Week end contre les frontières et les déportations

Week-end d’évènements contre la frontière !

SAMEDI 11 JANVIER
RASSEMBLEMENT AU CPR DE TURIN (CORSO BRUNELLESCHI)
RDV A 14h30 PIAZZA CASTELLO, AMENE TON VELO !
Rdv à 16h devant le mur du CPR à l’angle du cours Brunelleschi et de la Via Monginevro.
En cas de pluie, rdv à 15h Piazza della Repubblica au niveau du portique devant le kiosque.

DIMANCHE 12 JANVIER
JOURNEE A LA FRONTIERE
RDV A 11h DEVANT L’EGLISE DE CLAVIERE, AMENE TA LUGE !
REPAS PARTAGE

Les frontières intérieures se multiplient et se perfectionnent. Des rafles, des caméras de reconnaissance faciale,interdiction de territoire, lois de sécurisation.
Les murs extérieurs ne font qu’augmenter : des frontières économiques et sociales créées pour sélectionner, contrôler, exploiter. Des frontières composées de gardes, de documents, avec une marée d’argent européen.
L’UE devient de plus en plus une forteresse, avec des murs extérieurs construits directement en Afrique, et des systèmes de sélection et d’expulsion de plus en plus sophistiqués.
En attendant, de nouveaux CRA s’ouvrent en Italie, des centres permanents de rapatriement. Des prisons où les rébellions ne s’arrêtent jamais. Il y a deux semaines, les prisonniers du CPR de Bari ont brulé la prison et depuis elle est fermée. A Turin, les révoltes sont quotidiennes. Mais le décret Minniti a sanctionné la naissance de nouvelles lagers, et le nouveau CRA de Gradisca a déja commencé a fonctionner. Puis ce sera le tour du CPR de Macomer, en Sardaigne. Et les CPR de Milan et de Modène sont attendus.

En Valsusa, à la frontière franco-italienne, les personnes sans le « bon document » continuent d’être bloquées et persécutées par les différentes polices. Chasse à l’homme dans la neige, contrôles racistes dans les villes et sur les moyens de transport. Pendant ce temps, ces mêmes montagnes sont traversées par des milliers de touristes, de sorte que la frontière n’existe pas.
Invisibiliser, taire et réprimer sont les mots clés autour desquels se retrouvent les gardiens et les acteurs du tourisme.
Brisons l’indifférence de ces pistes !

Pour un monde sans frontières ni autoritarisme.

PS : ces derniers temps les personnes encagées au CRA de Turin ont réussi à briser une partie de leurs chaînes en incendiant leur geôle : cf https://www.passamontagna.info/?p=1275&lang=fr

Silvia, Anna et Natascia en grève de la faim depuis un mois dans la prison de l’Aquila, Italie

repris de mars-infos.org

Un texte de Silvia, Natascia et Anna en grève de la faim depuis un mois à la prison de L’Aquila, Italie (publié sur nantes.indymedia.org)
Rappel du contexte : Silvia a été arrêtée le 7 février pour l’Opération Scintilla – opération du pouvoir judiciaire visant à réprimer la lutte contre les Centres de Rétention Administratif. Elle comme Anna sont incarcérées dans la prison de haute sécurité de l’Aquila (plus d’infos sur passamontagna.info)

« Un coup de dés

Que la vie soit un jeu de dés contre le destin, cela a été écrit par un poète. Que les anarchistes aiment jouer, ça, nous le savons. Nous avons conclu un premier match. Un mois pour tâter le terrain et renifler les confins de la cage, un mois de grève de la faim pour faire comprendre que nous sommes du matériel difficile à mettre en boîte.

Au trentième jour, nous la suspendons, avec l’intention de recommencer (la lutte) avec plus de force. Le premier bilan positif se trouve dans la solidarité vive, spontanée, immédiate, à l’intérieur ou à l’extérieur des prisons, ce qui a porté haut et fort le problème.

A l’intérieur : Marco et Alfredo qui sont en AS2 (haute surveillance de niveau 2) à Alessandria et Ferrara ont fait un mois de grève, auxquels s’est ajoutée Natascia, à son arrivée à Rebibbia et avec qui nous avons continué lorsqu’elle est arrivée ici, puis d’autres compagnons, Stecco, Ghespe, Giovanni, Madda, Paska et Leo.

