaine fois…

Tout le monde se quitte en appelant aux prochains RDV du mouvement, samedi 19/01 à14h à Forcalquier pour une manif’ de masse 04-05, dimanche 20/01 10h à Gap pour la marche des femmes contres les violences policières, mardi 22/01 à 18h au local de la CGT à Gap (maison des habitants du centre ville, en face de la prison) pour une comission sur le RIC (à ce sujet, lire l’artcile critique de nos amis de Exploités Enervés des Cévennes)… le mouvement semble parti pour durer dans le département, car la colère ne re-descent pas malgré les tentatives d’enfumage de Macron et de sa clique ! Encore plus précieux, des liens et affinités fortes se sont tissés depuis 2 mois de lutte, des solidarités multiples ont vu le jour (en interne du mouvement et avec les habitants du coin) et la découverte de la puissance de l’action collective galvanise un bon paquet de gilets jaunes, plutôt habitués précédemment à l’atomisation sociale et politique propres à notre société moderne ultra invidualiste. Et tout ça n’est pas près de s’effacer…

Alors, comme scandé sous les fenêtres de la préfète, nous aussi on veut moins de rois et plus de galette !! On reviendra !

10 janvier, procès contre 2 nouveaux solidaires = 2 rassemblements

Communiqué de presse

13 décembre 2018

Comité de soutien aux 3+4, Gisti, Anafé et La Cimade

Les 7 de Briançon lourdement condamné·e·s par le tribunal de Gap

Le 13 décembre 2018, le tribunal correctionnel de Gap a déclaré les 7 de Briançon coupables d’aide à l’entrée sur le territoire d’une personne en situation irrégulière. Si la circonstance aggravante de bande organisée a été abandonnée, la lourdeur des peines prononcées (conformes aux réquisitions du parquet) marque un tournant dangereux dans la répression des personnes solidaires.

Benoit, Théo, Bastien, Lisa et Eleonora ont été condamnés à 6 mois d’emprisonnement avec sursis simple. Juan a été condamné à 12 mois d’emprisonnement dont 8 avec sursis simple et 4 fermes et Mathieu à 12 mois d’emprisonnement dont 4 fermes et 8 avec sursis avec mise à l’épreuve.

Nos organisations sont scandalisées et indignées par ce jugement qui criminalise encore une fois et de manière inédite des militant·e·s agissant en faveur des droits des personnes migrantes.

Le droit fondamental constitutionnel de manifester a donc été nié au profit d’une pénalisation toujours plus forte des personnes solidaires. Aussi, ce jugement va-t-il à l’encontre de l’obligation légale qu’a chacun·e de porter secours à une personne en danger. C’est un signal alarmant pour les défenseurs des droits humains en France qui font l’objet de pressions de plus en plus fortes de la part des forces de l’ordre et des autorités judiciaires.

Nos organisations se dressent aux côtés de Bastien, Benoît, Eleonora, Juan, Lisa, Mathieu et Théo et continueront de les soutenir et de dénoncer la situation de péril imminent des personnes migrantes dans les Alpes.

Lors de l’audience du 8 novembre 2018, les avocat·e·s et les prévenu·e·s ont pu dénoncer les violations quotidiennes des droits des personnes migrantes commises par les forces de l’ordre à la frontière franco-italienne, les agissements illégaux restés impunis à ce jour du groupuscule Génération Identitaire et les tentatives d’entraves au droit fondamental de manifester à la fois des prévenu·e·s mais aussi des personnes exilées.

Le Ministère public avait demandé au tribunal de condamner respectivement à 6 mois d’emprisonnement avec sursis simple pour Bastien, Benoît, Eleonora, Lisa et Théo ; 12 mois dont 4 mois d’emprisonnement ferme et 8 avec sursis simple pour Juan ; et 12 mois dont 4 mois d’emprisonnement ferme et 8 avec sursis avec mise à l’épreuve pour Mathieu.

Au-delà de la condamnation des 7 solidaires, le tribunal est resté sourd aux témoignages et preuves apportées par la défense, faisant le jeu ainsi des pratiques illégales de l’administration, les violations des droits et la traque des personnes migrantes. Alors que des personnes exilées, auxquelles nous essayons de venir en aide, meurent sur les routes dangereuses de la frontière franco-italienne, le tribunal correctionnel de Gap a fait le choix de condamner la solidarité.

