Silence radio

Le 21 décembre 2018, Escota, l’exploitant de l’A51 reçoit « un appel téléphonique anonyme menaçant – sous condition de gratuité – de « rendre aveugle » le réseau autoroutier et ses dispositifs de sécurité, dans les Alpes de Haute-Provence (04) ».

En janvier et février 2019, des sabotages de fibre optique ont lieu sur le même autoroute à hauteur de Manosque et de Corbières. Quatre premières personnes – désignées par la presse/flics comme gilets jaunes – sont arrêté-es le 24 avril dans le cadre de l’instruction qui met en lien ces faits avec une série d’autres sabotages ayant visé les réseaux de fibre optique, de téléphonie et d’énergie. Inculpé-es pour « association de malfaiteurs », trois d’entre ell-eux sont mises en détention provisoire, tandis qu’une quatrième est placée sous contrôle judiciaire. Mi-juin, deux autres personnes « se revendiquant gilets jaunes » (selon la presse) sont envoyées en détention provisoire dans le cadre de la même instruction. Tous deux seraient également accusés de l’appel anonyme et des sabotages ayant touché l’A51 en janvier et février, ainsi que de l’incendie d’une antenne-relais à Villemus au mois de février.

Coupables ou innocent-e-s peu importe : dans une société où se battre pour la liberté est un crime, ces termes nous semblent bien creux et peu pertinents. Coupables, de quoi ? D’essayer d’échapper à l’ennui d’un quotidien mortifère ? De se dépêtrer du filet d’un social carcéral ? De faire des accrocs dans la routine de la marchandise et de l’économie ? Quoiqu’il en soit ces actes de révolte nous réjouissent. Nous nous sentons solidaires des attaques de ce type qui fleurissent un peu partout, en France comme ailleurs.

Pour n’en citer que quelques-unes dans le sud :

– des réseaux internet d’Orange sont mis à mal par une série de sabotages dans la région d’Alès, notamment par endommagement des câbles de fibre optique sur une dizaine de communes autour de Saint-Ambroix (Gard).
– pour la quatorzième fois en deux ans et demi, une coupure « malveillante » de réseau a lieu mi-juin sur la commune de Saint-Jean-de-Valériscle (Gard).
– quelques jours auparavant c’est l’antenne de mesure et d’études en vue d’une implantation d’éoliennes située sur la commune de Felluns dans les Pyrénées-Orientales qui était abattue, provoquant un préjudice financier d’environ 100 000 euros.
– dans la nuit de lundi à mardi 11 juin, dix véhicules ont été incendiés sur le parking privé du siège de la direction régionale d’Enedis à Albi (Tarn), dans le parc d’activités Innoprod.
– Ces derniers mois la presse a mentionné une bonne dizaine d’incendies de relais tdf et de téléphonie sur l’ensemble du territoire, dont celle de St Germain de Montaigu (Gard) dans la nuit du 1er mai.

Alors que les hostilités se multiplient, l’État et ses serviteurs ne manquent pas de répondre par la répression. Contre l’isolement et la machine policière, judiciaire et carcérale, que vive la solidarité ! Pour la multiplication des attaques contre ce monde qui enferme, écrase et domine !

Crève l’État et ses défenseur-euse-s !

Affiche à télécharger ici

Encore des actes de vandalisme sur l’A51…Tout le monde déteste VINCI !!

Info reprise du Daubé du jour… Bon, en général c’est pas forcément notre tasse de thé niveau journalime, mais là on a trouvé l’information suffisament intéressante pour la relayer… encore un coup des gilets jaunes ??

Cela deviendrait presque une habitude. Comme les deux semaines précédentes, l’autoroute A51 a été de nouveau la cible d’actes de malveillance, impactant cette fois-ci le tronçon Sisteron Centre-La Saulce. Des faits perpétrés la nuit dernière qui ont entraîné des “dysfonctionnements de systèmes de sécurité, notamment ceux équipant les tunnels, rendant obligatoire la fermeture de deux sections d’autoroutes pendant la durée des réparations”, précise Vinci Autoroute dans un communiqué. La section, était coupée depuis ce matin
9 heures. Sur ce tronçon, la circulation était fermée dans les deux sens.

Déjà, jeudi dernier, des actes de malveillances avaient entraîné la fermeture de l’autoroute entre Pertuis et Cadarache (Bouches-du-Rhône) et Sisteron Centre-La Saulce. L’autoroute est de nouveau ouverte à la circulation, depuis environ 17 h 30.

La dégradation de la fibre optique a entraîné la perte des équipements électriques. Ce qui « met en danger la sécurité des usagers », précise-t-on du côté de Vinci. Des usagers invités à emprunter le réseau secondaire.

Cet acte de malveillance engendre aussi des difficultés sur le réseau téléphonique. Près de 6 000 clients sont potentiellement impactés par des dysfonctionnements sur les lignes fixes et Internet, dans certaines communes situées aux alentours de Manosque, dans la partie sud-ouest du département. La panne concerne tous les opérateurs de télécommunication.

Le préfet des Alpes-de-Haute-Provence a ouvert une cellule de suivi en contact permanent avec les services d’Orange. Une dizaine de techniciens de l’entreprise sont mobilisés depuis cette nuit afin de rétablir dès que possible le fonctionnement du réseau.

Le préfet de la régeion Provence-Alpes-Caôte d’Azur, de la zone de défense et de sécurité Sud et des Bouches-du-Rhône, Pierre Dartout fait part de son indigenaton et de sa ferme condamnation face à ces actes de malveillance. Il ajoute :  » Un deuxième tunnel, celui de la Baume, situé dans le département des Alpes-de-Haute-Provence a également été la cible de ces dégradations. Il s’agit de la deuxième dégradaton en moins de deux semaines sur cete autoroute A51. »

Premiers flocons, premières dégradations?

« Nous avons constaté plusieurs séries de dégradations sur les équipements », note Valérie Garcin-Eyméoud, présidente du sydicat mixte des stations du Queyras et conseillère départementale. Une première série, il y a quinze jours (excréments humains, sabotage sur des perches). Puis une deuxième constatée ce mercredi. « Des goupilles ont été arrachées, poursuit-elle. Le reste, c’est de la bêtise humaine, mais là, les conséquences auraient pu être graves. » Selon un communiqué envoyé par le Département, il s’agit de “goupilles retenant les roues des enneigeurs mobiles et des timons. Au risque, lors d’un déplacement de l’équipement (l’enneigeur pèse 850 kg) qu’il ne perde ses roues et se retourne. La liste des événements concernant les nuisances envers la neige de culture commence à être longue sur le domaine de Molines/Saint-Véran. Des vannes, des supports d’enneigeurs, un ordinateur de commande et des coffrets électriques ont été détériorés”. Selon la conseillère départementale, le préjudice de la première série de dégradations a été estimé à environ 7 000 euros.

Repris du Daubé