A côté : nous avons entendu les battituras des sections 41bis féminine et masculine, une musique qui rompt le silence de cette forteresse montagnarde et auxquelles nous avons répondu et continuerons à répondre tant qu’elles dureront, solidaires avec tou-te-s celles et ceux qui subissent depuis des années, dans leur propre chair, cet ignoble régime.

A l’extérieur : actions directes, incursions informatives, actions de bordellisation un peu partout en Italie et dans le monde, ont servi de mégaphone à quelque chose qui n’est pas un jeu : la différenciation des régimes de détention, les circuits punitifs, le perfectionnement des stratégies répressives sur le plan anti-anarchiste mais pas seulement. Il n’y a rien de tout cela que nous ne savions pas déjà et nous restons conscientes qu’à l’intérieur comme à l’extérieur, les étincelles prêtes à se propager sont partout et cela nous donne force et détermination.

C’est seulement le début et nous espérons que cela a été une injection de confiance dans les potentialités et dans la force que nous portons avec nous, aussi bien dedans que dehors. »

L’Aquila, 28 juin 2019

Silvia, Natascia, Anna

Turin (Italie): bref retour sur la manif du 30 mars 2019

Repris de squat.net

Contre les frontières et les expulsions, pour la liberté de toutes les personnes inculpées, condamnées et enfermées suite aux opérations répressives de février en Italie, une manifestation a eu lieu à Turin le samedi 30 mars 2019. Depuis début février, des actions de solidarité ont eu lieu partout en Italie, et ailleurs. Plusieurs d’entre elles sont évoquées dans différents articles trouvables ici sur Squat!net. Voir aussi les sites Sans Attendre Demain et Attaque pour encore plus d’infos.

 

[MàJ du 12/03/2019] Brochure sur l’opération étincelle et Manifestation contre les frontièresle 30 Mars à Turin

COMME UNE ÉTINCELLE AU TRAVERS DE LA GORGE

Compil de textes traduits de l’italien sur les deux opérations répressives à Turin, Trento, Rovereto en début de l’année 2019.

L’ASILO NON SI TOCCA

opération “scintilla”

Jeudi 7 février 2019, l’Asilo occupato à Turin est expulsé après 24 ans d’occupation.
La police a fait son entrée en force dans le bâtiment, au moins 600 flics qui ont débarqué de tout le nord de l’Italie. Les compagnon.nes ne se sont pas laissé.es surprendre: ielles ont réussi à monter sur le toit et résister pendant 30 heures avant de descendre. Assez vite un rassemblement solidaire est apparu en se déplaçant dans les rues du quartier pour faire face aux charges, contrôles et arrestations. La situation s’est tendue dans la soirée quand une manif sauvage d’environ 300 personnes est partie de la Radio blackout pour se diriger vers l’Asilo : affrontements, lacrymos et barricades enflammées dans un quartier complètement
militarisé.