Ce jugement est rendu alors que la Cour de cassation a annulé hier des décisions condamnant des militants pour « délit de solidarité ». L’occasion de rappeler que d’autres militants solidaires des personnes migrantes de Briançon sont convoqués devant la justice en janvier et en mars 2019.

Par ailleurs, les associations alertent sur la militarisation de la frontière qui contraint les personnes migrantes à se mettre en danger en montagne dans le froid et la neige. La présence policière permanente entrave le déroulement des maraudes visant à secourir les exilé·e·s.

Soutenues par près de 50 000 personnes qui ont signé la pétition, nos organisations demandent l’abandon de toutes les poursuites pour délit de solidarité contre les personnes, dans les Alpes et ailleurs, qui agissent dans un esprit de fraternité.

Rappel des faits :

Bastien, Benoit, Eleonora, Juan, Lisa, Mathieu et Théo étaient poursuivi·e·s pour avoir participé, en avril dernier, à une marche solidaire pour dénoncer les violences commises par le groupuscule identitaire à l’encontre des personnes exilées dans la région de Briançon et pour protester contre la militarisation de la frontière franco-italienne. L’État leur reproche d’avoir à cette occasion « facilité l’entrée de personnes illégales sur le territoire français », et de l’avoir fait « en bande organisée ».

Comité de soutien aux 3+4 : Article 1er, Le Cesai, CGT 05, Chemins Pluriels, Chez Marcel, CHUM, Collectif Maraudes, Comité de soutien aux 3+4 Genève, Comité de soutien aux 3+4 Marseille, Les Croquignards, Ensemble 05, La Fanfare Invisible, Icare 05, NO THT 05, PCF 05, Réseau hospitalité 05, Sud 05, Les Tabliers Volants, Tous Migrants.

Contacts presse :

La Cimade – Rafael Flichman – 06 42 15 77 14 – rafael.flichman@lacimade.org

Anafé – Laure Palun – 06 60 79 46 63 – palun.laure@anafe.org

GISTI – Violaine Carrère – 01 43 14 84 88 – carrere@gisti.org

Vox Public – Erika Campelo – 06 10 29 52 50 – erika.campelo@voxpublic.org

Pour contacter le Comité et les personnes inculpées : Agnès Antoine – antoine.antoine@gmail.com – 06 37 75 75 77

 

Procès des 3+4 de Briançon

Des rendez-vous :
Rassemblement le 8 novembre à 8 h 30 devant le tribunal de Gap, attention l’audience risque de durer fort tard.
Appel à mobilisation internationale.
La solidarité ne s’arrête pas
.
Des bus depuis marseille et valence pour le proces des 3+4.

– Soirée de soutien le 27 octobre à Marseille 19 h, plus d’info sur fb :collectif soutien migrants 13 / el manba ; voir aussi l’article sur mars-infos.org
– Soirée de soutien à Paris le 3 novembre , salle La Générale avec nos amis de la fanfare invisible
– Soirée de soutien le 7 novembre à Guillestre, avec concert ( ESKA, compagnie KTA, Massilia Sound System)

Jeudi 8 novembre, 7 militant.es seront jugé.es à Gap pour « aide au passage en bande organisée », encourant jusquà 10 ans de prison. Au-delà de ces personnes, ce sont les solidarités à la frontières que l’État cherche à briser et à criminaliser.

À la frontière franco-italienne, des lieux-refuges et des personnes tentent de rendre moins terrible l’exode des migrant.es fuyant l’Italie, où les conditions de non-accueil se sont encore détériorées avec l’arrivée du gouvernement d’extrême-droite. Face à eux, policiers, gendarmes et fascistes occupent la montagne. Le 22 avril, une marche transfrontalière de protestation contre la présence de la milice néo-fasciste Génération Identitaire au col de l’Echelle a entraîné l’arrestation et l’inculpation de 7 militant.es, qui risquent 10 ans de prison (procès le 8 novembre à Gap)

Pourtant, et c’est le sens d’une plainte collective déposée par des migrants du collectif Al Manba (Marseille) contre l’Italie, ainsi que les luttes contre les expulsions dites « Dublin » comme à Faux-la-Montagne et ailleurs, tous les récits attestent de l’inhumanité croissante des conditions de vie et d’accès droits pour les exilé.es de l’autre côté des Alpes. Si ce n’est bien sûr guère mieux en France, il en va de la liberté de choisir son destin et de sa propre dignité de ne pas subir sans protester l’écrasement des vies et des solidarités.

