L’imprimerie calue vous salue !

Calu.e : adj. Fada, folle, déraisonnable

À quelques un.e.s, nous nous occupons depuis plusieurs années d’une mini-imprimerie à Gap.

Nous avons actuellement une imprimante laser de qualité professionnel, couleur et noir, pour des affiches jusqu’au A3, des brochures agrafées en A4 et A3, des tracts…

L’idée est d’avoir un outil pour imprimer pas trop cher des fanzines, des journaux, des tracts pour les luttes, de remplir les infokiosques. Les outils sont pensés pour être utilisés de manière autonome par les personnes souhaitant imprimer.

Nous pouvons vous accompagner sur le fonctionnement de la machine, du massicot, mais aussi sur la mise en page grâce au poste informatique qui lui est dédié.

Nous partons d’une critique de l’autorité, du capitalisme et des rapports sociaux de domination. Nous souhaitons que cet outil permette de diffuser ces critiques, de permettre des rencontres, des discussions à partir des productions éditées ici.

Pour nous rencontrer, imprimer et en savoir plus, contactez-nous :

imprimeriecalue [at] riseup.net

Matériel calu :

-imprimante A3 recto-verso, CMJN, 1200*600 Dpi

-agrafeuse avec bras jusqu’à 25 cm

-massicot longueur de coupe 46 cm (format A3)

-papier 64g à 268g- mat/brillant- couché ou non – blanc ou couleur.

-PC linux/windows- logiciels de mise en page/traitement d’image – internet.

Face aux politiques migratoires, squatter est une nécessité

L’article du 21 janvier 2019 du Daubé présentait les projets du maire par ordre d’importance concernant la ville de Gap. Quelle surprise de voir l’expulsion des « squatteurs » du carré de l’imprimerie figurer en deuxième position.

Cependant selon l’entourage du CESAI ce projet, qui va coûter une fortune à la ville, n’est pas envisagé avant trois ou quatre ans. Suite à cet article, nous avons décidé la rédaction d’une lettre ouverte dirigée aux habitants de Gap et au maire lui-même.

L’objectif de cette lettre étant d’expliquer ce qui se passe au CESAI, notamment l’accueil, la gestion administrative, le soutien aux exilé.e.s et sans-abris que l’état devrait prendre en charge.

À bientôt, Le CESAI

Carnaval à Gap le 21 avril !

CARNAVAL À GAP,

LE 21 AVRIL 2018 À 14H

DEPUIS LE PARC DE LA PÉPINIÈRE

Un carnaval à Gap contre la frontière, contre son idée-même, parce
qu’elle ne s’arrête pas au poste, au franchissement du col. La
frontière s’étend jusque dans le quotidien, dans l’intime.Un carnaval
issu de la nécessité de se rassembler pour raconter, pour rendre
visible les histoires présentes d’exil, de passage, de solidarité et
de lutte.
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Suite à l’attaque de la Zad, Rdv le 13/04 à Gap

Contre l’expulsion de la Zad de Notre-Dame-Des-Landes :

// PROCHAIN RENDEZ-VOUS à Gap vendredi 13 avril à 18h à l’esplanade de la paix, près de la liseuse (à côté du commissariat). Une assemblée aura lieu à 19h pour discuter des suites.

cliquer sur l’image pour télécharger le tract

 

 

Ici, dans les Hautes Alpes entre lutte des cheminot-e-s, solidarité avec les exilé-e-s, plaies encore en train d’être ouvertes des lignes à Très Haute Tension, nous nous sommes réuni-e-s à une trentaine à Gap ce lundi 9 avril en réaction à l’attaque contre les lieux d’habitations de la Zad. D’autres se sont réuni-e-s en solidarité avec la Zad en bloquant le poste frontière de Montgenèvre. Ailleurs en France, la colère contre l’attaque de la Zad traînée occupations de mairies comme à Forcalquiers (04) ou à Redon (35), manifestations, rassemblements…

Ici, les pratiques de luttes se multiplient ces dernières années: grand train-train marre, grèves et rassemblements contre la fermeture des lignes de trains, la réorganisation et la fermeture de services hospitaliers; occupations, blocages de chantiers et sabotages contre les lignes THT; occupations de maisons pour être solidaire des personnes en exil; maraudes pour aider, secourir et protéger des forces de l’ordre à travers les cols frontaliers, assemblées « nuits debouts » en 2016 . Les lieux comme la maison Cézanne à Gap, Chez Marcel à Briançon, le Chum à Veynes, et récemment chez Jesus à Clavière (côté italie) ainsi que le hall de la gare de Briançon occupé depuis quelques jours sont des lieux de vies, d’accueils, de solidarité, tentant de s’organiser de manière horizontale. Là aussi, on pourrait dire que ces luttes, ces lieux, ce qu’elles mettent en avant sont des Zones à Défendre, comme dit le slogan « l’avenir est une Zone À Défendre ».

La situation des lieux de solidarité dans les Hautes-Alpes est précaire, expulsion prévue pour cet été de la maison Cézanne, procès en cours du CHUM, pressions Chez Jésus et sur le hall de la gare de Briançon. Pourtant, ses lieux répondent à la réalité de nos vies : guerres à l’extérieur, militarisation à l’intérieur, destruction de la faune et de la flore, misère économique…. Tout doit entrer dans l’ordre imposé de l’exploitation, de la rentabilité, du marché et d’un « chacun chez soi, chacun pour soi ».

Alors, ici, dans cette modeste assemblée on appelle à se retrouver vendredi 13 avril à 18h, esplanade de la paix à Gap pour la Zad de Notre Dame Des Landes et pas que, mais aussi à Briançon, dans les assemblées de cheminot-e-s, partout où l’on est touché-e, blessé-e, ou l’État et le capitalisme veulent rendre notre vie absurde.

On peut ramener affiches, banderoles, ami-e-s, chansons et slogans, envies, bruits, grignotages et bavardages!

Une chose est sûre, on ne se laissera pas faire ! Alors soyons solidaires : ouvrons nos c(h)œurs et nos luttes!