La police a débarqué non seulement pour expulser l’Asilo mais aussi pour arrêter 7 compagnon.nes dont une toujours en cavale. Toutes seraient accusées “d’association subversive” (article de loi 270 du code pénal italien) et d’attaques (incendiaires ou explosives) contre des entreprises et institutions qui collaborent avec la machine à expulser et qui s’occupent de la gestion des CPR (Centri di Permanenza per il Rimpatrio, l’équivalent des CRA, centres de rétention administrative). Dans l’histoire récente de la répression italienne, l’article 270 a été utilisé plusieurs fois et particulièrement contre des anarchistes.
Les juges accusent les compagnon.nes d’avoir constitué une association dédiée à des pratiques illégales et violentes dans le but de subvertir l’ordre démocratique.
Dans la plupart des situations passées, le parquet n’a pas réussi lors des procès à soutenir cette thèse. Mais la gravité des chefs d’inculpations permet d’allonger la prison préventive jusqu’à 2 ans.
De plus les compagnon.nes sont soumis.es au régime de “Haute surveillance”, réservé aux inculpations liées au terrorisme. Cela signifie concrètement qu’ielles ne peuvent pas rencontrer de détenus dits de droit commun, que leur courrier est censuré (toutes les lettres reçues ou envoyées sont ouvertes et lues par les matons) et que les parloirs sont fortement limités. Une forme lourde d’isolement.
La solidarité a été de suite très forte. Et ce n’est pas un hasard. Pendant de nombreuses années, l’Asilo a été un des lieux repère dans le conflit en ville et une base de passage pour beaucoup de compagnon.nes d’Europe et d’ailleurs. C’est de là que s’est organisée la lutte contre les expulsions locatives, dans les quartiers de Barriera et Aurora, qui a fait trembler beaucoup de proprios. C’est de là aussi qu’on partait pour aller devant le CPR et soutenir les révoltes des détenu.es de différentes façons. L’Asilo était un lieu ressource pour celleux qui, dans ces quartiers, essayent de résister aux transformations du tissu urbain; toujours ces mêmes processus qui favorisent une petite partie de la population au détriment des autres.
C’est pour cela que le samedi 9 février 2019, nous étions plus d’un millier à manifester et à s’affronter pendant des heures contre la police, dans les rues d’un Turin complètement militarisé: militants-es, squatteurs-es, personnes rencontré-és dans la lutte contre les
expulsions locatives et les CPR, habitant-es du quartier qui voient leur possibilité de survie chaque jour plus réduite face à la gentrification. Une manifestation enragée. Et elle n’aurait pas pu être autrement. Entre vitres et voitures brisées, institutions communales détruites, autobus assaillis et affrontements directs contre la police, il y avait toute une partie de cette ville qui ne baisse pas la tête, qui n’en peut plus de la maire et du climat politique nationale.
Le bilan est d’une dizaine de flics blessés et de 11 compagnon.nes arrété.es vers la fin de la manif.
Le lendemain, 10 février 2019, le cortège annuel contre la commémoration fasciste de “le foibe”, dans le quartier des Vallette, se finit devant la prison pour un parloir sauvage chaleureux. Dans le bâtiment pénitencier un hangar qui sert d’atelier prend feu. Aucun
blessé et beaucoup de dégats!

Ce n’est que le début.
Face à une telle attaque, on ne s’est pas laissé-e surprendre. La suite reste à construire…

 

Cliquer sur l’image pour télécharger la brochure

 

Version cahier ici Comme.une.etincelle_v1_Booklet

 

ET AUSSI

Manifestation internationale contre les frontières le 30 Mars à Turin :

plus d’infos sur https://www.autistici.org/macerie/

et en français sur https://www.passamontagna.info/

 

 

BLOQUONS LA VILLE!
“Ils font la guerre aux pauvres et ils appellent ça requalification. Résistons contre les proprios de la ville!”
Gouvernements et proprios essayent de nous étouffer avec une normalité faite de guerres, militarisation des villes, conditions d’exploitation de plus en plus dures, traque aux immigrés et haine entre les pauvres.
Ils veulent se débarrasser de celleux qui cherchent à lutter contre la dégradation des conditions de vie et qui tentent de subvertir cet
ordre social. C’est le cas des 13 compagnon.ne.s arrêté.e.s en février dernier.

Continuons à resister et à lutter!

GIADA, SILVIA, ANTONIO, LORENZO,
NICCO, BEPPE, POZA, STECCO, NICO,
AGNESE,SASHA, RUPERT, GIULIO.

LIBERTE POUR TOUS ET TOUTES!

 

SAMEDI 16 MARS à 15H, CORTEGE A TRENTO

Moins d’une semaine après l’opération répressive «scintilla» qui a causé l’expulsion de l’Asile à Turin et l’arrestation de 6 compagnon.ne.s inculpé.e.s d’association subversive, en Trentino démarre l’opération «Renata». Il s’agit d’un énorme dispositif policier entrainant l’arrestation de 7 compagnon.ne.s pour terrorisme et la perquisition de 50 lieux (lieux de vie, espaces de luttes,
salle de boxe populaire).
Ils veulent nous étouffer avec une normalité faite de guerres, de militarisation et de haine entre pauvres. Ils voudraient mettre hors jeux les luttes, la solidarité et l’action directe. Afin qu’il ne reste que le silence et les applaudissements.
Participons à la manifestation de Trento! Affichons notre solidarité!
Pour s’organiser avec des départs collectifs depuis Turin écrire à: breccia@autistici.log