Relaxe pour les 3+4 ! Liberté de circulation et d’installation pour toutes et tous !

Dénonçons les états assassins qui traquent les exilé.es dans les montagnes, expulsent les refuges solidaires à l’arrivée de l’hiver, et poursuivent celles et ceux qui sont présent.es sur les chemins. Le 8 novembre, dressons le procès des frontières, pas des solidaires !!
Tous et toutes à Gap le 8 novembre pour soutenir les 3+4 de Briançon !

relaxepourles3plus4.fr

Une vidéo en solidarité avec les 3+4

Théo, Bastien et Eleonora : Contrôle judiciaire levé

Ce matin, près de 300 personnes se sont réunies en solidarité avec les inculpé-e-s de la manifestation du 22 avril dernier.

A l’issue de l’audience, il a décidé de la levée des contrôles judiciaires auxquels étaient soumis « les 3 de Briançon ». Ils seront jugées sur le fond le 8 novembre.

Liberté pour toutes les prisonnières, les enfermés, les condamnées !

Hautes-Alpes: Collomb envoi des renforts, un mort !

Ou Génération Identitaire l’avait rêvé, les policiers l’ont fait.

Ca y’ est, c’est sur toutes les lèvres… ce qui devait arriver, arriva.
Ou devrait-on plutôt dire que c’est ce qu’ils ont décidé qui vient d’ arriver: la mort. Une jeune fille nigérianne a perdu la vie suite à une course poursuite avec la police lundi dernier 7mai, vers les 5h du matin, au niveau de la Vachette (pied du col de Montgenèvre). Son corps a été retrouvé immergé dans la Durance au barrage de Prelles, 10 km en aval, 3 jours plus tard.

La militarisation de la Haute Vallée ne peut conduire qu’à des drames comme celui-ci. En plus
d’empêcher illégalement des exilés de demander l’asile en France, elle leur ôte la vie, les traquant comme des animaux.

NON la Haute Durance ne deviendra pas un tombeau à ciel ouvert.
Pendant tout l’hiver, des dizaines de maraudeurs, de militants ont empêché la mort de frapper dans nos montagnes. Nous ne laisserons ni la police, ni les identitaires transformer la vallée en cimetière.

Nous appelons à deux RENDEZ-VOUS ce MERCREDI 16 MAI

* 11h30 devant le poste de police de Montgenèvre pour une assemblée, discussion, repas.
* 20h30 à la Vachette (au croisement avec la route nationale), lieu du départ de la course poursuite meurtrière pour une veillée funèbre (ramenez des bougies et des fleurs, rassemblement en noir).

Nous ne cessons de dénoncer depuis plus d’un an que la présence des forces de l’ordre le long de la frontière représente un grave danger pour les exiléEs.

Nous demandons donc sans délais :
– Le retrait immédiat des forces de police à la frontière.
– La liberté de circulation pour toutes et tous.

Mort à la norme

Jérôme Laronze, éleveur de vaches charolaises en Saône-et-Loire, a été abattu le 20 mai 2017 par les gendarmes.

En l’espace de 5 ans, Jérôme avait subi 12 contrôles de diverses instances administratives agricoles, des pénalités, des menaces de saisie du troupeau… Cette répression visait à le « mettre aux normes », lui qui refusait de répondre aux injonctions de traçabilité (bouclage des animaux, bordereau de circulation, prophylaxie, etc…). La pression croissante a franchi un seuil en 2016, car les services vétérinaires font désormais appel aux gendarmes à chaque visite pour effectuer leurs contrôles coûte que coûte.

Le 11 mai 2017, deux contrôleurs et quatre militaires en armes se sont présentés à la ferme pour un contrôle. Pris au dépourvu, Jérôme Laronze a pris la fuite, fuite qui se pose comme un ultime recours dans une lutte de plusieurs années pour dénoncer les agissements de l’administration.

Jerome Laronze avait écrit : «L’hyper administration n’apporte rien aux agriculteurs, sinon de l’humiliation et des brimades. Cela ne rapporte qu’aux marchands et aux intermédiaires. Mon cas est anecdotique, mais il illustre l’ultra-réglementation qui conduit à une destruction des paysans. »

Les pressions administratives agricole qui consistent à certifier, normer, contrôler et labelliser a outrance les productions agricoles constituent une violence totale et permanente pour les agriculteurs.trices .