SAMEDI 23 MARS 15H A FLORENCE

Rassemblement en solidarité avec tous et toutes les prisonnier.e.s anarchistes! Sans trêve pour l’anarchie!
Au mois de mars il y aura le rendu du procès contre nos compagnon.ne.s inculpé.e.s dans l’ enquête «operazione panico»* .
Desertons le tribunal!
* Operazione panico: Le 31 Décembre 2016, un engin explosif placé devant la librairie (proche de CasaPound) “Il Bargello” explose dans les mains d’un artificier particulièrement stupide qui tente maladroitement de déminer l’engin sur place, il perdra un œil et une main. La librairie “Il Bargello” et CasaPound Italia se sont portés parties civiles en plus de l’artificier-flic.
Trois personnes accusées de «tentative de meurtre», «d’association de malfaiteur» pour deux d’entre eux, ainsi que de «transport et fabrication d’engin explosif» se retrouvent incarcérées. Paska, Ghespe, et Giova sont depuis incarcérés dans les geôles italiennes. Ndt. Pour plus d’infos sur l’opération Panico: https://nantes.indymedia.org/articles/42084

Lettre de prisonniers de l’ « opération étincelle », en Italie : Le plus beau des cadeaux

Lettre collective de personnes arrêtées le 7 février dernier lors de l’expulsion de l’Asilo Occupato à Turin, mais par rapport à une enquête sur 21 attaques, dans toute l’Italie entre 2015 et 2018 contre des entreprises qui collaborent à la machine à expulser, de la construction à la gestion des CIE/CPR (centres de rétention).

 

Le plus beau des cadeaux

C’est arrivé souvent au fil des années que nous nous soyons laissés aller à la fantaisie, en essayant d’imaginer comment et quand aurait lieu l’expulsion de l’Asilo. Combien de flics envahiraient le quartier, combien de temps tiendraient les barricades, à quel point résisteront ceux qui seront montés sur le toit, si cela coïnciderait avec une opération répressive et quelle serait la réponse à l’extérieur.

Aujourd’hui, deux semaines après, beaucoup de réponses ont été données. Mais on n’arrive toujours pas à se faire une raison.

Peut-être parce qu’ils nous ont traînés les uns après les autres d’abord à l’isolement aux Vallette (prison de Turin), puis à la section spéciale de la prison de Ferrara. Frappés d’une enquête qui nous décrit comme étant une secte interne et cachée au plus large milieu de compagnons qui s’est organisé à l’Asilo pendant des années.

Une ordonnance dégueulasse qui a permis de sélectionner et de déformer des bouts de nos conversations intimes, politiques et amicales dans le but de soutenir leur thèse inquisitoire. Une reconstruction qui, en aucun cas, ne peut saisir la variété des tensions, idées et élans rebelles qui se sont déchaînés, à partir de ce lieu, vers le monde extérieur.

Peut-être aussi, parce que nous n’avons pas vu les blindés et les CRS fermer pendant plus d’une semaine des morceaux entiers du quartier et refoulé quiconque n’y habite pas ou ne peut pas le prouver, dans le but d’isoler complètement le désormais ex-foyer des subversifs. Peut-être parce que nous n’avons pas entendu de jour comme de nuit les ouvriers rendre la structure inaccessible, mais surtout inutilisable.

Ou peut-être parce qu’au fond ça ne nous intéresse pas. Ces derniers jours, passés ici en taule, ne se sont pas écoulées dans la nostalgie de tous les souvenirs et moments passés à l’intérieur, de ce que cela pouvait signifier pour chacun de nous, des luttes qui y sont apparues et qui l’ont traversé au fil des années. Ils se sont écoulés plutôt avec le regret de ne pas avoir été avec vous durant ces journées, là dehors, le long de la rue qui va du centre jusqu’au quartier d’Aurora (nom du quartier de l’Asilo), aux assemblées publiques ou au bar à cuver les lacrymos.

Parce que si avec cette expulsion, certains ont perdu leur logement, un endroit où s’organiser et se confronter, beaucoup se sont sentis privés d’un bout de liberté, arraché par la force et par une modalité marquant un point de non-retour. Une « étincelle ». Une déclaration de guerre à laquelle tout le monde s’est senti de réagir et dont les échos sont arrivés au-delà des kilomètres, des murs et des barreaux qui nous séparent.