En mémoire de Jerome Laronze et pour soutenir toute.s les paysans.nes qui résistent contre l’État et ses directives normalisatrices – notamment en ce moment les camarades de Notre-Dame-des-Landes, nous appelons à un rassemblement le 18 mai 2018 à Gap. Le RDV est donné à 8h devant la gare SNCF.

 

Des collectifs d’agriculteurs.trices des Alpes du Sud contre les normes administratives et industrielles

Lâche l’Appel, prend la pioche

Critique anti-autoritaire sur la ZAD de NDDL et appel à rassemblement les 12 et 13 mai.

Compagnon.ne.s, copa.in.e.s, compas, complices, camarades, c’est le moment de faire face aux forces armées de l’état capitaliste, aux tenant.e.s de la régularisation et aux gouvernances auto-proclamées de l’intérieur. Partout nous subissons leur domination et leur dédain. Partout nous luttons pour qu’ielles ne dirigent pas nos vies.

Le 14 mai 2018 a été fixé par l’état comme date limite pour les occupant.e.s « illégaux.ales » ne souhaitant pas se régulariser pour quitter les lieux… Cela pose la question de ce qu’est une occupant.e « illégal.le » ? Et quels sont ces « lieux » ? Et vers où ces personnes sont censées aller ? La « zone » deviendrait elle un territoire d’accès contrôlé ? Qui y aura accès ? Qui donnera les autorisations ? Sur quelles bases ? Dans quelles limites géographiques ? Que cela implique t’il comme mesures de contrôle social ? Qu’adviendra t’il des personnes jugées « illégales » ?

Une partie du mouvement contre l’aéroport et pour son monde a imposé sa vision au reste des occupant.e.s : si on est gentil.le, si on signe, si on barricade pas les boulevards de flics, si on acquiesce aux ordres de la police zadionale et de ses zadiocrates, l’état nous laissera tranquille…

Après avoir vendu à prix libre la route des chicanes (RD281) et imposer par la force la destruction de Lama Fâché, le dépôt de fiches (non communiquées auparavant à l’ensemble du mouvement ni à l’ensemble des occupant.e.s) a été fait malgré les désaccords profonds sur cette stratégie grâce à une campagne de lobbying dans l’urgence (avec en arrière plan les risques réels de sanctions physiques en mode « coffre et coups de pression »).

Depuis des années déjà, les coups de forces et les prises de pouvoir gangrènent la vie sur la Zad. Longtemps, les anti-autoritaires ont rongé leur frein pour ne pas compromettre la lutte contre l’aéroport. Aujourd’hui, le temps n’est plus à la compromission avec les franges « capitalist-friendly » ou hiérarchiques. L’aéroport est mort, vive les luttes !

Depuis la Zad, nous nous organisons pour lutter contre toutes les dominations et contre toutes les hiérarchies. Parce que nous ne tolérons pas que la Zad soit appropriée par des groupes qui imposent leurs vues à tou.te.s, s’approprient les moyens de production et cadenassent les organes de décisions politiques. Parce que la Zad est à tou.te.s, qu’elle se maintien grâce aux solidarité de tou.te.s, nous refusons sa gentrification.

Nous invitons tou.te.s les anti-autoritaires, les rebelles, les insurgé.e.s, les autonomes, les non-enfiché.e.s, les minorisé.e.s, les marginal.e.s, les cas sociaux, les loosers, les galèrien.ne.s, les schlags à se retrouver sur la Zad de Notre Dame des Landes les 12 et 13 mai 2018 (si tu veux venir avant, welcome) pour organiser de façon horizontale les ripostes les plus imprévisibles aux attaques autoritaires, étatiques et capitalistes.

La peur n’évite pas le danger.
Nous sommes résolu.e.s à ne pas céder sous les menaces d’où qu’elles viennent. Évidemment tout est autogéré et nos résistances seront ce que nous en feront.
Venez avec vos idées, vos analyses, vos points de vue, vos divergences, vos ateliers, votre matos, vos cagoules…

Soyons incontrôlables.

PS : Les comportements sexistes, validistes, homophobes, et généralement tous les comportements « relous » et oppressifs n’ont rien à faire de ce coté de la barricade ; ils sont les instruments de nos oppressions !