Et cela, c’était le plus beau des cadeaux que vous pouviez nous faire : savoir que l’expulsion de l’Asilo et la réponse à cette enquête ont été l’occasion pour chacun d’exprimer son malaise, sa propre rage et rébellion bien au-delà des luttes et initiatives singulières de ceux qui s’organisaient avec constance là-dedans.

Et qu’importe si après, quand nous sortirons nous ne reconnaîtrons pas l’Asilo pour ce qu’il a été, si dans les yeux de ceux qui seront là nous retrouvons le même amour et la même rage qui se respire aujourd’hui à Turin.

Il y a une espérance. Mais cette espérance n’est pas dans un asilo occupato mais dans le cœur, l’esprit et les bras de ceux qui ont décidé.

« les prisonniers »

Antonio, Beppe, Lorenzo et Niccolo’

18 février 2019

28 février

https://www.autistici.org/macerie/?p=33434

 

Mise-à-jour de la situation des détenu-e-s :

Suite à leur incarcération les six compagnons de l’opération « étincelle » (https://paris-luttes.info/turin-expulsion-de-l-asilo-11678 ) avaient fait appel. Le 1er mars, le tribunal a rendu sa décision : l’ « association subversive » (art ; 270) est tombée, deux personnes ont été libérées. Cependant trois autres restent incarcérées pour des délits spécifiques tandis qu’une quatrième subit une seconde procédure d’incarcération en rapport avec la perquisition menée le jour de leur arrestation.

 

Pour écrire aux compagnon-ne-s :

Antonio Rizzo, Via Arginone, 327 – 44122 Ferrara, Italie

Silvia Ruggieri, Via Bartolo Longo, 72 – 00156 Roma, Italie

Niccolò Blasi, Via Arginone, 327 – 44122 Ferrara, Italie

Giuseppe De Salvatore, Via Arginone, 327 – 44122 Ferrara, Italie

Pour envoyer une aide financière pour aider à soutenir la détention des compagnon-ne-s :

IBAN: IT61Y0347501605CC0011856712

ABI: 03475  CAB: 01605   BIC: INGBITD1

Giulia Merlini et Marco Pisano

Istituto Centrale Banche Popolari Italiane, c.so Europa 18 Milano – 20122

 

Repris de nantes.indymedia.org

Turin : arrestations et expulsions de l’Asilo et de Corso Giulio

L’Asilo est occupé depuis 1995, c’est un lieu d’habitation mais surtout un lieu central d’organisation pour les luttes qui agitent le quartier et même un peu plus loin : contre les expulsions de logement, contre les centres de rétention et pour la liberté de circulation, contre la taule, la construction de la TAV…

L’occupation de Corso Giulio est surtout habitative avec un espace collectif. Cette occupation est née de l’assemblée de quartier contre les expulsions de logement. Ce sont principalement des familles qui y vivent et ce matin les flics ont de nouveau fracassé les portes pour perquisitionner et emmener des compagnons.

Tandis qu’à l’Asilo, dont là aussi les portes ont été maintes fois défoncées par les flics, les occupants sont depuis très tôt ce matin sur le toit et résistent à l’expulsion. Le quartier est complètement militarisé et les flics donnent la chasse à quiconque se rassemble pour exprimer sa solidarité. Malgré cela plusieurs rassemblements et manifs sauvages ont eu lieu toute la journée dans la ville en jouant au chat et à la souris avec les flics

La police recherche 8 personnes à Turin et Bologne, pour le moment 5 ont été arrêtées et placées en détention provisoire. Elles sont mises en accusation par l’article 270bis « association subversive » pour des faits de sabotages et d’engins incendiaires, dans plusieurs villes d’Italie, contre des entreprises qui participent à la machine à expulser : construction et gestion des CIE/CPR (centres de rétention), déportations etc…

Sur leur compte twitter, la maire de Turin C. Appendino (mouvement 5 étoiles) et le premier ministre M. Salvini (lega nord) se félicitaient déjà très tôt ce matin de l’intervention des flics, on vous épargne les traducs de leurs conneries.

Force et détermination aux personnes arrêtées et aux résistants du toit !

Liberté pour tou-t-e-s !!!

pour rester informé :

https://www.autistici.org/macerie/

https://radioblackout.org/2019/02/sgomberi-e-arresti-a-torino-aggiornamenti-7-febbraio/

 

repris de nantes.indymedia.org